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Full text of "Bulletin des séances de la Société entomologique de France"

NO I" . 



BULLETIN DES STANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par 111. E. HKS.MAREST, Secretaire. 



Paraissant deux fois par mots. 



Sur une proposition qui lui a e"te faite par M. Henry de Bonvouloir, la 
Socie"t6, apres avoir entendu la lecture d un rapport de sa Commission 
administrative, a decidS dans les stances des 13 et 27 mars 1873 : 

1 Que le Bulletin des stances, auquel sera joint le Bulletin bibliogra- 
phique qui s y rapporte, sera public" en dehors des Annales ; 

2 Que cette publication aura lieu deux fois par mois, et avant Tado;)- 
tion du proces-verbal qu elle relate ; 

3 Que ce Bulletin sera envoye" gratuitement : 1 a tous les membres 
francais qui auront solde" le montant de leur cotisation de 1 annge courante 
ou tout au moins celui de Tann6e precedente, et 2 aux diverses Socie"te"s 
avec lesquelles nous sommes en rapport d echange de publications ; 

li QuMl sera tenu a la disposition des membres etrangers qui le feront 
prendre chez le Tre"sorier adjoint ou qui adresseront une somme corres- 
pondant au prix du transport ; 

5 Que ce.m6me Bulletin sera reproduit dans les cahiers trimeslriels 
des Annales, avec les modifications qu il pourrait paraitre ne"cessaire d y 
faire ; 

6 Que cette mesure sera mise a execution a partir de la stance du 
9 avril 1873. 

Toutes les reclamations relatives au Bulletin, ainsi que les demandes 
d envoi & l e"tranger (contre remboursement des frais de transport) doivent 
etre adress^es au Tr^sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Buffon, 27. 



Seance du O Avrll 1873. 

Presidence de M. CH. BR1SOUT DE BARNEV1LLE 

35 membres presents. 

MM. Albert Fauvel, de Caen, et Fe lissis-Rollin, de Nevers, assistent a 
la stance. 

Proposition et decisions. M. L. Buquel donne lecture de la proposition 
suivante : 

Messieurs, ainsi que 1 avail annonce 1 honorable M. Reiche, dans noire 
pre"ce"denle stance, M. Jean Dollfus, en vue de perpe"luer parmi nous le 
souvenir de son ills Ernest, notre regrell6 collegue, a fait de"poser, le 3 de 
ce mois, entreles mains de votre Tre"sorier, un litre de 300 francs de rente 
5 0/0 au porleur, porlanl le n A2,80/i, avec les arre" rages a partir du 
16 fevrier dernier, le 1" coupon de 75 francs e"che"anl par consequenl le 
16 mai prochain.. 

Ce don, a litre gracieux, d une rente perpeluelle deslinee a etre donnee 
en prix aux auleurs de me" moires enlomologiques qui se seront le plus 
distingues par leurs travaux (1), est assurement de tres-bon augure pour 
notre Socie" te" ; el pour en consacrer davantage, s il se peut, le souvenir, 
j ai riionneur de soumetlre a votre approbalion la proposilion sui- 
vanle : 

A parlir de 1872, anne e de la reception de M. Ernest Dollfus, enleve* a 
ses collegues le 27 mars de la meme anne e, M. Jean Dollfus, son pere, 
recevra exceplionnellement, en sa qualite de donateur et a litre gratuit, 

(t) La Societe, dans sa seance du 27 mars dernier, apres avoir entendu la lec 
ture d un rapport d une Commission speciale, dont M. L. Reiche etait le president et 
M. J. Grouvelle le secretaire, considerant que le moyen le plus efficace de faciliter 
aux jeunes entomologistes 1 etude de la science est d encourager la publication d ou- 
vrages elemenlaires sur les diverses parties de Tentomologie, a decide que le revenu 
du don de M. Jean Dollfus serait employe a la fondation de prix annuels, qui seront 
appeles Prix Dollfus, et seront decernes aux auteurs des meilleurs travaux ento- 
mologiques imprimes, redigcs en fran^ais, et concernant specialement les Insectes 
des divers ordres. 



a perpetuity (c est-a-dire sa vie durant), les Annales de la Socie te ento- 
mologique de France. Le but que je me propose est d exprimer a M. Doll- 
fus, autant qu il depend de nous, notre reconnaissance pour le sacrifice 
qu il s est impose, comme aussi de le tenir exactement au courant, par la. 
lecture de nos publications, non-seulement des dispositions prises tou- 
chant Temploi des fonds qu il a mis si genereusement a notre disposition, 
mais encore de lui signaler le nom des auteurs de 1 ouvrage couronne 
chaque anne e. 

La Socie te, a rutianimite, adopte la proposition de M. L. Buquet, et 
decide : 1 que le nom de M. Jean Dollfus sera joint a celui de nos mem- 
bres ; 2 qu une lettre de remerciment, signee par son Bureau, lui sera 
adresse"e comme donateur et lui fera connaitre en m6me temps la decision 
qui vient d etre prise. 

Sur la demande de M. L. Reiche, la Socie te decide e"galement qu elle 
nommera, dans sa prochaine seance, la Commission du prix Dollfus pour 
1873. Cette commission, de cinq membres, sera chargee : 1 de re"gler les 
details du concours ; 2 de fixer 1 epoque ou les prix seront decerne s ; 
3 d examiner et juger les travaux pre sente s, et Zi de proposer les lau- 
re"ats qui seront, en dernier ressort, choisis par la Societe". 

Lectures. M. 1 abbe de Marseul presente un memoire sur les especes 
d Histerides du Japon decouverts par M. George Lewis, qui a sejourne" 
plusieurs annees dans ces lies loiritaines de Textreme Orient, dont la faune 
enlomologique est pour ainsi dire encore inconnue. Sur vingt especes, 
dont il donne la liste, sept sont nouvelles, savoir : PLatysoma Lewisi et 
Ihmcolle, Hister Pirithous et depistor, Paromcdus musculus, Dendrophi- 
lus Xavieri et Abrseus bonzius. 

Charge" ^galement de 1 etude des Heteromeres, sur sept especes de la 
tribu des Canlharides qu il a revues dans un premier envoi, il a reconnu 
deux especes nouvelles : Epicauta Gorhami et Zonitis cothurnata, dont 
il donne une description succincte. 11 se propose de continuer 1 examen de 
nombreux et interessants materiaux qui viennent de lui arriver et de com- 
muniquer a la Societe" le resultat de ses etudes. 

Tous ces insectes sont de Nagasaki (ile de Kiu-Siu), Hiogo (Niplion) 
et Hakodate (Yesso). 

M. Al. Fauvel, au sujet du travail que vient de faire connaitre M. de 
Marseul, engage vivement les auleurs de catalogues locaux ou de faunes 



locales & donner pour chaque espece son extension ge*ographique d une 
maniere complete, comme il le fait dans la partie descriptive de sa Faune 
gallo-rhtnane. 

M. Charles Piochard de la Brulerie de pose deux notices intitulees : 

1 Revision des especes du genre Acinopus ; 

2 Description d une espece nouvelle de Leistus, le L. Koziorowiezi, de 
Tile de Corse. 

Communications. M. S. Scudder, de Boston, communique la note sui- 
vante par 1 intermediaire de M. Maurice Girard : 

II est Men connu probablement que le Pieris rapse (Le pidoptere) est 
une espece devenue commune dans I Amerique du Nord. Elle a e"te" intro- 
duite a Quebec en 1856 ou 1857, el plus tard a New- York. Elle se trouve 
maintenant partout dans le Bas-Canada et les tats du nord-est de 1 Union, 
et s e"tend rapidement vers le sud et 1 ouest. Peut-6tre ignore-t-on que, 
depuis dix ans, une varie le de cet insecte a e" te" produite dans le Nouveau- 
Monde, qui differe du type en ce qu elle est complement jaune au lieu 
d etre blanche ; la teinte est semblable a celle des especes de Terias. 
II y a trois ans, ces individus jaunes, qu on trouve des deux sexes et dans 
toutes les saisons, etaient assez rares, mais depuis ce temps ils sont 
devenus plus abondants quoique cependant peu communs. 

Cette variete", a laquelle j ai donne" le nom de Novanglise, supplantera- 
t-elle plus tard entierement le type ? II y a des indications que le Pieris 
rapae a commence" a faire une chose semblable a 1 ^gard de 1 espece locale, 
P. oleracea. 

Il n arrive pas souvent que 1 occasion s offre aux naturalistes de voir, 
de leurs propres yeux, 1 origine d une varie"te" ; mais le progres de celle-ci, 
par sa nature, peut 6tre observe" avec une entiere facilite et les entomo- 
logistes doivent s y appliquer attentivement. 

M. Bowles, de Quebec, qui, le premier, a decouvert cette espece en 
Amerique, a attir6 mon attention sur un passage du Farm Insects 
de Curtis, qui dit qu un individu de cette espece fut pris pres de Oldham, 
Lancashire, en Angleterre, dans lequel toutes les ailes Etaient d un jaune 
vif ; mais je ne puis de"couvrir un autre exemple en Europe, et cette va 
rie te est comple"tement inconnue de M. Stainton, de Londres, auquel je 
1 ai montr^e, et de M. Boisduval, a qui j en ai donne" un exemplaire. 

M. Maurice Girard, qui a engage" M. Scudder a faire cette communica- 



5 

lion, fait remarquer a la Societe, au point de vue des principes, tout 1 in- 
ter6t qu il y a a observer la creation d une race, peut-e"fre d une espece, 
d origine certaine. 11 rappelle que, ca et la, nous trouvons en France 
des sujets de P. rapae un peu jaunatres, raais la race ne persiste pas. 
C est comme un essai infructueux. Au reste, il n a jamais vu ces sujets 
atteindre un ton d un jaune soufre aussi prononce" que ceux que lui a 
months M. Scudder. 

M. Ch. Piochard de la Brulerie lit la note suivante sur Yespece en 
entomologie : 

Le mot espece revient sans cesse sur nos levres et sous notre plume, 
nous passons noire vie a de"crire et a determiner des especes, et pourtant 
il faut avouer que, si Ton nous demandait a tous ce que nous entendons 
par celte expression, les definitions que chacun de nous donnerait ne se 
ressembleraient guere. De ce defaut d entente sur la signification que les 
naturalistes attribuent au mot espece resultent en partie les divergences 
d opinion sur les formes qu on doit ou qu on ne doit pas considerer 
comme especes distinctes. 

Pour mon compte, voici comment je comprends 1 espece. C est I ensemble 
des etres capables de reproduire indefiniment d autres etres semblables a 
eux-memes. Le mode de reproduction le plus ordinaire est la generation 
sexuelle, c est le seul que nous ayons a considerer dans 1 etude des 
insectes; mais il en estd autres encore, puisque la reproduction par bour- 
geonnement ou par generation alternante qu on observe chez les ani- 
maux inferieurs ne doit pas etre exclue du nombre des moyens de perpe 
tuation de la vie et de la forme chez les etres vivants. 

Ma definition n est pas neuve, m objectera-t-on, il y a longtemps qu elle 
a cours dans la science, et ce n est pas pour Tavoir ignoree que nous 
sommes si peu d accord aujourd hui sur le nombre et sur les limites des 
especes en entomologie. Rien n est plus vrai, et je m empresse de recon- 
nailre qu il ne suffit pas d avoir d6fini theoriquement 1 espece pour avoir 
atteint le but que nous nous proposons : constater et de"crire les especes 
existantes. 

Resoudre le probleme par rexpe"rimentation est au-dessus de nos moyens ; 
nous ne pouvons pas, pour savoir si deux Harpalus ou deux Timarcha 
de formes voisines sont deux especes dislincles, essayer de les accoupler 
et nous assurer si le produit obtenu est ou n est pas capable de se perpe"- 
tuer pendant un nombre indefini de gdndrations. Mais, s il faut renoncer 



6 

a connaltre la filiation des animaux que nous rencontrons dans la nature, 
leur observation seule ne peut-elle pas nous conduire a la ve"rite" ? 

Examinons d abord le cas le plus simple. Deux formes appartenant a 
un m6me genre, se ressemblant entre elles au point qu il faut, pour les 
distinguer Tune de 1 autre, un O3il de"jii exerce, vivent ensemble dans une 
meme contree ; ces deux formes sont-elles deux especes ou seulement 
deux varie te s d une seule espece?0ui, ce sont deux especes si avec elles, 
dans les lieux qu elles habitent toutes deux, ou elles sont en contact journa- 
lier. on ne trouve pas d inlermediaire qui les unisse. Si nos recherches ont e"te 
assez prolonged, si nous avons observe", a plusieurs reprises, bon nombre 
d individus appartenant aux deux formes, et que nous n ayons pas trouv6 
1 intermediaire chercbe , il ne nous est plus permis de conserver un doute, 
nous avons reconnu 1 existence de deux especes, nous sommes en posses 
sion d un fait defmitivement acquis a la science (1). 

(Test ainsi que la grande majorite des especes de Cole"opteres qu on 
trouve aux environs de Paris sont constate"es defmitivement, Faccord est 
fait entre tous les observateurs, Tidentite desresultats obtenus par chacun 
d eux eludiant de son cote prouve que la ve"rite s est laisse conquerir. 
Nous pouvons affirmer hardiment que lesannees et les sieclesse passeront 
et que les naturalistes qui viendront apres nous admettront comme nous 
que VAmara trivialis et VAmara communis, YHarpalus seneus et YHar- 
palus distinguendus sont autant d especes distinctes, quoique, si Ton com 
pare ensemble les deux Amares ou les deux Harpales, les differences 
qu on observe soient assez pen frappantes pour qu il faille avoir dej& 1 ceil 
d un entomologiste pour les appre"cier. 

Mais void une Amare ou un Harpale qui viennent d Alge"rie ou de 
Sibe"rie, ni 1 un ni 1 autre ne sont parfaitement identiques a lelle Amare 
ou ^ tel Harpale vivant aux environs de Paris, ils en different par quelques 
legeres particulariles dans leur forme, dans la ponctuation de leur tegu- 

(1) Une cause d erreur pent resulter de la naissance d hybrides provenant des 
accouplemenls adulterins qu on observe quelquefois entre des especes parfailement 
distinctes. Mais ces hyb rides s accouplent avec des representants de 1 une ou de 1 autre 
des especes dont ils precedent, et s ils ne sont pas steriles, leur produit ne tarde pas 
a revenir a 1 un des deux types originaires. La production d hybrides est un accident 
qui arrive quelquefois dans la nature, mais ce n est qu un accident, pouvant induire 
le naturaliste en erreur, n ayant aucune influence sur la vie normale des especes, ne 
pouvant en aucun cas devenir 1 origine de formes nouvelles capables de se perpetuer. 
Quant aux erreurs que de pareils accidents peuvent causer, elles sout toujours faciles 
a rectifier par des observations ulte"rieures. 



ments ; ces particulariles nous paraissent d importance a peu pres e"gale a 
celle des caracteres qui separent YAmara trivicdis de VAmara communis 
ou VHarpatus seneus de VHarpalusdistinguendus. Avons-nous affaire a des 
especes veritables ou a des races locales rentrant dans les especes que 
nous avons observees aux environs de Paris? 

Dansce cas, pour re"pondre oui ou non, sans courir risque de se trom- 
per, il ne suffit pas d examiner 1 insecte en litige, il faut savoir quelle est 
1 extension geographique de 1 espece observee a Paris, avec laquelle> la 
forme algerienne ou siberienne a de 1 analogie, si elle habile les contre"es 
intermediaires, si sa forme s y modifie. Mille exemples irrecusables nous 
prouvent, en effet, que la forme des especes n est pas immuable : il y a 
d abord des variations individuelles et inconstantes s observant chez les 
re.pre"sentants d une meme espece vivant dans une meme locality, il y en a 
d autres, souvent beaucoup plus etendues que les premieres, aflectant les 
individus d une meme espece suivant les contre"es qu ils habitent. Le cri- 
terium qui nous permettra de juger si ces dernieres variations constituent 
de veritables especes ou seulement des races geographiques n est pas le 
plus ou moins d importance qu elles nous paraitront avoir, le cachet plus 
ou moins particulier qu elles impriraeront a la forme des individus qui en 
sont affected, mais Men 1 absence ou 1 existence de transition entre 
elles. Si, en suivant une forme a travers la France et 1 Espagne jusqu au 
detroit de Gibraltar et jusqu a la cote d Afrique, nous observons des gra 
dations insensibles unissant ses modifications, quand bien meme les deux 
extremes de la chaine non discontinue que forment ces passages nous 
paraitraient assez dissemblables, nous sommes obliges de reconnaitre que 
1 un et 1 autre appartiennent h une seule et meme espece. C est seulement 
dans le cas ou, en un point donne, nous rencontrerions une solution de 
continuite", ou nous trouverions en presence deux formes distinctes se 
reliant, Tune a la forme parisienne, 1 autre a la forme africaine, que nous 
devrions considerer 1 une et 1 autre comme especes distincles. 

Sans doute, dans la pratique, et meme en supposant que nos collections 
fussent toujours assez completes pour que les intermediaires existant dans 
la nature ne nous fissent jamais defaut, ce qui est loin d etre la ve"rite", des 
cas difficiles doivent se presenter. Une m6me espece peut exister en plu- 
sieurs endroits de la terre, et ses diverses stations peuvent se trouver 
actuellement isol&s par des obstacles materiels ou, en 1 absence de tout 
obstacle, elle peut avoir te detruite en certains cas et par des causes qui 
nous echappent. C est ainsi que les formes qui constituent la faune des 
iles ont avec celles des continents voisins des analogies et des dissem- 



_ 8 - 

blances ; certaines formes insulaires ne different en rien de celles du con 
tinent ; d autres, tout en .s en rapprochant, paraissent en 6tre distinctes, 
et il est impossible, dans ce cas particulier, de savoir si Tile ayant autre- 
fois e"te" unie ail continent, les intermediaires qui manquent aujourd hui 
existaient alors. L observation des formes continentales qui existent dans 
Tile et de celles qui, propres a Tile, peuvent e"tre considerees comme 
representation d autres formes continentales, qu elles excluent et semblent 
remplacer, peut nous fournir des indications pre"cieuses, mais ici la preuve 
absblue, irrecusable de Tidentite" ou de la non-identite des especes insu 
laires avec les especes continentales voisines est impossible a donner. Nous ne 
pouvons plus juger & coup sur, et la conquete de la verite, dans un pareil 
cas, sera le resultat deductions dans lesquelles la sagacite" de 1 observa- 
teur et ses connaissances acquises supple" eront d une maniere plus ou moins 
heureuses aux lacunes des fails observes. Mais ce sont presis^ment ces 
difficulle s qui rendent plus attrayante 1 etude de la faune des lies, 
comme aussi celle des sommets neigeux des hautes montagnes, ve*ri- 
tables lies au milieu de la terre ferme ou vivent confines des formes, 
restes de la faune de 1 epoque glaciere, qu on ne trouve plus aujourd hui 
que dans le voisinage du pole ou pres des neiges eternelles, sur les hauls 
sommets, au milieu de contr^es dont le climat est devenu trop chaud 
pour leur permettre de continuer a vivre dans les terres basses. La faune 
des cavernes est peut-&tre plus int6ressante encore; la, en effet, nous 
trouvons autant de petits mondes absolumenl isole"s les uns des autres, 
vivant et mullipliant au milieu des tnebres, et toutes les especes qu on y 
rencontre sont merveilleusement adapters par leur organisation a leur genre 
de vie special. 

L e"tude des variations des especes dans Tespace, en relation avec le 
changement des conditions exterieures., celle des eflets de Tisolement sur 
les especes confinees dans les lies, sur les sommets des montagnes ou 
dans les cavernes, pourra seule nous donner la clef de la variabilite des 
especes dans le temps, et nous permettra d e"claircir ce grand mystere : 
Torigine des especes. 

Mais ici je m arr^te ; je ne veux pas entrer dans 1 examen de la doctrine 
de Darwin. II suffit que j aie indique* toute 1 utilite qu on peut retirer de 
nos etudes pour la solution de la question de haute philosophic naturelle 
que notre Lamarck a pose"e et que le grand naturaliste anglais a approfondie 
avec tant de science, et pour la solution de laquelle il a recueilli tant 
d observations importantes, sans pourtant, a mon avis, 1 avoir encore 
re"solue. 



9 

Marchons done sans hesiter dans la voie qui s ouvre devant nous ; uti- 
lisons, en les e"tudiant avec un veritable esprit scientifique, les tremors 
accumule s dans nos collections, nous montrerons ainsi que la science 
entomologique, a laquelle nous nous sommes voues, peut marcher de pair 
avec n importe quelle des connaissances humaines, et qu elle n est infe- 
rieure en dignite a aucune d elles, par 1 importance des problemes auxquels 
elle est appelee a toucher. 

Plusieurs membres prennent la parole au sujet de cette communi 
cation : 

M. Albert Fauvel, apres cette lecture, dit qu il ne partage pas les id6es 
de M. Piochard de la Brulerie sur ce que Ton doit entendre par le mot 
espece. ll repond spe"cialement que la formule donnee par notre collegue 
pour la distinction de Yespece et de la vari&tt lui paralt bien absolue ; 
et rappelant a ce sujet les de"veloppements qu il a donne"s a cette question 
encore obscure dans un des chapitres de la Faune gallo-rhmam, il exprime 
1 opinion qu entre Yespece et la variete il y a des formes caracte"risees et 
que ces formes ne peuvent etre que des races. Il donne enfin a Tappui 
de sa these un certain nombre d exemples. 

M. P. Mabille, au sujet de la demande que lui adresse M. Alb. Fauvel, 
pour savoir si les races, chez les Lepidopteres, n ont pas des couleurs 
differentes, et si ces couleurs fournissent des caracteres, cite la Calli- 
morpha dominula, qui a les ailes inferieures rouges et quelquefois jaunes 
a Paris, noires en Italie : ce qui a fait e"tablir aux Allemands la donna ; 
puis la Nemeophila plantaginis, chez qui on trouve des races a ailes 
blanches, jaune orange, rouges, etc. 

Il ajoute que le criterium de Tespece chez les Lepidopteres est re"tude 
des parties genitales du male, puis [ education des pontes. 11 y a souvent 
des races entre lesquelles on ne trouve jamais d intermediaires, et qui ne 
peuvent fetre des especes. En Bretagne, cent oeufs de Callimorpha hero. 
donnent dix exemplaires a ailes infe rieures jaunes ; a Paris, raillc n en 
donneraient pas un. Aupres de Sienne, une ponte de donna ne produit 
absolument que des donna; plus au nord, on a un tiers des individus oil 
le rouge reparait par laches. Il y a a la fois dans ce cas un interme diaire 
et une race conslante : partanl, un argument pour les deux theses qu on 
a soutenues. Mais les piec s genitales de"montrent que la donna d ltalie 
n est autre que la dominula de France. 

Du reste, notre collegue ne veut parler ni pour ni centre les theses 



10 - 

defendues par MM. de la Brulerie et Fauvel. II se borne a citer des fails, 
sans en tirer les consequences qu on pourra en de"duire. 

M. de Marseul lit la note suivante sur le genre Leucolaephus Lucas : 

Dans le Bulletin de la Societe", notre laborieux et savant collegue 
M. H. Lucas a fait connaitre un petit genre (Leucolaephus} avec trois 
especes (Perrisi , nigropunctatus et liliputanus} , du Sahara algerien, 
remarquables par leur vestiture de squamules blanches, piquetee de noir, 
ou mieux a espaces ronds denudes, creuse"s d un point a bord e"leve, du 
fond duquel sort un poil jaunatre. On dirait une petite Pimelie ou une 
Pterolasia. 

Ces especes ont 616 de"crites sur un seul individu et d une maniere si 
rapide et si incomplete, qu il est fort difficile de les reconnailre ; en outre, 
M. H. Lucas ne les a vues que 1 une apres 1 autre et a de longues dis 
tances ; de sorte qu il me permettra de faire part de mes appreciations 
sur ses especes. 

En 1857, Bulletin des Annales, p. LVI, il signale ainsi la premiere espece, 
la seule qu il possede (liliputanus} : Longue de 7 mill, au plus. La tete 
et le thorax, revetus de squamules blanches, sont fmement ponctues de 
brun, et les e"lytres sont entierement couvertes cle squamules blanches, 
serrees, fmement raye"es de brun longitudinalement avec les intervalles 
lachement ponctues de cette couleur. Il Tappelle la plus petite espece du 
genre Pimelia. Il 1 a recue du docteur Mares. 

En 1858, p. CLXXVIH, il de"crit une autre espece, qu il a recue en com 
munication de M. Doue (nigropunctata}, en disant qu elle ressemble 
beaucoup a la liliputana, avec laquelle elle ne pourra etre confondue a 
cause de ses elytres plus allonge"es, plus etroites et non strides ; les tibias 
des pattes de la premiere paire pre~sentent chez la liliputana cinq epines 
a leur cote" externe, tandis qu elles n en ont que quatre dans la nigro 
punctata. De Tuggurt. 

Enfin, en 1859, p. xxm, il decrit une troisieme espece du Sahara alge 
rien (Perrisi}. Long. 9 mill., larg. 5 1/2 mill. Beaucoup plus 
grande et surtout plus large que la nigropunctatus, aupres de laquelle 
elle se place, elle ne peut se confondre avec elle a cause de la tete et du 
thorax bien plus fmement ponctues. Les elytres sont plus allonge"es et sur 
tout bien plus larges, parcourues par des cotes legerement marquees, re"gu- 
lierement ponctuees, avec les intervalles converts de points irregulierement 
disposes et moins serr^s. Les pattes sont greles, et les tibias anterieurs 



11 

au lieu de quatre epines, comme clans la liliputana, ou de cinq, comme 
dans le nigropunctatus, en offrent six, la derniere faiblement marquee. 

II reunit les trois especes en un genre Leucolsephus, et les 6numere 
sans donner ni diagnose, ni description. 

D abord, il faut savoir que tons les individus appartenant a ces trois 
especes ont eHe" pris dans un meme lieu el en une seule fois. Les individus 
du nigropunctatus que j ai sous les yeux varient quant au nombre des 
dents tibiales, la plupart ont quatre epines, d autres cinq, quelques-unes 
six, comme le Perrisi a la seule jambe qui lui reste. Mais, en outre, le 
nombre varie d une jambe a 1 autre (soil 4-5, 5-6, Zi-6 et 6-7). Ce carac- 
tere, que M. H. Lucas presente comme le principal sinon 1 unique, est 
done sans valeur. La grosse femelle du Perrisi pr^sente une forme plus 
large, mais non allongee, les epaules un peu plus saillantes, le dos plus 
convexe, mais ne sont-ce pas des caracteres sexuels? On apercoit quelques 
faibles vestiges de lignes elevees, mais si le geres, que c est & peine appre 
ciable ; on en trouve aussi quelques traces dans certains individus du 
nigropunctatus, et peut-6tre ces lignes plus prononcees, accompagne es 
d une serie de taches noires, existent-elles dans des femelles de la forme 
du Perrisi ? et alors la seule note qui separe le Liliputanus de ce dernier 
venant ft perdre sa valeur, faudrait-il reunir ces trois especes? 

Comme conclusion, je pense qu il faut reunir des maintenant le Perrisi 
au nigropunctatus, dont il n est qu une femelle, re"servant la question 
quant au liliputanus, jusqu a ce que de nouveaux materiaux permettent de 
la trancher. Malheureusement, depuis Henri de la Perraudiere, celle 
espece n a pas 6t6 retrouve e, non plus que YHeteracantha dcpressa et 
V Apatophysis toxotoides. 

M. H. Lucas, au sujet de cette communication, presente les remarques 
qui suivent : 

Je ne crois pas que les Leucolssphus que j ai decrits dans nos Annales 
sous les noms de liliputanus, nigropunctatus et Perrisi, ne doivent for 
mer qu une ou deux especes, comme le pense M. de Marseul. Les indi 
vidus que notre honorable collegue a bien voulu me communiquer sont 
tellement uses, frottes, qu il est difficile de dire a laquelle de ces trois 
especes ils doivent etre rapportes. 

Quand on e"tudie ces Melasomes liliputiens qui habitent rextrfime sud 
de 1 Algerie, on remarque, chez les individus qui n ont subi aucun frotte- 
ment, que les e lytres sont couverles de squamules entre lesquelles on 



apercoit des lignes, dcs points, qui varient suivant les especes et qui 
aflectent une disposition toute particuliere. Les Leucolssphus que possede 
M. de Marseul sont tellement frustes que les e"lytres sont dpourvues de 
ces squamules et que les lignes et les points, qui fournissent de bons 
caracteres spe"cifiques, sont oblitere"s. 

En attendant, je maintiens les trois especes que j ai de"crites ; j ai m&me 
1 intention de les repre"senter afin de faire connaitre les caracteres qui les 
difTe rencient et d e"lucider cette question, devenue aujourd hui assez 
obscure. 

M. Ch. Brisout de Barneville pre"sente une nouvelle espece pari- 
sienne de Coteoptere phytophage (Phyllotrela Foudrasi), dont la descrip 
tion sera donne"e dans le prochain Bulletin. 

- Le meme incmbre fait les communications qui suivent : 

1 Dans le remarquable travail que viennent de faire paraitre MM. Mul- 
sant el Key sur la famille des Ateochariens, il s est glisse quelques erreurs 
qu il est important de rectifier. 

Page 231, ligne 12, au lieu de : Pyre ne es-Orientales, il faut meltre : 
Hautes-Pyrenees. 
Page 257, ligne 21, ajoutez : Pyre"n6es-0rientales, pres de Mont-Louis. 

Page, 258, ligne 21, au lieu de : Pyrenees-Orientales, mettez : Hautes- 
Pyrne"es (L Heris). 

Page 267, supprimez les lignes Zi, 5, 6 et 7. 

Page 269, supprimez les lignes 16 a 21 ; et lignes 13 et IZi, au lieu de : 
Hautes-Pyrenees, etc., mettez : Pyrenees-Orientales, au pied du Cambre- 
daze, pres de Mont-Louis ; sous des mousses d une forel de pins. 

2 La Leptusa nigra de Baudi est identique avec les individus obscurs 
de ma Leptusa Lapidicola, d apres le type de 1 auleur. 

La Leptusa curtipennis Aube, d apres les types des auteurs, est distincle 
de la Leptusa simplex de Baudi ; ses Slytres sont un peu moins courtes, 
son corselet et son abdomen sont plus distinctement ponctu6s, et, chez le 
male, le pe"nultieme segment abdominal presente deux petites carenes 
longitudinales, qui, en arriere, se terminent en deux petites dents sail- 
lantes. Ces carenes sont tres-fmes et ont e"chappe a notre regrette" col- 
legue. 

3 J ai pris vers la fin de mars, dans du bois de vieux helre, dans la 



foret de Marly, trois exemplaires du Megapenthes lugens, en compagnie 
du tibialis. Je ne crois pas que cette rare espece ait 6t6 signaled encore 
des environs de Paris. 

J ai retrouv6 aussi, dans une mare de la meme localite", et en abondance, 
le Parnus striatellus et YEvesthetus Ixviusculus. 

J ai repris aussi, plus pres de Saint-Germain, au pied des noyers, le 
Stichoglossa semi-rufa Er. 

M. H. Lucas communique la rectification synonymique suivante : 

Dans la seance du 12 de"cembre 1855, j ai communique" a la Soci6l6 
plusieurs Hym6nopteres vivants que j ai rapporte"s, mais avec doute, au 
genre Myrmica, et qui habitent, depuis un certain nombre d ann6es, les 
serres-chaudes du Museum d Histoire nalurelle de Paris. Ne connaissant 
ni le male, ni la femelle de cette espece, et ne voulant pas surcharger la 
synonymic, je me suis abstenu de lui donner un nom sp6cifique dans 
la crainte qu elle ne soit d6j& decrite. 

Quelques mois plus tard, c est-a-dire dans la seance du 12 mars 1850, 
notre collegue M. L. Fairmaire, ne connaissant pas ou ne se rappelant pas 
la communication que j avais deja faite a la Societe relativement a eel 
Hymenoptere, presenta, au nom de M. Nylander, une note sur la men 
espece, a laquelle cet entomologiste donna le nom de Formica gracilescens. 
Cette note de M. Nylander, etranger a notre association scientifique, fut 
imprimee dans le Bulletin de nos Annales par decision de la Soci6te. 

Esp6rant d6couvrir le male et la femelle de celte interessante especo, 
introduite dans les serres du Museum et dont on ne connait encore que 
le neutre, j observai de nouveau les allies et venues de ces Hymenopteres 
sociaux ; mais je dois avouer que, jusqu a present, mes recherches ont et<; 
vaines. 

Dernierement M. Aug. Forel, a qui Ton doit la publication de plusieurs 
notes sur les Fourmis qui se trouvent en Suisse, me fit remarquer que 
la Formica gracilescens de M. Nylander e"tait une espece deja ancienne- 
ment connue, et que Latreille Tavait rnenlionne e dans son Histoire nalu 
relle des Fourmis. Je consultai cet ouvrage, et, en eflet, je m apercus 
que cette espece, qui habile 1 Ancien et le Nouveau Monde, avail 616 
decrite par Latreille sous le nom de Formica longicornis. 

D autres auteurs ont 6tudi6 aussi cette Formicide, et, parmi eux, je 
citerai Roger, qui range cette espece, in Verzeich. der Formicid. Gattung. 
und Arten, p. 10, 1863, dans le genre Prenolepis de M. Mayr, et dont les 



- ill 

caracteres ge"ne"riques onl e"le" exposes par cet auteur dans un travail ayant 
pour litre : Die Europk ischen Formiciden (Ameisen), p. 52, 1861. 

Voici quelle doit elre la synonymic de cette espece : 

Prenolepts (Formica] longicornis Latr., Hist. nat. des Fourmis, p. 113 
(an X, 1802). Roger, Verzeich. der Formicid. Gattung. und Arten, 
p. 10, 1863. 

Formica gracilesccns Nylander, Ann. Soc. ent. de Fr., Bullet., p. xxvni, 
1856. 

M. Lartigue pre"sente les remarques suivantes : 

On vient de publier, sous le nom de Flore obsidionale, la lisle des 
planles nouvelles pour la flore francaise, et spe"cialement pour celle des 
environs de Paris, qui ont 6te" importers & la suite de Tinvasion allemande. 
Plusieurs de nos collegues ont trouv6 des insectes nouveaux pour notre 
faune dont ils attribuent aussi Timportation a Tinvasion. II semble qu il 
y aurait ulilite a signaler ces especes et a indiquer la relation qui existe 
entre la faune cl la flore nouvelle. Un appel & ce sujet a nos collegues 
est done utile. 

M. Paul Mabille fait observer que si plusieurs plantes ont pu etre 
importers aux environs de Paris des regions du nord de I Europe, d autres, 
en beaucoup plus grande quantite, sont propres aux bords de la M6di- 
terrane e et meme ft TAlgerie, et doivent provenir d approvisionuements 
de fuurrage fails a Parmee francaise apres 1 armistice et le depart des Alle- 
mands de la rive gauche de la Seine. Lui et son frere ont pu observer, 
notammenl ;\ la garenne de Sevres, de curieuses especes ; par exemple : 
Cerintlie gymnandra, Ccntaurea buUata, especes d Afrique ; Bcllis annua, 
un Tclragonotobus, plusieurs Mcdicago, Vutpia Ligustica, etc. 11 ne serait 
pas etonne que ces plantes aient donne lieu & un developpement d ln- 
secles meridionaux importes avec elles; et, comme rindique M. Larligue, 
il serait inleressant de publier des recherches a ce sujet. 



- 15 - 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 
SAVANTES (1). 

Bulletin de la Societe des Sciences historiques et natureltes de t Yonne, 
ann^e 1872, 26 e volume. Auxerre, 1873. 

GOUREAU, p. 3, Les Insectes utiles a 1 homme. BAZIN, p. 165, 
Note sur le Bibion de Saint-Marc. 

Comptes rendus de I Academic des Sciences, tome LXXVI, n 13. 
* Entomologists Monthly Magazine, n 107, avril 1873. 

VERRALL, p. 253, Additions and corrections to the list of British 
SyrphidaB (suite). GORHAM, p. 257, New Coleoplera from Japan, 
Endomychidae (Rhabduchus, n. g., denticornis, n. sp.) and Cucu- 
jidse (Ino quadrinotata, n. sp.). BATES, p. 259, Notes on Hete- 
romera, and descriptions of new genera and species (n 7). 
COSMO MELVILL, p. 263, Lyccena Arthurus (espece nouvelle de 
Suisse). CHAPMAN, p. 263, Euplcca Lorraini (L6pidopt. nouv. de 
Java). J. SCOTT, p. 264, British Homoplera (Revision of the 
genus Acocephalus). BARRETT, p. 266, Notes on British Tor- 
trices (suite). 

Notes. Tribolium confusnm ; Plinus testaceus. Locality for 
Homalium Allardi. Clylus erythrocephalus in England. Elater 
Pomonae. Otiorhynchus lenebricosus. Winter captures of 
Coleoptera. Rare Coleoplera from the Manchester district. 
Apatura Iris and A. Ilia. Lepidoptera discovered in Britain by 
M. Dale. Ch(erocampa celerio at Cronier. Larva of Anisopte- 
ryx asscularia. Ualonota grandaavana in Britain. Dragon-flies 
at sea. On mounting small insects for microscopic observation. 

(1) Les ouvrages marques d un asterisque (*) sont ceux offerts soil par lesauteurs, 
soit par diverses personnes ; ceux marques de deux asterisques (** ) out &e acquis sur 
les fonds Pierret ; et ceux n ayant aucun signe ont etc echanges conlre les Aunales. 



16 

The Zoological Record. Proceedings of the entomological Society 
of London. 

Societe entomologique de Betgique, compte rendu n 84, mars 1873. 

DE BORRE, p. Zt, Note sur deux monstruosite s observes chez 
des Coteopteres (figures). LEBRUN, p. 6, Cole"opteres pris en 
hiver en Champagne. DE SELYS-LONGCHAMPS et ROELOFS, p. 8, 
Sur les limites de la faune europ^enne. 

The Transactions of the entomological Society of London for 1872, 
parties IV et V, une planche noire. 

Rev. MARSHALL, p. 259, Notes on part III of the Catalogue of 
British Insects (Hymenopteres). B. BATES, p. 265, Descriptions 
of new genera and species of Tenebrionida? (especes oce"aniennes). 

DUNNING, p. 281, Supplementary note on the genus Acentropus. 

ALB. MULLER, p. 283, On the manner in which the ravages of 
the larvae of a Nematus, on Salix cinerea, are checked by Picro- 
merus bidens. SAUNDERS, p. 287, Addenda, delenda and corri 
genda to Monograph of the Stylopidas (pi. n.). 

OUVRAGES DIVERS. 

BLANCHARD (Emile). Discours prononcc" a la reunion annuelle des de"- 
legues des Societe"s savantes a la Sorbonne. Paris, 1872, broch. 
in -8. 

CHARVAT. Rapport sur la maladie de la Vigne. (Broch. publie"e par la 
d Agriculture de la Drome.) 



Ordre du jour de la stance du 23 avril 1873 : 

Nomination de la Commission du Prix Dotlfus pour Tanne"e 1873. 

Rapport de MM. A. Le"veill6 et J. Grouvelle sur M. Nadar fils, pre"senle 
par M. A. Chevrolat pour faire partie de la Socie"te". 



PARIS. - Typog. FfiLIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



NO 2. 



^; i . BULLETIN DES SEANCES ; : " : 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par !M. E. llESAIAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du *:* 1%-ril 

Prudence de M. LEPRIEUR, Vice-President. 
33 membres presents, 

M. Albert Fauvel, de Caen, assiste a la Seance. 

Correspondence. M. Jean Dolifus, en re"ponse a la lettre qui lui a e"te 
adresse"e par le Bureau pour le remercier du don qu il a fait a la Socie"te 
et pour lui faire savoir que son nom serait joint a ceux de nos confreres, 
e"crit la lettre suivanle, dont 1 impression est de"cidee dans le Bulletin : 

Veuillez, Monsieur le President, exprimer toute ma reconnaissance aux 
membres de la Socie te entomologique de France pour la bienveillance 
avec laquelle ils ont consent! a recevoir le titre de 300 fr. de rente 5 0/0 
que j ai offert a la Societe, et dont les arre rages seront attribues en prix 
aux meilleurs ouvrages imprimes sur 1 entomologie, ouvrages utiles aux 
debutants, d apres le rapport que 1 honorable M. L. Reiche a bien voulu 
me communiquer. 

G est avec la plus vive gratitude que j accepte un exemplaire des publi 
cations de la Societe entomologique de France a partir de 1872. Un tel 
hommage rendu a la memoire de mon fils me touche profondement et me 
rappellera loujours que la Societe entomologique, tout en s occupant de 



2 

savants travaux, sail aussi appre"cier et comprendre avec la plus grande 
de"licatesse les sentiments du cceur. 

Veuillez agre"er, Monsieur le President, avec tout mon respect, 1 assu- 
rance de ma haute consideration. J. DOLLFUS. 

Nominations. La Socie te , au scrutin secret et a la majorite" des suffrages, 
nomme membres de la Commission du Prix Dollfus pour 1873 : MM. Aug. 
Ghevrolat, Jules Fallou, docteur Giraud, H. Lucas et L. Reiche, auxquels 
sont joints les membres titulaires du Bureau. 

Lecture. M. le docteur Boisduval adresse, par 1 entremise de M. fim. 
Deyrolle, une notice ne"crologique sur Lorquin. La Socie te decide que ce 
travail sera inse re dans le premier num&o des Annales de 1873. 

Communications. M. L. Reiche annonce que notre ancien confrere 
M. Mulsant a ete" re"cemment nomine" correspondant de I Acade mie des 
Sciences de llnstitut de France. II fait aussi savoir que M. Berce vient 
d obtenir un prix de la Society zoologique d Acclimatation, pour ses tra 
vaux relatifs a Teducation du Bombyx yama-ma i; et que M. Albert 
Fauvel, nomme officier d Acad^mie par le Ministre de Instruction 
publique, a galement oblenu un prix & la reunion des delegue s des 
Societes savantes tenue a la Sorbonne en avril 1873 x pour sa Faune 
gallo-rhenane. 

M. Piochard de la Brulerie, revenanl sur la discussion qu il a sou- 
leve"e dans la precSdente seance (1), lit la nole suivante : 

M. A. Fauvel a bien voulu discuter les ide"es que j ai sonmises a la 
Socie te , en sa derniere seance, sur ce qu on doit entendre par le mot 
espece. La maniere de voir de notre savant confrere n est pas, je crois, 
inconciliable avec la mienne, et je vais essayer de me mettre d accord 
avec lui. 

Dans rinte ressant chapitre de la Faune gallo-rhtnane, que nous avons 
lous lu, traitant de Yespece et de ses variations. 1 auteur se place a un 
poinl de vue tout pratique. Le but de sou livre est de decrire les formes 
des insectes pour les faire reconnaitre ; il ne se propose pas de pene" trer 

(t) Erratum. Page 7 du Bulletin n 1, ligne 37, au lieu de : cas, lisez : lieux. 
Page 8, ligne 7, au lieu de : representations, lisez : represen 
tatives. 



1 essence de 1 espece et n a pas la prevention que toates les especes qu il 
admettra comme telles seront toujours fidelement de"limite"es selon la 
nature : Nos especes, dit-il, differentes, selon toute vraiserablance, de 
eelles du Cre"ateur, sont seulement un artifice de classification, une cate- 
gorie logique, une fiction, ou du moins, si elles sont une re alite , nous n en 
avons pas la preuve. Partant de la, il cherche dans la forme ou ressem- 
blance les caracteres qui lui permettront d etablir ses especes, et laisse 
dans 1 ombre ceux de la filiation et de la fecondite continue. Tout en indi- 
quant que, pour lui comme pour tous les naturalistes, aussi bien ceux de 
l e"cole classique que ceux de re"cole darwinienne, ces deux caracteres sont 
re"ellement ce qui constitue 1 espece, il ne veut pas s en occnper dans la 
pratique, parce qu ilslui paraissent presque toujours impossibles a constater. 

Ce que j ai voulu e"tablir dans la note imprime e an Bulletin de notre 
derniere seance, c est precisement que, dans la pratique, il n est pas si 
difficile qu on le croirait de prime abord de constater si deux formes voi- 
sines sont ou ne sont pas capables de reproduire entre elles et de trans- 
mettre la meme propriete" a leurs descendants. Quand deux formes, ai-je 
dit, coexistent dans un m6me lieu sans s y confondre, bien qu elles aient 
mille occasions de s y rencontrer et de s y accoupler, si elles ne s ac- 
couplent pas et ne reproduisent pas ensemble en melant leurs caracteres, 
c est qu une loi ineluctable les en empeche ou au moins condamne & dis- 
paraltre promptement, en rentrant dans 1 une des deux formes meres, le 
produit qui aurait pu accidenlellement re"sulter d un adultere; c est que 
les deux formes sont deux especes, non pas selon nos classifications, mais 
selon la nature. Je n ai pas besom d autres preuves pour me convaincre 
et je ne saurais en demander de plus concfuantes a 1 experimentation en 
tentant d accoupler les deux formes et d elever pendant plusieurs genera 
tions le produit obtenu. 

M. Fauvel insiste sur les variations de forme qu on observe souvent 
chez les divers individus d une meme espece ; ces variations, lorsqu elles 
sont pen constantes et que des interme diaires irrecusables se Irouvent 
frequemment entre les exemplaires qui en sont aflecle s et ceux qui rea- 
lisent d une facon plus exacte le type habituel, il les appelle variett; 
quand, au contraire, elles ont une tendance accentuee a affecter d une 
maniere a peu pres 6gale un grand nombre d indiviclus d une meme 
espece et que les passages sont plus ou moins difficiles a rencontrer, il 
dit qu elles constituent une race. Sur ces deux points nous sommes abso- 
lument d accord. 

Mais voici ou notre maniere de voir commence a diverger. M. Fauvel 



admet 1 existence de races fixes coexistant dans un meme lieu sans passer 
de Tune a 1 autre et ne formant cependant qu une seule espece. Pour moi, 
de telles races seraient des especes vritables. 

Je pourrais citer bien des exemples d especes dont les individus sont 
modifies d une maniere differente suivant les stations qu ils habitent, de 
sorte que dans chacune d elles ils constituent une race reconnaissable. Les 
caracteres de ces races sont souvent assez fixes dans une mme contree, 
pour qu on puisse avec quelque habitude deviner a la simple vue, sans 
trop de chances d erreur, la provenance de 1 insecte qu on examine. 
Cependant, pourquoi sommes-nous en droit d affirmer que plusieurs races 
locales rentrent dans une me" me espece, si ce n est parce que nous avons 
vu les passages entre elles en suivant cette espece d une localite & 1 autre ? 
La forme, qui est ici simple variete" cohabitant avec tous les passages qui 
1 unissent au type specifique dont elle est une modification, peut la-bas 
exister toule seule et m6riter alors le titre de race. M. Mabille a cite un 
excellent exemple de ce fait, celui de la Callimorpha dominula, dont les 
ailes inferieures rouges , mouchetees de noir aux environs de Paris, sont 
entierement noires par suite de la coalescence des taches de cette couleur 
aux environs de Sienne, et qui, dans certaines localites intermediaires, 
presente tous les degre"s de transition entre ces deux extremes. 

Au contraire, je ne connais aucun exemple tout a fait irrecusable d une 
race fixe coexislant dans un meme lieu avec une autre race renlrant dans 
la m6me espece sans qu on puisse trouver entre elles les interme diaires 
qui les unissent. Comment expliquer le fait de Tabsence des passages 
dans rhypothese oil les deux formes ne seraient pas deux especes ? Si ces 
formes avaient la faculte" de reproduire ensemble, puisqu elles vivent cote 
a cote et se rencontrent tous les jours, qui les empScherait d user de 
cette faculte et de cre"er ainsi les passages que nous ne pouvons pas 
trouver ? 

Je crois done que Vespece est une re*alite dans la nature. Je crois que 
nous pouvons, par 1 observation seule et sans recourir aux experiences, 
constater avec certitude, parmi les formes qui existent dans un m6me 
lieu, celles qui me"ritent d etre qualifies especes. J ai dit comment on 
pouvait arriver a reconnaltre si deux formes voisines provenant de loca- 
lite s diflerentes e"taient deux especes le"gi times ou bien deux races locales 
d une mSme espece. Les races, pour moi, ne sont pas autre chose que 
des varietes ayant en certain lieu une fixite" relative, mais jointes aux 
especes dans lesquelles elles rentrent par des intermediaires. Race et 
variete sont deux categories rentrant dans V espece et ne pouvant se distin- 



5 

guer 1 une de 1 autre d une maniere tout a fait absolue ; cependant je 
voudrais reserver le nom de race, ou mieux de race geographique, aux 
variations de 1 espece ayant un certain degr6 de fixile dans une meme 
station, laissant celui de variete a celles qui afleclent seulement quelques 
individus et pr&sentant re"unis dans un meme lieu tous les passages qui 
les unissent a la forme specifique a laquelle elles se rattachent. 

M. Gh. Brisout de Barneville adresse la description d une nouvelle 
espece de Coleoptere phytophage qu il a montree a la precMente seance : 

PHYLLOTRETA FOUDRASI Ch. Bris. Long. 11/2 mill. 

Qblongo-ovata, leviter convcxa, aterrima. Elytris subseriatim punctu- 
Latis ; caput dense punctulatum ; antennarum articulis tribus primis 
ferrugimis, primo saepe infuscato. Pedibus nigris, tarsis piceis. 

<$. Antennarum articulo tertio triangulari, subtus dentato. 

D un noir fonce" brill ant ; tete couverte d une ponctuation fiae et serre"e 
sur toute sa surface; la carene est line"aire, unpeu elargie au sommet; les 
festons sont contigus au front et scare s entre eux par un trait court plus 
ou moins distinct. Le premier article des antennes est tres-allonge", les 
deuxieme, troisieme et quatrieme sont subegaux et deux fois plus courts, 
le cinquieme est un peu plus long que les precedents. Le corselet est 
presque deux fois plus large que long, forme comme chez la punctulala, 
mais a ponctuation un peu plus serre"e ; les elytres sont un peu plus 
e"troites que chez la punctulata et moins obluses a leur extremite, elles 
sont couvertes de points assez forts et subseries, le plus souvent, sur le 
disque. Pattes noires, avec les articulations et les tarses plus clairs. 

Chez le male, le dernier segment abdominal est assez fortement echan- 
cre et deprime a son extremite; de plus, il est legerement sillonn6 dans sa 
longueur; le troisieme article des antennes est triangulaire, avec Tangle 
anterieur interne prolonge en forme de dent. 

Cette espece a e"te confondue avec les petils individus de Yatra ; elle 
s en distingue par sa ponctuation moins forte et plus serree et par ses 
antennes plus courtes ; elle s eloigne de la punctulata par sa forme moins 
ovale, sa ponctuation un peu plus forte et subseriee sur les elytres et un 
peu plus serree sur la lete et le corselet. Elle se separe nettement de ces 
deux especes par la forme du troisieme article des antennes chez le 
male. 

Paris, Gollioures, Hyeres. Probablement tres-re"pandue. 



_ 6 

M. L. Bedel signale plusieurs Coleopteres interessants pour la faune 
parisienne : 

Je les ai recueillis a Paris me"me, dit notre confrere, sur la partie du 
quai de la Seine qui longe 1 esplanade des Invalides. Vers le 15 avril der 
nier, par un temps orageux, les insectes volaient en quantite et se posaient 
frequemment sur le parapet du quai ; cet endroit de chasse, bien connu. 
rnais trop ne glige des entomologistes, m a donne en peu d instants le 
L&mophlaeus muticus, espece toujours rare , et le Phlaotribus oteas, Xylo- 
phage meridional, accompagne du Kissopkagus hederse, du Phcelosinus 
Aubei et d un grand nombre (THylesinus vittatus et fraxini. Je puis citer 
egalement quelques especes que je m attendais fort peu a rencontrer 
ainsi : Amara anthobia, Philonthus discoideus, Nitidula quadripustulata, 
Anthrenus scrophularids, Megatoma undata, Megapenthes tibialis, Sitoncs 
melitoti, Coryssomerus capucinus, Amaius scortillum, Tropideres albi- 
rostris, etc. 

M. 1 abbe* Glair indique quelques Goleopteres egalement interessanls 
pour la faune parisienne, trouve"s pai- lui a Chennevieres-sur-Marne c-l 
clans les environs : 

Dans les bois Notre-Dame : Staphylinus erythropterus, Silpha carinata, 
parfois assez commune en automne, sous les mousses; Corymbites hsema- 
todes, Agapanthia violacea et Oreina iuctuosa, ce dernier insecte commun 
au mois de juin ; 

Dans les sablieres de Sucy-en-Brie : Saprinus detersus ; 

A Chennevieres m^me : Ditomus fulvipes, Velieius dilatatus, Dermestes 
bicoLor, Rhizotrogus ruficornis, Telephorus discoideus, celui-ci en juin, 
sur les sapins ; Rhinosimus viridipennis, sous des ecorces de hetre, en 
automne ; Nemonyx lepturoides, trouv6 le soir dans un champ de luzerne, 
fin juin ; Lignyodes enuclealor, sur des buis en fleur, le ill avril dernier. 

Uembre recu. M. Paul Nadar, h Paris, qui s occupe de 1 etude des 
Cole opteres et des Le"pidopteres indigenes et exotiques , present^ par 
M. Aug. Gheviolat (commissaires-rapporteurs MM. J. Grouvelle et Alb. 
Leveille-). 

Membres dtmtssionnaires. MM. Fridrici pere, a Metz (Lorraine), et le 
baron Rene" de Mathan, & Alby (Tarn). 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES 

SAVANTES. 



Comptes rendus des seances de I Acadtmie des Sciences, tome LXXVI, 
n 08 ill et 15, avril 1873. 
DUMAS, p. 947, Note sur le Phylloxera. 

* Nouvelles Archives du Museum d Histoire naturelle de Paris, tome VII, 
fasc. ft, 10 pi. n. et col.; tome VIII, fasc. l-/t, 20 pi. n. et col. 

Tome VII (Bulletin). L abbe" DAVID, p. 74, Rapport sur un 
voyage au Thibet. 

Tome VIII (Bulletin). I/abbe" DAVID, p. 3, Journal d un 
voyage dans le centre de la Chine et dans le Thibet oriental. 

Mtmoires. A. MILNE-EDWARDS, p. 229, Recherches sur la 
faune carcinologique de la Nouvelle-Cale donie (5 pi. n. et col.). 

(Ouvrage offert par le Ministere de Instruction publique.) 

Proceedings of the Zoological Society of London, 1872, part. II, A5 pi. 
Index 1861-1870 Q (1). 

Tijdschrift voor Entomologie (Societe entomologique neerlandaise ) , 
anne e 1870, n 08 2 et 3; anne e 1872, n os 1-6; pi. noires et colo- 
rie"es. 
SNELLEN, p. 1, Bijdrage tot de Vlinder-Fauna van Neder-Guinea. 

SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. Ill, Bladvalling. VAN HAS- 
SELT, p. 113, Over den Eresus annulatus. HEYLAERTS fils, 
p. 118, Les Macrolepidopteres de Br^da, 2 e lisle supple"mentaire. 

ID., p. 120, Kleine entomologische opmerkingen. SNELLEN 

(1) Le signe Q indiquera a 1 avenir que 1 ouvrage re?u par la Sotiete ne renferme 
rien qui se rattache a 1 entomologie. 



_ 8 - 

VON VOLLENHOVEN, p. 125, Opmerking omtrent een miskenden 
Sumatraanschen kever. VAN DER WULP, p. 129, Asiliden van 
den Oost-Indischen archipel. VON HEINEMANN en SNELLEN, 
p. 280, Eene nieuwe soort van Butalis. W. MINK, p. 285, Sprin- 
gende Hymenopteren Puppen. 

Transactions of the Zoological Society of London, vol. VIII, 1872, 
3 e partie. Q 

* Zapiski Noworossitskago Obsczestwa Estestwoispitatelei (Memoires de 
la Societe des Naturalistes de la Nouvelle-Russie, en russe), 2 fasc., 
1872 et 1873. Q 



OUVRAGES DIVERS. 

* COTTY. Description du Muse"e d Histoire naturelle de Tours. Amiens, 

1872, broch. in-8. 

* HEWITSON. Exotic Butterflies, partie 86 (Heliconides, firycinides, Nym- 

phalides). 3 pi. col. 

* MARESCHAL. Congres des Socie te s savantes. Rapport fait a la Socie te 

acade"mique des Hautes-Pyre ne es. Broch. comp. Paris, 1873. Q 

* SCUDDER. Canons of systematic nomenclature for the higher groups. 

(Broch. extr. de 1 Amer. Journal of Science and Arts, 1872.) 



Ordre du jour de la seance du 14 mai 1873 : 

Rapport de la Commission de 1873 du Prix Dollfus. 

Rapport sur MM. Couture, de Bordeaux, pre sente par M. m. Deyrolle 
pour faire partie de la Societe; Fridrici fils, de Metz, presente* par 
M. Felicien de Saulcy ; J.-P. Guede, de Paris, pre sente" par M. Jules 
Grouvelle ; et Marc de Mathan, du Havre, presente par M. E. Desmarest. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et O, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



NO 5. 

BULLETIN DES SEANCES , 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par M. E. BES1MAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 14 Mai ISS. t. 

Presidence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

37 membres presents. 
M. Duchamp, d Autun, assiste a la stance. 

Rapport et Decisions. M. le Secretaire donne lecture d un rapport de 
la Commission du Prix Dollfus pour 1873 (commissaires : MM. Aug. 
Chevrolat, Jules Fallou, le docleur Giraud, H. Lucas, L. Reiclie et les 
membres titulaires du Bureau). 

La Commission du Prix Dollfus, reunie le 30 avril et constitute par la 
nomination de son President, M. le docteur Giraud, et de son Secretaire, 
M. E. Desmarest, aptes discussion approfondie sur la maniere dont elle 
doit agir pour remplir le but que Ton vent atteindre, propose a la Societe" 
1 acceptation des decisions suivantes : 

1 Le prix sera de cerne & tout travail nouveau ou partie nouvelle de 
travail en cours de publication, ayant paru dans Tannee, a partir de 
IMpoque de la donation Dollfus, et remplissant les conditions exprime"es 
dans le paragraphs deuxieme du rapport adopte" dans la seance de la 
Socie"te, en date du 26 mars 1873, portanl : 

Que le Prix sera decerne a Cauteur cCun travai entomologiqm 



imprime, conccrnanl sptciatemcnt les divers ordres d lnsecies^ redige en 
francais, et qu il s 1 appliqucra a Couvrage qui, par sa valcur scientifique 
et son prix de vente, conviendra le mieux aux debutants. 

2 Tous les travaux de cette nature pourront etre presenles par les 
auleurs on signales a la Commission par un de ses membrcs. 

3 Le laure*at aura la faculte de clioisir entre la somme de trois cents 
francs en especes ou une medaille en or de la meme valeur. 

A Le prix pouvant etre partage*, les laureats jouiront de la faculte 
accordee dans 1 article precedent : c est-a-dire de recevoir leurs prix en 
especes ou en une medaille d or proportionnelle. 

5 La Commission 6met le voeu que les auteurs dont les ouvrages seront 
couronne"s en offrent deux exemplaires a la Socieie" entomologique de 
France, dont un exemplaire destine an donataire. 

6 Le concours sera clos .au l cr Janvier de chaque annee. Le prix sera 
de cerne , s il y a lieu, a la seance la plus rapprochee de Tanniversaire de 
la donation Dollfus (16 fevrier). 

Les conclusions de ce rapport, apres avoir ete disculees par la Societe", 
sont adoptees h 1 unanimite des voix. 

Communications. M. le Tresorier" annonce la mort de Tun de nos 
confreres, M. Albert Cabarrus, de Bordeaux, qui avait ^te" recu en 1863. 

- M. Lichtenstein, dans une lettre adressee au Secretaire, presente a 
la Societ6 la reclamation suivante : 

J ai re^u les Annales du quatrieme trimestre de 1872. Je tiendrais 
beaucoup a relever 1 erreur commise par notre collegue et ami M. H. 
Lucas, qui, dans la seance du 23 oclobre, m acctise d avoir donne & la 
Society un travail deja publie par M. Mulsant le 31 Janvier 1872, et par 
M. Maurice Girard, en fevrier 1873. Je n avais pas eu connaissance de ce 
fait, et je ne voudrais pas passer pour aller sur les brisees d un autre. Je 
veux done faire constater que c est le treize decembre 1871, nos collegues 
MM. H. Lucas et Maurice Girard etant presents , que j ai fait passer sous 
leurs yeux la larve et 1 insecte vivant du Vesperus Xatarti (Bulletin, 
page LXXIX, 1871). C est de ce jour-la que date la decouverle : M. Mul 
sant m a cite" et m a m6me donne" moitie de son travail ; j ignore si 
M. Maurice Girard 1 a fait aussi en domiant le dessin de la larve, car, 



s il 1 a recue de notre ami commun M. Naudin, il n a pas pu deviner que 
ce fut celle du Vesperus Xatarli sans Pelever comme je Pai fait, et je suis 
presque certain que M. Naudin , qui est botanisle, ne s est pas occupS 
de cet elevage. C est la date de cette communication a nos seances qui 
fixe Pe"poque d une de"couverte et non pas la publication des details expli- 
catifs qui paraissent quand il y a place dans nos Annales. Avec les Bulle 
tins publics stance par seance on ne sera pas re"duit, en province, a 
demander, comme cette fois, des rectifications apres sept mois ; aussi je 
remercie la Societe d avoir pris la mesure aujourd hui en voie d exe"- 
culion. 

M. le docteur V. Sign&ret lit une note sur le Phylloxera, et Pim- 
pression dans le Bulletin en est decidee : 

Messieurs, depuis longtemps je ne vous ai entretenu du Phylloxera, 
permettez-moi aujourd hui de vous en dire un mot, dans lequel je resu- 
merai Petal actuel de la question. 

II y a quelque temps deja on a annonce la presence du male de cette 
espece et en France et en Amerique. Il me restait a etudier ces individus, 
ce qui me fut assez difficile, leur decouverte en France n etant signaled 
que pour un seul individu et aux fitats-Unis par 1 envoi e"galement d un 
seul exemplaire. 

Je vous parlerai en premier lieu de celui de France, qui m a ete" com 
munique cPabord par M. Liclitenstein et ensuite par la Commission minis- 
terielle, a laquelle il avait e"te" soumis. Par Pexamen an microscope il 
m a ete permis de reconnaltre une femelle : 1 individu manque des organes 
propres a un male, et sa legere difference de forme 6tait due a 1 absence 
des 03ufs, a la vacuite de Pabdomen bien probablement, quoique M. Licli 
tenstein ait cru reconnaltre des caracteres dans la nymphe meme. Quant 
h moi , je n ai pu les voir et n ai observe ni la plus grande constriction 
de 1 abdomen, ni la nervation diff^rente de 1 elytre, ni rien surtout de ce 
qui constitue les organes males. 

Je n ai pas 616 beaucoup plus heureux avec le seul exemplaire envoye 
par M. Riley ; examine tout d abord avec M. Balbiani, nous n avons rien 
pu discerner, tant Pabdomen de Pindividu e"tait rabougri, raccourci ; tous 
les anneaux etant rente s les uns dans les autres, il nous a 6te" tout h 
fait impossible de decider la question ; nous ne pouvions voir ni pe"nis , 
ni testicules. J ai du, pour plus ample examen, faire chauffer Pexem- 
plaire dans de Peau alcoolis^e et legerement polassique ; je Pai fait 



revenir entierement & sa forme normale, en dormant a 1 insecle toute la 
transparence desirable, et j avoue qu apres un examen attentif j ai cru 
pouvoir decider que j avais sous les yeux une femelle ne different en rien 
de celles de France. Seulement 1 abdomen aussi, comme dans 1 individu 
de M. Lichtenstein,.ne contenait pas d reufs. Quant a la nervation de 
1 elytre, elle ne differait pas de celle que j ai figuree dans la planche de 
nos Annales et que je considere comme l^tat normal, malgre 1 opinion 
contraire exprimee par M. Lichtenstein. 

Je puis done dire que le male est toujours a trouver et qu il ne suffit 
pas que les femelles aile"es aient pondu les trois 03ufs qu elles possedent 
pour en faire des males. Je viens de parler des trois ceufs des femelles 
ail^es, nous nesavons pas encore a quel type.ils donnent naissance, mais 
comme dans la nature tout a sa raison d etre, il doit y avoir une raison a 
de"couvrir : seraient-ce ces oeufs qui fournissent le type-mere, celui dont 
sort la generation hibernale ? 

Il y a toujours un assez grand nombre de questions a etudier. Ainsi, 
celle des mues n a pas encore 6te aborde"e ; je ne la trouve indique"e nulle 
part. Pour moi , voici ce que je vois pour le moment : apres 1 ceuf arrive 
la jeune larve que je nommerai embryonnaire et qui cependant parait plus 
de"veloppee que la forme suivante, si Ton compare les antennes, les pattes 
et les poils, ainsi que les articulations, les excavations bien tranchees : 
c est le premier etat tel qu on peut le voir au moment de la sortie de 
1 ceuf et meme quand la larve y est encore. Apres la mue, la premiere, 
nous avons un individu dont les antennes sont comme empatees, avec les 
articulations moins senties, la cicatrice moins grande, les poils plus courts, 
les pattes moins accentuees, les crochets plus petits, ainsi que les digitules 
et les poils, et un seul article aux tarses comme dans le precedent, quoi- 
que la peau de la mue laisse voir un faible trait transparent indiquant les 
deux articles. Apres la mue, la seconde, nous avons des individus pareils, 
mais a antennes plus longues, a cicatrice peut-etre encore plus petite 
ainsi que les poils,; seulement ici nous avons franchement deux articles 
aux tarses. Apres la mue de ces individus, qui sont les troisiemes, nous 
arrivons a ceux qui sont tuberculeux ; nous n avons pas vu la mue, mais 
elle est e"vidente, elle doit exister : ce serait done la troisieme. Ges memes 
individus forment une se"rie qui reste telle, du moins nous le pensons ; 
ils pondent toujours, jusqu a ce qu ils meurent. Voil& ce dont il faut 
encore s assurer. Mais d autres individus se metamorphosent , se trans- 
forment en nymphes , e"prouvent une mue qui devient la quatrieme et 
apparaissent a 1 etat aile" ; ceux-ci ne renferment que trois ou quatre 03ufs, 



5 

tandis que les autres en pondent un bien plus grand nombre. De plus, les 
individus ailes , d apres M. Balbiani, n auraient plus qu une chambre ovi- 
gere , tandis que dans les apteres il y en aurait deux , c est-a-dire la 
chambre germinatrice et une premiere loge ovigere : c est cette loge qui 
disparait dans la generation ailee ; mais, avant de passer a Petal aile, 
dont je crois avoir reconnu deux formes, a 1 etat aptere, les insectes 
avaient deja pondu. 

Nous nous trouvons done pour le moment en presence de six individus 
diflerents; mais a cela nous avons encore a ajouter le type-mere, qui 
n arrive pas d un coup a cette forme et en e tat de pondre, et qui provient 
sans doute d une forme anterieure. Nous avons figure ce type dans le 
Journal, d Agriculture en 1872, 17 fevrier, page 268. Il a passe par 
plusieurs mues, a moins que ce ne soit notre n 2 ou notre n 3 qui, 
ayant subi un temps d arret, se soit change avant la transformation en 
individu tuberculeux : ceci est a etudier, ainsi que la provenance du 
type-mere des galles. 

Si du point de vue entomologique nous passons a celui de 1 agriculture, 
nous voyons que le probleme n a pas fait un pas. Toujours les memes 
discussions, les memes conseils, les me"mes esperances, les memes desap- 
pointements ; enfm il en est de cette question comme du male, cependant 
si facile a distinguer, d apres M. Lichtenstein (le Phylloxere, fails acquis, 
1872, page 7), et qui n a pas e"te trouve. 

A cette occasion, puisque je cite cet ouvrage, je demanderai a ces mes 
sieurs comment ils ont pu s assurer que la premiere attaque du ccp se 
faisait par les radicelles du chevelu, qui presente dans ce cas les nodosites 
caracterisliques ; ces radicelles une fois detruiUs, des nouvelles generations 
tfinsectes se portent sur les racines principals, puis sur la base enticre 
du cep, etc. 

Voyez-vous celte jeune generation venant de naitre dans les, galles des 
feuilles, par exemple, et descendant de feuille en feuille, de branche en 
branche, puis les sarments, arrivant au col de la racine, arpentant les 
fortes racines, pour aller se nourrir de ce qu il y a de plus lendre aux 
radicelles ! Eh bien, et les spongioles, qu en faites-vous ? elles ont done 
disparu ? et cependant elles sont si nombreuses ici que je crains bien que 
ce ne soit elles que vous ayez dessinees sous forme de nodosite s. Mais 
comment font les insectes pour faire cette route a travers tous les obsta 
cles ? Comment arrivent-ils aux radicelles, sans s arr&ter en route, sans se 
rafraichir un peu, et alors s ils le font, comment retirent-ils leurs filets 



6 

rostraux implantes dans la vigne pour y pomper tout le liquide qu elle 
contient ? Groycz bien qu une fois fixes ils ne bougent pas facilement. 
J appelle 1 atlention des viticulteurs du Midi sur ce fait. 

Au point de vue pratique il n y a qu un fait certain et authentique : 
c est la submersion totale des vignes, comme M. Faucon, du Mas-de-Fabre, 
1 a pratiquee ; en dehors de cela la question n a pas fait un pas, elle a plu- 
t6t recule. Comment appeler autrement le fait de 1 arrachage des vignes ? 
Eh bien, M. Faucon regenere ses vignes au moyen de 1 eau; ces messieurs 
disent : tm Le Phylloxera. II faut bien qu ils soient logiques avec ce qu ils 
ont tant de fois avance". Quant aux autres tentatives, comme dit M. Gaston 
Basile dans sa Re"ponse a M. Signoret (Journal d Agriculture , 1872, 
page 335), faudra-t-il les abandonner parce qu elles ont donne des 
rsultats incomplets et dire : Attendez la pluie ? Oui, je le re"peterai, il 
faut les abandonner, car elles sont nuisibles, nulles, inutiles, dispen- 
dieuses et decourageantes. Conseillez la pluie artificielle si celle du ciel 
ne suffit pas, et vous regenererez vos vignes. 

Malgre" tout ce que j ai entendu cet hiver dans mon voyage a travers la 
France, je reste dans mon opinion que le Phylloxera n est ni cause , ni 
effet meme de la maladie de la vigne ; que c est cette derniere qui est 
malade, que cela depend d une action physiologique encore inconnue et a 
chercher, que Ton trouverait si on ne s entetait pas sur ce pauvre Phyl- 
loxere. Mais, mon Dieu, pourquoi ne me dites-vous pas que c est lui qui 
est la cause de YO idium Trukeri, comme la Morphee, dont le nom scien- 
tifique ne me revient pas pour le moment, est causee par les divers Coc- 
cides du Midi sur 1 oranger, 1 olivier, etc.? 

Quant aux ce"pages americains dont on parle tant, j en demande pardon 
a MM. Laliman, Lichtenstein, Planchon, Gaston Basile, je ne puis pas 
trop me prononcer, je ne suis pas viticulteur , mais je lis ce que Ton 
m envoie et je me fais le simple raisonnement suivant : avant que d etre 
racine charpentiere dure, la racine est radicelle ; avant que d etre radi- 
celle, elle est spongiole (spongieuse); eh bien, comment M. Lichtenstein 
empechera-t-il le Phylloxera (Taller a cette derniere et d arreter la source 
n^cessaire a toute la planle, en tumefiant tous les canaux, d ou les nodo- 
sites ? Et du reste, comme tant d autres, je dirai : comment ! le Phylloxere 
vient d Amerique, vous-meme indiquez qu il se trouve sur tous les 
cepages americains, et vous proposez d en faire venir ! J avoue que je n y 
comprends plus rien. G est bien vous qui le dites, c est M. Riley, vous le 
repe"tez dans votre note de decembre 1871 (Du Phylloxera, son action 
sur divers cepages). Vous n avez pas assez de Phylloxeres, vous proposez 



7 

d alter en chercher ! c est parfait. J avais raison, je crois, en disanl en 
commencant que la question agriculturalc n avait pas fait un pas et qu elle 
tend ait a reculer. 

Mais enfm, dira-t-on, pourquoi la vigne est-elle malade ? A vous, mes 
sieurs des localites envahies, a chercher, et pour cela abandonnez 1 idee 
du Phylloxera comme cause, et voyez si cela ne dependrait pas d une trop 
grande affluence de seve arrete e subitement par une influence almosphe- 
rique, due aux changements climateriques que lout le rnonde remarque et 
observe depuis plusicnrs amices, et qui sont surlout si frequents, si ter- 
ribles dans la vallee du Rhone, pays qui a subi plus de desastres que lous 
les autres. 

La seve, par suite d une chaleur tres-precoce, arrive avec abondance, 
les vaisseaux en sont gorges ; tout d un coup le thermometre descend de 
15 a 20 degres, comme fin avril, commencement de mai 1873, et cela 
.arrive depuis plusieurs annees, un peu plus, un peu moins. Que voulez- 
vous que deviennent les vaisseaux ainsi gorges? Us crevent par le retrait 
de la plante, ils se de"sorganisent ; ceux qui restent sont engorges, la seve 
s epaissit, se coagule, si jc peux parler ainsi (tout le monde a pu voir ce 
que devient cette seve qui s epaissit et devient gommeuse, lorsque Ton 
coupe un troncon de racine de vigne), la vegetation est arrtee, toute la 
plante est deja malade, et lorsque la seve revient par les racines, comme 
elle ne peut plus circuler, les parties tendres de la plante pourrissent, et 
vous avez la maladie actuelle. 

Mais, direz-vous, il n y a pas que le Midi sujet a ces changements dc 
temperature. G est vrai, mais ces changements sont plus frequents, plus 
grands dans la vallee du Rhone que partout ailleurs; cela est du a sa 
position topographique ; c est surtout la que la maladie a s6vi, et ailleurs, 
si la maladie existe, il faut avouer aussi qu elle esl bien moins prejudiciable ; 
car, a part un clos ou deux vers Montpellier, un ou deux vers Bordeaux, 
on peut dire qu elle passe inapercue, malgre la grande quantite de Phyl 
loxera. Mais de tout temps il y a eu des localites moins favorisees que les 
autres, et, du reste, le Midi en dehors de la valle"e du Rhone n a pas eu, 
que je sache, a se plaindre de la re"colte de 1872, que je lui souhaite pour 
1873, et c est par ce souhait que je finis cette note deja trop longue. 

M. le docteur Girand, au sujet des idees emises par notre collegue 
M. le docteur Signoret sur 1 arret de la circulation de la seve, fait observer 
qu elles semblent Irouver une confirmation dans cette maladie de la vigne 
que feu le docteur Desmartis regardait comme nouvelle, et dans laquelle 



il voyait une production de galles. J ai montre" a la Soci6te, dans sa seance 
du 13 septembre 1871, ajoute M. le docteur Giraud, des echantillons de 
vigne malade envoyes par cot observateur et provenant des environs de 
Bordeaux. Mon avis a ete que les alterations n etaient pas dues a Faction 
d un insecte gallicole quelconque, mais a 1 accumulation insolite de la 
seve qui forcait les fibres de 1 aubier a s e"carter pour faire place a un 
de"pot pulpeux resultant -de 1 afllux exagere des sues. La presence du 
Phylloxera vastatrix n elait pas annonce"e, mais si elle avait ete reconnue, 
on n aurait pas manque de lui attribuer un effet auquel elle pouvait rester 
etrangere. Cependant, pour demontrer que la maladie precede 1 appari- 
tion du .Phylloxera, il serait indispensable d etudier 1 etat des vignes qui 
sont exposees a 1 irruption de 1 insecte si redoute. 

M. le docteur Al. Laboulbene adresse des remarques sur un nid 
d Arane"ide et sur des chenilles d Hyponomeutes : 

Pendant un court se"jour que je viens de faire en Anjou, j ai, au com 
mencement de ce mois, recueilli les nids d une Araneidc, VAgelena brun- 
nea, et j ai ete assez heureux pour prendre un de ces nids a peine forme, 
non reconvert de terre. Dans une prochaine seance je le montrerai a la 
Societe, et je ne doute pas qu il interesse vivement les arachnophiles. 

De plus, j ai revu la plupart des pommiers qui, 1 annee derniere, avaient 
eu leur recolte de fruits perdue par une Hyponomeuta dont les chenilles 
avaient de"vore les fleurs et souvent les feuilles. J ai remis a notre excel 
lent collegue M. Jules Fallou cette Hyponomeuta pour la determiner. 

Ges pommiers ne fleurissent pas ou a peine, et la recolte du cidre sera 
presque nulle. Il serait fort a desirer qu on put trouver un moyen pour 
s opposer aux ravages des petites chenilles devastatrices. 

M. Ragonot fait connaitre une note sur VOEcophora luctuosella : 

Depuis longtemps il y a eu confusion relativement a deux especes voi- 
sines du genre OEcophora : les CE. Augustella et luctuosella. 

UAuffustella est commune a peu pres partout; mais en France elle ne 
m est encore signale"e que de Colmar, et je ne 1 ai jamais rencontree.aux 
environs de Paris, ou elle est remplacee par la luctuosella Dup., espece 
tres-voisine, mais qui paraitrait moins re"pandue, n ayant et6 prise hors du 
de"partement de la Seine qu a Chateaudun et a Chartres; cependant, sui- 
vant le professeur Ghiliani, elle se prendrait en Savoie. 

La luctuosella se trouve etre a peu pres a l 6tat legendaire, car elle ne 



9 

se voit dans aucune des collections de nos grands microlepidopteristes ; 
ne"anmoins il est possible qu elle existe dans les collections sous le nom 
d Auffustella ou Angustella, var. albimaculea Haw. Je pensc done qu il 
serait iitile d indiquer les caracteres qui la separent de YAugustella Hub.: 

1" Dans la luctuosctta les bandes pales qui traversenl les ailes supe- 
rieures sont un pen plus larges, plus distinctes et moins teintees de jaune 
que dans YAugustella ; la frange de cette derniere espece est toule noire, 
tandis que dans la luctuoselia elle est pale aux extre"mites. 

2 La t&te de la luctuoselia est enticement (Tun blanc jaunatrc, tandis 
que 1 autre espece a des polls d un gris fonce sur le derriere de la lete. 

3 Enfm les palpes de la luctuoselia sont blanchdtres, avec le dernier 
article noir, excepte le bout extreme, qui est pale. Dans VAugusteUa, au 
contraire, les palpes sont noirs, avec seulement un petit anneau pale a 
I extre mite du deuxieme article. 

Duponchel avait d abord de"crit (XI, p. 328, pi. 298, fig. 12) celte 
espece sous le nom de Llta funestella, pensant que c etait la funestella de 
Hubner ; mais plus loin (p. 622, pi. 312, fig. 9) il donne la description et 
la figure de la veritable funestella Hub. (ce nom est niaintenant remplace 
par le nom plus ancien de fessella du meme auteur), qui est une Gdechia, 
mais il ne dit pas pourquoi il a decrit et figure sous le meme nom deux 
insectes si diflerents. 

La luctuoselia^ comme sa congenere, so prend en mai et juin sur le 
tronc des arbres. Je la trouve mme au Jardin des Pantes sur les tilleuls. 

Tavais place cette Tineite dans ma collection sous le nom YAugustella; 
mais depuis longtemps j avais des doutes a son egard, et notre savant 
collegue M. Stainton vient de me tirer de mon inceilitude en m annonfant 
que c est bien la luctuoselia Dup., espece qu il avait a tort conside ree 
comme e tant une variete de VAugustella. J aurai done, je 1 esperc, le 
plaisir de repandre cette espece dans les collections ou elle est encore 
inconnue. 

M. Henri Brisout de Barneville annonce qu il a trouve a Saint- 
Oermain-en-Laye, sur une buche de cliene, le Tomicus capronatus Ferris, 
signale jusqu a present seulement des Landes. 

M. Charles Brisout de Barneville dit qu il a pris dans les environs de 
Marly, sur le bord d uoe mare, les ti ois especes suivantes, qui n ont pas 



10 

encore ete signalers aux environs de Paris : le Limnichus auro-sericeus 
Jacquelin Duval, et les Lesteva punctata Er. et pubescens Mann. 

M. Henri Brisout de Barneville communique la description d une 
nouvelle espece clu genre Nanophycs : 

NANOPHYES DORI^;. 

Ovatus , sat dense albido-pubescens , roslro, capite thoraceque nigris ; 
etytris rufo-ferrugineis tenuitcrpunctato-striatis, inter stit Us plants, versus 
medium macula magna, obtongiuscula, subrotunda suturaque ex parte, 
nigris ; femoribus muticis, pedibus obscure testaccis ; antennis testaceis, 
clava fusca, funiculo k-articulato ; corpore subtus nigro. Long. 5 mill. 

Cette espece se range dans la section du Nanophycs pallidulus, dont elle 
differe sous tous les rapports; elle se rapproche plutot du maculatus, que 
je n ai plus en main, mais dont les cuisses sont armees de petiles epines; 
le Dorix a les cuisses mutiques. 

Ovale, convert d une pubescence blanchatre fine, assez serree, plus 
longue que chez le pallidulus, couchee, visible a line loupe ordinaire. La 
tete, le rostre et le prothorax sont noirs; le rostre est mince, fin, presque 
d egale longueur dans les deux sexes. Les antennes sont teslacees, la 
massue noire, le funicule compose seulemenl de quatre articles. Le pro- 
thorax est conique, ponctue finement, pen serre, les intervalles un peu 
ruguleux : ces caracteres peu visibies sous la pubescence. Les elytres sont 
rouge-ferrugineux. finement ponctuees-striees; intervalles plans; orne"es 
d une grande tache noire, un peu oblongue, un pen arrondie vers le 
milieu, s etendant du premier au cinquieme intervalle, se rejoignant cha- 
cune par la suture, qui est rembrunie. En dessous, le corps est entiere- 
menl noir. Les cuisses sont mutiques, les pieds testaces ou testace"- 
obscur. Genes. 

Cette espece, bien distincle, a ete envoyee a M. L. Reiche par M. le 
marquis Dona. 

- M. L. Bedel communique les notes synonymiques suivantes sur 
divers Col^opteres de la faune europeenne : 

Ccrylon forlicorne Muls. et Key (Ann. Soc. Linn, de Lyon, XVIII, p. 95). 
Cette espeoe, que les auteurs comparent seulement aux C. histeroides 



11 

elimpressum, est e"videmment identique au C. fagi Bris., retrouvc 
par M. Jules Grouvelle a la Grande-Chartreuse, precisement Tune des 
localiles que citent MM. Mulsant et Key pour leur C. forticorne. 

Cerylon attenuatum Fairm. (Ann. Soc. ent. Fr., 1866, p. 21) = Gmjlon 
semistriatum Ferris. Je dois ce renseignement a Al. Leprieur, qui a 
recueilli lui-meme cette espece alge"rienne. 



Tropinota Lethierryi JtekhQ (Ann. Soc. ent. Fr., 1871, p. 85)= Squalida 
Lin., var. Des denx seules differences signalees dans la description : 
elytres glabres et prolhorax orne cle six faisceaux de polls fauvcs, 
la premiere tient certainement, d apres Texamen du type, a un frotte- 
ment accidental , et la seconde se retrouve frequemment, a un degrg 
plus ou moins prononce, chez les iadividus meridionaux de la squa- 
lida. Quant a la taille, elle est des plus variables (de 8 a 14 milliin.) 
et n a pas de valeur specifique. 

Oxythyrea niveopicta Fairm. (Ann. Soc. ent. Fr., p. 639) = Tropinota 
Fatima Goq. (Ann. Soc. ent. Fr., 1860, p. 446). Gettc reunion est 
j aite d apres les types memes des auteurs, conserves dans les collec 
tions de MM. Reiche et Sedillot. 

Je ne puis m expliquer par suite de quelle confusion M. de Marseul 
a pu reunir la niveopicta, qui est une Tropinota, a tarses posterieurs 
normaux, et YEnoplotarsus costatus Luc., dont les tarses poste"rieurs 
sont fortement epineux an cote externe, et dont le prothorax est sil- 
lonne sur la ligne mediane. 

M. de Marseul, en reunissant, a tort, la niveopicta a la Cetonia cos- 
tata, ajoute (Abeille, VI, p. 154) : Peut-etre est-ce aussi la dcserti- 
colaLuc., si Ton peut en juger d apres son insignifiant signalement. 

Gette phrase ne peut s appliquer a la niveopicla; mais il serai t 
possible en effet que YEnoplotarsus costatus ne fut quo Tun des sexes 
de VEnopLotarsus deserticola. 

Elater cocdnatus Rye (Entom. monthl. Mag., Ill, 1867, p. 249). - Je 
crois etre certain que cet Elater est une variete a 61ytres entierement 
rouges de VE. prseustus Fabr. , auquel 1 auteur ne lo compare pas, a 
cause de sa coloration meme. La tache apicale noire des flytres du 
prseustus, parfois assez developpee, decroit insensiblement chez cer 
tains individtis et finit meme par disparaitre tout a fait ; dans ce cas, 
et, a Paris, c est le plus frequent, la description de YE. cocdnatus 
s applique parfaitement. 



12 - 

Hypophlaus Ratzeburgi Wism. (Stett. Zeit., 1848, p. 77) (/V^z Ralz.). 
La reunion cle cet insecte au Tribolium bifoveolatum Duft. a peut- 
6tre e"te prematuree. D apres une note public" e a Breslau (Ent. Section 
der schlesischen Gesellschaft, im Jahre 1870), 1 espece en question 
serait, non pas un Tribolium, mais un Palorus, voisin du P. melmus 
Herbst. (depresses F.) 

Siioncs punctiger Thorns. (Skand. Col., X, 1868, p. 167) = 5. puncticoliis 
Steph. La description tres-detaille e de M. Thomson ne laisse aucun 
doute a cet egard. 

Sitones pumtiger Woll. (Ann. nat. Hist., XI, 1863, p. 220). Cette 
espece n est autre que le curieux Sitones bituberculatus Mots. , dont 
le centre d habitat paralt tre dans les Atlantides, mais qui remonte 
plus au nord et se pi-end en Espagne, en Corse et jusque dans le midi 
de la France. 

Callidium pilicolle Thorns. (Skand. Col., VIII, p. 29). M. Thomson ne 
compare cette espece qu au clavipes et ne parle pas du Callidium 
macropus Kryn., dont elle ne parait pas diflerer. 

Clytus Auboueri Desbr. (Ann. Soc. ent. Fr., 1872, p. 429) =-. C. Sternii 
Kraatz (Berliner ent. Zeit., 1870, p. 219). 

Ge beau Clytus, intermediaire entre les C. plebejus et massiliensis, 
est sans doute conibndu avec eux dans la plupart des collections. Sa 
decouverte en France est fort interessante pour noire faune. 

Cassida filaginis Perr. La description de la C. seladonia donnee par 
Gyllenhal et Thomson se rapporte tellement bien a cet insecte, 
qu il est probable que 1 espece francaise et celle de Suede sont iden- 
tiques ; les angles posterieurs du prothorax arrondis et la marge 
basilaire des elytres fortement crenelee sont les caracteres les plus 
saillants de cette Cassida dont 1 aire geographique parait tres- 
etendue. 

Membrcs recus. 1 Mi Georges Couture, negotiant a Bordeaux (Goleop- 
teres, Apiculture), present^ par M. Em. Deyrolle (commissaires-rapporteurs 
MM. L. Reiche et Salle"); 

2 M. Edmond Fridrici, ancien employe a 1 Ecole industrielle de Metz, 
attache" a Tetablissement agricole de Wargnies-le-Grand, par Jenlain (Nord) 
(Entomologie ge ne rale et appliquee), pr6sente par M. Felicien de Saulcy 
(commissaires-rapporteurs MM. Bedel et L. Reiche); 



- 13 - 

3 M. J.-P. Guede, ingenieur de l re classe des constructions navales, 
officier <lc la Legion d honneur, a Paris (Goleopleres de France), presente 
par M. J. Grouvelle (commissaires-rapporleurs MM. Just Bigot et A. 
Leveille ; 

Zi Et M. Marc de Mathan , negotiant au Havre (Seine-Inferieure) 
(Coteopteres d Europe), presente par M. E. Desmarest (commissaires- 
rapporteurs MM. Berce et L. Reiche). 

Membre demissionnaire. M. Philippe Lauzun, a Paris, qui avail et(j recu 
en 1862. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archivislc adjoint. 



OUVRAGES PRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

* Bulletin de la Societe d etudes scientifif/ues d Angers, 2 e annee, 1872. 
GALLOIS, p. 7Zi, Materiaux pour une faune entomologique du 
departement de Maine-et-Loire (Col6opteres) : 1 Additions, p. 76; 
2 Rectifications, p. 83. ID., p. 86, Le Phylloxera vastatrix, 
cause on effet de la maladie de la vigne. CHAUVEAU, p. 98, Sur 
PApus cancriforme. LELIEVRE, p. 103, Le froid fait-il perir les 
Insectes et en particulier les Lepidopteres ? 

Eulletino delta Societa entomoloyica italiana, V, 1573, l cr semeslre. 

RONDANI, p. 3, Degl Insetti nocivi e dei loro parassiti. RAGUSA, 
p. 31, Notizie sulla Fauna lepidotterologica della Sicilia. BAR- 
GAGLI, p. 34, Material* per la Fauna entomologica dell isola di 
Sardegna (suite). RAGUSA, p. 50, Rhodocera Cleopatra ermafro- 
dita. KALCHBERG, p. 51, Lepidotteri nuovi per la Sicilia o per 



- ill . 

I Europa. PICCIOLI, p. 52, Microcoleotleri dei dintorno di Fi- 
renze. STEFANELLJ, p. 53, Conservazione delle collezioni ento- 
mologiche. 

Renscignemcnts entomologiques. P. 57, Lo splendore degli 
occhi delle farfalle. Actinestesia degli insetti. Fecondazione del 
baco da seta. Resistenza degl insetti agli estremi della temperatura 
ed alia sommersione. P. 59, Coleotteri della Sicilia. Specie 
nuove deli Abissinia et di Borneo. Coleotteri nuovi della Fauna 
mediterranea. Monographia dei Cryptochilidi. Critica sinonimica. 
Arnia Ridolfi. Phylloxera vastatrix. Ditteri parassiti dell uomo. 

Catalogue des Coleopteres d ltalie, p. 45-60 (Staphylinides). 

Comptes rendus de C Academic des Sciences, t. LXXVI, n os 16-18, avril- 
mai 1873. 

CORNU, p. 1002, Observations relatives au Phylloxera vastatrix. 

BARRAL, p. 1007, Composition d une poudre destined a la des 
truction dti Phylloxera. NOURRIGAT, p. 1007, Note sur des ceps 
de vigne pris sur un sujet tue" par le Phylloxera. FAUCON, 
p. 1070, Observations sur le reveil du Phylloxera au mois d avril 
1873. LETELLIER, p. 1133, Formule d un liquide destine a de*- 
truire le Phylloxera. 

* Entomologist s monthly Magazine, n 108, mai 1873. Table du 
volume IX. 

WATERHOUSE, p. 277, On the Pectinicorn Coleoptera of Japan 
(/Egus et Figulus nouveaux). WOLLASTON , p. 278, On a new 
Coleopterous genus (Aphanocephalus, Corylophide ?) from Japan. 

VERRALL, p. 281, Additions and corrections to Ihe list of Bri 
tish Syrphidae (fin). BUCKLER, p. 286, On the larva of Sphinx 
convolvuli and its habits. 

Notes. On Xylotrupes dichotomus. On Trachyphloeus alter- 
nans. On Otiorhynchus monticola. Lycoena Arthurus = Ly- 
ccena Arion var. Vanessa Antiopa hibernated at Folkestone. 
Natural history of Polia chi. On the capture of Pentatoma juni- 
perina. Proceedings of the entomological Society of London. 
Orbituary : Thomas Parry. 

Horse Societatis entomologies rossicse, t. IX, n 3, 1873. 

TACZANOWSKI, p. 113 et 261, Les Araneides de la Guyane fran- 



15 

caise (2 pi. noires). D r MORAWITZ, p. 151, Nachtrag zur Bie- 
nenfauna des gouvernements von S -Pelersburg. ERSCHOFF, 
p. 160, Notice lepidopterologique. BLESSIG et SOLSKY, p. 193, 
Kaferfauna Stid-Ost-Sibiriens. Longicornia. PORTSCHINSKY, p. 
287, Descriptions de quelques Dipteres nouveaux de la Siberie 
orientale. 

Mittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gescllschaft, t. IV, 
n 1, 1873. 

FREY-GESSNER, p. 7 et 20, Orthopterologisclies und Hemipterolo- 
gisches (une pi. noire). SCHOCH, p. 25, Aphorismen uber die 
entomologische Systematik. D r HUGUENIN, p. 30, Beitrag zur 
Kenntniss des Genus Lasiocampa. WULLSCHLEGEL, p. 32, Noc- 
tuinen-Fauna der Schweiz. 

* Nature (La], Revue des sciences et de leurs applications aux arts et a 
Industrie, journal hebdomadaire illustre. Redacleur en chef, C. 
Tissandier. 

Prospectus (Rendra compte des travaux des Societies savantes. 
La partie entomologique sera principalement confiee u notrc con 
frere M. Maurice Girard). 



OUVRAGES DIVERS. 

* FRAUENFELD (G. VON). Der Vogelsclmtz. Brocli. in-8. Q 

ID. Die Grundlagen des Vogelschutzgesetzes. Brocli. in-8. Q 
ID. Die Pflege der Jungen bei Thieren. Brocli. in-12. 
GRIFFITH. Histoire naturelle du Morbihan : Catalogue raisonne des 

Lepidopteres observes dans le departement. Brocli. in-8". Vannes, 

1873. 

* KUNSTLER. Die unseren Kullurpflanzen schadlichen Insekten. Brocli. 

in-8. Vienne, 1871. 

* LICHTENSTEIN. Lettre sur le Phylloxera. Broch. in-8. Montpellier, 

1873. (Extr. du Messager agricole.) 



- 16 

* LOPEZ LEZCANO (DON Francisco). Resumen de los trabajos del Aleneo 

propagador de las Ciencias naturales (1871-72). Broch. in-8. 
Madrid, 1872. Q 

* NOWICKI (D r Max). Ueber die Weizenverwuslerin Chlorops t^niopus 

Meig. Broch. in-8. Vienne, 1871. 



Ordre du jour de la stance du 28 mai 1873 : 

Proposition de M. L. Reiche relativement a 1 Excursion entomologique 
aux environs de Paris, qui doit avoir lieu au commencement du mois de 
juin. 

Rapport de la Commission de publication re"glant la composition du 
deuxieme nume ro trimestriel des Annales pour 1873. 

Rapport de MM. Chevrolat et L. Reiche sur M. Manuel-Antonio Angui- 
lera, de Cuba, presente" par MM. Poey et L. Buquet, pour faire partie de 
la Socle" te. 



INous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la lin du 4 e tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en 
informer immediatement les Tre"soriers ou le Secretaire, comme aussi de 
les avertir de tout changement apporte ultgrieurement a leur adresse. 

Toutes les reclamations relatives au Rulleiin, ainsi que les demandes 
d envoi a 1 etranger (contre remboursement des frais de transport] doivent 
6tre adressees au Tre"sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Buffbn, 27, 
qui est charge" de rexpe"dition du Bulletin des seances. 

Paris, 25 mai 1873. 



PARIS. Typog. FtiLIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



NO 4. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par M. E. BESitf 1REST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 28 Mai 1873. 

Pr6sidence de M, LEPRIEUR, Vice-Pr6sident. 

32 membres presents. 

M. Ernest Olivier, de Moulin (Allier), assiste a la stance. 

Decisions. La Societe, conforme inent a ce qui a lieu dans la plupart 
des Academies et 80016163 scientifiques, decide, qu 1 a partir de la pro- 
chaine stance, chaque communication inse re e dans le Bulletin des seances 
ne pourra depasser en etendue une page d impression. 

La Socie te decide que son Excursion entomologique annuelle aux 
environs de Paris aura lieu le dimanche 15 juin dans la fore" t de Fontai- 
nebleau. 

Lecture. M. E. Simon offre a la Socie te plusieurs notices re unies sous 
le litre tf&tudes arachnologiques. Ces notices sont : 

1 Descriptions de quelques especes nouvelles appartenarit a la i aune 
europe"enne ; 
2 Note sur la famille des Eresidee; r*A : 



3 Revision des especes franchises des genres Theridium W. et Neot- 
tiura Menge. 

Ces notices sont accompagnees d une planche representant les especes 
nouvelles. 

Communications. On annonce la mort de notre confrere M. Follias, 
recu en 1863, decide" a Reims (Marne) le 12 mai dernier. 

M. Ernest Olivier offre a la Soci6te" le buste de son grand-pere, 
illustre entomologiste Olivier. 

La Socie te remercie vivement notre confrere, et decide que le buste 
d Olivier sera place" dans la salle de sa bibliotheque, a cote de celui de 
Latreille. 

M. Ernest Olivier annonce e*galement que, possedant aujourd hui les 
dessins originaux des divers ouvrages entomologiques d Olivier, il sera 
heureux de les communiquer a la SociSte et a ceux de ses membres qui 
voudraient les consul ter. 

M. H. Lucas communique la note suivante, relative & la larve du 
Vesperus Xatarti : 

Quand MM. Lichtenstein et Valery Mayet ont adresse" a la Socie te leur 
inte"ressant memoire sur les metamorphoses du Vesperus Xatarti, 11 sep- 
tembre 1872, j ai fait remarquer qu un travail semblable avait de"j e"te 
publi6 par MM. Mulsant et Lichtenstein dans les Ann. de la Soc. Linn, de 
Lyon, t. XVIII, p. 316, 1870 a 1871. Ensuite, comme renseignement, j ai 
ajoute" que notre confrere M. Maurice Girard avait fait repre"senter cette 
larve dans 1 atlas qui accompagne son Traite ele"mentaire d Entomologie, 
t. I, p. 374, pi. 55, fig. 1 0, et qui a paru en fe"vrier 1873. Je ferai done 
observer que notre confrere et ami M. Lichtenstein n est alle" sur les 
brisees de personne, pensee que je n ai jamais eue ; seulement cette larve, 
qui n avait e"te" que signaled le 13 decembre 1871, a e"te de"crite fort au 
long par MM. Mulsant et Lichtenstein dans les Annales de la Socie te" 
Linne emie de Lyon, t. XVIII, p. 316, 1870 a 1871. Je dirai aussi que le 
volume dans lequel ce travail a e"te insure a paru en Janvier 1872, c est-a- 
dire sept mois avant le memoire que MM. Lichtenstein et Vale"ry Mayet onl 
adresse" & la Socie te (11 septembre 1872), travail dans lequel ces entomo- 
logistes observateurs donnent une description et une tres-bonne figure de 
la iarve du Vesperus Xatarti. 



3 

Le m6me inembre lit la note qui suit, au sujet des especes qui 
composent le genre Leucolsephus : 

M. Leprieur ayant eu la bonte de me communiquer dans un etat parfait 
de conservation et pourvus de leurs squamules plusieurs individus du Leu 
colsephus Perrisi, et M. Sedillot ayant bien voulu me confier le type du 
Leucolsephus nigropunctatus, il m a ete possible d examiner ces M61asomes 
et d en faire une etude comparative. Je dois dire que cet examen m a con 
duit a considerer le Leucolsephus nigropunctatus comme 6tant le male du 
Leucolsephus Perrisi, a re"unir par consequent ces deux especes et a etablir 
la synonymic suivante : 

Leucolsephus nigropunctatus $ Luc., Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. CLXXVIII 
(1855); Leucolssphus Perrisi $ Luc., loc. cit., p. xxm (1859). 

Quant a la seconde espece que j ai de"crite sous le nom de Leucolsephus 
liliputanus, Ann. Soc. ent. Fr., p. LVI (1857), elle est bien distincte du 
L. nigropunctatus, avec lequel elle ne pourra 6tre confondue a cause de 
ses elytres qui sont parcourues longitudinalement par des lignes brunes 
nettement accusees, et de la ponctuation existant dans les intervalles de 
ces lignes, qui est plus disseminee et plus irregulierement disposee. 

Du reste, comme je Tai deja dit dans la stance du 9 avril 1873, Bulletin 
N 1, p. 12, j ai 1 inlention de repre"senter ces deux especes, afin de 
rendre plus appre"ciables les caracteres qui les difierencient. 

Enfin, je ne terminerai pas cette communication sans adresser des 
remerciements a mes obligeanls confreres MM. Leprieur et Sedillot, qui 
ont bien voulu me confier ces Melasomes extremement rares, peu r^pandus 
dans les collections et sans lesquels il m aurait ete difficile de faire cette 
rectification. 

M. Leprieur ajoute a ce que vient de dire notre collegue M. H. Lucas, 
que le Leucolsephus liliputanus lui ayant e"te" communique en 1857, il ne 
peut provenir des chasses faites par MM. Laperraudiere et Letourneux 
lors du voyage entrepris en 1858 dans le sud de l Alg6ne. 

Le L. nigropunctatus provient bien evidemment de ce voyage, puisque 
M. H. Lucas, en le de"crivant, citait la prise de Vtlcteracantha deprcssa, 
qu on n a vu qu une seule fois et en nombre excessif, volant le soir 
autour des feux d un bivouac. Le L. Perrisi, pour n avoir ele communi 
que qu un an plus tard, vient du merne voyage et faisait partie du produit 
des chasses de M. Letourneux, procureur imperial a Bone, qui m a 616 



offert par lui. C est moi qui, aulant que jc me lo rappelle, avais envoye a 
M. fid. Ferris 1 espece qui lui a ele dedie>. 

L etude comparative des types et des individus que je possede encore 
fait cormaitre ce que les remarques de M. de Marseul pouvaient avoir de 
fonde. 

M. Elz. Abeille de Perrin communique la note suivante, par 1 inter- 
me"diaire de M. Piochard de la Brulerie : 

En publiant le journal de 1 excursion dans les grottes de 1 Ariege, a 
laquelle j ai pris part avec MM. de Bonvouloir et Ehlers, nous nous 
sommes propose d etre utiles aux futurs explorateurs tie ces cavites sou- 
terraines dont la faune promet encore a i entomologie de si interessantes 
decouvertes. J ai done appris avec un vif sentiment de plaisir que notre 
zele collegue M. de la Brulerie avail fait apres nous, dans les memes 
cavernes, des chasses fructueuses dont il a donne le recit dans les Petites- 
Nouvelles de M. Em. Deyrolle et dont il a expose les resultats scientifiques 
dans nos Annales. Mais je suis oblige de repondre quelques mots a cer- 
taincs observations que M. de la Brulerie a presentees dans ce dernier 
travail (Annales de 1872, pages kk 3 a 472) : 

Que F Anophthalmus Orpheus pre"sente des variations notables selon les 
diverses localit^s qu il habile , c est chose tres-admissible , quand on 
remarque que cette espece a la propriete de vivre sous les pierres des 
uiontagnes plutot que dans les grottes. Elle doit done parcourir, pour 
ainsi dire par infiltration , des espaces relativement considerables et se 
modifier un peu, suivant les nouvelles conditions d existence qu elle est 
obligee d adopler. C est cependant la premiere fois qu elle est rencontree 
loin de la lumiere. 

VAdelops iapidicota a des mo3urs analogues; c est peut-etre ce qui 
explique les differences de taille qu il presente. 

M. de la Brulerie a trouv6 a Olot un Adelops qu il considere comme 
une autre espece que VAbeiUei. Je partage comp!6tement celte maniere de 
voir, et j en ai fait part, des le priucipe, a JVJ. de Bonvouloir. G est done 
par erreur que j ai signale VAbeiUei comme habitant cette caverne. 
Mais est-ce la le veritable stygius? M. de Saulcy seul peut resoudrece 
probleme, puisqu il possede le type du stygius. Je suis persuade n6an- 
moins que c est bien lui : au moins doit-on le designer sous ce nom 
jusqu a preuve du contraire. 11 serait trop extraordinaire que nous n ayons 



5 

pris nulle part cette espece dcconverte par M. Dieck, qui a visile les grottes 
de 1 Aridge bien moins minutieusement que nous. 

M. de la Brulerie me felicite d avoir consider^ mon Anophthalmus 
insequalis comme une simple race du Cerberus, et me blame en meme 
temps de lui avoir impose un nom. Je pense, comme lui, qu il fcmt eviter 
de surcharger la nomenclature en b.iptisant de simples varietes ou de 
legeres modifications de races, ainsi que 1 a fait M. Dieck pour son Charon. 
Mais ici le cas etait tout autre. Plusieurs entomologistes, consulted au 
sujet de Vinsequalis, m ont declare qu ils le consideraient comme une espece 
differente; et j ai pense que le designer par un seul mot, au lieu de 1 ap- 
peler La race du Cerberus propre au Mas-cCAzil, c etait simplifier plutot 
qu embrouiller le debat que Ton ne pouvait manquer de soulever. 
G etait aussi un moyen de ne pas presenter ma maniere de voir, qui, apres 
tout, pouvait etre erronee, d une facon trop tranchante. 

J ai cru en outre comprendre que M. de la Brulerie considerait le 
nombre des pores setigeres comme un caractere absolu,tandis que la posi 
tion de ces memes organes ne lui parait pas aussi invariable. Je ne puis 
nullement me rallier a cette maniere de voir. Je pense en principe que, 
chez les Garabiques, le nombre etla position des pores setigeres sont deux 
excellents caracteres, ainsi que 1 ont jug6 MM. Thomson, Pandelle, 
Bedel, etc. Mais il est des exceptions a celte regie, et le genre Anophthal 
mus en presente certainement. En voici la preuve : VAn. crypticola fut 
decouvert primitivement dans la grotte d Espugue, qui depuis quelques 
anne"es est devenue trop seche pour renfermer des Coleoptere aveugles. 
Get Anophtalme presentait sur le troisieme interstrie des elytres trois 
pores setigeres. D autre part, on avait capture dans la grotte dlsault, 
pres d Encausse, une espece tres-semblable au cnjpticola, mais en difle- 
rant par le nombre des memes pores, qui etait de quatre bien marques. 
M. de Saulcy, se basant sur ce caractere etsur d autres legeres differences, 
avait le projet de le decrire sous le nom de Theseus. II desirait seulement 
en voir un plus grand nombre d exemplaires. Cette prudence etait tres- 
sage. Nous sommes, en effet, alles chercher le soi-disant Theseus, et sur 
les vingt-trois individus que nous avons rapportes, nous avons pu cons- 
tater tousles passages entre les deux types. Certains de ces individus 
presentaient meme trois pores sur une elytre et quatre sur 1 autre. J en ai 
done conclu qu il ne fallait pas se fier a ce caractere, et c est ce qui m a 
decide a ne voir dans Vinsequalis qu une race et non une espece. J ajoute 
que M. de la Brulerie, n ayant entre les mains qu un exemplaire de ce 
dernier, peut-etre mal conforme, n a pu etre frappe comme moi, qui eu 



6 

ai eu sept on huit, de la disposition des pores qui lui cut paru bien plus 
singuliere que la longueur un peu diffe rente des antennes. 

L exemplaire de V Anophthalmus Trophonius, snr lequel j ai fait ma des 
cription, a e te trouve" par M. Pabbe" Delherm de Larcenne et portait Mi- 
quette : Mas-d Azil ; mais M. Bauduer m a affirmS, si mes souvenirs sont 
exacts, qu il avail e te pris dans une petite grotte voisine de celle-ci. 
Serait-ce celle de Peyrounard ? Avis aux chasseurs. 

J ajoute anssi en passant que, d apres ce que j ai entendu dire, le pre 
mier exemplaire connu de V Anophthalmus Minos aurait e te pris, non 
dans la caverne de Lombrive, mais dans une autre cavite" qui en est voi 
sine, celle de Fontanet. II serait done desirable que Ton visitat toutes les 
grottes que Ton signale dans ces parages, ce que nous n avons pas eu le 
temps de faire. 

M. de la Brulerie de"crit sous le nom ftoviformis un Adelops du Queire. 
II croit que cette espece ne petit etre le wphosinus, parce que ce dernier 
est signale" comme habitant une grotte des environs de Prat. Je lui ferai 
remarquer que M. dc Saulcy e"tait jusqu ici le seul possesseur de cet 
insecte, qui ne peut provenir que de ses propes chasses ou de celles du 
guide Manaud. Or, tons deux out explore la grotte du Queire. II n y aurait 
done rien d impossible a ce que ce fut bien la 1 habitat du wphosinus, 
6gare ou melange depuis dans un flacon avec d autres especes provenant 
du meme de"partement. 

Les Adelops de Montesquieu, de la Bastide et de 1 Herm different sen- 
siblement entre eux. Si je n ai pas ose" les de"crire, c est que, signalant deja 
dans ma notice douze Adelops nouveaux, j ai eu peur que le chiffre de 
nos de"couvertes ne parut par trop exorbitant. Cependant, puisque je suis 
en conformite d opinion avec M. de la Brulerie, je saisis avec empresse- 
ment Poccasion qu il m offre de lui dedier une espece appartenant a un 
genre qu il a si bien etudie. Je donne done a la suite de ces reflexions les 
deux diagnoses d especes nouvelles. 

M. de la Brulerie elucide defmitivement la question des Pristonychus 
pyreneens. G est un vrai service rendu a la science. La supposition que 
toutes ces pretendues especes n en formaient qu une, e"tait, comme 1 a dit 
avec raison notre collegue, trop radicale. Aussi Pavais-je e mise avec beau- 
coup de precautions. Je n aurais pu me faire une opinion definitive d abord, 
parce que je n avais pas de types entre les mains, mais surtout parce que 
je n ai pu examiner chez moi le produit de mes chasses. En effet, mon lot 
de Pristonychus s est perdu en route, et j ai du seulement formuler Pirn- 



i 7 . 

pression que nous avions ressentie en les regardant superficiellement pen 
dant notre excursion. Je suis cependant heureux que I e"tranget6 de ma 
supposition ait provoque des Etudes et amen6 des conclusions que Ton 
peut considerer comme terminant les de"bats. J 6tais, du reste, plus pres 
de la v6rit6 qwe M. Schaufuss, puisqu au lieu de onze especes pyre"nennes 
e nume rees par cet auteur, je pensais qu il n y en avait qu une. Or, M. de 
la Brulerie, apres avoir e"limin6 Vangustatus, qui est propre aux Alpes, et 
qui se rattache peut-etre encore a Voblongus, n en reconnalt que deux : 
Vincequalis (ancien subcyaneus) et Voblongus. 

Une derniere reponse a la critique de M. de la Brulerie. Mon collegue 
conteste mon assertion que la temperature et la nature du sol sont le plus 
souvent les memes dans les grottes. II a e"videmment mal compris ma pen- 
see. Je n ai pas dit que le sol et la temperature soient identiques dans des 
grottes differentes. J ai voulu dire que, dans la meme grotte, les milieux 
variaient peu. G est pourquoi j ajoutai : Et cependant nous trouvons 
cote a cote des especes distinctes, dont chacune est fidele a son genre de 
vie originel. Je ne donne pas mon argument pour plus qu il ne vaut. II 
s e"taie, cependant, sur un fait qu il est impossible de contester : a Aubert, 
les Anophthalmus Cerberus et Pluto, les Adelops clavatus et Diecki sont 
meles ; a Belharram, trois Anophthalmus ettrois Adelops ; a Castel-Mouly, 
quatre Anophthalmus, etc. Comment done expliquerait-on qu on ne saislt 
pas de transitions entre ces especes cohabitantes, si elles provenaient d un 
meme type? Et pourtant elles se perpetuent dans un milieu toujours 
identique, sans qu on puisse sentir dans leurs formes la moindre tendance 
a s unifier I 

Voici les diagnoses de deux Adelops nouveaux : 

ADELOPS PIOCHARDI Ab. Long. 2 5/6 mill. Brunneo-tcstaceus, 
ovatus, parum convexus, postice parum attenuatus, stria suturali parum 
conspicua ; sutura ipsa depressa ; elytris transversim striolatis, pcdibus 
antennisque elongatis, his ad apicem sat crassis, articulis antennarum 7, 
9, 10 in feminu, 5, 6, 7, 9, 10 in mare modice inflatis ; tarsis antcrio- 
ribus in mare fortiter dilatatis, patellam formantibus. 

Cette espece, de"diee a M. Piochard de la Brulerie, est tres-voisine de 
mon Saulcyi. Elle s en distingue par sa taille plus avantageuse, son cor 
selet plus visiblement sinue" a la base, les tarses anterieurs du male pro- 
portionnellement plus allonges, les articles des antennes de ce m&me sexe 
plus massifs, mais proportionnellement moins elargis; enfln les tibias 



anterieurs du male sont moins elargis a 1 extremite, moins courbes et 
garnis sur leur tranche externe d e"pines plus nombreuses et plus appa- 
rentes. 

Grotte de la Bastide de S6rou (Arie"ge). 

ADELOPS HERMENSIS Ab. Long. 2 A/ 5 mill. Rufo-testaceus, satis 
convexus, postice attenuatus, stria suturali parum conspicua, sutura ipsa 
depressa, elytris transversim striolatis, pedibus antennisque parum elon- 
gatiSj harum articulis 7, 9, .1 in femina inflatis. Mas tatet. 

Je n ai vu que des femelles de cette espece, qui se distingue des deux 
pre"cite"es par son corps plus convexe et moins large et la forme tres-tran- 
che"e des antennes, sensiblement plus courtes , leurs articles plus dilates , 
ceux de la massue plus courts, le huitieme surtout plus court et plus 
large que dans le meme sexe de ses deux conge"neres. 

Grotte de THerm (Arie ge). 

M. Piochard de la Brulerie, au sujet de cette communication, dit qu en 
critiquant le parti qu avait pris M. Abeille de Perrin d imposer un nom a 
une varied locale de V Anophthalmus Cerberus, il n avait pas me"connu les 
raisons, plus plausibles dans ce cas particulier que dans beaucoup d autres, 
qui peuvent justifier cette maniere d agir; il voulait seulement exprimer 
qu a son avis on devrait clonner des noms aux especes seulement et renon- 
cer d une maniere absolue a 1 usage de nommer des varieUs on des races. 
M. A. Fauvel, dans Introduction de sa Fame Gallo-Rhenane, avait deja 
emis cette opinion. 

L influence des milieux sur la formation des especes, dans les grottes et 
horsdesgrottes, pourrait donner lieu a de tres-longues discussions. M. de 
la Brulerie reviendra peut-etre un jour sur ce sujet ; aujourd hui il se con- 
tente de dire qu il est absolument d accord avec M. Abeille de Perrin, au 
moins sur ce point : que la coexistence actuelle dans un meme milieu de 
plusieurs especes tegitimes d un meme genre n est pas une raison pour 
que ces especes tendent a se fondre en une seule, ni pour qu elles 
adoptent un genre de vie tout a fait identique. 

M. Eugene Simon pre"sente des observations synonymiques sur les 
Nemesia : 

Au moment ou la Socie"t6 royale des Sciences de Liege imprimait mon 
travail intitule" : Araneides nouveaux ou pen connus du midi de I Europe, 
2 e memoire, renfermant plusieurs descriptions de Nemesia, M. Moggridge, 



observateur habile et original , faisait paraitre im joii volume intitule : 
Harvestings-hants and trapp-door Spiders, dont la seconde partie est 
consacre e aux Nemesia et Gteniza des environs de Menton. 

Les fails de moeurs sont dus a M. Moggridge, mais les descriptions des 
especes observers, qui sont au mombre de quatre : Nemesia cxmentaria, 
meridionalis, Eleanora et Gteniza Sauvagei, ont eHe" confines au R6v. O.-P. 
Cambridge, arachnologue bien connu. 

M. le professeur Waga, qui s est renconlre* a Menton avec M. Moggridge 
et qui 1 a aide dans ses recherches, a bien voulu me montrer les types 
des trois Nemesia qu il tient de 1 auteur lui-meme, et j ai pu les comparer 
avec soin aux especes que j ai decrites sous les mcmes noms. Leur syno- 
nymie donne lieu aux remarques suivantes : 

1 NEMESIA C.EMENTARIA O.-P. Cambridge in Moggridge. C est I es- 
pece si commune en Corse, que j ai de"crite sous le nom de N. meridio 
nalis (Lie"ge, 1873). Elle est bien differente de la cxmentaria de Latreille, 
qui parait habiter les environs de Montpellicr, les Pyrenees-Orientales et 
le nord de 1 Espagne, mais non la Provence el ritalie. Est-ce Ja Mygcdc 
meridionalis de M. Costa, comme je Tai cru? c est une question difficile 
ft resoudre , peut-etre m6me insoluble, car la description de M. Costa 
s applique aussi bien & celtc espece qu aux deux suivantes. Je crois done 
qu il vaut mieux 1 appeler Nemesia meridionalis, comme je 1 ai propose, 
que de creer un nom nouveau. 

2 NEMESIA MERIDIONALIS O.-P. Cambridge. Cette espece m etail 
tout a fait inconnue ; comme M. O.-P. Cambridge en fait la remarque, il 
est Ires-probable que celle Nemesia est la femellc de la Nemesia Mandcrst 
jernss Ausserer, de Nice, dont le male seul etait connu jusqu ici. Ce der 
nier nom peut lui e"tre conserve". 

3 NEMESIA ELEANORA O.-P. Cambridge. Cette Nemesia est commune 
en Provence ; elle se trouve dans les Alpes jusqu a Briancon ; je la consi- 
d^rais aussi comme espece nouvelle avant de connaitre 1 ouvrage de 
M. Moggridge. 

En resume, je crois que la synonymie des trois Nemesia qui ont fait 
Fobjet des observations de M. Moggridge peut etre etablie comme suit : 

1 NEMESIA MERIDIONALIS Costa. 
? Uygale meridionalis Costa. 



10 - 

Nemesia badia Ausserer. 

cxmentaria O.-P. Cambridge. 

meridionalis E* Simon. 

2 NEMESIA MANDERSTJERN^ Ausserer. 
Nemcsia meridionalis O.-P. Cambridge. 

3 NEMESIA ELEANORA O.-P. Cambridge. 

M. Maillefer annonce que depuis plusieurs anne"es il a entrepris un 
ouvrage devant comprendre la description de tous les Col6opteres connus. 
II compte transcrire les descriptions originales des especes indique"es dans 
le Catalogue de MM. le docteur Gemminger et le baron de Harold, y 
joindre les descriptions des especes publiees posterieurement et donner 
une figure pour chacune d elles. 

Depuis cinq ans qu il s occupe de ce travail, qui devra former un grand 
nombre de volumes, il n a pu encore terminer presque complement que 
la familli des Gicinde lides et preparer en partie celle des Staphylinides, 
dont il fait passer le texte et les dessins sous les yeux de la Societe. 

Comme ce travail exigera encore un certain nombre d annees pour etre 
termine, et afm de pouvoir le publier plus tot, il demande si quelques- 
uns de nos confreres ne voudraient pas lui accorder leur collaboration. 

Membre recu. M. Manuel-Antonio Aguilera, docteur en me"decine et 
chirurgie (Entomologie generate), a la Havane (Cuba), presente par M. L. 
Buquet, au nom de M. Poey (commissaires-rapporteurs MM. Chevrolat et 
L, Reiche). 



Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du 4 C tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en 
informer immediatement les Tr6soriers ou le Secretaire, comme aussi de 
les avertir de tout changement apporte" ulte^ieurement a leur adresse. 



11 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par N. Louis BEDEL, Archivistc adjoint. 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 



* Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences, t. I, n 1. Brocli. 
Buffalo, 1873. Une pi. lithogr. 

AUG. GROTE, p. 1, Description of New North American Moths. 
ID., p. 17, Catalogue of the Sphingicte of North America. 
ID., p. 29, Catalogue of the Zygaenida3 of North America. ID., 
p. 37, Conclusions drawn from a study of the Genera Hypena and 
Herminia. 

Comptes rendus de I Academic des Sciences, t. LXXVI, l cr semestre 
1873, n" s 12 (en retard), 19 et 20, et Tables du 2 e semestre 1872. 
FAUCON, p. 766, Le Phylloxera vastatrix, ce qu il devient en 
hiver. E. ROBERT, p. 785, Sur les moyens employe s par les 
Lombrics pour defendre I entre e de leurs galeries souterraines. 
GOUBAREFF, p. 795, Sur les phenomenes d hibernation offerts par 
des Mouches soumises a des alternatives de chaud et de froid 
excessif, en Russie. 

Comptes rendus des seances de La Societe cntomologique de Belgique, 
n ot 85 et 86, avril et mai 1873. 

N 85. F. PLATEAU, p. 5, Analyse du Traite e"Iementaire d En- 
tomologie de M. Maurice Girard. P. BAUDUER, p. 9, Chasses 
dans les Landes pendant 1 hiver. D r CANDEZE, p. 12, Note sur le 
Pantodinus Klugi, considere" comme Cetonide. QU^DVLIEG, p. 13, 
Trois Le"pidopteres nouveaux pour la Belgique. DE BORRE, p. 14, 
Y a-t-il des faunes naturelles dislinctes a la surface du globe et 
quelle me thode doit-on employer pour arriver a les definir et les 
limiter ? 



12 - 

N 86. WEINMANN, p. 8, Note sur 1 education du Syntomis 
Phegea. 

Memoirs of the Boston Society of Natural Sciences, t. II, part I, n 08 1 
et 2, part II, n 1 (5 pi. noires). 1871-72. 

Part II. D r PACKARD, p. 1, On the development of Limulus 
Polyphemus (3 planches noires). 

Proceedings of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia., 
parts I-III. 1871. 

TH. MEEHAN, p. 51, Observations on Reduvins novenarius. 
D r LEIDY, p. 53, On Taenia mediocanellata. Lieut. DUTTON, 
p. 112, On Silurian and Devonian Brachiopoda. ELLIOTT COTJES, 
p. 120, Notes on the Natural History of Fort Macon and vicinity 
(Crustacea decapoda). Prof. THOMAS, p. 149, Contributions to 
Orthopterology. EDW. COPE, p. 295, On a Species of Galeodes. 
ID., p. 297, On the Fauna of the Wyandotte Gave (Crus- 
taces, Arachnides, Insectes). MEEK, p. 308, Descriptions of New 
Western Paleozoic Fossils (Crustace s, p. 331). 

Proceedings of the Boston Society of Natural History, t. Xllf, 1869- 
1871 (1870, p. 369-435, fin; 1870-71, p. 1-224). 

1870. D r PACKARD, p. 381, Catalogue of the Phalaanidse of 
California. - ID., p. 405, New or Rare American Neuropta, Thy- 
sanura and Myriapoda. 

1870-71. D r PACKARD, p. 13, Embryology of Isotoma, a Ge 
nus of Podudda3 (figures). MINOT, p. 55, Notes on the Flight 
of Butterflies. D r PACKARD, p. 60, On Limulus Polyphemus. 
P. UHLER, p. 93, Notices of some Heteroptera in the Collection of 
D r Harris. DALL, p. 123, On the Relations of the Class Brachio 
poda. HYATT, p. 136 (meme sujet). SPRAGUE, p. 206 (note 
sur les Scolytides). 

* Revue et Magasin de Zoologie, 1871-1872, n 4-12, pi. n. et col. 

DE CHAUDOIR, p. 101, 138, 168, 212 et 241, Especes nouvelles 
de Carabiques troncatipennes et remarques synonymiques. CHE- 
VROLAT, p. 16 et 107, Revision des Gle"onides (Catalogue). TH. 
DEYROLLE, p. 18, 64 et 275, Etudes sur les Lgpidoptferes du genre 



13 

Pavonia (pi. col). DOURS, p. 293, 349, 396 et 419, Hyme no- 
pleres nouveaux du bassin mediterraneen. G. D EMICH, p. 63, 
Lepidopteres de Transcaucasie. FAIRMAIRE, p. 60, Cole"opteres 
nouveaux du Maroc (Garabus et Neomarius, n. gen.). GINTRAC, 
p. 237, Non-contagion de la maladie des Vers a soie. GILNICKI, 
p. 466, Catalogue des Cicindelides et Carabiques recueillis en Asie- 
Mineure par M. Th. Deyrolle. GUERIN-MENEVILLE, p. 458, Ma 
ladie de la Vigne. ID., p. 27, 123, 189, 363, Se"riciculture. 
JEKEL, p. 405, Note sur le genre Caccobius. LUCAS, p. 143, 
164, 207, Note sur le Theridium tepidariorum. MABILLE, p. 61, 
Le"pidopteres nouveaux de France. OBERTHUR, p. 480, Catalogue 
des Lepidopteres rapporte"s d Asie-Mineure par M. Th. Deyrolle 

(pi. COl.). PlOCHARD DE LA BRULERIE, p. 173 et 221, ESpCCe et 

varied geographique. POUCHET, p. 110, 129, 183, 225, 261 et 
312, Influence de la lumiere sur les larves de Dipteres privces 
d organes exterieurs de vision. ROUSSANE, p. 237, Non-conta 
gion de la maladie des Vers a soie. SCUDDER, p. 66, Le~pido- 
ptere fossile (Satyrites) d Aix en Provence. - E. DE SELYS-LONG- 
CHAMPS, p. 175, Note sur plusieurs Odonates de Madagascar et des 
lies Mascareignes. SIMON, p. 51 et 97, Etudes sur les Scorpions. 
TOURNIER, p. 250, Coleopteres nouveaux (Clavicornes et Magda- 
linus) d Europe. ID., p. 257, Catalogue des Longicornes recoltes 
en Asie-Mineure par M. Th. Deyrolle, et description des especes 
nouvelles. 

(Get ouvrage a ete donnS par le Ministere de 1 Instruction pu- 
blique.) 

* Revue medicate de Toulouse, T ann^e, n 5. Toulouse, 1873. Q 

Transactions of the New-York State Agricultural Society, 1869 et 
1870, 2 vol. 

Annee 1869. ASA FITCH, p. 494, Thirteenth Report on the 
noxious, beneficial and other Insects of the State of New-York. 

Annee 1870. ASA FITCH, p. 355, Fourteenth Report on the 
noxious, beneficial and other Insects of the State of New-York. 

Verhandlungen der k. k. zoologisch-botanischcn Gesellschaft in Wien, 
t. XX (16 pi.), 1870, et t. XXI (14 pL), 1871. 
Tome XX. WiNNERiz, p. 3, Heteropeza und Miastor. ID., 



14 

p. 9, Die gruppe der Lestreminae. V. BERGENSTAMM, p. 37, 
Ueber die Metamorphose von Platypeza holosericea. MANN, 
p. 37, Beitrag zur Lepidopteren-Fauna von Raibl in Ober-Karnten. 
Baron NOLKEN, p. 59, Cidaria tristata und funerata. GREDLER, 
p. 69, Rhynchota tyrolensia. TSCHEK, p. 109 et 403, Beitrage 
zur Kenntniss der b slerr. Cryptoiden. D r KRIECHBAUMER, p. 157, 
Vier neue Hummelarlen (Bombus, etc.). MILLER, p. 219, Zwei 
neue Otiorhynchus-Arten. VON FRAUENFELD, p. 235, Ueber Ver- 
tilgung des Rapskiifers. D r FIEBER, p. 243, Dodecas neuer Gat- 
tungen und neuer Arten europaischer Hemiptera. ROGENHOFER, 
p. 869, Ueber die synonymic und die fruheren Stande von Earias 
insulana und Beschreibung einer neuen Art. D r MAYR, p, 939, 
Neue Formiciden. 

Tome XXL TSCHEK, p. 37, Ichneumonologische Fragmente. 
MANN, p. 69, Beilrag zur Kenntniss der Lepidopteren-Fauna des 
Glockner-Gebietes nebst Beschreibung drei neuer (Microlepidopt.) 
Arten. BRAUER, p. 103, Ueher zwei neue in Mexico entdeckte 
Insekten (Phryganide et Agrionide). ID., p. 107, Beitrage zur 
Kenntniss der Lebenweise und Verwandlung der Neuropteren (Mi- 
cromus, Panorpa et Bittacus). AUSSEREU, p. 117, Beitrage zur 
Kenntniss der Arachniden-Familie der TerritelariaB (Mygalidae au- 
tor.). D r MAYR, p. 399, Die Belostomiden. TSCHEK, p. 797, 
Neue 6 sterreichische Gynipiden und deren Gallen. ADSSERER, 
p. 815, Neue Radspinnen (Aran&des). Low, p. 841, Zoolo- 
gische Notizen : I. Beobachtungen iiber das Eierlegen und Spinnen 
der After- oder Bucherskorpione (Pseudoscorpiones, V. Obisida) ; 
II. Ueber die Metamorphose und Lebenweise von Trioza flavipen- 
nis. WINNERTZ, p. 847, 14 neue Arten der Gattung Sciara. 
D r FORSTER, p. 873, Monographic der Gattung Hyteus. KOLAZY, 
p. 1085, Ueber die Nahrung der Gattung Gryllotalpa vulgaris. 
D r GRABER, p. 1091, Ueber Polygamie und anderweitige Gesch- 
lechtsverhaltnisse bei Orthopteren. ID., p. 1097, Ueber die 
Ursprung und Bau der Ton-Apparate bei den Akridiern. 
WEYENBERGH, p. 1201, Ueber Fliegenschwarme. HOFFMANN, 
p. 1261, Ueber Aufbewahrung mikroskopischer Praparate. 



15 

OUVRAGES DIVERS. 



* CANESTRINI (Prof. G.). Nuove specie italiane di Aracnidi. Padoue, 

1873 (broch. in-8 extr. des Atti della Societa Veneto-Trentina). 

* QILEDVLIEG. Les Papillons diurnes de Belgique. Broch. in-12, avec 

carte teinte"e. Bruxelles, 1873. Offert par M. Preudhomme de 
Borre au nom de 1 auteur. 



Avis 

L Excursion entomologique annuelle anx environs de Paris aura lieu 
dans la foret de Fontainebleau, le dimanche 15 juin prochain. 

Prendre des billets d aller et retour (valables du samedi matin au Iwidi 
soir) au chemin de fer de Lyon, boulevard Mazas. 

Departs de Paris, le matin, a 7 h. 55 m. et 8 h. 40 m. 
de Fontainebleau, le soir, a 8 h. 18 m. et 9 h. 30 m. 

Rendez-vous a Fontainebleau, a 10 heures 1/2 precises, a I h&tel du 
Gygne, Grande-Rue. 



Par decision prise dans la stance du 28 mai 1873, chaque note insdree 
dans le Bullelin des stances nedevrapas comprendre a Tavenir plus d une 
page d impression. 

Nous prions nos confreres de se conformer h cette decision s ils ne 
veulent pas que la Societe soit contrainte ou de reduire l e"tendue des 
travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier dans les Annales et non 
dans le Bulletin. 



Toutes les reclamations relatives au Bulletin, ainsi que les demandes 
d envoi a 1 etranger (contre remboursement des frais de transport] doivent 
fetre adress6es au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Button, 27, 
qui est charge" de 1 exp^dition du Bulletin des seances. 

Paris, 7 juin 1873. 



EXTRAIT DU REGLEMENT 

DE LA 

SOClfiTE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Amice f 873. IS - dc sa fonclallon. 



Le montant de la cotisation, pour les Membres de la Socie^e", est 
par an, de : 

24 fr. pour les Membres residant a Paris; 

26 fr. pour les Membres habitant tant en France qu a 1 gtranger. 

Les Membres residant a Paris paient leur cotisation d avance et par 
trimestre. 

Les Membres non residanl a Paris doivent faire parvenir la leur au 
Tresorier de la Society sans frais, immediatement apres Cannonce de 
leur nomination, et, pour les a:nn6es suivantes, dans le courant du rnois 
de Janvier. 

Les Membres de la Socie"t ne recoivent leurs Annales que par la So- 
ciete. Les numeros auxquels ils ont droit sont envoyes francs de port, 
jusqu a residence, aux Membres non residants (hors Paris et a 1 etranger), 
apres reception de leur cotisation de l anne"e courante. 

La Societ^ correspond par I entremise de son Secretaire, de son Treso 
rier et de ses Archivistes-Bibliothecaires. Le premier a dans ses attribu 
tions la correspondance scientifique ; le second, celle qui concerne le 
recouvrement des cotisations et Tenvoi des numeros des Annales, el les 
derniers, ce qui regarde la Bibliotheque. Les lettres et paquels doivent 
etre adresses, francs de port, & M. E. DESMAREST, Secretaire, rue Linne", 3 ; 
a M. L. BUQUET, Tresorier, rue Saint-Placide, 52 ; et a M. J. FALLOU, 
Archiviste-Bibliotliecaire, rue Hautefeuille, 30, & Paris. 

Pour tout ce qui a rapport au Bulletin bi-mensuel, s adresser au Tre 
sorier adjoint, M. fimile RAGONOT, rue de Buffon, 27. 

NOTA. Pour ne pas eprouver de retard dans Tenvoi de leurs Annales, il 
est essentiel que MM. les Membres francais et etrangers adressent, dans 
le courant de Janvier de chaque annee, le montant de leur cotisation au 
Tresorier de la Societe, soit par un mandat sur la paste aux lettres } soit 
par la voie du commerce. 

Tout Membre doit la cotisation de I ann^e dans laquelle il a e"t6 recu, 
quelle qu en soit la date, et recoit, en consequence, les Annales de ladite 
ann6e. 

Chaque auteur d un memoire insure dans les Annales (a Texception du 
Bulletin] a droit a un tirage a part de 20 exemplaires (texte et planches 
noires}. Au dela de ce nombre il doit en faire la demaude. Le prix des 
tirages a part supplementaires est de 5 centimes par feuille d impression, 
de 10 centimes par planche noire et de 30 centimes par planche colorize. 
L auteur doit informer le Secretaire ou le Tresorier de ses intentions a 
cet egard en meme temps qrfil envoie son travail, et solder les dits tirages 
aussitot apres Timpression de son m^moire. 



PARIS, Typog. FfiLIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22, 



N S. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par III. E. nESitf AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



La prochaine seance de la Societe (25 juin 1873) aura lieu dans 
le nouveau local qui vient de nous etre accorde par M. le Prefet 
de la Seine, a la Mairie du VI e arrondiesement (place Saint- 
Sulpice). Reunion a 7 heures 1/2 du soir. 



Seance du 11 Juin 1S73. 

Prudence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

S3 mcmbres presents. 

M. Achille Raffray, de Boghari (Algerie), assiste a la stance. 

Communications. M. L. Buquet donne lecture de la notice nScrologiquO 
suivante sur M. A.-R. Follias : 

Notre 8001616", dej k si cruellement frapp^e depuis quelques mois, dans 
la personne de plusieurs de ses membres , doit enregistrer encore une 
perte re"cente, celle de M. Alexis-Rupert Follias, ne" k Avize (Marnc), en 
octobre 1813. 



A def aut de renseignements precis, que je n ai pu me procurer, sur ses 
premieres anne"es, je me bornenii a dire que, fils de notaire, M. Follias 
avail fait de bonnes Etudes et recu une excellente Education : de la les 
rapports agre"ables et pleins de courtoisie que n ont cess6 d avoir avec 
notre regrelte confrere les entomologisles qui, comme moi, e"toient en 
relations avec lui. 

Bon observatenr, chasseur experiment^, notre collegue s est borne a 
former avec methode et un soin tout particulier une inte"ressante collection 
de Coleopteres; mais, soit exces de modestie, soit faute de loisirs suffi- 
sants, rien n a et6 publte de ses interessantes remarques. 

M. Follias fit tout re"cemment un voyage a Paris, et, bien quMl sc plai- 
gnit de palpitations, causees sans mil doute par les emotions qu il a res- 
senlies lors des derniers ev&iements, rien ne faisait pressentir cependant 
une fin aussi soudaine. 

Ancien negociant, vice-president de la Socie"te de Saint-Vincent-de-Paul, 
a Abbeville, agree pres le Tribunal de Commerce de Reims, M. Fotlias, en- 
toure" de sa famille, est decede dans cette derniere ville, le 12 mai 1873, 
dans sa soixantieme annee. II comptait parmi nous depuis 1863 (1). 

M. H. Lucas communique la note suivante, relative a un Cionide 
appartenant au genre Nanophyes de Schonherr : 

J ai la satisfaction de faire passer sous les yeux de la Societe plusieurs 
individus vivants du Nanophyes burisei, que j ai de"crit et figur6 dans mon 
ouvrage sur les Animaux article s de TAlge^ie, t. If, p. 460, pi. 38, fig. 10 
(1849), et qui ont ete observes dans des conditions assez particulieres. 
M. le docteur Cordier ayant passe Thiver en Alg^rie, m a rapport^ a son 
retour plusieurs galles qu il a renconlr^es sur V Umbilicus pendulinus de 
Candolle. En examinant ces excroissances, qui fixent 1 attention par leur 
forme irre"guliere, j ai remarqu6 qu elles presentaient a leur surface des 
ouvertures plus on moins arrondies, a bords fletris, et paraissant d^ja 
anciennes. J ouvns plusienrs de ces excroissances, et dans chacune d elles 
j ai eu le plaisir de rencontrer cinq a six individus du Nanophyes Durisei. 
Gette julie petite espece, qui est assez agile, dont les antennes sont sans 
cesse en mouvement, se nourrit de la seve tres-abondante que contiennent 
ces galles, dans lesquelles elle ^tablit des galeries sinueuses et pro- 



(t) La Collection de M. Follias est en vente. S adresser a M rae Follias, sa veuve, 
rue Colbert, 22, a Reims (Marne). 



fondes. Lorsque Ton examine ces excroissances, tres-dures au toucher, on 
remarque qu elles ont unc teinte carmine e tres-foncee; elles sont isolees*, 
quelquefois reunies cependant et affectent une forme arrondie ou ova- 
laire. Ces excroissances ou hypertrophies, qui acquierent un certain de>e- 
loppement, ont ete trouvees en juin, aux environs d Alger, el, suivant 
M. le docleur Cordier, ces galles ne seraient pas rares sur Y Umbilicus 
pcndulinus. 

M. Al. Laboulbene, a la suite de la communication de M. II. Lucas, dit 
que Leon Dufour a decrit et figure une larve gallicole du Nanodcs hemi- 
sphaericus OLIVIER et sa nymphe (voyez nos Annales de 185/j, p. 651, 
pi. 19, n III), qui vivent sur le Lythrum hyssopifotium, aux environs de 
Saint-Sever. 

M. Charles Brisout de Barneville presente quelques observations sur 
les genres Heterocerus et Parnus : 

En etudianl les Heterocerus et les Parnus avec le dernier travail que 
viennent de faire parailre MM. Mulsant et Rev, j ai (He, amen6 & faire 
quelques observations nouvelles qui ne seront pas sans interet. 

IS Heterocerus murinus Kies., qui me paralt n avoir que dix articles aux 
antennes, presente une massue petite, compacte et ovalaire. 

Toutes les autres especes ont les antennes composees de dix a onze 
articles, avec une massue oblongue dentee en scie interieurement. 

Les Heterocerus hispidulus Kies., curtulus Fairm., marmota Kies. et 
minutus Kies. n ont que dix articles aux antennes, les troisieme et qua- 
trieme 6lant tres-petits, la massue est composee de six articles. Chez ces 
especes les plaques abdominales sont entierement fermees. 

Je rapporte au curtulus Fairm. une petite espece- d Alg^rie voisine 
du marmota, mais un peu plus petite. 

Les autres especes presentent onze articles aux antennes, la massue 
etant de sept articles. 

Six de ces especes ont les plaques abdominales completement fermees. 
Ce sont les Heterocerus maritimus Guerin, pruinosus Kies., intermcdius 
Kies., crinitus Kies., curtus Rosenh., senescens Kies. (punclatus Ch. 
Bris.). 

MM. Mulsant et Rey n ont pas connu plusieurs de ces especes, qni se 
trouvent en France. 

Le maritimus Gue"rin est tres-voisin du marmola, mais bien distinct 



par ses antennes de onze articles ; il se prend sur les bords de la Manche 
et aussi en Andalousie et en Algerie. 

Le pruinosus Kies. est tres-repanclu dans toute la partie meridionale de 
la France; il est tres-commun dans la vallee de la Soudon, pres de Geneve. 
II se distingue de Vhispididus, auquel il ressemble beaucoup, par sa 
ponctuation un peu plus forte, son corselet tache" de rouge au milieu et 
ses antennes de onze articles. 

Je rapporte avec quelque doule a \inlermedius une espece re"colte"e par 
Delarouze"e aux environs de Pau, mais qui parait corresponds a la des 
cription. 

Le curtus a e"te pris dans le departement du Var par feu de Baran. 

Le sencscens Kies., qui est idenlique a mon punctatus, a ete capture" a 
Arcachon par le docteur Marmoltan. 

Toutes les autres especes ont les antennes de onze articles, avec les 
plaques abdominales non ferme es au cote" interne. 

Chez les Parnus, les articles des antennes sont tres-difficiles a coinpter, 
aussi je n ai pu constater la presence du troisieme article, que Jacquelin 
Daval assure avoir vu; MM. Mulsant et Rey, comme ce dernier, admettent 
onze articles aux antennes. J accepte done le troisieme article comme bien 
constate". 

Gependant, en e"tudiant les differentes especes du genre, je me suis 
apercu que trois de ces especes avaient un article de moins a la massue : 
ce sont les Parnus strialo-punctatus Heer, pilosellus Er. et striatdlus 
Fairm. et Ch. Bris. Les antennes ne sont ici que de dix articles, la massue 
en presentant sept. 

Cette observation etablit done d une maniere tres-nette la separation 
du striatellus et du prolifericornis. 

Toutes les autres especes ont la massue des antennes composed de huit 
articles. 

M. le docteur Al. Laboulbene pre"sente quelques observations a la suite 
de cette communication; il dit que deja Le"on Dufour avait signale la 
grande difficulle de re"tude des antennes du Parnus et conseille" de faire 
macerer un peu cette antenne pour en de boiter et mettre en Evidence les 
articles (Annates des Sciences naturelles, 2 e serie, 183Zi, et pi. 2, fig. 12). 

M. Charles Brisout de Barneville annonce qu il a trouv6 dans la for6t 
de Marly VHarpalus pygmxus Dej., espece meridionale; le Bledius femo- 



5 

ratis Er. (sus Aube) en quantity et un Stenus, probablement le trivialis Kr., 
indique du Tyrol. 

M. E. Ragonot lit la note qui suit, dont Fimpression in extenso cst 
decidee : 

J ai eu occasion de parler dans les Petites-Nouvclles des mceurs et des 
fourreaux des chenilles du genre Coleophora; dans le but d encourager les 
microlepidopteristes debutants a rechercher par eux-memes ces chenilles, 
j ai 1 honneur de presenter a la Socie"te une lisle des especes que j ai 
observers aux environs de Paris en une huitaine de jours, a la fin de mai 
et au commencement de juin. 

La plupart de ces especes n ayant pas encore e"te sigoale es comme 
appartenant a la faune francaise, je pense que cette liste ne sera pas sans 
inte"ret pour les microlepidopteristes. 

Notre estim6 collegue M. Jourdheuille ayant clonne tous les details an 
sujet des planles nourricieres de ces Le"pidopteres, je pense qu il serait 
inutile d en reparler ici pour toutes les especes. 

Voici les chenilles que j ai pu observer un peu parlout, plus ou moins 
abondamment : 

Badiipennella. Pyrrhulipenmlla. 

Limosipennella. Vibicella. 

Ochripennella. Conspicuella. 

Lutipcnnella. Discordella. 

Fuscedinella. Onosmelia. 

VimineteMa. Ccespititiella. 

Nigricclla. Solitariella. 

Alcyonipcnnella. Grypliipennella. 

Hemerobiella. Troglodytdla. 

PaUiatelia. AnatipenneUa. 
SereneUa. 

Chatcogrammelta. Observe" des mines sur le Cerastium arvensc, a Sucy- 

en-Brie ; mais je n ai pu trouver les fourreaux. 
Auriceila. Commune a Lardy sur le Stachys recta; plus rare sur la 

Eetonica oflicinalis, a Bouray, Senart et Fonlainebleau. 
Conyzds (?). J ai trouve sur rinula conyza un fourreau ressemblant un 

peu a celui de I 1 Auriceila, mais plus e"lroit et plus fonce"; il est 

possible que ce soit le fourreau dc la Conyzse, 



Coronillae (?). Trouvd des fourreaux sur la Coronitla varia, a Lardy. 
Le fourreau ressemblo tellement celui dc la Sereneila qui vit 
sur I 1 Astragalus, le Golutea et VHippocrepis comosa, que, pour 
etre fix6, je dois altendre l^closion du papillon, qui est bien 
different de la Scrcmlla. II est possible que cela ne soil que la 
Screnclta, car M. Stainton m ecrit que le fourreau de la Coro- 
nillse se trouve sur les graines et qu il est droit et cylindrique ; 
rnais nion type de la Coronillse est accompagne" d un fourreau 
semblable & celui de la Sercnella. 

Ditclla. Trouvee communement sur Y Artemisia campestris, a Lardy el 
dans la foret de Fontainebleau (vallee de Jauberton). 

Csslibipennella. Plusieurs sur V Artemisia campestris et YA. vulgaris, 
a Bouray. 

Ochrea. Plusieurs a La Varenne, sur YHelmnthemurn vulgare. Ce four 
reau, malgr6 sa grande taille et sa couleur jaunatre, est tres-cliffi- 
cile a trouver, parce que la plante croit en touffes si conside 
rables, que les taches que fait la chenille arretent a peine rceil. 
11 faut beaucoup de patience pour la irouver. La chenille vit aussi 
sur les boutons des fleurs, et lorsque le fourreau y est attache 
on Tapercoit facilement. 

Wockeella. Je n ai obtenu qu un seul fourreau sur \diBetonicaofficmalts, 
malgre toutes mes recherches; mais si c est bien lameme espece 
qui vit sur la Pulmonaria saccharata dans les clairieres herbues 
et ombrage es des bois, elle est assez commune et je 1 ai ren- 
contr^e a Senart el au bois de Notre-Dame. 

Saponariclla. En cherchant avec soin, a Bouray, au pied des plantes 
de Saponaire et sur les brindilles d herbes avoisinantes, j ai trouve 
une quaranlaine de fourreaux et je pris plusieurs papillons. Les 
chenilles ne se Iransforment pas toutes a la meme epoque; j en 
ai qui sont encore actives. 

ChamaedryeUa. J ai recolte une vingtaine de fourreaux sur le Teucrium 
chamsedrys, dans la foret de Fontainebleau (valle"e de Jauberton), 
sur des talus ombrages exposes au midi. 

Lineolea (?). J ai trouve un certain nombre de fourreaux a Bouray surle 
Marrubiwn vulgare. Gomme cetle espece n a jamais ete trouvee 
sur cette plante, je ne suis pas encore bien sur que c est la 
Lineotea ; mais ce n est pas VOchripennella. 



A d autres e"poques j ai trouve les especes suivantes : 

Juncicolella. ParipenneLla. 

Sicci folia. Atbitarsella. 

Annulate lla. 

et j ai pris au vol t 

Leucoapennella. Deauratella. 

Murinipennella. Fuscocuprella. 

Frischella. Currucipennella. 

Albicans. 

Ce qui fait un total de quarante-quatre especes, et il est probable que 
je pourrai augmenter conside rablement cette liste en continuant mes 
recherches. J ajouterai que beaucoup de ces especes peuvent encore se 
rencontrer ce mois-ci. 

M. Lichtenslein adresse une longue note en reponse au travail de 
M. V. Signoret sur le Phylloxera vastatrix, insure dans le nuraero 3 du 
Bulletin des seances de la Sociele. 

Gette notice depassant considerablement la limite assignee a chaque 
communication (decision du 28 mai 1873), la Socie~te decide qu elle sera 
renvoyee a I auleur, afm d en reduirc 1 etendue. 

M. H. Lucas communique la note rectificative suivante : 

J ai fait connaitre dans le Bulletin de nos Annales, Zi e serie, t. X, p. L 
(1870), un cocon remarquable par sa forme et que j ai considere comrae 
e"lant construit par VAtlus Doumerci Walck. Notre confrere M. E. Simon, 
dans son Hist. nat. des Aran., p. 322, fig. 150, 1864, a repr&ente cette 
singuliere habitation et a forme avec TAraneide qui en est en meme temps 
et le constructeur et Tarcliitecle, un sous-genre auquel il a donn6 le nom 
de Lagenicola. D autres auteurs, parmi lesquels je citerai M. E. Simon 
lui-meme, ont depuis e"tudie ce cocon et out reconnu que celle habitation 
n elait pas construile par une Araneide de la famille des Attides, mais 
bien par VAgrseca (Agalemi) brunnea de Black wal, Hist, of Spid. of Great 
Brit., part I, p. 159, pi. xn, fig. 102 (1861). Ce qui a cause cette erreur, 
c est que 1 on trouve assez souvent le cocon de cette Aran6ide entierement 
nu, c est-a-dire non acheve et non entoure" d une toile recouverte a Tex- 
te"rieur de fines parcelles de sable et de terre dispos6es de maniere a 
cacher aux yeux de 1 observateur le tissti blanc argent mat, soyeux, qui 
compose 1 enveloppe, C est dans ces conditions que j ai e tudie derniere- 



_ 8 - 

ment, avec noire confrere M. J. Kunckel, un cocon de celte Aran6ide, 
con tenant des oeufs fecond6s, dont j ai obtenu plusieurs 6closions. En exa- 
minant les jeunes Araneides qui en sont sorties, j ai remarque" qu elles 
sont enlierement d un blanc teslace" et que les organes de la vision sont 
disposes comme chez les especes du genre Agrseca. Quand, au contraire, 
apres avoir 6tudie ce meme cocon ainsi protege, on 1 ispole ensuite de son 
enveloppe, on relrouve cette habitation lelle qu elle a 616 decrite et 
figuree, alfectant la forme d une petite bouteille. Ce cocon, extremement 
curieux par sa forme et sa contexture, que j ai trouv6 assez abondamment 
en Normandie, parliculierement aux environs de Honfleur, est ordinaire- 
ment fixe" aux ramuscules d une petite bruyere designed sous le nom 
d 1 Erica ou de Calluna vulgaris. J ai rencontre aussi cette singuliere 
habitation en Bretagne , particulierement dans les environs de Brest , de 
Roscoff et du Portrieuc. 

M. le docteur Al. Laboulbene, apres la communication de M. H. Lucas, 
dit qu il avail justement prepare dans une boite les coques de YAgelena 
brunnea pour les montrer a la Soci^te". II fait passer sous les yeux de ses 
collegues le cocon non fini, simplement tisse, el a cot6 un autre cocon 
tapiss6 de terre en parlie, mais dont rexlr6mil6 est tronquee comme sur 
le cocon de soie; enfin plusieurs autres monlrenl le dernier degr6 de 
revetement de terre fait par l Aran6ide. 

Notre collogue ajoute qu il a recueilli ces cocons, comme il 1 avait 
annonc6 deja (voyez Bulletin des stances, n 3, p. 8), a Saint-Denis-d Anjou 
(Mayenne) et qu il a obtenu un Hemiteles parasite. Mais il n a vu que la 
femelle aile"e ; il a, cette anne"e, 1 espoir d avoir le male de cette espece, 
qui est grande, Ires-belle, et qui est inconnue a M. le docteur Giraud. 

M. Al. Laboulbene montre, comme objel de souvenir, une lettre 
recue en 1850 et renfermant, colles sur papier, des insectes recueillis et 
envoycs par M. Pandell6. Ces insecles, resits dans un volume d entomo- 
logie aux trois quarts consume" par 1 incendie de sa maison pendant la 
Commune de Paris, sont encore intacls. Beaucoup d entre eux etant inte- 
ressanls par leur provenance pyrene"enne , notre collegue les oflre a 
M. Ch. Brisout de Barneville, President de la Soci6l6. 

Paris, 20 juin 1873. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Cie, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



N 6. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par 1U. i:. DESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



La procbaine seance (9 juillet 1873) ainsi que les suivantes 
auront lieu a la Mairie du Vie arrondissement (place Saint- 
Sulpice). 



Seance du 5 Juin 1873. 

Presidence de Ci. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

2/i membres presents. 

M. Raffray, de Boghari (Alg^rie), assiste a la seance. 

La Soci6t6 tient sa seance dans le nouveau local qui vient d etre mis a 
sa disposition par M. le Prefet de la Seine, a la Mairie du VI e arrondis- 
sement (place Saint-Sulpice). 

Communications. M. Desbrochers des Loges adresse la description de 
trois especes nouvelles de Coleopteres d Europe : 

CORYMBITES PUTONIS. 

, nigro-virescens, griseo-pubescens ; antennis subfilifonnibus in 



2 ~ 

medio vix incrassatis, articulis omnibus Latitudine evidenter longioribus; 
prothoracc subdepresso, insequali, a tatere imprcsso ac sinuate, tarsorum 
anticorwn articulis simplicibus, gracilibus. 

Long. 6 1/2-7 mill.; lat. 1 7/10 mill. 

Le Lioran (Cantal). Plusieurs males, capture s en battant des sapins pres 
de la station du chemin de fer, par MM. le D r A. Puton et L. Lethierry. 

Tres-voisin du C. nivicola, dont 11 se distingue par le prothorax bien 
moins convexe, presque rectilineairement atte nue sur les cote s, avec une 
sinuosite late"rale limitee en dedans par une depression longitudinale ; par 
les articles des anlennes quatrieme a septieme a peine plus longs que 
larges, etc. 

CORYMBITES PAULINOl. 

Cuprxus, parce griseo-sequatiter pubescens; antennis articulo ultimo 
prsecedente longiori; prothorace medio longitudinaliter , profunde sulcato; 
elytris postice non ampliatis, interstitiis exterioribus convexis. 

Long. 15-17 mill. ; lat. A-5 mill. 
Coiimbra (Portugal). Je Pai recu de M. Paulino d Oliveira. 

Ressemble beaucoup au C. tesselatus, variete assimilis, pres duquel il 
doit prendre place ; mais chez cette espece les deux derniers articles des 
antennes sont egaux en longueur, le menton est moins avance en ogive, 
le prothorax est obsole tement sillonne" seulement a la base ou sans sillon, 
et les elytres sont plus ou moins 61argies en arriere. 

DlCHOTRACHELUS KOZIOROWICZI. 

Long. 3 1/2 mill.; lat. 1 1/2 mill. 

Get insecte, que M. koziorowicz a decouvert en Corse, se rapproche 
beaucoup du D. Rudcni. Il en diflere par le prothorax bien plus e"troit, 
a sillon moins profond ; par le scape des antennes mince dans ses deux 
tiers basilaires, mediocrement renfle ensuite, depourvu de soies clavi- 
formes; par la massue allongee, bien plus etroite; par les tibias minces et 
peine garnis de quelques soies e carte es le long de leur tranche externe, 
obsolelement pubescents en dedans; par les elytres, re gulierement con- 
vexes, n ayant pas la suture et Textremite des cotes rendues plus elevens 
posterieurement par des faisceaux de soies claviformes. 

Rostre distinctement sillonne", ainsi que le prothorax. Antennes greles, 



3 

& premier article du funicule obconique-allonge, !es autres successivement 
plus courts, les derniers transversaux. Prothorax aussi long que large, a 
peine arque late"ralement, profonde"ment impressionne" transversalement a 
son bord ante"rieur. tilytres allongees, convexes, en pointe tres-obtuse au 
sommet, a troisieme et cinquieme intervalle Sieve s, non costiformes ; des 
soies tres-claviformes nombreuses en arriere, bien plus rares ante"rieure- 
ment, e"galement deve es, ne rendant pas les cotes des elytres plus sail- 
lantes a la base ; stries assez distinctes, mais a ponctuation obsolete. 
Cuisses marquees , avant le sommet, d une tache de squamules blan- 
cha" tres ; tibias avec une se"rie de soies epaisses en dehors et quelques poils 
en dedans : les anterieurs legerement courbe"s en dedans, seulement au 
sommet; troisieme article des tarses beaucoup plus large que les pre"c6- 
dents. 

M. de Marseul envoie une nouvelle note sur les Leucolxphus : 

Plus heureux que moi, M. H. Lucas a pu obtenir en communication le 
type du Leucotaephus nigropunctatus, et, en le comparant avec des Perrisi 
que possede M. Leprieur, il a conclu que ce ne sont que le male et la 
femelle d une meme espece, corroborant ainsi mes conclusions, qu il avail 
combattues d abord (voir stance du 9 avril, Bulletin n 1, pages 11 et 12). 
Toutefois, je ferai remarquer a notre savant collegue que je possede plu- 
sieurs exemplaires du nigropunctatus en parfait etat de conservation et 
que j avais pu les comparer avec le vrai type, le seul type du Perrisi. 

Quant a son liliputanus, represents" par un seul individu , qui me 
semble une femelle, la disposition des points noirs denudes et des lignes 
de meme nature sur ses elytres, semble au premier coup d*oeil en faire 
une espece diflerente du Perrisi, et il me parait utile d en faire ressorlir 
les caracteres differentiels; mais pour 6tre cornple tement fixe" sur la ques 
tion, il serait prudent d attendre des materiaux plus nombreux : jusque-to 
je maintiens mon doute. 

M. Raffray, a la suite de cette lecture, pre"sente e"galement quelques 
remarques : 

M. Gaston Allard, d Angers, a recu dernierement quelques insectes fort 
curieux venant de Ouargla et de 1 Oued-Souf, dans le Sahara alge"rien, et, 
entre autres, un nombre relativement considerable de Leucolsephus que 
j ai pu examiner dans sa collection. Us appartiennent tous au nigropunc 
Luc., et Perrisi Luc., et sont dans un 6tat parfait de conservation. 



J ai pu constaler combien sont inconstantes les differences invoquees 
pour elablir ces deux especes. Le nombre des epines aux tibias antelieurs 
varie jusque chez un mme individu. La taille et la forme, plus ou moins 
grande et trapue, sont sans nul doute un caraclere sexuel, et j ai remarque 
que le nombre des individus de grande taille et de forme plus trapue etait 
de beaucoup le moins considerable. La ponctuation est aussi tres-variable 
comme intensity ou comme disposition ; mais dans aucun des Leucolsephus 
de M. G. Allard je n ai vu de traces des lignes elevees et de"nudees qui 
ornent les elylres du lilipuianus Luc., dont M. H. Lucas a bien voulu 
me montrer un individu, ni rien qui fit pressentir une transition entre 
les elytres simplement ponctuees de noir des nigropunctatus et Perrisi 
et les elytres a cotes denudees si tranchees du liliputanus Luc. 

Je crois done que cette derniere espece devra etre conserved comme bien 
distincte et les deux autres re"unies en une seule. 

M. Desbrochers des Loges e"crit qu il a capture" a Gaunat, sur des 
bouleaux, au mois d avril dernier, VOrchestes 5-maculatus Chevr. L exa- 
men de cet insecte et d un assez grand nombre d individus qui lui viennent 
de Laval Fa convaincu que cette espece, ainsi que Favait observe" M. H. 
Brisout de Barneville, n est autre que le semirufus Gyll. Les caracteres 
indiques par M. de Marseul (Bulletin 1868, p. LXXVI) n ont rien de cons 
tant : la pubescence est tantot grisatre sans e"clat, tant6t a reflet dore ; les 
taches de nude es, sans disparaitre completement, sont sou vent peu mar- 
que"es, et il n est pas rare de trouver des exemplaires chez lesquels les 
places de nude es ne sont pas plus fonce"es que le reste de Fe"lytre. Quant a 
la forme du prothorax, les differences signalees par M. de Marseul sont 
purement sexuelles et se retrouvent a tous les degr^s chez les individus 
qu il a sous les yeux. 

M. de Marseul annonce, au contraire , par Fentremise du Secretaire, 
qu il a retrouve" aupres de Fougerolles (Mayenne) VOrchestes 5-punctatus, 
toujours orne de ses cinq taches bien marquees, et que jamais il n a pris 
dans la meme localite un seul individu de Fespece a laquelle on pretend 
le rapporter. 

M. Marmottan fail savoir qu il a obtenu a Paris la Sijmpiezocera 
Laurasi, provenant d eclosion de larves contenues dans des souches de 
gen^vriers qu il avail rapportees de Fonlainebleau il y a deux ans. 



_ 5 ~ 

M. Lichtenstein e*crit qu ignorant la decision prise par la Socie te 
relative a 1 etendue des communications du Bulletin, il avail envoye" au 
Secretaire nne note detaillee qui devait re"pondre a celle de M. V. Signoret 
au sujet du Phylloxera vastatrix. 

Gontrairement a Topinion de notre collegue, il soutient que le Phyl 
loxera est la seule et unique cause de la maladie qui ravage nos 
vignobles. 

II croit que le genre Phylloxera offre des individus males aile"s, des 
femelles aile"es et apteres, et peut-etre une forme qui s e"teint sans acque"rir 
des ailes. 

Une lettre adressee a un viticulteur de Bordeaux, qui a cru devoir la 
publier dans plusieurs journaux de Paris, nontenant des expressions telle- 
ment e loigne es de celles qu il a toujours ete heureux de trouver dans nos 
courtoises et amicales discussions, il ne re"pondra plus a nos collegues, 
et il retire la note qui a e"te mentionne e dans la seance du 11 juin 
dernier. 

Le meme membre donne aussi la note suivante sur les moeurs du 
Tachytes pompiliformis Panzer, T. nigra Latr. : 

J ai trouve", dit-il, cet Hyme"noptere creusant dans le sable et y prati- 
quant des galeries de 10 a 12 centimetres de long, au fond desquelles il 
e"tablit une petite loge spherique dans laquelle il apporte quatre petiles 
Sauterelles au plus, d un centimetre de long, qui me paraissent etre des 
larves du genre Chortipus (probablement le C. variabilis ou C. prato- 
rum). Une de ces larves de Sauterelles porte Toeuf du Tachytes colle enlre 
les deux premieres pattes sur la poitrine. J ai mis soigneusement trois 
niche"es ainsi composers dans des tubes en verre pour suivre les m6la- 
morphoses de cet insecte. 

M. E. Simon adresse la note qui suit : 

Dans mon dernier travail, public par la Soci6te" royale des Sciences de 
Liege, et intitue : Araneidcs nouveaux du midi de CEurope, 2 e memoire, 
j ai dit, a propos des Avicularia andalusiaca et maroccana (p. 15) : Ces 
especes rentrent dans le nouveau genre Jschnocolns de M. Ausserer ; il 
serait meme bon de les comparer aux S. triangulifer As. et holoscriceus 
L. K. 

Depuis que ces lignes ont ete imprimees, M. le professeur Waga m a 



soumis plusieurs Aran&des de Sidle, parmi lesquels j ai reconnu Ylschno- 
tolus triangulifer ; cette espece est voisine, mais bien distincte de celles 
que j ai de"crites; elle differs surtout de V andalusiacus par ses yeux late"- 
raux posterieurs presque arrondis (non anguleux) et peu se pare s des ante- 
rieurs ; elle se distingue du maroccanus par les tibias de la premiere paire 
de pattes et ceux de sa patte-machoire plus longs et un peu plus greles 
relativement h la patella. 

J ai vu aussi une femelle adulte de VAciinopus algerianus Lucas, venant 
de la province de Constantine ; comme je 1 ai deja dit, cette espece ne 
peut rentrer dans le genre Actinopus de Perty, qui est exclusivement 
americain ; elle a entierement le fades de la Cteniza Sauvagei Rossi, dont 
elle differe par ses yeux late"raux formant un rectangle et non un trapeze, 
les supe"rieurs n etant pas plus ^cartes que les anterieurs, comme cela a 
lieu chez G. Sauvagei. M. Ausserer s est servi de ce caractere pour separer 
ses deux genres Cteniza et Cystocarenum ; mais je dois avouer qu il me 
parail bien faible pour avoir une valeur gene"rique; cependant, en compa- 
rant les autres parties du corps chez les deux especes, j ai trouve que la 
forme du plastron est toute diffe rente : en effet, chez C. Sauvagei le plas 
tron est plus long que large, graduellement retre"ci en avant, ou il est 
tronque, tandis que chez C. algeriana il est aussi large que long et 
presque arrondi j j en ai conclu que le genre Cystocarenum pouvait e" tre 
conserve, mais avec des caracteres tout autres que ceux dont M. Ausserer 
s est servi. 

M. H. Lucas communique la note suivante : 

M. Thorell, professeur de zoologie a 1 Universite d Upsal, vient de ter- 
miner un travail considerable ayant pour tit re : Remarks on synonyms of 
European Spiders. Get ouvrage, public" en anglais, formant un volume in-8 
de plus de 600 pages, sera utile et meme indispensable aux naturalistes 
qui se livrent exclusivement a 1 ^tude des Araignees. En consultant ce tra 
vail, dans lequel presque toutes les Araneides d Europe sont signale"es, ils 
auront un apercu synonymique complet des genres et des especes que 
renferme cet ordre interessant En effet, M. Thorell a porte" un soin tout 
particulier a la synonymie, sans laquelle il est impossible de s entendre 
en histoire naturelle ; elle esl chronologiquement 6tablie et accompagnee 
de notes et de remarques extr&mement curieuses. 

Ce meme naturaliste avail deja public, anterieurement a ce travail, un 



autre ouvrage in-Zi", ayant plus de 200 pages, qui a pour litre : On 
European Spiders, et qui, re"uni au premier, dont il est le Genera, forme 
un traite" complet dans lequel 1 auteur a expose", en faisant connaltre les 
caracleres qui les difierencient, les genres, les families et les sous-ordres 
qui composent actuellement 1 ordre des Araneides. 

Les zoologistes doivent etre reconnaissants a M. le professeur Thorell 
d une semblable publication faite avec talent et conscience, destined a faci- 
liter et a re"pandre l e"tude des Araneides, trop negligee de nos jours par 
les naturalistes, malgre les mceurs pleines d interet et 1 organisalion reel- 
lement merveilleuse de leurs repre"sentants. 

M. Al. Laboubene (stance du 11 juin 1873) parle des Yponomeutcs 
qui ont e"t6 si nuisibles aux pommiers, et il dit qu il a recu de M. Guene e 
une lettre et une brochure a ce sujet. M. Guenee, avec grande raison, fait 
remarquer qu il faut e"crire Yponomeuta avec un Y, et que le genre a 6te" 
fonde" par Latreille et orthographic de la sorte. Dut-il ne rien signifier, 
il faut respecter ce nom et ne pas suivre 1 exemple des auteurs alle- 
mands qui ont de tourne , pour ne pas dire plus, la priorite, en e crivant 
Hyponomeuta Zeller. 

L espece est la matmella Zell., Frey et Guene e (Gat. Microl., p. 106). 

M. Laboulbene ajoute que M. Guenee, dans son travail, propose d en- 
lever les toiles ou les chrysalides se sont renfenne es et de bruler ces 
toiles avant 1 eclosion des papillons. 

M. Berce dit qu il approuverait cette pratique, suivant lui, tres-ration- 
nelle. 

M. Goossens, revenant sur les moeurs du genre, pense qu en faisant la 
guerre aux nids des chenilles ecloses et placets dans une toile, pres de 
1 aisselle des branches, on detruirait beaucoup de ces insectes. 

M. Fallou croit aussi qu on pourrait de la sorte arreter en parlie leurs 
ravages. Il est d avis que Tetude des premiers e"tats de ces chenilles est 
indispensable pour connaitre les especes, opinion a laquelle se rallient 
M. Laboulbene et les personnes qui ont pris part & la discussion. 

M. Ragonot, & propos de la note de M. le docteur Al. Laboulbene, 
dit que la question de la nomenclature, en ce qui concerne cerlaines 
especes ft Yponomeuta, est encore loin d etre resolue d une maniere satis- 



faisante et qu il est en train, ainsi que M. Fallou, de faire des Educations 
de chenilles pour tacher d arriver a la re"soudre. 

Ce qui a cause* beaucoup de confusion, ce sont les noms imposes par 
Linne" a deux especes : ainsi son Evonymella (Padi Z.) vit sur le Prunus 
padits et non sur le fusain (Evonymus Europxus), et la Padella L. mange 
lupine, le prunellier, etc., et non le P. padus. Cependant il n y a que les 
Padella L. et sa var.? Malivorella Gn., Malinella L., CagnageUa Hb. et 
Uahalebella Gn., dont la determination soil difficile, VEvonymella L. lant 
remarquable par ses cinq rangecs de petits points. 

La Padella ne peut etre confondue avec ses congeneres, parce que le 
dessous de ses ailes est entierement d un gris brunatre et les franges d un 
gris fonce". Cette espece varie beaucoup : il y a des individus d une cou- 
leur gris de plomb, d autres sont blancs, et il y a des varie tes interme*- 
diaires. On eleve surtout la varieie" blanche sur le pommier, et M. Guene"e 
Fa nomme e Padella, var. Malivorella ; c est peut-e" Ire une espece dis- 
tincte, et M. Ragonot en a recu des exemplaires d Angleterre ou, jusqu a 
present, on n a pu trouver la Malinella. Ce qui pourrait permettre de 
conside"rer la Malivorella comme une espece valable, c est que M. Stainton 
dit qu il a mis des chenilles de la Padella de l aube"pine sur le pommier 
et qu elles se sont laisse es mourir pluttit que d y toucher. 

La Malinella Z., qui vit sur le pommier, se distingue par ses ailes tou 
jours blanches, avec les franges blanches ou seulement tegerement teinte es 
de gris ; mais ce qui surtout la caracterise, a c6t6 de la Padella, c est que 
les ailes supe rieures ont la cote en dessous fmement. mais distinctement 
borde e de blanc et la f range est presque blanche. 

Le fusain nourrit la Gagnagella Hb. (Cognatella Fr., Evomjmella Sc.), 
qui ressemble beaucoup a la Malinella t mais qui est plus grande ; les 
franges des ailes supe rieures, tant en dessus qu en dessous, sont toujours 
d un blanc pur, et ge ne ralement les franges des ailes infe rieures sont de 
la me 1 me couleur ; mais comme certains specimens les ont teinte es de gris, 
il ne faut pas trop s appuyer sur ce caractere. 

On trouve la chenille de la Mahalebella en masses sur le bois de Sainte- 
Lucie (Prunus Mahaleb), mais il est tout a fait impossible de distinguer 
1 insecte parfait de la CagnageUa; cependant il se pourrait que cela soil 
une bonne espece, les plantes nonrricieres ayant si peu de rapports entre 
elles. M. Ragonot pense que, pour arriver a une solution , il faudrait 
essayer d e"lever la chenille de Tune de ces especes sur la plante de 
1 autre ; et il essayera de le faire. 



.. g __ 

Enfin toutes ces especes sont sujettes a une certaine e"tendue de varia 
tion, et ce n est que par I exp^rience qu on peut les reconnaltre. 

M. Ragonot (stance du 25 juin) ajoute aux communications pre ce - 
dentes les remarques qui suivent : 

Je n ai pu mettre a execution qu une partie des experiences sur les che 
nilles dCYponomtuta, que je proposals a notre derniere stance, le temps 
m ayant manque pour me procurer les chenilles propres au pommier et a 
Tepine ; mais j ai fait 1 essai de transposer les plantes nourricieres des 
chenilles de VEvonymella, Cagnagella et Mahalebella, et j ai constate" 
qu aucune de ces chenilles n ont voulu toucher aux plantes, autres que les 
leurs, que je leur donnais. Je pense done que nous avons effectivement 
deux especes distinctes dans la Gagnagella et la Mahalebella, malgre leur 
ressemblance a l e"tat parfait. 

Les chenilles se ressemblent aussi beaucoup, mais j ai remarque que la 
chenille adulte de la Cagnagella est entierement jaunatre, et les points 
verruqueux sont tres-pelits, presque invisibles, tandis que la chenille de 
la Mahalebella est d un blanc grisatre, avec les segments ante"rieurs seu- 
lement jaunatres et les points verruqueux plus grands et bien distincts, 
principalement sur les cote s. 

Quant a la chenille de YEvonymella, il est impossible de la confondre 
avec les aulres, car chacune de ses grandes taches ordinaires est suivie 
d une plus petite sur la mSme ligne, et les points verruqueux sont comme 
dans la Mahalebella. 

J ajouterai que la Mahalebella Gn. n est connue ni en Angleterre, ni en 
Allemagne ; M. Wocke, dans son catalogue, lui donne comme patrie unique 
la Dalmatic, mais c est sans doute par erreur, car il cite M. Guene"e comme 
1 auteur du nom, et, dans son Index Microlepidopterorum, notre collegue 
dit positivement qu il a trouve" la chenille a Enghien sur le Prunus 
Malaheb ; je 1 ai moi-meme observed sur cette plante dans plusieurs autres 
localite"s, mais je ne sais si elle a ete" prise ailleurs qu aux environs de 
Paris. 

M. de Marseul, dans une lettre adresse e de Fougerolles, rapporle que 
les chenilles KYponomcuta qui, depuis plusieurs anne"es, devaslent les 
e"pines blanches, sont encore fort nombreuses cette anne"e. Elles ont com 
mence a paraitre vers le 20 mai, et notre collegue peut suivre a son aise 
leur de"veloppement ; elles sont environ de 15 a 20 par nid ; mais aucune 
ne se trouve ici sur les pommiers. 



10 

M. Charles Brisout de Barneville fait la communication suivante : 

Depuis deux ans j avais une larve d tilate ride , que j avais conserved 
dans un vase en verre, avec les debris dans lesquels je 1 avais trouve"e. 
J ai maintenu I humidile" dans ces de"bris pendant pres de deux annees, 
en mettant une eponge completement imbibe e d eau dans le vase, pose"e 
sur les de"bris ; le vase 6tait ferine" par une feuille de papier ficelee autour 
deson embouchure, et cependant it ne s est jamais forme" aucune moisis- 
sure. 

M. Raflray annonce qu il va partir prochainement pour la c6le" orien- 
tale de TAfrique. II compte s^journer plusieurs annees a Zanzibar, ou il 
se livrera a des recherches entomologiques. 

Membre recu. M. Ferdinand Reiber (Gole"opteres et Hemipteres d Eu- 
rope), negociant a Strasbourg , pr6sente par MM. L. Bedel et Goubert 
(commissaires-rapporteurs MM. Berce et Ghevrolat). 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. 



(Seance du iljuin 1873.) 

OUTRAGES P^RIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAV ANTES. 

Comptcs rendus des seances de I Acadtmie des Sciences, tome LXXVI, 
n* 21 et 22 (mai-juin 1873). 

GUERIN-M^NEVILLE, p. 1307, Note concernant une importation 
de graines de Vers a soie de UAme rique du Sud. 



11 

* Entomologist s monthly Magazine, n 109, Juin 1873. 

D. SHARP, p. 1, Typhlodes italicus (gen. nov. Xantholinorum) 
from Italy. C. BARRETT, p. 2, Notes on British Tortrices (suite). 

VERNON WOLLASTON, p. 9, On two new genera of Colydiids 
from New Zealand. HERBERT DRUCE, p. 13, Cliaraxes nobilia 
(nov. sp.) from Africa. .7. BATES, p. 14, Notes on Heteromers 
(n 8) : Descriptions of Diaperis and Apsida. J. SCOTT, p. 22, 
On certain British Hemiptera-Homoptera. 

Notes. P. 17, On the Carabideous genus Maraga. P. 18, 
On certain British Orchestes and Ceutorhynchus. P. 19, Cleonus 
nebulosus near London, Pediacus dermestoides near London, 
Thalpochares paula in Britain. P. 20, Vanessa Antiopa in Hol 
land, Perception of Gonepteryx rhamni at fault. P. 21, Black 
variety of Dianthcecia conspersa in Morayshire, Larva of Nema- 
tus ribesii, Proceedings of the ent. Soc. of London. 

* Fcuille des Jeunes Naturalises (1), t. I (n os 1-12), t. II (n" 13-24), 

t. Ill (n 25-32), 1870-1873. 

Tome I. A. K., p. 5, Papillons. LES REDACTEURS, p. 10, 
Le mois de Juin (Entomologie). - M. H., p. 12, Araigne"es. DE 
PRINSAC, E. DOLLFUS, REGIMBART, p. 18, 32, 49, La Charite en- 
seignee par les Insectes. LES REDACTEURS, p. 22, Le mois de 
Juillet (Entomologie). L. MEYER, p. 30, 42, 9, 56, 64, Une 
course entomologique dans le Valais. J. BETOUS, p. 32, Les 
Courtillieres ; leur chasse. REGIMBART, p. 46, Observation sur 
la ponte du Dytiscus marginalis. M. H., p. 55, L Argyronete. 

LES REDACTEURS, p. 57, Le mois d Avril (Entomologie). A. 
CLAUDON, p. 65, Reflexions sur I utilit6 de 1 entomologie. LES 
REDACTEURS, p. 67, Le mois de Mai (Entomologie). E. D., p. 72 
La faune des profondeurs dans les Grands-Lacs. E..., p. 74, 
78, 86, 9/i, 104, Conseils aux debutants en entomologie. D HERS, 
p. 83, Ravages des chenilles sur les pommiers. REGIMBART, 
p. 85, Les Ilybius des environs d Evreux. LANCELEVEE, p. 103, 
Note sur la chasse du Serica brunnea. P. 108, Preparation des 
Le"pidopteres. C..., p. 109, Quelques mots sur le vol des In 
sectes. 

(1) Offert par M. Jean Dollfus. 



12 - 

Tome II. LES RDACTEDRS, p. 1, L Histoire naturelle. E.,., 
p. 5, IZj, 36, Conseils aux debutants en entomologie (suite). 
J. S., Du cri du Sphinx Atropos. E. CHAUVEAU, p. 22, L Apus 
cancriformis. J. BARRIERS, p. 53, L lJyle"sine du pin maritime. 

M. REGIMBART, p. 69, 77, Ge ne ralite s sur les Hydrocanthares. 

E. LELIEVRE, p. 71, L Araigne e rouge ou la gobeuse d oeufs. 
M. H., p. 81, Notes sur la Lycosa saccata. H..., p. 83, Ghasse 
des Hyme nopteres. LES REDACTEURS, p. 95, Conservation des 
Chenilles. H..,, p. 110, Le Ver luisant. M. H., p. 113, 
Quelques mots sur les Psyllides. J. DE G., p. 121, Le Bibio 
Marci. G. BONAT, p. 127, Observations sur un des parasites du 
Chat. 

Tome III. P. 23, Insectes e lectriques (traduction). R. H., 
p. 53, Le Dytisque horde". E. LELIEVRE, p. 56, 77, Entomologie 
pratique : L echenillage. G. MINGAUD, p. 90, Le Scorpion rous- 
satre. 

* Journal d agriculture et d horticulture de la Gironde, n 261 (25 mai 

1873). 

TRIMOULET, Lettre sur le Phylloxera vastatrix. DE VITTON, 
M&me sujet. 

* Societe des Sciences naturelles et historiques de Cannes, t. Ill, 1873, 

n 2 (Proces-verbaux). Q 



OUVRAGES DIVERS. 

* COLLETT (Robert). Lycodes Sarsii, n. sp., ex ordine Anacanthinorum 

Gadoideorum. Broch. in-8 avec pi. n. (Extr. des Acta Soc. 
scient. Christianensis, anni MDCCCLXXI.) Q 

* FAUDEL (D r ). Notice sur le Musee d histoire naturelle de Colmar (Ar- 

ticule"s, p. A3). Broch. iu-8. Colmar, 1872. 

* MOE. Cantate ved det. K. Norske Frederiks Universitets Mindefest for 

H. M. Kong Carl. Christiania. Q 

* MULLER (Alb.). Contributions to Entomological Bibliography up to 

1862. Broch. in-8. (Extr. des Trans, of Ent. Soc., 1873.) 



- 13 - 

* SARS (G.-O.). Carcinologiske Bidrag til Norges Fauna : I. Monograph i 

de ved Norges Kyster forekommende Mysider. Broch. comp. avec 
3 pi. n. Christiania, 1872. (Extr. des public, de 1 Universite 
royale de Norve"ge.) 

* ID. Diagnoser af nye Annelider fra Christianiafjorden. Broch. in-8. 

* ID. Nye Echinodermer fra den Norske Kyst. Broch. in-8. Q 

* ID. On some remarkable Forms of Animal Life from the great 

deeps of the Norwegian Coast., I. Broch. comp. avec 6 pi. n. 
Christiania, 1872. Q 

* ID. Undersgelser over Hardangerfjordens Fauna : I. Crustacea. Broch. 

in-8. 

* SIEBKE. Bidrag til Norges Insecktfauna. Broch. in-8. Christiania, 

1872. 

* SIMON (Eugene). Araneides nouveaux ou peu connus du midi de 1 Eu- 

rope (2 e memoire). Broch. in-8 avec 3 pi. n. Bruxelles, 1873. 
(Extr. des Memoires de la Societe" royale des Sciences de Lie"ge). 

* THOMSON (James). Physis (suite). Q 



(Stance du 25 juin 1873.) 

OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de C Academic des Sciences, 
t. LXXVI, n 23 et 24, juin 1873. 

DUMAS, p. 145/i, Rapport sur les etudes relatives au Phylloxera 
presentees a 1 Academic. FAUCON, p. 1464, Observation des 
migrations du Phylloxera en juin. MARES, p. 1465, Etat actuel 
des Vignes dans le Midi de la France. THKNARD, p. 1465, Meme 
sujet. 



- 14 - 

Comptes rcndus des Seances de la Societe entomologique de Belgique, 
n 87 (7 juin 1873). 

GAPRONNIER, p. 6, Note sur les Syntomis Phegea. 
* Gazette medicate de Bordeaux, 2 e annge, 1873, n 12. 

P. 286, Les Cantharides ne renferment pas de Cantharidine pen 
dant leur jeune age. 

Memoires de CAcademie imperiale des Sciences de Saint-PStersbourg, 
VIP se>ie, t. XVII, n 05 11-12, t. XVIII, n 1-10, et t. XIX, n oi 1-5 
(pi. n. et col.). Bulletins, t. XVII, n 1-36, et t. XVIII, 
n 08 1-15. 

Tome XVII, n 12. 0. GRIMM, Beilrage zur Lehre von der 
Fortpflanzung und Entwickelung der Arthropoden (une planche 
noire). 

Bulletins. EL. METCHNIKOF, p. 231, Quelques remarques con- 
cernant 1 embryologie des Myriapodes. ID., p. 233, Quelques 
observations concernant 1 embryologie des Polydesmides. 



OUVRAGES DIVERS. 

TRIMOULET. Memoire sur la maladie nouvelle de la Vigne. Broch. in-8". 
Bordeaux, 1873. (Extr. des public, de la Soc. Linneenne de 
Bordeaux.) 



Avis 



M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collegues qui n ont 
pas encore solde" le montant de leur cotisation pour Fann6e 1873, qu ils 
doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitot que pos 
sible, sans intermediaire* 



15 - 



Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du A e tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapporte"es, d en 
informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les 
avertir de tout changement apporte" ulte"neurement a leur adresse. 



Toutes les reclamations relatives au Bulletin bi-mensuel, ainsi que les 
demandes d envoi a Mranger (contre remboarsement des frais de trans 
port), doivent etre adresse"es au Tre"sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de 
Button, 27, qui est charge" de 1 expedition du Bulletin des seances. 



Par decision prise dans la seance du 28 mai 1873, chaque note inseree 
dans le Bulletin des seances, sauf decision de la Societe, ne devra pas 
comprendre a 1 avenir plus d une page d impression. 

Nous prions nos confreres de se conformer a cette decision s ils ne 
veulent pas que la Socie"te soit contrainte ou de reduire I &endue des 
travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier dans les Annales et non 
dans le Bulletin. 



Collections a vcndre : 

1 Collection de Cole"opteres d Europe recueillie par M. Follias. -- 
S adresser a sa veuve, rue Colbert, 22, a Reims (Marne). 

2 Collections entomologiques recueillies par M. Cabarrus : Coleopleres 
europeens et exotiques : 4,666 especes et 10,739 individus ; autres ordres 
d Insectes : 858 especes et 2,233 individus. S adresser a M me veuve 
Cabarrus, rue Thiac, 27, a Bordeaux (Gironde). 

Paris, 3 juillet 1873. 



AIEMBRES III BUREAU pour 1 annec 1873 

President.., .... MM 



Vice-President. 



Secretaire 

Secretaire adjoint. 



CH. BRISOUT DE BARNEVILLE, rue de Vaugirard, 55, 
et a Saint-Germain-en-Laye, rue de Pontoise, 15. 

LEPRIEUR, rue Linne, 3, et a I hopital militaire de 
Vincennes. 

K. DESMAREST, rue Linne, 3. 

H. LUCAS, an Museum, rue Cuvier, 57, et rue 
Monsieur-le-Prince, 10. 

L. BUQUET, rue St-Placide, 52 (faub. S^Germain). 

Em. RAGONOT, rue de Buffon, 27. 

J. FALLOU, rue Hautefeuille, 30. 

Louis BEDEL, rue Garanciere, 5. 



Tresorier 

Tresorier adjoint 

Archiviste-Biblioth. . . 
Archiviste adjoint ,. 

COMMISSION 

La Commission se compose du Secretaire, du Tresorier, de I Arcliiviste et de : 
MM. BERCE, boulevard de Vaugirard, 132. 

le docteur ALEXANDRE LABOULBENE, rue de Lille, 11. 

ALBERT LEVEILLE, boulevard Magenta, 152. 

MAURICE SEDILLOT, rue de 1 Odeon, 20. 

COMMISSION DE PUBLICATION * 

La Commmission se compose des Membres tilulaires du Bureau et de : 
MM. THEODORE GOOSSENS, rue du Faubourg-Saint-Martin, 99. 

JULES KUNCKEL, boulevard Saint-Michel, 133. 

le Df ALEXANDRE LABOULBENE, rue de Lille, 11. 

Louis REICHE, rue du 29-Juillet, 10. 

EUGENE SIMON, rue Cassette, 24. 



COMMISSION Ii; i,A 

La Commission se compose des Membres titulaires du Bureau et de : 
MM. Louis BEDEL, rue Garanciere, 5. 

EMILE RAGONOT, rue de Buffon, 27. 

Louis REICHE, rue du 29-Juillet, 10. 



SEANCES PENDANT L ANNEE 1873 

Quarante-deuxieme de sa fondation 



/ 8 


/ 22 




12 




26 




12 


LES 


26 


MERCREDIS 


9 




23 




14 




28 




11 




25 



Janvier. 

Fevrier. 

Mars. 

Avril. 

Mai. 

Juin. 



LES 

MERCREDIS 



23 
13 
27 
10 
24 
8 

22 
12 
26 
10 
24 



Juillel. 

Aout. 

Septcmbre, 

Octobre. 

Novembre. 

Decembre. 



LES SEANCES ONT LIEU A 7 HEURES l/ TRES-PRECISES DU SOIR, 

Mairie du VP arrondissement, place Saint-Sutpice. 
BIBLIOTHEQUE DE LA SociETE : rue Hautefeuille, 30. 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 7. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par HI. i-:. DESIUAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mots. 



Seance du 9 Juillet 

Prfeidence de M. On. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

30 membres presents. 
* M. Le"on Goubert, de Saint-Die" (Vosges), assiste & la stance. 

Communications. M. Leprieur fait connaitre la note suivante : 

1 MM. L. Reiche et de Saulcy ont de"crit dans nos Annales deux Bero- 
sus a e"lytres epineuses, sous les noms de B. dispar et bispina : 

Le premier, sMl faut s en rapporter a la description (Ann. Soc. ent. Fr., 
1856, p. 355), n aurait qu une seule e"pine suturale, et les deux sexes ne 
cliffe"reraient que par les dimensions plus grande de la femelle. 

Le bispina a deux epines, 1 une suturale, 1 autre externe, et nos col- 
legues n indiquent pas si les deux sexes offrent a ce point de vue quelque 
diffe"rence. 

Je montre aujourd hui a la Socie te deux individus, m&le et femelle, pris 
dans les environs de Bone. Le male offre bien deux epines terminates 
tres-longues ; mais, cliez la femelle, il n exisle pas d epine suturale bien 
marque"e, seulement Textr^mite" suturale est en angle presque droit et assez 
aigu. Serait-ce le bispina ou une espece nouvelle ? 

Dans Pespece de Bone les cinquieme et sixieme stries ainsi que la neu- 
vieme et la dixieme sont r^unies. 

2 Je prtsente aussi un Dineutes, qui m a 616 donne par M. F61icien de 



Saulcy et provient des chasses de M. ch. de la Brulerie en Syrie et en 
Palestine. Sa dimension ne permet de le rapporter ni an grandis Kl. , ni 
a Vsereus R. Etudie" avec le travail d Aube", je n ai pu y reconnaitre Yaus- 
tralis signale dans le Catalogue de M. de Marseul, et il me semble qu il 
faut le rapporter au D. subspinosus Klug, qui a comme lui rextremite" 
des elytres ovalaires legerement denlee en scie, caractere non signale" 
par Aub6 dans sa description de Vaustralis, qui est indique comme se 
trouvant dans la Nouvelle-Hollande. 

M. Henri Brisout de Barneville adresse la note qui suit : 
.J appuie 1 opinion de M. Desbrochers des Loges, indique"e dans la der- 

niere stance et deja emise par moi, au sujet de YOrchestes 5-maculatus. 
Je considere cet insecte comme e"tant YOrchestes semirufus. Je ferai 
remarquer, comme exemple de variation, que YOrchestes pubescens a sou- 
vent de meme, d apres Gyllenhal, cinq taches nues et que j ai regards , 
comme cet auteur, cette forme comme constituant la forme normale ; et 
cependant il cite des varie"tes sans tache, n en diffe"rant que par cette 
particularite. VOrchestes scuteltaris presente souvent aussi des taches 
de"nude"es, plus ou moins nettes. 

MM. Charles et Henri Brisont de Barneville annoncent qu ils ont 
repris, aux environs de Marly-le-Roi, Ylliobates Bonnairii Fauvel. 

M. H. Lucas communique une note relative a un nid construit par 
un Hyme"noptere fouisseur : 

N ayant pu assister a la stance du 14 mai, notre confrere M. L. Reiche 
m a envoye un nid d insecte qui a ete" trouve" aux environs de Melbourne 
(Nouvelle-Hollande). En examinant ce nid, qui est construit avec une terre 
tres-fine et extremement friable, j ai remarqu6 qu il avait une tres-grande 
analogic avec ceux des Pelopseus, Hym6nopteres abondamment r^pandus 
dans 1 Ancien et le Nouveau-Monde. J ai e"tudie" les loges ainsi que les 
coques papyrace"es qu elles contiennenl ; les unes et les autres rappellent 
aussi, comme disposition et comme forme, celles construites par ces 
Hymenopteres fouisseurs. Malheureusement , n ayant rencontre" dans ces 
loges, dont les coques e"taient toutes ^closes, aucun d^bri de 1 insecte 
parfait, il est impossible de dire si cette construction remarquable, que je 
fais passer sous les yeux de la Socieie", est re"ellement due a des Hym6- 
nopteres appartenant a cette coupe g6ne"rique. 

M. L. Reiche montre a ses confreres un Cryptocephatus d espece 
nouvelle, ainsi que deux Fourmis aveugles, qui ont e"te" recueillis a la 
Saint-Beaume par M, Abeille de Perrin. 



M. le docteur Alex. Laboulbene, au sujet des observations de M. Ch. 
Brisout de Barneville (Bulletin N" 5), indique diverges remarques qu il a 
e"te a me"me de faire relativement au nombre des articles des antennes 
d une espece de Parnus, et il dit qu il inserera une note a ce sujet dans 
un de nos prochains Bulletins. 

Le m&ne membre pre"sente quelques reflexions au sujet du Phyl 
loxera, d apres une elude qu il a faite sur des racines de vignes attaque"es 
par cet insecte ; racines recueillies dans le midi de la France et qui lui 
ont e"te communiquees par M. L. Reiche. II compte donner a la SocfeW 
une note a ce sujet, 

M. Henry Delamain, de Jarnac, dans une lettre adresse"e a M. E.-L. 
Ragonot, fait savoir que YYponomeuta Mahalcbella, qui n a encore 616 
signalee qu aux environs de Paris, est tres-commune dans le departement 
de la Charente. L annee derniere, les chenilles de ce Lepidoplere etaient 
tellement abondantes, que toutes les liaies de Prunus Mahaleb elaienl 
litteralement devore"es, et lenrs branches denudes etaient couverles de 
toiles blanches, brillantes comrae de la soie. M. Delamain ajoute : Cetle 
espece est bien certainement distincte de Cagnagella, car sa chenille meurt 
plutot que de toucher au fusain (1). 

* La MalineUa est un veritable fleau cette annec ; tous les pommiers en 
sont devores. 

M. Maurice Girard fait connaitre les fails suivants : 

Une vingtaine de cocons de YAttacus aurota (L6pid. He te roc.), prove- 
nant de Bahia (Bresil), m ont ete remis par la Societe d acclimatation pour 
essayer un grainage de cette belle espece a cocon devidable. Trois cocons 
seulement etaient pleins et n ont pas encore produit leur papillon. Tous les 
autres, bien plus legers, ont donne naissance a une multitude de petites 
Entomobies (Dipteres Brachoceres, Muscides), toutes de la meme espece, 
a ailes grisatres, semi-hyalines. II faudra une etude approfondie pour 
reconnaitre , dans ce groupe si difficile a caracteriser, si 1 espece a ete 
decrite ou si elle est nouvelle. 

Des exemplaires piques et d autres vivants de TEntomobie sont montre s 
a la Societe, ainsi que des pupes et leurs debris, les restes des chenilles 
vides de leurs parasites et les cocons (TAttacus aurota. 

(1) II est probable que la Mahalebella se trouvera partont ou crolt le bois de 
Sainte-Lucie. M. le docteur Cartereau, de Bar-sur-Seine, m a adresse des chenilles, 
et M. de Peyerimhoff dit qu il trouve cette espece en Alsace. E.-L. R. 



MM. J. Fallou et Maurice Girard remettent la note suivante sur une 
observation qu ils ont faite en commun : 

Dans une excursion ft Champigny, pres Paris, le 27 mars de cette anne"e, 
nous avons rencontrg en grand nombre la chenille de Chelonia Hebe, le 
plus souvent apres la quatrieme mue. Plusieurs chenilles e"taient mortes, 
altache es a des tiges de gramen, et pr6sentaient la consistance dure et 
1 aspect des Vers a soie muscardines et devenus dragees, corame disent 
les magnaniers. Presque toutes les chenilles recueillies e"taient attaquees 
et prirent la me"me apparence apres etre mortes sans donner de chrysa 
lides. 

Les faits de chenilles attaquees par des Cryptogames sont frequents, et 
Tun de nous a publie" autrefois une note sur diverses especes muscardi- 
nees, ou du moins atteintes d affection analogue (Ann^ Soc. ent. Fr., 
ft c serie, 1863, III, 90). Plusieurs especes de champignons, de genres 
differents, peuvent produire ces effets, et parmi eux la vraie muscardine 
des Vers a soie, Botrytis bassiana Bals., susceptible d etre communiquee 
& des insectes tres-varies, Chenilles, Sauterelles, Longicornes, etc., comme 
Tont fait voir les experiences d Audouin et de M. Guerin-Meneville. 

Un habile botaniste, un des membres de la Commission du Phylloxera, 
M. Maxime Cornu, a bien voulu examiner ces chenilles. II a reconnu sur 
les Chelonia Hebe, espece meridionale et locale pres de Paris, un Crypto- 
game d un autre genre que les Botrytis, et, au contraire, sur une chenille 
de Bombyx rubi, espece tout & fait indigene, trouvee par nous a Meudon 
au commencement de mars, qui mourut aussi en drage"e et couverte d une 
efflorescence blanche, un vrai Botrytis, peut-etre le bassiana du Ver a 
soie, ce qu avait de"jft reconnu autrefois M. L.-R. Tulasne. M. Guerin- 
Meneville cite cette m6me chenille comme ayant ete muscardinee par lui 
apres inoculation des sporules du Ver & soie. 

Nous reproduisons , avec I autorisation de la Socie te , la lettre adresse e 
a M. Maurice Girard par M. Maxime Cornn : 

Ainsi que vous Taviez reconnu, les deux especes ne sont pas attaquees 
par le meme champignon : Tune, le Bombyx rubi (chenille noire), qui 
pre"sente a sa surface un feutrage blanc tres-ras, offre des filaments tres- 
te"nus, non sporiferes, qu on peut vraisemblablement rapporter a la mus 
cardine des Vers a soie (Botrytis bassiana) non comple"tement de"ve- 
loppe"e. 

Quant aux autres chenilles (Chelonia Hebe), le parasite qui les a tuees 
est fort different : il rentre pleinement dans le genre Empusa (Cohn : Nova 
acta curiosorum naturae, A. L. C., t. XXV, p. 299, pi. ix-xi) ou Ento- 



mophtora Fre senius (1). II est assez voisin du parasite qui tue les Mouches 
vers 1 aulomne. Tout le monde a vu les Mouches fixees sur les vitres el 
enlourees d une aureole de spores. Le champignon occupe 1 abdomen de 
1 animal vivant; quand cet abdomen est pique il en sorl un liquide blan- 
chalre qui renferme un nombre considerable de corps ovoiides, premier 
etat du champignon. Ces corps ovoiides s allongent et font saillie au dehors 
en perforant mecaniquemenl la peau de 1 animal ; la Mouche est morte, 
du reste, peu de temps avant; r abdomen presente un aspect lout special 
de gras fige". Les filaments forment ft leur extremite un petit sperange 
spherique acumine", dans rinte"rieur duquel se trouve une spore unique 
en forme de toupie d Allemagne. A la maturite ces sporanges sont pro- 
jetes au loin, comme cela a lieu dans un certain nombre de champignons 
(notamment les Pilobolus, qui paraissent assez voisins de cclui-ci); telle 
est 1 origine de l aure"ole qu on observe autour des Mouches fixe es sur les 
vitres. 

Le parasite du Chclonia Hebe est un Enlomophthora ; peut-etre cst-ce 
la meme espece ; il parait assez difficile de decider la chose sur le sec ; 
sur le vivant meme il serait temeraire de se prononcer ; des experiences 
seules pourraient trancher la question. 

J ai pu examiner un Entomophthora sur le Puceron du sureau, a Mont- 
pellier, au mois d avril dernier : il a paru dans les Comptes rendus de 
Tlnstitut du meme mois urie courle note a ce sujet : mon attention avail 
ete 6veillee par une observation de M. J.-E. Planchon, correspondant de 
1 Institut, professeur ft la Faculte des Sciences et directeur de 1 ficole de 
Pharmacie de Monlpcllier, faite sur le Puceron de la vesce, qui mourait, 
disait-il , tue par une Muscardine , et qui etait tue" en realile" par un 
Entomophthora. J ai 6ludie compietemenl le parasite dc ce Puceron, et 
1 un des fails les plus singnliers est le suivant : un Puceron, conlenant 
dans son interieur 52 jeunes & divers elats de developpement, fitait rempli 
par les corpuscules CC Entomophthora (il y en avail jusque dans les 
antennes !) tandis que les jeunes etaient tous parfaitement sains et ne 
contenaient aucun corpuscule. Cela semble demontrer qu il faut que le 
champignon trouve, pour pouvoir penetrer dans 1 animal, une ouverture 
naturelle, une lesion, etc.. el qu il est incapable de peribrer les enve- 
loppes el les teguments des insectes. Je laisse, du reste, cette conclusion 
pour ce qu elle vaut. 

La question de la penetration est encore pleine d obscurite ; 1 epoque & 

(1) Ce nom doit prevaloir : le mot Empusa ayant ete applique tres-anterieure- 
ment ^ un genre de Mantiens. M. G. 



6 

laquelle elle a lieu, les conditions dans lesquelles elle s effectue ne sont 
pas connues. 

Le fait remarquable du cas present, c est 1 existence de YEntomophthora 
sur une tarve; je crois que c est la premiere fois que cela a e"te signale. 

Permettez-moi de vous citer d autres cas : Bail Ta vu sur le Noctua 
piniperda (Congres des Naturalistes allemands, tenu a Dresde, 1868). 

C est aussi ce parasite que je crois avoir rencontre au Puy-de-D6me 
sur un insecte identique a celui que je vous envoie et qui fut malheureu- 
ment perdu. C est une Tenthrede qui se monlrait en grand nombre sur 
les Alchimilia vulgaris et alpina, remarquablement abondantes sur ces 
hauteurs. 

II est possible que sur ces divers insectes il n y ait qu un seulTH unique 
parasite, YEntomophthora muscae; on ne peut en ce moment ni 1 affirmer, 
ni affirmer non plus le contraire. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redigc par II. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Annales de la Societe d agriculture de Lyon, 4 C se>ie, t. I, II, III, 
1868-1870. 

Annee 1868. MULSANT, p, 179, Tribu des Gibbicoles (Ptinides), 
l/i pi. n. 

Annee 1869. EYMARD, p. 5, Rapport de la Commission des 
soies sur les operations de 1 annee 1869. MULSANT, p. 2&1, 
Tribu des Lamellicornes. 

Annee 1870. EYMARD, p. 89, Rapport de la Commission des 
soies sur ses operations de 1 annee 1870. MULSANT, p. 155, 
Tribu des Lamellicornes (suite et fin). 



Les proces-verbaux des stances renfermant un grand nombre 
de notes relatives a 1 entomologie applique"e et particulierement a 
la se"riciculture. 

Annales de la Sbciete Linneenne de Lijon, t. XIX, 1872. 

MILLIERE, p. 1, Iconographie et description des Chenilles et L6- 
pidopteres ine dits (pi. coloriees). MULSANT et KEY, p. 91, Tribu 
des Bre"vipennes (Bolitocharaires) (pi. noires). ID., p. 427, Des 
cription de la larve de FAnobium denticolle. ID., p, 430, Oniti- 
cellus Revelierei, nov. sp. de Corse. ID., p. 433, Heterocerus 
pictus, nov. sp. de Sicile. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Acadtmie des Sciences, 
t. LXXVI, n 08 25 et 26 (juin 1873). Q 

* Entomologist s monthly Magazine, n 110 (juillet 1873). 

J. SCOTT, p. 25, On certain British Homoptera (Bythoscopidae) 
(suite). D. SHARP, p. 29, New genera and species of Anthri- 
bidse from New Zealand. VERNON WOLLASTON, p. 33, On a 
genus of the NosodendridaB from Japan. BARRETT, p. 34, Notes 
on British Tortrices. F. BATES, p. 45, Notes on Heteromera 
(n 9). 

Notes. P. 39, Coleoptera observed this season. Galls of 
Andricus near Aberdeen. Galls of Gecidomyia salicis on Salix 
purpurea. Captures of British Lepidoptera. P. 40, Thalpo- 
chares parva. Vanessa Antiopa. P. 42, On Aventia flexula. 
P. 43, On Lyca3na Alsus. P. 44, Erroneus food-plant assi 
gned to a larva. 

* Societe Linneenne du nord de la France, Bulletins mensuels n 09 10-12 

(avril-juin 1873). 

P. 151, Liste d Insectes nuisibles a Fagriculture. P. 183, Les 
desiderata de FEntomologie. P. 187, Exposition insectologique. 

Transactions of the Zoological Society of London : Transactions, 
t. VIII, parts 4-5 ; Proceedings for 1872, part III. 

Proceedings. CAMBRIDGE, p. 747, New species of Erigone 
(2 pi. noires). J. LE CONTE, p. 799, On Platypsyllida? a new 
family of Coleoptera (pi. n,). 



Verhandlungen der k. k. zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien, 
t. XXII, 1872, 7 planches. 

RUPERTSBERGER, p. 7, Beitrage zur Lebensgeschichte der Kafer. 
D r FIBBER, p. 27, Berichtigungen zu Kirschbaum s Gicadinen und 
uber einige Cicadinem in der Germar schen Sammlung. J. MANN, 
p. 35, Beschreibung 7 neuer Arten Microlepidopteren. SCHINER, 
p. 41, R. Felder. BELING, p. 51, 3 neue Arten der G. Sciara. 
SCHINER, p. 61, Miscellen. L. FISCHER, p. 77, eber Ges- 
chlechtorgane bei Orthopteren. - G. KOCH, p. 79, 2 neue Asili- 
den. TSCHEK, p. 231, Ueber einige Cryptoiden. F. Low, 
p. 273, Ueber Diaspis visci (Goccide). D r MORAWITZ, p. 355, 
Beitrag zur Bienenfauna Deutschlands. R. VON FRAUENFELD, 
p. 389, Zoologische Miscellen (XVI, 2 e partie : Metamorphoses, 
etc.). P. ZELLER, p. Zi/i7, Zur Kenntniss der nordamerikanis- 
chen Nachfalter, besonders der Microlepidopteren. R. VON 
FRAUENFELD, p. 567, Phylloxera vastatrix. RUPERTSBERGER, 
p. 573, 2 neue Garabiden-Larven (Pterostichus vulgaris, Aniso- 
dactylus binotatus). STROBL, p. 577, Aus der Fruhlings-Fauna 
Illyriens. BELING, p. 617, Beitrag zur Naturgeschichte der G. 
Bibio und Dilophus. FERRARI, p. 655, Ueber Vorkommen von 
Scorpionen im Erzherzogthume Oesterreich. D r MAYR, p. 669, 
Eichen-Gallen. NICKERL, p. 727, Beschreibung einiger Zwitter- 
bildungen bei Lepidopteren. STAUDINGER, p. 733, 3 neue 
osterreichische Lepidopteren. 

OUVRAGES DIVERS. 

* FRACENFELD (G. RITTER VON). Die Frage des Vogelschutzes. Broch. 

in-12. Vienne, 1872. Q 

* ID. Phylloxera vastatrix. Broch. in-8. Vienne, 1872. 

* ID. Zoologische Miscellen, XVI et XVII. 2 broch. in-8. 1872-1873. 

* MULSANT. Notice sur Dupasquier, architecte. Broch. grand in-8. Lyon, 

1873. Q 

Paris, 16 juillet 1873. 



PARIS. ~~ Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 8. 

, BULLETIN BES SEANCES 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

nccucilli par Jl. E. UESltf AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 3 Juillet 1S73. 

Presidence de M. Cn. BRISOUT DE BARNEVILLE. 
27 membres presents. 

MM. le docteur Boisduval, membre honoraire, Valery Mayet, de Mont- 
pellier, et le general Radoschkovski, de Saint-Petersbourg, assistent a la 
seance. 

Communications. M. Desbro<fchers des Loges adresse les deux notices 
suivantes : 

1 L une sur quelques caracteres distinclifs de diverses especes du genre 
Apion : 

En etudiaut a plusieurs reprises le genre Apion, je me suis apercu qu un 
grand nombre de caracteres dont on aurait pu tirer parti pour distinguer 
entre elles des especes tres-voisines, avaient ete negliges. Je me bornerai 
a citer plusieurs d entre eux : 

Dessous du rostrc. Chez PA. pmnonx et ses cong^neres, la deuxieme 



moilie basilaire presente une profonde cavite", occupant la largeur du seg 
ment, se prolongeant sur la tete jusqu au niveau posterieur des yeux, et 
au milieu de laquelle s avance ante"rieurement, en une pointe arrondie au 
sommet, la partie limitee par les scrobes. Chez PA. curvirostre, la 
portion ante rieure presente un large sillon ferme a la hauteur des scrobes 
et rempli, chez 1 insecte frais, d une pubescence fauve scmblable a Pama- 
dou ; a ia base, une large fossette dont les bords atleignent les scrobes, 
et divise c longitudinalement par une carene tranchante. Chez PA. stria- 
turn, le rostre est absolument strie au dela des scrobes ; en jleca, il pre- 
seute deux sillons me diocres separe"s par une carene obsolete. Chez 
YA. violaceum, de gros points assez nombreux anterieurement ; la base, 
un large et profond sillon traverse" longitudinalement par une carene 
obsolete (le male de cette espece a, comme quelques especes du groupe 
du carduorum, une petite dent plantee sur le bord interne du premier 
article des tarses posterieurs). Chez les Apion miniatum, frumenta- 
rium, etc., le canal basilaire est peu profond, sans carene mediane, et les 
fines carenes qui le limilent lateralement s etendent, en restant paralleles, 
jusqu au bord posterieur des yeux. Chez J A. pisi on reinarque une 
carene sur presque toute sa longueur, interrompue a la hauteur des 
scrobes, tranchante au milieu de la cavite" basilaire, qui est profonde; le 
sommet est grossierement ponctue". Chez PA. gracilicolle, la partie 
me diane se prolonge en pointe aigue sur une certaine e"tendue de la cavite 
basilaire, qui n est pas carne au milieu ; ce lobe est iui-meme surmonte* 
d une petite carene prolonged jusqu a Pextremite du rostre et flanquee de 
chaque cote" d une strie profonde. Chez PA. vorax, la fossette basilaire 
est reduite a deux fortes stries a peine plus larges que la carene qui les 
divise; cette carene est remplacee en avant par une strie qui ne de"passe 
guere le niveau des scrobes; le reste est poli et luisant, etc. 

ticusson. Cette piece, le plus souvent ponctiforme, carree ou oblongue, 
offre, chez quelques especes, une structure particuliere : chez PA. validum 
elle est en forme de lance; sa base, munie de deux petits tubercules 
tres-prononce s, fait saillie, ainsi que sa pointe extreme au-dessus du 
niveau des elytres, de telle sorte que cette partie, vue de cote, presenle 
Papparence d une e"chancrure limitee anterieurement par deux petites 
dents avancees. Le meme caractere existe chez PA. radiolum, mais moins 
prononce. 11 fait defaut chez PA. sencum : ce dernier presente, au-dessous 
cle la tete, au niveau posterieur des yeux, une saillie transversale tran 
chante. 

La poncluation des parlies inferieures, la forme et surlout Pelevation 



dcs segments abdominaux, qui tantol occupent le memo plan, tantot 
forment un angle rentrant prononce" a partir du troisieme arceau, peuvent 
aussi fournir d excellents caracteres. 

2 L autre comprenant la description d une nouvelle espece de Coleo- 
pteres de la famille des Longicornes : 

CALLIDIUM (Rhopatopus) CAUCASICUM. Nov. sp. 

Ater, griseo-pubescens, tarsis rufescenlibus, depressus; antennis brcvibus 
sat vatidis, minus dense ciliatis, articulis omnibus apice intus acute brc- 
viter dcntatis ; protlwrace brevissimo, intequali, in disco utrinque obsolete, 
tuberculato; scuteUo apice subtruncato; etytris basi profunde versus api- 
cem obsolete punctatis, sccundmn suturam distincte marginalis; fcmoribus 
parum incrassatis ; abdominis marginibus brunneis. Long. 11 mill., 
lat. 4 mill. 

Caucase. 

La brievete" des antennes et le peu d epaisseur des cuisses eloignent 
cette espece du C. clavipes ; la couleur noire des pattes et la brievete du 
prothoras, des C. femoratum et spinicorne (ou Varini)\ de macropus, 
beaucoup plus etroit et ayant les antennes hien plus longues et bien plus 
minces. 

M. G. Tappes fait savoir, par Tentremise de M. L. Ileiche, que le 
Cryptocephalus trouve a la Sainte-Baume par M. Abeille dc Perrin , et 
iiidique" dans le dernier Bulletin (N 7, p. 2} comme d espece nouvelle, 
doit etre rapporte au tres-rare C. stragula Rossi. Les deux individus e"tu- 
di6s par notre collegue, ainsi que celui que possede M. L. Keiclie, sont 
des femelles, et Ton ne connait pas encore le male de celte espece, si mal 
figurec par Rossi que le dessin qui la represente conviendrait aussi bien 
au palliatus, au concinnus et m6me au marginatus. 

Le m^me membre ajoute que le Cryptocephalus Pcrricri Fairmaire, 
dont il vient de faire le dessin d une femelle (seul sexe qu il connaisse), 
est bien une espece distincte, malgre raffirmation contraire de M. Suffrian 
et Tacquiescement de M. L. Fairmaire. 

M. le docteur Boisduval montre h la Socie te* des larves, des nymphes 
et des insectes parfails du Gryptorhynchus lapathi Linne, qui produisent 
d assez grands de"gats au peuplier (Populus alba Linne"). En efl et, les 



larves de cet insecte , rongeant 1 interieur des branches de cct arbre, 
celles-ci ainsi minees ne tardent pas a 6tre brise"es par 1 action da vent et 
a tomber sur le sol. 

Notre confrere fait remarquer que c est par suite d une erreur relative 
aux habitudes de ce Curculionite, que les anciens naturalistes, regardant 
le Cryptorhynchus dont il est question comme vivant sur les oseilles ou 
Rwncx Linne" (Lapathum Tournefort), lui avaient applique la de nomina- 
tion de lapathi; et que c est a juste raison que Le"on Dufour et d autres 
entomologistes ont montre" que ce Coleoptere se nourrissaii aux depens 
du peuplier et du saule. 

Le mme membre indique aussi que dans ce moment les poiriers 
des environs d fitampes sont ravage s par la larve d un Ayrilus qui se rap- 
porte probablement au viridis Linne*. 

M. Henri Jekel communique, par 1 interme diaire de M. Maillefer, 
une note sur divers Curculionites : 

Aussitot que j eus connaissance du travail de M. Kraatz sur le genre 
Auchmeresthes (Berl. Zeitschr., 1862, t. II, p. 119, fig. 2), bien que 
n ayant jamais vu 1 insecte, je soupconnai qu il ne pouvait appartenir au 
groupe des Br achy derides, ni se placer, consequemment, pres des Metal- 
Lites et Polydrosus. Apres dix anne"es ^coulees depuis cette publication, 
je viens de recevoir cet inte"ressant genre de notre zel6 et savant collegue 
M. Kirsch. Alors se confimia ma supposition, a savoir que ce Gurculionide 
est un Phanerognathe qui, dans la methode de Lacordaire, doit prendre 
place pres des Eugnomus, type d un groupe de la tribu des Erirhinides. 

Je ne puis jusqu ici donner mon opinion sur un autre genre de M. Kraatz, 
de"crit et figure a la m^me place (Metaeinops, p. 117, fig. 1), mais je soup- 
conne egalement qu il n appartient pas au groupe ou cet auteur et les 
catalogues 1 ont place", a savoir les Otiorhync hides ;\\ doit ctre e galement 
Phanerognathe et ne pas devoir s eloigner des Eugnomidcs : 1 ensemble de 
ses formes, si analogues au precedent, Tallongement de la t^te, celle du 
rostre au dela de 1 insertion antennaire me poussent a cette conclusion. 
Quant aux scrobes, on sail tres-bien que parmi les Phanero gnat lies meco- 
rhynches, les cas ne sont pas rares ou elles affectent une forme peu allon- 
ge"e, e"largie et e"vaaescente en avant des yeux. Mais tant que je n aurai 
pas vu 1 insecte, je ne pourrai decider sur sa place naturelle dans la 
methode. 



Ajoutons que le genre Eutecheus Sch., que Lacordaire n a pas connu, 
appartient aussi aux Eugnomides, ainsi que le genre Macropoda Montr., 
dont le rostre, quoique tres-court chez le male, est un peu allonge" chez la 
femelle au dela de 1 insertion antennaire, ce qui en fait un Heterorhine. 
Le dernier de ces deux genres de Phanerognathes est bien place dans le 
catalogue Gemminger et Harold, mais le premier doit etre ramene" pres 
des Rhopalomerus* 

Je profile de cette occasion pour ajouter que le genre Cypfwmetopus 
Blanch., qui est nn Adelognathe oxyophthalme a lobes suboculaires du 
thorax tres-de"veloppes, appartient sans contredit au groupe des Stranga- 
iiodides. 

M. Charles Brisout de Barneville dit que, pendant un court se"jour 
qu il vient de faire aux environs de Ghantilly, il a recolte des especes 
de Coleopteres inte"ressantes pour la faune parisienne : le Ceutorhynckus 
Schanneri Ch. Br., qu il n avait pas encore pris dans nos environs; la 
Donacia spar garni, en nombre, sur les feuilles et dans les fleurs du ne"nu- 
phar, en compagnie de la Galleruca nymphess. 

Il a aussi capture, dans le pare d Ermenonville, sous les mousses trem- 
p6es d une cascade, un grand nombre de Dianous cserulesccns , espece rare 
aux environs de Paris. 

M. Valery Mayet montre a ses confreres une larve de Vesperus 
Xatarti qu il conserve vivante dans de la terre depuis plus de deux ans. 

Le meme membre fait passer sous les yeux de la Soeiete la nouvelle 
espece de Sitaris (S. collctis) qu il a de"couverte au commencement de 
cette annee. Il annonce qu il donnera prochainement une diagnose de 
cette espece pour le Bulletin, et qu il prepare pour les Annales un memoire 
sur les moeurs de cet interessant Cole"optere. 

M. V. Signoret lit une note qu il ne desire pas voir impimer dans 
les Annales, mais simplement deposee aux archives, et dans laquelle il 
indique 1 evolution complete de la vie du Phylloxera, laquelle a lieu 
pendant la periode d une annee, contrairement a 1 opinion emise par 
M. Lichlenstein dans une conference a Gette. Notre confrere de Montpellier 
indiquant une dizaine de jours pour le temps necessaire au Phylloxera 
pour pouvoir se reproduire, pondre des oeufs a nonveau ; il y a, par con 
sequent, une grande difference d opinion enlre lui et M. Lichtenstein. 



6 - 

Le meme membre fait passer sous les yeux de la Socie"te deux echan- 
tilions de vigne malade, provenant de Libourne, qui lui ont etc remis par 
M. L. lleiche. 

L aspecl de ces vignes est tout different de ce que Ton voit d ordinaire : 
ce n est plus la pourriture noire que Ton apercoit en dessous de la pre 
miere ecorce de la racine, mais un depot blanchAtre affectant, dans cer- 
taines radicellcs, que notre confrere fait examiner, une forme cristalline 
comme amylacee. Dans d autres , ce depot prend un aspect calcaire , 
comme on pourrait le produire en passant dessus les mains prealablement 
blancliies avec du platre ou de la chaux, et comme c est en dessous de 
1 ecorce, il est impossible d admeltre que ce soil artificiel. Du reste, on 
peut examiner le fort troncon de racine mis sous les yeux de la Societe 
par M. V. Signoret. 

De plus, notre collegue indique que c est avec la plus grande peine que, 
sur un kilogramme de racine, il a pu Irouver cinq ou six Phylloxera. 

II ajoute encore que, depuis quelque temps, soil d envois de M. Faucon, 
de Graveson (Bouches-du-Rhon"), soil de M. Trimoulet, de Bordeaux, ou 
venant d autres localites, c est a peine s il y a quelques Phylloxera, et 
cependant, dans d autres pays, I Herault, par exemple, les radicelles en 
sont encore couvertes. 

Sans vouloir de nouveau rentrer dans des details sur lesquels il s est 
plusieurs fois explique devant la Societe, ainsi qu il 1 a rapporte aussi dans 
plusienrs recueils scientifiques et agricoles relativement au Phylloxera, 
notre confrere dit qu il est lonjours persuade que c est la vigne qui est 
maladc, sans que le Puceron y soit pour rien. 

A la suite de quelques observations de M. Mayet sur I habHat particulier 
du Phy looser a aux radicelles du collet de la racine, M. V. Signoret fait 
remarquer que c est la premiere fois qu il entend parler de ce fait, et qu il 
desirerait que nos collegues du Midi s assurassent de 1 exactitucle de cetle 
preference des Phylloxera, car il pensait qu ils se repandaient partoul, 
aussi bien au collet de la racine qu a Textremile de toutes les racines, 
radicelles, etc. 

M. Maurice Girard, au sujet des ceps de vigne malades et revetus 
d une efflorescence blanche que M. V. Signoret regarde comme une matiere 
amylacee, demande si 1 on s est assure, au moyen du bleuissement par 
1 eau iodee, de la nature reellement amylacee de cette production. 

M. V. Signoret dit qu il n a pas fait cette verificalion. 



M. Vatery Mayet presente, a la suite de ces communications, quelqucs 
remarques sur le Phylloxera : 

II y a beaucoup a repondre, dit-il, a ce que noire honorable collegue 
M. V. Signoret vient de nous dire sur le Phylloxera, et surtout a ce qu il 
a ecrit sur le meme sujet. 

Selon lui, d un cole , cet Hemiplcre n attaquerait la vigne que parce 
qu elle est malade (1), et, d un aulre cole, depuis douze.ans qu il a fait 
son apparition dans les vignobles du Midi, ses ravages, dont on parle tant, 
n auraient diminue que bien faiblemcnt la production vinicole. 

Je veux repondre au double point de vue entomologique et commercial. 
Je vous dirai que j arrive des vignobles infestes et que j ai vu les Phyl 
loxera atlaquer les vignes vieilles et les vignes jeunes, les jcunes surtout, 
parce que les racines sont plus tendres. J ai vu des vignes de trois ans, 
plantees dans des terrains deTriches pour elles, sur les coteaux pierreux 
comme dans les bas fonds, perir avant de vieilles vignes, lours voisines, 
allaquees comme elles et qui, dans des terrains qu on pourrait dire epuises, 
resistenl mieux parce que leurs racines soril plus robustes. Jc ne deman- 
derai a mon collegue qu une demi-heure de visile avec moi dans nos 
vignes de Montpellier pour le convaincre de ce que j avance. 

D ailleurs je ne comprends pas que le debal puisse exisler. S il est 
acquis a la science que tout insecte xylophage dans la plus grande accep- 
tion du mot, sauf quelques exceplions dans les Coleopteres et les Lepi- 
dopleres (exceptions encore conleslees), s il esl acquis, dis-je, que tout 
xylophage altaque le vegetal parce qu il est malade ou qu il est a la fin 
de sa carriere, il est acquis egalement que tout insecte phytophage, suceur 
ou broyeur, s altaque a tous les vegetaux qu il rencontre, malacles ou bien 
porlants. 

A-l-on jamais songe a declarer malades les clienes ou les peupliers 
depouilles de leurs feuilles par le Melolontha vulgaris ? Sa larve n at- 
taque-t-elle pas les racines de vege"taux pleins de vigueur ? A-t-on jamais 
pu dire que les cere" ales et les vignes de nos colons algeriens devaient a 
un e"tat morbide les affreux ravages que les Criquets exercent sur elles? 
Qui a jamais songe a dire que le sureau, la i eve ou le rosier, presque 
loujours converts de Pucerons, n en n etaient attaque s que parce qu ils 
n ^taient pas bien portanls ? Les Pucerons altaquent le ve ge tal malade ou 

(1) M. V. Signoret fait observer que jamais il n a avance ce fait, qui a etc indique 
par plusieurs entomologistes. 



non : pourquoi celui de la vigne ferait-il exception ? Moi qui suis sur les 
lieux, je vois au contraire qu il confirme la regie. 

Au point de vue commercial, je repondrai a M. V. Signoret qu il se 
trompe granclement en disant que la production de la vigne n a pas ete" 
sensiblement diminue"e par le Phylloxera (1). J ai visite les departements 
de Vaucluse, de la Drome, de 1 Ardeche, du Card et de 1 Herault, et je 
puis affirmer que dans Vaucluse la vigne n est plus qu un souvenir. Dans 
1 Ardeche et la Drome, ou le mal n a apparu que depuis cinq ans, il reste 
encore les deux tiers des vignes ; mais ces deux tiers sont tellement 
infested que d ici a quatre ou cinq ans ces deux departements auront subi 
le sort de Vaucluse. Le Card est a moitie" perdu. L He"rault, ce de"parte- 
mement qui, a lui seul, fournit le dixieme de la production totale de la 
France, a 616 attaqu6 il y a trois ans seulement, et aujourd hui les envi 
rons de Lunel et ceux de Montpellier sont envahis de tous cote s. Parlout 
on apercoit des ilots de vignes perdues. Le Puceron met trois ans pour 
tuer la vigne vieille, deux ans seulement pour les jeunes plantiers. D ici a 
quatre ou cinq ans Timmense vignoble de Montpellier aura disparu, et 1 an 
passe on comptait les points attaques. Je suis en contact incessant avec 
les proprietaries ruranx de cette contre"e si riche, et je vois leur ruine 
totale arriver a grands pas; elle sera d autant plus complete que, dans ce 
pays oil il ne pleut un peu qu en hiver, les deux tiers du terrain ne 
peuvent recevoir que de la vigne. 

Quoi qu en dise notre savant collegue, le Phylloxera est une question 
sociale. Si les 25 millions d hectolitres de vin que prodnit le Midi viennent 
a faire de"faut aux contributions indirectes, il faudra demander aux autres 
impots les AOO ou 500 millions qui manqueront de ce c6te-la. 

Plusieurs membres prennent la parole a la suite de ces diverses 
communications : 

M. le docteur Boisduval dit que, selon lui, le Phylloxera n est pas la 
cause de la maladie de la vigne, mais qu il en est seulement la conse 
quence. G est parce que la vigne est malade par suite de diverses circons- 

(1) Notre collegue M. Signoret renvoie a ce sujet M. Valery Mayet et ses autres 
contradicteurs a une note de M. Gaston Basile (Messager du Midi du 18 juillet), 
ou il s exprime en ces termes : Nous devons cependant le dire, pour cette annee 
encore, la recolte de vin ne sera pas, dans son ensemble, diminuee d une ma 
tt niere trop sensible. Quand le maitre a parle ainsi, il n y a plus qu a s in- 
cliner. V. SIGNORET. 



9 

tances que le Phylloxere se developpe en nombre plus ou moins conside"- 
rable. 

M. Leprieur cite im fait relatif a 1 invasion accidentelle de la vigne par 
un destructeur autre que le Phylloxera. Pendant deux anne"es de suite, 
les vignes des environs de Colmar furent, il y a quelque temps, conside- 
rableraent ravagees par le Ehynchitcs bctuleti Fabricius. Apres avoir etudie" 
les causes qui avaient pu produire le raal, on reconnut que les chemins 
qui entouraient les vignes elaient, avant 1 invasion du Rhynchite, horde s 
de broussailles telles que des ronces, des rosiers sauvages , des prunel- 
liers, etc., et que c etait seulement depuis 1 epoque ou Ton avail coupe" 
ces ve getaux que les vignes avaient etc attaquees par ce Curculionite ; 
aussi, des que les broussailles furent repoussees les^ vignes reprirent-elles 
leur e"tat habituel. 

M. Berce pense que le Phylloxera disparaitra quelque jour de lui-meme, 
comme cela a eu lieu pour la Pyrale (OEnophthira Pilleriana Hubner). 
On sail qu il y a une trenlaine d annees ce Lepidoplere e"lait tellement 
abonclant que Ton avail predit que sa propagation causerait bientot la 
destruction complete de nos vignes, et il n en a rien e"te cependant. 

M. V. Signoret dit, enfin, que M. Planchon, charge par le Ministre de 
1 Agriculture d aller en Amerique eludier le Phylloxera, ainsi que le 
moyen de le detruire, pourra nous renseigner sur les habitudes de cet 
insecte dans le pays qu un grand nombre d observateurs regardent comme 
sa palrie originaire, et surtout constater s il y a identity complete entre 
Tinsecte americain et 1 insecte d Europe. 

M. Maurice Girard communique la note, suivante : 

Un fait interessant s est pre sente cette anne"e a la magnanerie exp^ri- 
mentale du Jardin d Acclimalalion au bois de Boulogne, et M. Berce, qui 
s occupe avec moi des observations, 1 a constate ggalement. La flacherie a 
decime" nos Vers a soie du murier. Sur une dizaine de races, des Vers ne"s 
a Varsovie ont seuls resiste au fleau. Les Vers a soie du chene (Attacus 
ya-ma-ma i Guer.-Men.), qui survivaient a un accidenl, les attaques des 
oiseaux , ont succombe" & la me" me affection. Elle s est de" veloppee a la 
meme place sur les chenilles de 1 ailante (Attacus Cynthia Drury, vera 
Guer.-Men.) qui re"sistaient a la maladie pendant les autres annees. Enfin, 
les chenilles du Grand-Paon de nuil el du Petit-Paon (Attacus pyri Linn, 
et carpini Linn.), elevees a cote des prece dentes, sonl alteintes du meme 



10 

mal. II y a la une confirmation e"clatante des ide es de M. L. Pasteur, qui 
a affirm^ la contagion de la flacherie, puisque cinq especes diffe rentes de 
Lepidopteres, elevees a cote les unes des autres, en magnanerie ou a 1 air 
libre, sont atteintes, dont une espece dbmestique, le Scricaria mori, une 
espece parfaitement acclimatee, le Ver de 1 ailante, et des especes indi 
genes, nos deux Paons de nuit. La flacherie, affection du tube digestif, 
parait generate cette arinee en France chez les Lepidopteres. Les nouvelles 
des educations de Ver a soie sont de"sastreuses sous ce rapport. 

M. fierce a e te" informe par divers e"ducateurs de chenilles que celte 
affection leur a fait perdre beaucoup de snjets, et il a eu 1 occasion de 
constater chez lui la maladie sur les Vers du ch6ne, qu il e levait avec 
succes depuis plusieurs anriees. 

M. J. Fallou m apprend qu il a perdu par la flacherie toutes les chenilles 
de VAcronycta myricse Guenee, apres la quatrieme mue, et provenant des 
oeufs qui lui avaient ete donna s par M. . Ragonot. 

M. le docleur Boisduval dit, a la suite de cetle communication, que la 
maladie signaled par M. Maurice Girard est connue depuis tres-longtemps, 
et qu un nom nouveau, celui de flacherie, lui a ete seulement applique. 
On trouve sou vent dans les champs et dans les bois des chenilles tres- 
molles, perissant ordinairement avant de se transformer, et parfois les 
papillons qui peuvent en provenir se detruisent facilement au moindre 
contact. 

M. Maurice Girard re pond qu il ne conteste nullement I anciennete" de 
la flacherie, mais qu il s occupe en ce moment de sa contagion. 

M. fierce montre a la Societe la chenille souffle e de VAcronycta 
myricae, espece d Ecosse, jusqu a present inconnue en France. II a obtenu 
cette chenille d oeufs qui lui ont ete donne s par notre collegue M. E. 
Ragonot. Ces oeufs sont eclos le 16 juin dernier, et les chenilles se sont 
chrysalide es le 10 juillet, apres avoir change cinq fois de peau. Elles ont 
ete nourries avec du prunellier (Prunus spinosa), quoique elles vivent 
aussi, dit-on, sur le Myrica gale et le Salix caprsea. 

De 1 examen comparatif fait par lui et par notre confrere M. Goossens, 
de cette chenille avec celle de YAcronycta euphrasise, espece bien connue 
et commune en France, il resulte qu elle ne parait diffe rer en rien de 
cette derniere, et que les Acronycta euphorbias, euphrasise, abscondita et 



11 

myricae pourraient bien n 6tre qu une seule et m6me espece modifie e par 
le cliraat. 

M. Berce pense neanmoins que de nouvelles observations sont neces- 
saires pour formuler nne opinion definitive sur la reunion de ces diverses 
especes. M. Goossens et lui se proposent de conlinuer leurs recherchcs a 
cet egard. 

M. Maurice Girard rappelle qu il y a de ja longtemps la Socie"te s est 
occupee des Mouches dcmestiques envahies par ce Gryptogame qu on rap- 
porte maintenant au genre Entomopkthora (voir le precedent Bulletin), et 
qui envoie des trainees de sporules divergentes sur les vitres, aulour de 
1 abdomen dislendu et blanc de la Mouche collee au carreau et mourante. 
Aube cilait ces faits dans notre Bulletin de 1837 (p. LXXXII), et Audouin 
transportait ces sporules par inoculation a des Mouches saines. Seulement 
a cetle epoque on confondait celte affection avec la muscardine des Vers a 
soie (genre Botrytis). Audouin communiquait un Cryptogame aux larves 
de Sapcrda carcharias, et observait dans la nature les larves de la Galle- 
ruque de 1 orme atteintes d un parasite analogue. II est a desirer que ce 
genre d observations soit centralise et qu une classification nette des 
Cryptogames des insectes vivants puisse s e" tablir. 

M. E, Ragonot lit la note suivante : 

J ai Phonneur de faire passer sous les yeux de la Societe 1 des coques 
d Yponomeutes que j ai recues de notre collegue de Bar-sur-Seine, M. le 
docteur Cartereau. Ce sont des coques de la Malimlla, et ce qui est 
reraarquable c est qu aucune n a donne le papillon, les larves d une espece 
de Diptere ayant pe netre dans chacune d elles et devoid les chrysalides 
elont elles servaient de protection, ne laissant absolument que Penveloppe 
chitinense de la chrysalide. Ce sont probablement les larves de VEuri- 
g aster pomariorum Goureau. 

M. le docteur Cartereau ra avait egalement envoye des cocons de 1 Ypo- 
nomeute du prunier, et au lieu de papillons il eri est sorti une quantite 
d lchneumons (GampopLcx sordidus Grav.). 

Ces faits isoles n auraient peut-fetre que pen de valeur ; mais j ai observe, 
dimanche dernier, a Lardy, des pommiers tres-de 1 figures par des toiles 
d Yponomeutes, et, contrairement a ce que dit M. Guenee, les cocons sur 
ces arbres ne se trouvaient pas tous agglome re s en un seul nid, mais 



eparpilles par petits groupes sur presque toutes les branches, et je remar- 
quai qne presque toutes les chrysalides avaient ete devorees par la larve 
de Diptere dont je viens de parler. II est possible que ces larves aient 
eu quelque influence sur les chenilles en les empechant de suivre leur 
instinct d association. 

Ces larves de Dipteres doivent done compter parmi les meilleurs auxi- 
liaires de Fagriculteur, puisque elles detruisent les chrysalides & temps 
pour empecher 1 eclosion du papillon. 

J ai pu juger, d apres les reflexions du proprietaire de ces pommiers, de 
la curieuse ide"e que se font les agriculteurs snr Pentomologie : ils croient 
souvent que la science peut et doit leur indiquer une panache infaillible 
contre les fleaux qui ravagent leurs recoltes , quand au contraire ils n ont 
souvent qu ft s en prendre a eux-m&mes pour les degats qu ils laissent se 
produire. L echenillage, si utile, n est pas assez pratique"; par contre on 
fait tout son possible pour detruire les petits oiseaux, surtout dans le 
Midi. 

N ai-je pas vu des agriculteurs semant au printemps des pois qui etaient 
attaque s par la Bruche : presque chaque pois en contenait une ! Et com- 
bien y a-t-il encore de paysans qui tuent les Araignees, croyant que ce 
sont leurs fils qui empechent les grappes de raisin de se developper, au 
lieu de s en prendre a la chenille de la Teigne de la vigne (Conchy Us ambi- 
guella], le fleau veritable. Ge sont des erreurs pareilles que la science doit 
combaltre, en indiquant aux agriculteurs les ve"rilables auteurs des de"gats 
et les empecher de confondre les animaux ou insectes utiles avec ceux qui 
sont nuisibles. Les entomologistes en parliculier peuvent, raisonnant par 
experience acquise ou par analogic, dire comment vivent les insectes pre"- 
judiciables a Tagriculteur, et celui-ci, profitant de ces indications, peut 
alors delruire les insectes nuisibles a une e"poque de leur existence ou il 
est plus facile de les atteindre d une maniere effective. 

Le Comite de la Societe entomologique suisse nous prie d annoncer 
que sa stance generate aura lieu le 7 septembre prochain, a 8 heures 1/2 
du matin, a Olten (Hotel de la Gare}. 

M. Maillefer, en offrant a la Socie te , au nom de M. Jekel, le N 1 
d Un nouveau recueil entomologique intitule" : Coleoptera Jekeliana, donne 
lecture d un passage de ce travail (pages 6 et 7) qui interesse au plus 
haut point la question de priorite de publication, lorsque certains auteurs 



- 13 - 

ne craignent pas d antidater leurs ouvrages d une ou meme de deux 
annees. Dans cet article, 1 auteur insisle pour que les SocieHes, dont c est 
le devoir, selon lui, prennent des mesures en consequence. 

M. Lichtenstein nous prie de rectifier ainsi qu il suit le li e alinda de 
la page 5 du Bulletin n 6 : 

Une lettre adresse"e par un de nos confreres a un viticulteur de Bor 
deaux, qui a cru devoir la faire publier dans plusieurs journaux de Paris, 
nontenant des expressions tellement e"loigne"es de celles qu il a toujours 
e"te heureux de trouver dans nos courtoises et amicales discussions, il ne 
repondra plus desormais a notre collegue, et il retire la note qui a 616 
mentionne"e dans la seance du 11 juin dernier. 

MM. Ed. Fridrici, W.-J. Griffith et Reiber adressent, pour 1 album de 
la Socie"te, leurs portraits photographies, 

Nous saisissons cette occasion pour rappeler a nos confreres qui ne 
nous ont pas encore envoye leurs photographies, que nous serions heureux 
de les posse der. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE ( ). 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academic des Sconces, 
t. LXXVII, n 05 1 et 2 (juillet 1873). 

GDEYRAUD, p. Ill, Experiences relatives a Taction de 1 ammo- 
niaque et a Taction prolong^e de 1 eau sur le Phylloxera. ME- 

(1) M. Maurice Sedillot a bien voulu, en 1 absence de M. Louis Bedel, se charger 
de la redaction de ce Bulletin. 



GNIN, p. 129, Sur la position zoologique et le role dcs Acariens 
parasites connus sous les noms d Hypopus, Homopus et Trichodac- 
tylus. 

Comptes rendus des seances de la Societe entomologique de Belgiquc, 
n 88 Quillet 1873). 

SE"LYS-LONGCHAMPS et QtLEDWLiEG, p. 4-7, Observations sur 
divers Leptdopteres Diurnes de la Belgique. DE BORRE, p. 7, Sur 

des Gole"opteres beiges. 

* Colcoptera Jckeliana, adjecta Elcuthcratorum Bibliothcca. Enumera 

tion syste"matique et synonymique des Cole"opteres europ6ens et 
exotiques composant la collection de Henri Jekel, observations cri 
tiques, description d especes nouvelles, reproduction et traduction 
de genres et especes public s dans des ouvrages rares francais et 
Grangers de maniere a former insensiblement la Bibliotheque du 
Coleopte riste, par Henri JEKEL. l re livraison. Broch. in-8 auto 
graphic" e de 96 pages. Paris, 1873. Offert par Tauteur. 

P. 1-17, Plan de 1 ouvrage. P. 9-18, Coleoptera Jekeliana; 
catalogue des Staphylinides Aleocharini. P. 19-50, Observations 
diverses sur les Staphylinides en ge ne ral et plus particulierement 
sur les Aleocharini, et description de onze especes nouvelles des 
genres Autalia, Falagria, Thiasophila, Aleochara, Tachyusa, Oxy- 
poda, Homalota et Gyrophsena par M. Henri Jekel. P. 51-96, 
Catalogue des Goleopteres recueillis en Syrie par Theodore Kotschy 
(Voyage de Russeyer en Europe, Asie et Afrique), enume"res ou 
decrits par Redtenbacher, avec quelques descriptions de Kollar 
(traduction francaise). 

* Bulletin de la Societe geologique de Normandic, t. 1", fascicule l er . Q 

* Ulnvestigateur, journal de la Societe des eludes historiqu.es, XXXIX" 

anne"e (janvier-avril 1873). O 



OUVRAGES DIVERS. 

** LALANNE (I abb6). Augustule et Belloni ou Entretiens sur 1 Entomo- 
logie. In-8 relie. Paris, sans date. 



15 

* MAC LACHLAN. Catalogue of Neuropterous Insects of New Zealand. 

Broch. in-8. (From the Annals and Magazine of natural history, 
juillet 1873.) 

* PACKARD. The Ancestry of Insects. Chapter XIII : of Our common 

Insects. Broch. in-8. Salem, 1873. 

* SELYS-LONGCHAMPS. Troisieme addition au Synopsis des Caloptery- 

gines. Broch. in-8. (Extr. des Bulletins de P Academic royale de 
Belgique.) 



Ordre du jour de la stance du 13 aout 1873 : 

Note de M. H. Lucas sur les metamorphoses du Xylorhina venosa, avec 
une planche. 

Le l cr numero des Annales pour 1873 sera distribue dans cette seance. 



Avis 



M. le Tr^sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collegues qui n ont 
pas encore solde le montant de leur cotisation pour Panned 1873, qu ils 
doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitot que pos 
sible, sans intermediate. 



Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du b* tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapport^es, (Ten 
informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les 
avertir de tout changement apporte ulterieurement a leur adresse. 



- 16 

Toutes les reclamations relatives au Bulletin bi-mensuel, ainsi que les 
demandes d envoi a 1 etranger (contre remboursement des frais de trans 
port}, doivent 6tre adresse"es au Tr^sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de 
Buffon, 27, qui est charge de 1 expedition du Bulletin des seances. 



Par decision prise dans la seance du 28 mai 1873, chaque note ins^ree 
dans le Bulletin des seances, sauf decision de la Societe, ne devra pas 
comprendre a 1 avenir plus d une page d impression. 

Nous prions nos confreres de se conformer a cette decision s ils ne 
veulent pas que la Societe soit contrainle ou de reduire 1 etendue des 
travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier dans les Annales et non 
dans le Bulletin. 



Collections a vemlre : 

1 Collection de Coleopteres d Europe recueillie par M. Follias. 
S adresser a sa veuve, rue Colbert, 22, a Reims (Marne). 

2 Collections entomologiques recueillies par M. Cabarrus : Coleopleres 
europeens et exotiques : 4,666 especes et 10,739 individus ; autres ordres 
d Insectes : 858 especes et 2,233 individus. S adresser a M me veuve 
Cabarrus, rue Thiac, 27, a Bordeaux (Gironde). 



On peut se procurer chez M. L. Buquet, Tresorier, rue S l -Placide, 52 : 

Monographic des Clytrides d Europe et du bassin de la Mediterranee, 
avec 4 planches (Extrait des Annales de la Societe entomologique de France 
de 1872), par M. ED. LEFEVRE. Prix : 8 fr. 

Paris, 5 aout 1873. 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



NO 9. 

BULLETIN DES SEANCES "^ 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recucilli par M. E. il sutcti HI Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance <lu 13 Aout 

de M. Ca. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

25 membrcs presents. 

Correspondancc. V Association francaise pour I avancement des sciences 
fait savoir qu elle tiendra sa deuxieme session a Lyon du 21 au 28 aout, 
et qu elle serait heureuse d y voir la Societe" entomologique represented 
par plusieurs de ses membres. 

Communications. M. le Tre"sorier annonce la mort de M. Nuraa Bordes, 
de Bordeaux, qui appartenait a la Soci^le depuis 1869. 

M. J. Grouvelle, a propos de la communication de M. le docteur 
Boisduval, ins6ree dans le dernier Bulletin, au sujet de I habilat du Cryp- 
torhynchus lapathi, annonce a la Societe" que son frere, M. A. Grouvelle, 
a recueilli cet insecte dans son parapluie, dans les montagnes de la Grave 
([sere), a line altitude comprise entre 1,500 el 1,800 metres. 

M. le Secretaire rappelle egalement que, dans les Annales de 1867 
(Bull., p. LXXXIV et LXXXV), plusieurs remarques sur le meme insecte ont te" 
pr6sente"es. M. le colonel Goureau a montre que cc Curculionile e"tait tres- 
dangereux pour les pe"pinieres de peupliers, surtout pour les jeunes sujets 
plants a demeure; et il a donn6 d int^ressants details sur la larve du 
Cryplorhynclms lapathi, qui vit et so de"veloppe dans k s tiges du peu- 
plier. M. Guerin-Meneville a indique que le meme Coleoptere se trouvait 



sur 1 aune. M. le docteur Laboulbene a dit qu il en avail pris des femelles 
dans le midi de la France, au pied des saules. 

Au sujet des observations sur la flacherie, presenters dans la pre"- 
ce"dente seance par M. Maurice Girard, quelques remarques sont faites par 
divers raembres : 

M. Goossens dit que la flacherie peut 6tre produite par la nature de la 
nourriture donne"e aux chenilles, et que lorsqu on voit qu un ve ge tal 
semble ne pas convenir a une chenille, il faut lui en offrir un autre. II 
attribue cette maladie a un de veloppement exagere de la secretion biliaire 
chez les chenilles. 

M. le docteur Alex. Laboulbene ne suit pas noire confrere dans celle 
voie et demande que des e"tudes scientifiques soient failes. 

M. Berce ne peut affirmer que la flacherie que Ton constale aussi bien 
dans la nature que dans les magnaneries soil contagieuse de chenille a 
chenille, et il se demande si ce n est pas la nature du lieu qu habite les 
chenilles qui influe sur sa propagalion. En ce qui concerne l e"ducation 
dont il a parle" de V Acromjcta myricse, il est certain que la maladie ne 
provenait pas de l (&uf, car des ceufs d une mme ponle, donnes par 
M. Ragonot, les uns ont produit chez M. Fallou des chenilles flasques, 
tandis que d autres, chez lui, ont donne" des chenilles d ou il a eu des 
chrysalides. 

M. Baron montre a la Socie te plusieurs individus vivants d une 
grande espece d lal6ride, provenant de Tile de Cuba, ou elle porte vul- 
gairement le nom de Cocuyo. II fait voir expe"rimentalement que dans 
Tobscurite, et surtout dans un milieu humide, eel insecle produit une 
lumiere phosphorescente brillanle, a reffels verdalres, beaucoup plus vive 
et d un volume plus considerable que celle de nos Lampyres. 

Les Cocuyos pre"senle"s par noire confrere lui ont 616 donne s par M. Des 
Cloizeaux, qui les tenait de M. le marquis de Dos Harmanas. Ge dernier 
a adresse recemment , au sujet des mceurs de ces curieux Cole opteres, 
une nole a 1 Academic des sciences (Comples rendus, 2 e semestre de 1873, 
n 5, page 133); et nous croyons que la Soci^te" verra avec plaisir dans 
son Bulletin un extrait de ce travail interessant. 

Les Cocuyos, dit M. de Harmanas, paraissent dans Tile de Cuba vers 
la fin d avril, a la suite des premieres pluies, et ils abondent surtout dans 
les lieux boise"s et dans les champs de Cannes a sucre. Ils sortent au ere* 



puscule et cessent de voler tres-promptement, de sorte qu on peut dire 
que leurs promenades nocturnes ne durent que deux a trois heures. 11s 
se cachent dans les creux des arhres, dans !es troncs pourris, sous les 
herbes des pres et dans les parties fraiches des plantations de Cannes. Us 
se nourrissent de feuilles tendres, de malieres molles qu ils trouvent dans 
les troncs d arbres et d autres substances analogues. II paratt done Evi 
dent que I humidite" est la condition la plus essentielle & leur existence. 

Get insecte cesse ordinairement de paraitre vers la fin de juillet ou le 
commencement d aout ; mais il se conserve bien si on 1 emprisonne dans 
des paniers a jour ou dans des cages, et il vit jusqu en septembre et 
octobre, et meme jusqu en novembre, ainsi que 1 auleur a pu le constate* 
a la Havane el a New- York , donnant constamment le soir sa lumiere 
phosphorescente. 

La lumiere la plus forte du Cocuyo se lait voir a la region du ventre et 
se montre avec loute sa splendeur qaand il vole ou qu il est baigne" dans 
1 eau. 

En captivil6, ces insectes se combattent souvent entre eux : les patles 
constituent leur principale arme offensive. En effet, c est avec ses pattes 
qu on voit chaque individu p^nelrer dans les parties molles du cou de son 
adversaire, et cela assez complement pour s^parer le thorax de 1 abdo- 
men : aussi, dans les cages ou Ton conserve les Cocuyos trouve-t-on com- 
mune"ment des thorax se pare s du reste du corps ; on y voit aussi souvent 
des debris de leurs tarses. 

On croit avoir remarque" que 1 approche de la mort de ces insectes esl 
annonce"e par le noircissement des yeux , qui, dans l 6tat de sante" , 
paraissent, au jour, d un blanc jaunatre. 

Les individus pre senle s a 1 Academic des sciences, ainsi que ceux que 
possede M. Baron, e"taient le reste d une collection de plus de quinze cents 
individus rapportes par M. de Harmanas, de la Havane, au mois de mai 
dernier. 

A la suite de ces communications : 

M. le docteur Alex. Laboulbene annonce que, grace a la g6ne"rosit6 de 
M. Baron, il se propose d 6tudier anatomiquement le Cocuyo. 

M. Aug. Salte dit que 1 insecte qui vient d etre montrS est le Pyrophorus 
noctilucus Linne", que Ton trouve dans toute l Ame>ique intertropicale. II 
rappelle a ce sujet ce qu en a dit Lacordaire dans plusieurs de se> 
ouvrages et principalement dans son Introduction a 1 Entomologie. 



- ft 

M. H. Lucas communique, par 1 interme diaire du Secretaire, la note 
suivante , relative an Xylorhiza venosa, Longicorne de la tribu des La- 
miides : 

Le dessin que j ai 1 honneur de faire passer sous les yeux de la Sociele, 
et qui a 16" exe"cute par M. Poujade, repre"senle les metamorphoses du 
Xylorhiza venosa. C est une Lamiide de ja anciennement connue et que 
Latreille a fait figurer dans le Regne animal de Cuvier, t. Ill, l re e"dit., 
pi. 18, fig. 7 (1829). L arbre altaque" par cette espece est le Mesptlus ou 
Eryobotriajaponica, auquel elle cause des de"gats reellement considerables. 
En effet, si on considere les tiges que je fais passer sous les yeux de mes 
collegues, on remarquera combien sont grands les degats que leur a causes 
cette larve Jignivore; ils sont m&me assez graves pour les faire presque 
toujours pe"rir, et cela a ordinairement lieu apres la sortie de 1 insecte 
parfait, c est-a-dire lorsque cette larve a pre"alablement subi toules les 
phases de sa vie evolutive. Quand on etudie ces tiges ainsi atlaque"es, on 
remarque que celte larve creuse dans 1 aubier des galeries longiludinales 
exlre mement profondes et qui souvent les parcourent dans toute leur lon 
gueur. 

Posse dant la larve, la nymphe et Tinsecte parfait de cette curieuse 
Lamiide, que je dois a 1 obligeance de noire confrere le docteur Auzoux, 
il m a etc facile de reconnaitre cette espece qui habile les environs de 
Whampoa, de Canton, de Hong-Kong, el qui est tres-nuisible a VEryobotria 
japonica, cultive dans ces diverses locality. 

Je ne crois pas devoir m etendre davantage sur les degats causes a cet 
arbre par la larve de ce Longicorne, mon intenlion etanl de les faire con- 
nailre in extenso dans un memoire que je dois presenter tres-prochaine- 
ment a la Societe et que je destine a nos Annales. 

M. Gh. Brisout de Barneville dit que, contrairement a 1 assertion de 
M. Fauvel rapporl^e dans la Faune gallo-rhenane, il a Irouve commune- 
ment au bord de la Seine, dans les environs de Paris, le Bledius paliipes 
Grav., en compagnie des B. subterreanus Erich, et opacus Block. 

M. L. Reiche annonce qu il vient de recevoir de Saint-Emilion des 
racines de vignes conlenant un tres-grand nombre de Phylloxera, et quMl 
se propose de les remettre a M. V. Signoret. 



5 



BULLETIN B1BLIOGRAPHIQUE 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAV ANTES. 

Annales de la Societe entomoLogique de France, 5 e serie, tome troisieme, 
1873, 1" Irimestre. 1 vol. in-8 avec 5 planches ; texle : page 1 a 
1M (9 feuilles), bulletin : p. i a XLVIII (3 feuilles). Paris, 10 aout 
1873 (deux exemplaires). 

D r BOISDUVAL, p. 5, ISote necrologique sur Lorquin. D f A. 
PUTON, p. 11, Notes pour servir a 1 histoire des Hemipleres, avec 
pi. SIGNORET, p. 27, Essai sur les Cochenilles (Homopteres- 
Coccides), 10 e partie, genres Lichtensia et Pulvinaria, avec pi. 
D* AL. LABOULBENE, p. 49, Metamorphoses du Systenus adpropin- 
quans, avec pi. ID., p. 57, Sur la nidification de 1 IIeriades 
truncorum et sur FAnlhrax aathiops, parasite de cet Hymenoplere, 
avec pi. FERRIS, p. 61, Resultats de quelques promenades ento- 
mologiques. H. LUCAS, p. 99, Genre nouveau d Orthopteres Lo- 
custiens (Idioderus grandis), avec pi. ID., p. 106, Note sur le 
Polistes canadensis Linne, avec pi. SIMON, p. 109, Note sur 
trois especes francaises du genre Atypus Lalreille, avec pi. 
LICHTENSTEIN et MATE!, p. 117, Metamorphoses du Vesperus 
Xatarti, avec pi. GOOSSENS, p. 123, De la corne des Sphingids. 
KUKCKEL, p. 129, Sur les Puces, et en particulier sur les Pulex 
felis et fascialus. L. FAIRMAIRE et E. ALLARD, p. 143, Revision 
du genre Timarcha (commencement de ce travail). DESMAREST 
et BEDEL, p. i a XLVIII, Bulletin des seances et Bulletin bibliogra- 
phique (janvier-mars). 

* Association francaise pour Cavancement des sciences, n 5. Documents 

divers et informations. Broch. in-8. Paris, 1873. 

* Atti delta Societa Veneto-Trentina di Scienze naturali residente in 

Padova, t. II, fasc. 1, Luglio 1873. Broch. in-8. Padoue, 1873. 

CARLO NOB-TACCHETTJ, p. 19, Maleriali per una fauna entomo- 
gica del Padovano, parie I, Lepidotteri, capo H, Eteroceri, fam. II, 



Hepialidae (conlinuazione). Prof. G. CANESTRINI, p. Zi4, JNuove 
specie italiane di Aracnidi (Metanophora latipes et sarda , Liny- 
phia furcigera, Dictyna scalaris, Altus longipes, Xyslicus cor, 
Ischyropsalis Adami, Nemostoma denligerum). 

Bulletin de la Societe des Sciences historiques et naturellcs de I Yonne, 
anne"es 1873, t. XXVII (VIP de la 2 e se"rie). 1 vol. in-8. Auxerre, 
1873. O 

Bullet ino della Societa entomotogica italiana, 5 e an ne e, 1873, avril a 
juin. Broch. in-8. Florence, 1873. 

VITTORE GHILIANI, p. 69, Influenza del calore asciutto sullo 
svilcippo di alcune crisalidi. GIOVANI GRIBODO, p. 73, Contribu- 
zioni alia Fauna Imenotterologica italiana (especes nouvelles : An- 
ihophora segusina et mucida, Eucera concinna, Spex Sellae). 
P. BARGAGLI, p. 88, Materiali per la Fauna entomologica dell isola 
di Sardegna, Coleotteri (MordelidaB, Vesicanles, Rhyncophori et 
Curculionidi). FLAMINIO BAUDI, p. 98, Rassegna entomologica 
(Descriptions de Coleopteres reproduites d apres divers recueils; 
renseignements divers. DOHRN, p. 127, Diagnosi di Coleotteri 
nuovi italiani (Dascillus parallelus, Byrrhus tuscanus, et Dennii 
tuscanus). ADOLFO TARGIONI-TOZZETTI, p. 130, Sopra una nuova 
specie di Lepidotteri dannosa alia coltivazione del cotone in Egitto 
(Earias Gossypii Frauenfeld ; derails d apres Joanovich-Bey, et indi 
cations des Insectes nuisibles a la culture du coton. 

P. 61 a 76 du Catalogue des Coleopteres d llalie (Staphylinidae 
et Clavigeridae). 

* Canadian Ornithologist, t. I, n I. Broch. in-8. Toronto-Ontario, 
July 1873. Offert par Tauteur, notre collegue M, A. Milton Ross. 

Comptcs rendus hebdomadaires des seances de C Academic des Sciences, 
t. LXXVII, 2 e semestre 1873, n 08 3, A et 5 (juillet-aout 1873). 
Broch. in-A. Paris, 1873. 

MAXIME CORND, p. 190, Note sur ridentite" du Phylloxera des 
feuilles et de celui des racines. PETIT, p. 193, Sur quelques ma- 
lieres propres a la des truction du Phylloxera. ERB, p. 269, Sur 
le Phylloxera (de"pot d une note). YOF, p. 269, Precede" de des 
truction des Insectes (de"pot d une note). DE Dos HERMANAS, 
p. 333, Sur les Cocuyos de Cuba. EM. BLANCHARD, p. 335, 
Reraarques au sujet de la pre ce dente communication. JULES 



LICHTENSTEIN, p. 342, Sui 1 Fetal actuel de la question du Phyl 
loxera. - V. SIGNORET, p. 343, Du Phylloxera et de son Evolution. 
AYRAL, COULOMB, DELEUIL, GAUTHIER, PEYRAUD, LALIMAN et 
L. DE MARTIN, p. 346, Notes sur le Phylloxera. 

Compte rcndu des seances de la Society entomoloyique de Belgique , 
n 89 (stance da 2 aout 1873). Broch. in-8. Bruxelles, 1873. 

Observations sur divers insectes propres a la Belgique. 

* Entomologist s monthly Magazine, n 110 (aout 1873). Broch. in-8. 

Londres, 1873. 

F. BATES, p. 49, Notes on Heteromera (description de nouvelles 
especes ; gen. nov. : ^Elhalides) (suite). SHARP, p. 53, Descrip 
tions of three new species of water-beetles from central America 
(Laccophilus, Copelatus et Dineutes). GEORGE LEWIS, p. 54, 
Notes on Japanese Cocci nellidae. A.-G. BUTLER, p. 56, Brahmaa 
japonica, sp. nov. W.-C. HEWITSON, p. 57, Tree new species of 
Rhopalocera from Angola (gen. Charaxes, Acraea et Apatura). 
CH. WARD, p. 59, New species of African Lepidoptera (gen. Ero- 
nia, Acrsea, Euryphene et Mycalesis). BUCHANAN WHITE, p. 60, 
Notes on Corixa. JOHN SCOTT, p. 63, British Hemiplera ; an 
additional genus and species. C.-G. BARRETT, p. 65, Notes of 
British Tortrices. 

Notes. P. 68, Harpalus d Angleterre ; mceurs du Drilus 
femelle. P. 69, Insectes du Northumberland ; Pacilosoma pul- 
verata ; Lithosia stramineola. P. 70, Ophiodes lunaris; larve 
du Limacodes asellus. P. 71, Larve de 1 Ephyra pendularia. 
P. 71-72, Stances de la Socie te entomologique de Londres. 

* Gazette medicate de Bordeaux, 2 e annee, n 15 (5 aout 1873. In-4. O 

* Jahreshefte des Vereins vaterldndische Naturkunde in Wurttemberg, 

XXIX e ann6e, 1873, n oi I et II. 1 vol. in-8, avec pi. Stuttgard, 
1873. Echange dema nd6 contre les Annales. 

D r G. JAEGER, p. 92, Antherea Pernyi Gue"r.-Men. D r ERNST 
HOFMANN, p. 255, Die Isoporien der europaischen Tagfalter. 
D r E. BERING, p. 305, Beitriige zur Entwicklungsgeschichte einiger 
Eingeweide-Wurmer. 



OUVRAGES DIVERS. 



** BORKAUSEN et SCHEIDER. Nalurgeschiclite der europiiischen Schmet- 
terlinge, etc. (Le"pidopteres d Europe). 5 vol. in-8. avec pi. col. 
Stutlgard, 1788-1794. 

** EVERSMANN. Fauna Lepidopterologica Volgo-Uralensis. 1 vol. in-8. 
Casan, 



* JEKEL (Henri). Catalogues divers de Coleopteres, et listes d ouvrages 

d entomologie. Broch. in-8. Paris, 1873. 

** LEWIN (W.) The Insects of Great Britain : Lepidoptera. 1 vol. in-A% 
avec pi. col. Londres, 1795. 

** LINNE. Museum Ludovica? Ulricae Regise. 1 vol. in-8. Holmiae, 1764. 

* PLANCHON et LICHTENSTEIN. Le Phylloxera (de 1856 a 1873). Broch. 

in-8. Montpellier, 1873. 

E. DESMAREST. 



Ordre du jour de la stance du 27 aout 1873 : 

Rapports : 1 de MM. Desmarest et Reiche sur M. Tardy, de Dijon 
(Cote-d Or), pre senle par MM. Gueneau d Aumont et H. Lucas ; 2 de 
MM. A. Alexandre et Al. Laboulbene sur M. Roger, de Langres (Haute- 
Marne), pre"sente" par MM. Goubert et Ed. Perris. 

Communications : 1 Note de M. Lichtenstein sur la reproduction du 
Phylloxera vastatrix ; 2 Monographic des Ce-brionites par M. Aug. 
Chevrolat. 

Paris, 23 aout 1873- 



PARIS. - Typog. EL\\ MAI.TESTE et Ce, HIP des Deux-Portes-St-Saiiveup, 22. 



N 10. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par M. E. i>l-:*>MRE$T , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du *1 tout 

Presidence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 
29 membre presents. 

Lectures. M. Leprieur depose sur le bureau la premiere partie des 
oeuvres enlomologiques posthumes de Capiomont, qu il a bien voulu se 
charger de re"diger, d apres les manuscrits laisse s par notre regrette col- 
legue. Ce travail comprend le groupe des Rhinocyllides Capiomont, ren- 
fermant les deux genres Gcelostethus Cap. et Rhinocyllus Germ. 

Six especes entrent dans le genre Ccetostethus : ce sont les planifrons 
(Rhinocyiius] Dej., viLlosus, sp. nov.; sicutiis, sp. nov.; Dickii, sp. nov.; 
oricntalis, sp. nov., et provinciates (Rhmocylhis) Fairm. Cinq especes 
seulement forment le genre Rhinocyllus: ce sont les Schcenhcrri, sp. nov.; 
oblongus, sp. nov.; antiodontalgicus (Curculio) Gerbi (comprenant deux 
varie*tes : latirostris Latr. et OLivieri Gyll.); inquilinus Gyll., et depressi- 
rostris Bohm. 

M. Aug. Chevrolat (lonne un me"moire, accompagne d une planche 



coloriee et ayant pour litre : Revision des C^brionites. Cette famille de 
Coleopteres renfermerait 127 especes, dont un grand nombre sont nou- 
velles, et qui sont re"parties dans plusieurs genres, dont deux nouveaux. 

M. Jekel lit une note sur le genre PUrygomus, nouvelle coupe de 
Curculionides Cryptorhynchides du groupe des Sophrorhinides Lacordaire 
(P. sellatus, de Cayenne). 

M. Poujade fait connaitre une note sur le vol de quelques Coleopteres; 
travail accompagne d une planche. 

M. V. Signoret depose sur le bureau la ll e partie de son grand 
memoire sur les Cochenilles. Ce travail, accompagne de deux planches, 
comprend la description des especes du genre Lecanium. 

M. le docteur Alex. Laboulbene adresse les dessins de deux planches 
qui doivent accompagner : 1 ses notices sur la Cecidomyia buxi et sur 
VHylemyia ulmicola, et 2 le memoire de M. Bar, sur les divers e"tats d un 
Lepidoptere (Palustra) dont la chenille vit dans 1 eau. 

Communications. M. E. Desmarest annonce la mort de notre ancien 
collegue M. Dupont, et demande Finsertion dans le Bulletin de la courte 
notice qui suit : 

Richard-Henry Puech, plus connu sous le nom de Dupont, qu il a 
constamment porte dans ses relations scientifiques et commerciales, est 
ne a Bayeux (Calvados), le l cr novembre 1798 ; il est mort a Bellevue 
(Seine-et-Oise, le 2 juillet 1873, a Page de pres de 75 ans. 

Des sa jeunesse il fut familiaris6 avec les objets d histoire nalurelle, 
car sa mere s occupait exclusivement de Conchyologie et a repandu, pen 
dant de longues anne"es, dans un grand nombre de collections, beaucoup 
de coquilles alors nouvelles ou du moins tres-rares. Son frere a!n6, 
Leonard, mort en 1828, avail, Tun des premiers en France, sinon le pre 
mier, execute en cire avec un grand talent des pieces anatomiques dont 
la belle collection , acquise en 1847 par le Ministere de llnstruc iion 
publique , fait actuellement partie de Fun des Musees du Gouverne- 
ment. 

Henry Dupont s occupa pendant pres de trente ans du commerce des 
Insectes, et il le fit d une maniere scientifique. Aussi s etail-il reserve une 



~~ 3 

collection de Coleopteres qu il augmentait chaque jour, surtout riche en 
especes exotiques, et qu il <Hait lieureux de mettre a la disposition des 
enlomologisles qui venaient la consulter. 

Recu membre de notre Socie"te peu de temps apres sa fondation, le 
18 avril 1832, il en fit partie pendant plus de dix-sept ans, et donna sa 
demission le 28 mars 1849. II a public plusieurs travaux, parmi lesquels 
nous ne citerons que la description du genre Heterosternus (II. buprcstoides) 
et sa Monographic des Trachyderides, donnees, la premiere en 1832 et la 
seconde en 1839, dans le Magasin de Zoologie de M. Gue"rin-Meneville, 
ainsi que deux remarques inse re es dans nos Annales : 1 Rectification du 
nom de Lamiaradiata Gory, qui n est autre que la L. lactator Fab. (Ann. 
1835, p. 665); 2 Scarabaus difforme (Bull. 1846, p. xciv). 

Retir6 des affaires en 1848, il ceda sa raagnifique collection a notre 
collegue M. le comte de Mnizech ; mais il ne cessa pas entierement de 
s occuper d histoire naturelle, car il recueillit principalement unc collec 
tion de plus de 350 sternums d oiseaux, que son fils a recemment oflerte 
an Museum d Histoire nalurelle. 

Les tristes tenements de 1870 et de 1871 le chasserent de la retraite 
qu il avait choisie ; rentre a Paris, et malgre les preoccupations qui 
venaient sans cesse 1 assaillir, nous le vimes bien des fois encore aux 
cours du Museum. Une fois la paix retablie, il retourna a Bellevue; mais 
devant les devastations que ses proprietes avaient subies, devant la perte 
d une partie d un avoir laborieusement acquis, le decouragement le prit 
et les ressorts de sa forte organisation furent brisks : aussi, pendant deux 
ans, ses amis purent-ils remarquer chez lui un aflaiblissement graduel 
qui ne presageait que trop sa fin prochaine. 

M. L. Reiche fait savoir la mort de notre ancien collegue M. 1 abbtf 
Blondeau, qui avait appartenu a la Socie"te" depuis le 4 aout 1841 jusqirau 
commencement de Tannee 1845. M. 1 abbe Blondeau etait cure de la 
paroisse de Plaisance-Paris (XlV e arrrondissement). Pendant la Commune 
il fut Tun des pretres arret^s et devait etre mis au n ombre des otages 
lorsque 1 insurrection fut terminee. 

M. J. Fallou annonce que notre collegue \\. Ernest Olivier vient de 
lui envoyer le buste de son grand-pere Olivier, qu il a oflert a la Soci^te. 
Celle-ci charge son Archivisle d adresser 1 expression de res remerciements 
empresses & notre devoue" confrere. 



~ Le meme membre dil egalement que M. le docteur Alex. Laboulbene 
lui a envoye pour noire bibliotheque le portrait lithographic du docteur 
Ch. Aube. 

M. de Marseul donne lecture des observations suivantes : 

Dans le dernier numero des Annales, M. Ferris nous a donne" un char- 
mant article sur ses promenades entomologiques. L interet que j ai pris a 
la lecture de ces intelligentes recherches, reproduites avec une grace et 
un abandon iniimtables, m a fait de"couvrir une petite digression a mon 
adresse, que peut-etre aucun de nos collegues n a apercue. II s agit d une 
legere question de glossologie, et je serais heureux que, au moment de 
publier un catalogue synonymique des Coleopteres du nord de 1 Ancien- 
Monde, chacun voulut bien me faire part de ses observations, au lieu de 
critiquer apres le travail imprime; tout le monde y Irouverait profit. Mon 
ami M. Ferris m a fait deux reproches : d avoir fait un barbarisme en 
changeant le nom de tamariscis en tamarisci (Berginus, Apion, etc.), 
ficus en fici, et d adopter pour les noms des personnes auxquelles les 
insectes sont dedies, la simple addition d un i au nom tel quel. 

Le Tamarix se dit en latin Tamarix comme Tamariscus, et leurs ge"ni- 
lifs sont tamaricis et tamarisci. Wollaston a le premier, en 1857, employe" 
le dernier et j ai suivi son orthographe ; c est M. Ferris qui a change et a 
meme fait le barbare tamariscis. 

Dejean avait ecrit fid, Erichson a pris ficus; j ai suivi ce dernier, mais 
1 un et 1 autre sont parfaitement latins , et le choix n a pas d impor- 
tance. 

Quant a la formation reguliere des noms de"dicateurs par I addition 
d un i, Chevrolati, Aubei, etc., j en reporte I mvention au docteur Dohrn; 
je la prefere a Taddition de deux i, Chcvrolatii, Aubcii ou Aubii, et 
surtout a cette latinisation ridicule qui d&forme le nom et le rend me"con- 
naissable, tels que GuiUebeUi Guillebaux, Dulce Ledoux. 

Pour la variation de 1 adjeclif avec le nom de genre, sans doute il vaut 
mieux donner la terminaison feminine lorsque le genre est en a, et le 
masculin lorsqu il est en us; et cependant bien des substanlifs latins sont 
f6minins quoique en us, Poputus, etc., et masculin quoique en , comme 
agricola, advena, etc. Mais il faudrait pr^alablement s entendre sur le 
genre du nom generique forme de deux mots grecs, car il ne peut avoir de 
genre fixe. Aussi chacun en fait a sa guise. On pourrait tous les faire mas- 
culins aussi bien que feminins, comme on dit le Cetoine ou le Mylabre. 



Pourrait-on condamner un catalogue oil on trouverait les noms tantot au 
masculin, tantot au feminin, lorsque Tusage a adopts Tun ou Tautre ? 

Mais une si futile discussion ne merite pas d occuper si longtemps volre 
attention. La vraie question que je voudrais vous voir poser et resoudre 
serait celle-ci : 

Lorsqu un nom specifique est depuis vingt ans en usage dans les prin- 

cipaux ouvrages, dans les collections, partout , ne vaut-il pas mieux le 

conserver que de lui substituer, comme le fait M. de Harold dans son 
e"norme Catalogue, quelque nom plus ancien qu il a exhume de quelque 
poudreux bouquin et dont le rapprochement est toujours aventure" ? Les 
noms d especes ne seront done plus soumis a la loi commune des mots de 
la langue ! 

M. L. Reiche lit des notes synonymiques sur divers Coleopteres : 

1 Dans le cahier n XI du Coleopteralogische Hefle (1873), Tediteur, 
M. le baron de Harold, met en synonymic de YAphodius limbatus Germar 
YA. barbarus Fairmaire. 

II est Evident que M. de Harold n a pas vu 1 espece de M. Fairmaire et 
qu il a e"te induit en erreur par quelque amateur moins verse que lui dans 
la connaissance des Coprophages. Je crois meme que M. de Harold n a pas 
lu la description de 1 auteur francais qui signale trois tubercules sur la 
lete de YA. barbarus. Ge caractere et quelques autres rangent cette espece 
dans le groupe L d Erichson, dont YA. inquinutus est le type, tandis que 
YA. limbatus Germar fait partie du groupe P d Erichson, dont M. Mulsant 
a fait son genre MELINOPTERUS, type A. prodromus. 

A ce propos, je deplore la facilite avec laquelle on adopte des synony 
mies signalees a la le gere par des auteurs, consciencieux sans doute, mais 
qui n ont pas v^rifie la justesse de leur assertion par Texamen des lypes 
des deux cspeces qu ils confondent; et ne serait-ce pas ici le lieu d appli- 
quer 1 adage : Tcstis unus, testis nullus ? 

2 M. Desbrochers des Loges (Annales de la Soci^te entomologique de 
France, Bull. 1873, p. XLI) decrit une espece nouvelle du genre Anoxia, 
provcnant de I Alg^rie, sous le nom de A. derelicta. La description en est 
Ires-bien faite et comparativement avec cello de 1 A. oricntatls; eile com 
plete celle de feu Coquerel, qui a decrit celte meme espece dans les 
Annales 1860, p. A2/i, sous le nom de A. cmaralnata que lui avail donne 



6 ~ 

Dejean dans sa collection, et qui figure dans tous les catalogues oil Tau- 
teur ne Pa pas cherche . 

Je possede dans ma collection une fcmelle CC Anoxia de crite par feu 
Coquerel sous le nom d A/t. Lucasii, loc. cit., p. 423, que je crois appar- 
tenir a 1 espece prece"denle, malgre son chaperon fortement rcborde, mais 
non releve et a peine sinue", et les ecailles piliformes qui recouvrent ses 
elylres unit onne ment. 

- M. Leprietir presente quelques remarques au sujet des Leucolxphus : 

(Test dans la seance du 13 mai 1857 que M. H. Lucas annonce a la 
Socie te le resultat des excursions de M. Mares dans le Sahara. 

II signale Oxythyrea deserticola, Clconus Marcsii, Pimelia lilliputana et 
Ctrta slricdicollis. 

A la stance du 8 septembre 1858, il signale llclcracaniha depressa, 
Pimelia nigropunctata, etc. 

Toutes ces especes lui sont communiquees par M. Doue, qui venait de 
les recevoir du sud de TAlge rie. 

De mon cote", faisant part a mon ami Pern s du produit des chasses 
faites par M. Lelourneux, je lui envoyais, le 31 octobre 1858, une Pimdia 
sous le nom de lilliputana ? et le Julodis qui a e te decrit sous le nom 
(TAristidis. 

Ces m^mes insectes elaient a leur tour expedies a notre ami H. Lucas, 
qui reunissait, sous le nom generique de Lcucolxphus, les P. lilliputana, 
nigropunctata et Perrisii, et en donnait communication a la Societe dans 
la seance du 9 fevrier 1859. 

II est reconnu maintenant que les L. Perrisii et nigropunctatus doivent 
fitre re"unis; mais M. de Marseul a commis une erreur en supposant que 
tous les individus appartenant a ces trois especes ont e te pris en un 
meme lieu et en une seule Ibis. En effet, le voyage entrepris par M. Cosson, 
d ou proviennent les deux dernieres especes, n a commence qu a une date 
posterieure an 2 avril 1858, comme me le prouve une leltre de M. Le- 
tonrneux e crile de Biskra a cette date, et dans laquelle il me parlait de 
leur itine"raire futur. 

La P. lilliputana prise par M. Mares dans le Sahara, signalee le 13 mai 
1857 par M. H. Lucas a la Socie te, ne peut done pas avoir e te comprise 
dans les decouvertes faites par MM. Letourneux et Laperraudiere, puisque 



7 - 

leurs chasses n ont pu commencer que dans les premiers jours d avril 
1858. 

M. G. Tappes adresse, par 1 entrcmise de M. L, Reiche, les remarques 
suivantes : 

1 M. Rouget, de Dijon, avail trouve une coque qui lui semblait appar- 
tenir, soil a un Cryptoccphalus, soil a une Clytra (1). II est sorti de cette 
coque une C. aurita. M. Rouget pense que cette coque n a pas encore 616 
signalee ; il n en est pas fait mention dans la Monographic de M. Lefevre. 

2 La Saperda plwca vient d etre prise dans les environs de Beaune 
(Cote-d Or), dans le tronc carie d un saule marceau. G est bien la qu onl 
ve"cu les larves. Le saule est isole, peu e"leve et cependant assez gros pres 
de terre; il se ramifie bientot et ne parait pas encore trop souffrir. II est 
situe" sur une montagne assez aride, a la limite superieure de la culture 
des vignes, touchant des friches incultes. D apres les renseignements com 
munique s, c est a la surface inferieure des leuilles que se trouve Tinsecie 
parfait, au mois de juin. 

M. Henri Brisout de Barneville communique la note qui suit : 

J ai lu avec intere"t les observations curieuses de M. Ferris, consignees 
dans le l cr cahier des Annales pour 1873; elles m ont rapped des 
remarques que j ai faites jadis. 

Comme dans les Landes, le Gcuthorkynchus ruyulosus habite, a Saint- 
Germain-en-Laye, la Matricaria camomilia; mon frere et moi nous le 
trouvons sur cette plante assez abondamment. Nous y trouvons aussi 
YErirhinus pillumus, mais plus rarement, fait deja constate par Walton, 
et le Ceutliorhynchus putvinatus. J y trouve aussi le Gymnetron rostellum, 
mais il est devenu rare, ce que j atlribue a certaines conditions d humi- 
dite qui lui fait de"faut. 

Le Ceuthorhynchus campestris se prend abondamment an filet au prin- 
.temps dans les prairies plantees de grandes marguerites, Chrysanthemum 
leucanthemum ; j ai pris une fois directement sur la fleur de cette plante 
le chrysanthemi. 



(1) Les coques de Cryptocephales sont rugtieuses, mais n offrent pas de traces de 
stries, tandis que gen^ralement celles des Clytra out des cotes qui forme;it coaime 
des aretes sur la partie dorsale. G. T. 



Le Coryssemus ardea se relrouve sur la matricaire et la grande mar 
guerite. 

Le Ceuthorhynckus melanosiictus habile la menthe aquatique et le Ly co- 
pus europseus, comme chacun sail; ce que Ton ignore peut-tre, c est que 
Varcuatus y vit aussi, car je Fai trouve" jadis a Bondy avec le mela- 
nostictus. 

J ai toujours pris le Mecinus collaris au printemps en fauchant le Plan- 
tago major dans les prairies de Chatou; il n est done pas 6tonnant qu on 
puisse rencontrer la larve du circuLatus au collet du plantain. 

M. Charles Brisout de Barneville annonce qu il a pris dans la foret 
de Saint-Germain-en-Laye, dans un endroit plante" de chenes, le Clytus 
cinereus Lap. et Gory (Duponti Muls.). Cette espece n avait pas 616 reprise 
depuis un grand nombre d annees. 

Le meme membre montre a la Societe un Corsebus auquel il manque la 
tete et le corselet, et qu il a trouve" entre les deux for&ts de Saint-Germain 
et de Marly, en cherchant sous des plantes basses. Ce Corsebus semble se 
rapporter a Yelatus; il differe cependant un pen par la maniere dont est 
impressionn6 le dernier segment abdominal. Notre collegue pense que cet 
insecte pourrait provenir de quelques pommiers, qui sont les seuls arbres 
se trouvant a proximite du lieu ou il Fa rencontre. 

M. Lichtenstein adresse la note suivante : 

Comme notre collegue M. V. Signoret m a e"crit pour retirer les expres 
sions qui m avaient blesse" dans un article sur le Phylloxera male, et que 
cette fois-ci il se borne & me dire que j ai trop d imagination, parce que 
j ai annonce" que le Phylloxere avait une generation chaque dix ou douze 
jours, je desire reprendre nos discussions courtoises, esperant qu il en 
jaillira la lumiere. 

Dans ma conference de Cette, je me suis borne" & lire un passage de nos 
Annales (1869, p. 575) : Les Aphidiens produisent des petits sans aucun 
accouplement, ce fait se produit au moms pendant neuf generations, 
lesquelles ont lieu pendant Cespace de trois mois. C est dans un travail 
sur le Phylloxera de la Vigne signe Signoret. Ce travail commence m&me 
par ces mots : Les vignobles du Midi sont attaqu6s par un nouveau 
fl^au qui semblerait du k la multiplication extraordinaire d un insecle 
de Tordre des He mipteres. 



t) 

Aujourd hui notre collegue pretend qu il n y a qu une generation par 
an, avec neuf mues de 20 a 25 jours chacime. Sur ce dernier point il est 
en contradiction avec MM. Balbiani et Cornu, qui ont vu deux mues en 
quatre jours. Quant au premier point, comment explique-t-il la presence 
simullanee et constante de meres pondeuses d oeufs et de Phylloxeres 
de toutes grosseurs, depuis mars jusqu en novembre, avec sa generation 
unique ? 

Voici ma derniere observation : 

Le l er aout j ai place dans un bocal en verre rempli de terre humide 
un troncon de racine appliquee contre les parois du vase et qui m a per- 
mis d observer ce qui se passait sous la terre : le meme jour, un Phyl 
loxera de laille moyenne s esl fixe" sur la racine. 

Le li aout cet insecte avait considerablement grossi et a commence a 
pondre. 

Le 8 il y avait quatorze reufs, tres-clairs d abord, puis ils sont devenus 
peu a peu fence s, assez bruns. 

Le 12 il edot deux ou trois petits et la mere pond toujours; elle a 6vi- 
demment pivote sur son bee et depose ses ceufs en demi-cercle. 

Du 12 e au 16 e jour de naissance la terre se desseche. J y jette quelques 
gouttes d eau qui font un peu glisser la masse d ceufs sur les parois du 
vase. 

Le 17 lous les ceufs humectes eclosent a la fois, sauf quatre ou cinq des 
derniers pondus. 

Parmi les petits eclos le 12, deux se sont fixes a cote de la mere et ont 
atleint une grosseur qui me fait esperer de les voir pondre d ici a qua- 
rante-huit heures. 

La mere, qui a pondu 30 (Bufs environ, n a pas pondu depuis deux 
jours; elle a pourtant encore la couleur claire et luisante de la vie. 

Ainsi done, le Phylloxere passe six a huit jours sous la forme d ceuf ; 
six a huit jours lui sont necessaires pour passer de 1 etat de larve, sortant 
de I oBuf, a celui de mere pondeuse. Ceci, bien entendu, au mois d aout 
et avec un peu d humidite pour favoriser les eclosions et les mues. 

Je ne veux pas dire pour cela que M. V. Signoret ait trop d irnaginalion, 
mais s il a suivi bien attentivement un seul insecte, et s il est arrive a voir 
neuf mues dans un an et le changement de son insecte en nymphe et en 



10 

insecle aile", je crois que, parallelement a Tinsecte aile", qui ne parait, lui, 
bien certainement qu une fois par an, il y a 1 insecte aptere dont la repro 
duction est constante et rapide de mars a novembre. 

Je pense que nous ne voulons pas joucr sur les mots generation et 
reproduction parthenogene sique , car ii s agit ici de la rapidite aveo 
laquelle Finsecte se reproduit et non du cycle de la ge ne ration d insecte 
aile" a insecte aile qui est unique. 

J espere que mes collegues ne trouveront pas cette note trop longue, et 
qu ils voudront bien en decider 1 impression dans le Bulletin. 

M. V. Signorel, present a la lecture de cette lettre, repond quMl main- 
tient son opinion et que, pour le moment, il n a rien a changer a ce qu il 
a avarice" dans ses notes sur le Phylloxera, publiees dans les Annaies ou 
dans d autres recueils, et qu il ne veut pas repondre immediatement a la 
communication de M. Lichtenstein. Seulement il fait observer : 1 que 
I expe rience que notre collegue indique n est pas concluante, car elle 
n est pas terminee : set pretendue mere devant peut-etre pondre sous qua- 
rante-huit heures ; 2 que rien ne prouve que ce ne soit pas la m6me 
mere qui ait toujours pondu, puisqu il ne 1 a pas retire e, et 3 qu en 
somme il n est pas assez precis sur les divers degres de son Education. 
Ainsi, il ne dit rien des mues ni de Fe"tat ou se trouvent ses larves. 
M. V. Signoret se reserve de repondre plus completement plus tard, lors- 
qu il aura quelques faits nouveaux a communiquer a la Societe. 

Le meme membre dit que M. L. Reiche lui a soumis la boite conte- 
nant des racines de vigne dont il a parle dans la derniere seance, et il 
doit avouer qu il a e te effraye de la quantite innombrable de Phylloxera 
a divers e tats qu il a vus sur ces racines, qui ont e te ramasse es a Saint- 
fimilion, partie sur des vignes maladives, partie sur des vignes saines. 

M. Beylot, qui a fait cet envoi, est dans la plus vive crainte pour Tave- 
nir des vignes de la contree qu il habite, et combat, dans une lettre qu il 
a adressee en meme temps que les racines, ride"e emise par moi de Tin- 
fluence du froid, de la getee, etc. : Car, dit-il, comment expliquer que 
cette influence commencerait toujours par un centre, que la maladie 
v parte d un centre pour se rendre a la circonfe rence, que cette circonfe"- 
rence soit encore bien portante lorsque le centre est mort ? Comment, 
si c est le froid, tout le champ n est-il pas pris a la fois partont? et 



11 

enfm, remarque-t-il comme tons les phylloxeristes, il en est toujours 
ainsi. 

II faut avouer que nous ne savons que re.pondre, mais on en peut penser 
ou dire aulant du Phylloxera : comment se fail-il le raisonnement de se 
rendre toujours au centre de la place, pour de la, comme le feu, comme 
une tache d huile, pour se servir de 1 expression consacree, pour se 
repandre tout autour, pour rayonner ? Je r.rains que ce ne soit plus spe"- 
cieux que r6el. Et comment expliquer la rapidile avec laquelle la vigne de 
la region du Rhone a tHe" frappe"e, tandis que dans d aulres regions la 
vigne, quoique atlaqu6e depuis plusiours annees, resiste ? Comment expli 
quer que le Phylloxera tue ici et ne fasse rien en Ame rique ou presque 
rien? Gar, connu depuis longtemps, et decrit pour la premiere fois en 1854 
par Asa Fitch, on parlait bien du mal qu il pouvait faire, mais jamais on 
ne 1 avait accuse de tuer la plantc. II est vrai que depuis qu on en parle 
tant en France, les Americains, jaloux, veulent qu il en soit de mfime chez 
eux. Espe"rons pour eux que leurs vignes supporteront mieux les attaques 
du Phylloxera. 

M. firaile Ragonot lit une note sur la vie evolutive de la Coriscium 
cuculipennellum (1) : 

II y a longtemps que je chercliais la chenille de la Coriscium cuculi 
pennellum Hb. (alaudella Dup.) qui, depuis Huhner, est bicn connue 
comme vivant et formant des cones sur le troene, mais jusqu a present je 
n avais rencontre que la chenille de ce fleau de nos jardins, la Gracillaria 
syringella, qui vit e"galement sur le lilas et le frSne, dont elle roussit les 
feuilles d une maniere affreuse. 

Le 17 de ce mois (aout) j eus enfin le plaisir de faire sa connaissance, 
et j ai e"tudie" des details de mceurs Ires-interessants , qui paraissent tout a 
fait ine dits. 

II paraitrait qu il n y a qu une seule generation par an de cetfe espece. 
Les papillons, e"clos a 1 automne, hivernent, et la femelle, vers le mois de 
juillet, depose un seul oeuf a la surface supe rieure de la feuille, a cote" de 
la nervure mediane, pres du bout. Au mois de juillet la chenille sort de 



(1) Cette note etait destinee par son auteur a etre inseree dans les Annales pro- 
pretucnt dites ; une necessite typograpliique nous oblige a la placer dans le 
Bulletin. E. D. 



12 - 

Tceuf et s inlroduit sous 1 epiderme, et, se dirigeant vers le petiole, elle 
mine une longue et e"troite galerie le long de la nervure. La pellicule 
qu elle d6lache est extremement fine, luisante, argentic, ressemblant a la 
trace d une limace, comme dans les mines de sa congenere la C. Brognar- 
dcllum sur le chene, et les Phyllocnistis suffuse lla et P. saligna sur les 
peupliers et les osiers. Les excrements, d un brim rougeatre pale, sont 
repandus dans la mine, forraant un sentier continu au centre. 

Arrived au petiole elle remonte pres du bord et elargit soudainement sa 
mine en forme de plaque (plutot longue que large) comme celle d une 
Lithocolletide, et le bord de la feuille se courbe en haut, se roule. Bienlot 
elle ne se contenle plus de ronger la feuille comme elle 1 a fait jusqu alors, 
elle 1 attaque directement, d6vorant une portion considerable dc son habi 
tation au bord de la feuille, comme le font les chenilles d Or-wiVr. 

Au mois d aout elle quitte ce logement devenu trop 6troit pour la con- 
tenir, et, allant sur une autre feuille, elle roule obliquement le bout et 
1 attache solidement avec des fils de soie, formant ainsi un cornet ou cone 
sous la feuille, comme une Gracillaria. II est alors facile de decouvrir les 
feuilles attaquees, car elles paraissent tronque"es. Elle ronge rdpiderme et 
le parenchyme de la feuille a rintdrieur du cone, et les endroils attaques 
brunissent. 

Vers le milieu ou la fin du mois d aoftl la chenille arrrive a toute sa 
taille : elle a alors 8 millimetres de longueur. Elle est cylindrique, d un 
blanc jaunatre pale, avec la region dorsale verdatre, plus foncee aux inci 
sions segmentaires. La tete est un peu plus fonce"e que les segments ante"- 
rieurs, et la bouche est brunatre. Ses quatorze pattes sont pales. 

A cette e"poque elle fait ses preparatifs pour se transformer, et c est 
alors qu on peut admirer sa prevoyance et son adresse. Sans quitter son 
habitation elle perce un petit trou rond dans la portion de la feuille qui 
forme la partie supe"rieure du cone, en ayant soin de manager l^piderme 
exterieur, pellicule transparente comme une vitre, qui empeche ses enne- 
mis de penetrer dans sa demeure. 

Ensuite elle file son cocon, qui a 10 millimetres de longueur, mince, 
fusiforme, construit de soie blanchatre, semi-transparent et de peu de 
consistance. II est canned un peu, comme ceux du genre Eucculatrix ; 
mais les cannelures, plus grandes et moins nombreuses, sont moins bien 
marquees. Un des bouts du cocon est attache en face de Touverture 
vitre"e, et la chenille se change en chrysalide, avec la tete dans la meme 
direction. 



13 

Lorsque, au mois de septembre, le papillon est forme, la chrysalidc 
s avance liors de son cocon, perce la pellicule protectrice au moyen d une 
espece de bee ou crochet dont sa tete est armee, et sort a moitie du trou ; 
bientot apres a lieu I gclosioii du papillon. 

II est bon de remarquer que, contrairement a celui de sa conge"nere la 
Brognardellum et des Gracillaria et Ornix, le cocon de la .cuculipennd- 
lum est inde"pendant, n e"tant pas forme" et attache dans un repli de feuille 
comme celui des families precite"es. 

II est facile de distinguer les feuilles attaque"es par la chenille de la 
cuculipennellum de celles mangles par les chenilles de la Gracillaria 
syringclla, car, d abord, conlrairement a la cuculipennellum, la chenille 
de la syringella, dans son jeune age, vit en petits groupes formant des 
plaques et non des galeries ; ensuite elle enroule les feuilles plutot que de 
faire un cone parfait (generalement aussi on trouve plusieurs chenilles 
dans la feuille roulee ou minee), et enfm le cocon est entierement diffe 
rent, etant aplati et forme de soie melangee de matiere gomraeuse qui le 
rend resistant et luisanl, et il est intimement attache a la feuille qui forme 
sa base. 

Le papillon de la C. cuculipennellum n est pas Ires-commun ; on le 
prend, comme la Brognardellum et la sulphurellum, en battant les buis- 
sons, ou bien, au repos, contre des palissades, et plutot au prin temps 
qu en automne. Ten ai trouve" plusieurs dans la forfet de Fontainebleau, 
pres de Bourron, et j ai pris la chenille dans line pe"piniere pres de la forfet 
de MoRtmorency. 

Membres rccus. La Socie te admet au nombre de ses membres : 

1 M. Charles Royer (Goleopteres et Le pidopteres d Europe), a Langres 
(Haute-Marne), present^ par MM. fimile Goberl el Edouard Pern s (com- 
missaires-rapporleurs : MM. Aug. Alexandre et le docleur Alex. Laboul- 
bene); 

2 M. Pierre-Nicolas-Ernest Tardy (Entomologie generate francaise, 
principalement Araneides et Myriapodes), a Dijon (Cote-d Or), present^ 
par MM. Gueneau d Aumont et H. Lucas (commissaires-rapporteurs : 
MM. E. Desmarest et L. Ileiche). 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 



Comptes rendus hebdomadaires des seances de CAcademie des Sciences, 
t. LXXVII, n 6 et 7 (aout 1873). 

H. PEYRAUD, p.. Zi31, Note relative Faction toxique des infusions 
d absintlie et de tanaisie sur le Phylloxera. FAUCONNET, p. 432, 
Note relative a divers proce"de"s de destruction sur le Phylloxera. 
CH. DENIS, p. 433, Note concernant les causes probables de la 
maladie des Vers & soie. PLANCHON et LICHTENSTEIN, p. Zi61, 
De la marche de proche en proche du Phylloxera. MEGNIN, 
p. 492, Deuxieme note sur la position zoologique et le role des 
Acariens parasites nommes Hypopus. 

MitthciLungen der Schweizerische entomologischen Geseilschaft (Societ6 
entomologique suisse), t. IV, n 2, avril 1873. 

J. WULLSCHLEGEL, Nocturnen-fauna der Schweiz (suite). 
OUVRAGES DIVERS. 

* SiaL (Carolo). Recherches sur le systeme des Mantides. Broch. in-8. 

Stockholm, 1873. 

* ID. Descriptions nouvelles d Orthopteres. Broch. in-8. 

* ID. Enumeratio Hemipterorum, n 01 2 et 3. 2 vol. in-/i. Stockholm, 

1872 et 1873. 

* ID. Notice sur Ch.-H. Boheman. Broch. in-8. 

MAURICE SEDILLOT. 



15 



Ordre du jour de La seance du 10 septembre 1873 : 

Rapport de la Commission de publication reglant la composition du 
troisieme numero des Annales pour 1873. 



Avis 

M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collegues qui n ont 
pas encore solde" le montant de leur cotisation pour 1 annee 1873, quMls 
doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitot que pos 
sible, sans intermediate. 



]\ous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du I? tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres. indications ne sont pas exactement rapporte"es, d en 
informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les 
avertir de tout changement apporte ulterieurement a leur adresse. 



Par decision prise dans la stance du 28 mai 1873, chaque note inse"ree 
dans le Bulletin des seances, sauf decision de la Societe, ne devra pas 
comprendre a Tavenir plus d une page d impression. 

Nous prions nos confreres de se conformer a cette decision s ils ne 
veulent pas que la Societe soit contrainte ou de reduire 1 etendue des 
travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier plus tard dans les Annales 
et non pas immediatement dans le Bulletin. 



Toutes les reclamations relatives au Bulletin bi-mensuel, ainsi que les 
demandes d envoi & T^tranger (contre rtmbourscmcnt des frais dc trans 
port), doivent etre adressees au Tre sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de 
Budon, 27, qui est charge" de Texp6dition du Bulletin des seances. 

Paris, 6 septembre 1873. 



EXTRAIT DD REGLEMENT 

DE LA 

SOCIETE EJNTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Anuee 1893. 4 c de sa fondation. 



Le montant de la cotisation, pour les Membres de la Societe, est 
par an, de : 

24 fr. pour les Membres residant a Paris; 

26 fr. pour les Membres habitant tant en France qu a Petranger. 

Les Membres residant a Paris paient leur cotisation d avance et par 
trimestre. 

Les Membres non residant a Paris doivent faire parvenir la leur au 
Tresorier de la Societe, sans frais, immediatement apres Cannonce de 
leur nomination, et, pour les arnn^es suivantes, dans le courant du mois 
de Janvier. 

Les Membres de la Societe ne recoivent leurs Annal.es que par la So 
ciete. Les numeros auxquels ils ont droit sont envoyes francs de port, 
jusqua residence, aux Membres non r6sidants (hors Paris et a Petranger), 
apres reception de leur cotisation de Pannee courante. 

La Societe correspond par Pentremise de son Secretaire, de son Treso 
rier et de ses Archivistes-Bibliothecaires. Le premier a dans ses attribu 
tions la correspondance scientifique ; le second, celle qui concerne le 
recouvrement des cotisations et Penvoi des numeros des Annales, et les 
derniers, ce qui regarde la Bibliotheque. Les lettres et paquets doivent 
etre adresses, francs de port, a M. E. DESMAREST, Secretaire, rue Linne", 3; 
a M. L. BCQUET, Tresorier, rue Saint-Placide, 52 ; et a M. J. FALLOU, 
Archiviste-Bibliothecaire, rue Hautefeuille, 30, Paris. 

Pour tout ce qui a rapport au Bulletin bi-mensuel, s adresser au Tre 
sorier adjoint, M. Emile PIAGONOT, rue de Buffon, 27. 

NOTA. Pour ne pas eprouver de retard dans Penvoi de leurs Annales, il 
est essentiel que MM. les Membres francais et etrangers adressent, dans 
le courant de Janvier de chaque annec, le montant de leur cotisation au 
Tresorier de la Societe, soit par un mandat sur la poste aux lettres, soit 
par la voie du commerce. 

Tout Membre doit la cotisation de Pannee dans laquelle il a ete recu, 
quelle qtfen soit la date, et recoit, en consequence, les Annales de ladite 
annee. 

Chaque auteur d un memoire insere dans les Annales (a Pexception du 
Bulletin) a droit a un tirage a part de 20 exemplaires (texte et planches 
noircs}. Au dela de ce nombre il doit en faire la demande. Le prix des 
tirages a part supplementaires est de 5 cent, par feuille d impression (1), 
de 10 centimes par planche noire et de 30 centimes par planche coloriee. 
L auteur doit informer le Secretaire ou le Tresorier de ses intentions a 
cet egard en meme temps quil envoie son travail, et solder les dits tirages 
aussitot apres Pimpression de son memoire. 

(1) Au prix de 5 cent, par feuille, ou partie de feuille, rimpriineur ne pent fournir 
que 75 exemplaires a part, y compris les 20 donnes par la Societe, au maximum. 
Au dela de ce non.bre, il sera traite de gre a gre avec les auteurs. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



N U. 

BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOGIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Reeucilli par M. E. DESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collogues qui n ont 
pas encore solde le montant de leur cotisation pour l anne"e 1873, qu ils 
doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitdt que pos 
sible, sans intermediate. 



Seance du flO Septembre 1873. 

Prudence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 
22 membres presents. 

M. E. Mulsant, de Lyon, assiste a la stance. 

Rapport et decision. La Societe, apres avoir enlendu un rapport de sa 
Commission de publication, decide que le troisieme numero des Annales 
pour 1 annee 1873 se composera des travaux dont les litres suivent : 

1 LABOULBENE. Sur les metamorphoses de la Ccddomyia buxi ; avec 
planche ; 

2 LE MEME. Sur YHylemyia ulmicola ; avec planche. 

3 BAR. Lepidoptere dont la chenille vit dans 1 eau h Cayenne (genre 
Palustra); avec planche. Travail accompagne d une notice analomique 
par M. LABOULBENE. 



k SIMON, fitudes arachnologiques (2 e m^moire) ; avec planches. 
5 LUCAS. Metamorphoses du Xylorhiza venosa ; avec planche. 

6 GAPIOMONT. Monographic des Rhinocy Hides, travail posthume mis 
en ordre par M. LEPRIEUR, d apres les manuscrits de 1 auteur. 

7 JEKEL. Sur le genre Pterygomus (g. n.), de la division des Curcu- 
lionites Cryptorhynchites. 

8. SIGNORET. Essai sur les Cochenilles : genre Lecanium. Commence 
ment de la monographie de ce genre. 

9 Bulletin des seances et Bulletin bibliographique pour le troisieme 
trimestre de 1873. 

Communications. M. le Tresorier annonce la mort de deux de nos 
confreres : 1 M. Fe"lix Quinquarlet, de Troyes (Aube), qui avait e"t6 re?u 
membre Tanne"e derniere; et 2 M. Jean Schlumberger-Dollfus, de Gueb- 
willer (Alsace), qui faisait partie de la Socie"te depuis 1869. 

M. de Marseul, au sujet de la note lue par M. Leprieur, dans la der 
niere stance, sur le genre Leucolsepkus , presente les remarques sui- 
vantes : 

Deux voyages ont eu lieu dans le Sahara algerien, Tun en 1856, par 
MM. Cosson, Kralik et Paul Mares, qui ont explore les plateaux de la pro 
vince d Oran de la frontiere du Maroc Laghouat ; c est dans ce voyage 
qu a ete trouve le Leucotsephus lilliputanus ; 

L autre en 1858, par les memes bolanistes, auxquels s e"taient joints 
MM. Letourneux et Henri de la Perraudiere, dans le Sahara de Tuggourt 
a Ouargla, et c est vers le l er mai qu ont e"te trouv6s les deux aulres Leu- 
colsephus, ^ Ngoussa, pres d Ouargla. 

M. Ponson fait savoir, par Tentremise de M. L. Buquet, qu il vient 
de capturer dans les Alpes franchises deux individus du Dichotrachelus 
Manucli, espece r^cemment d^crite , ainsi qu une assez grande quantity 
du D. sulcipennis et quelques exemplaires du D. Stierlini. II a trouv6 
egalernent dans les memes localites, el en assez grand nombre, YOtio- 
rhynchus montivagus, le Nebria nivalis et le Pterostichus rutitans. 

M. L. Bedel e"crit de Villers-sur-Mer (Calvados) : 

A la fin de juillet, j ai pu observer ici une nombreuse colonie du Syntd- 
miwn seneum Mull. Ces curieux Staphylinides habitaient un petit bois som- 



-~ 3 

bre situe" sur des falaises fort pres de la mer et se trouvaient a 1 entour de 
divers arbres, sur la pente tres-rapide d un talus eleve. Us praliquent des 
galeries dans les parlies friables de ce sol fre"quemment de"trempe par la 
pluie et les disposent generalement au-dessous de racines dechausse es qui 
les protpgent. Dans ces conditions, les parois du talus sont, en certains 
endroits, criblees des terriers du Syntomium, et, dirigeant vers leur ori 
fice de la fumee de tabac, on fait immediatement sortir le Staphylinide 
qui s y Irouve. J ai recueilli de cette maniere jusqu a 300 Syntomium sur 
un espace presque vertical d un pied carre. 

Dans les premiers jours d aout, le nombre des insectes a brusquement 
diminue ; leur saison paraissait fmie. 

MM. A. Grouvelle et L. Bedel annoncent qu ils viennent de retrouver 
a Dieppe le Sitones Water housei Walton, et de constater que ce Curculio- 
nide vit au pied du Lotus corniculatus. 

La rare 16 de cet insecte. signale seulement en France des bords de la 
M6diterranee et des cotes du Calvados, tenait a son mode d habitat 
special : il faut, en effet, chercher le S. Water housei au pied m6me de la 
planle dans les terrains sablonneux et inclines. De telles conditions d exis- 
tence rendent necessairement impossible 1 emploi du filet-fauchoir pour 
se procurer cette espece. 

JNos confreres ajoutent que le Tychius hsematocephalus se prend ^gale- 
men t au pied du meme Lotus. 

M. Vale"ry Mayet adresse la note qui suit : 

Dans le compte rendu de la seance du 23 juillet, a laquelle j assistais, 
notre collegue M. V. Signoret , repondant a ce que je disais sur la ruine 
prochaine de notre grand vignoble, a ajoute" en note que M. Gaston Basile, 
president de la Societe d Agriculture de THeraull, avait e crit dans un 
numero du Messager du Midi que la recolte, cette ann^e, ne serait pas 
sensiblement diminuee par le Phylloxera. 

Le maitre ayant parle, disait notre collegue, il faut s incliner. 

M. Basile, voyant les vignes non attaquees tres-belles, a tres-bien pu 
6crire cela. II pre"voyait ainsi que le deficit cause 1 par le Puceron serait 
compens6 par la grosse production des vignes encore bien portantes. Le 
Phylloxera a tu6 a peu pres un sixieme des souches du Languedoc. 11 est 
encore possible que la perte d un sixieme disparaisse momentane ment 
devant la belle production des cinq autres sixiemes; mais M. Basile n a 



Il 

jamais voulu dire que le Phylloxera n e"tait pas appele a de"truire le plus 
grand vignoble de France, et la preuve est dans le passage suivant d une 
lettre 6crite par lui le 11 juillet a un de mes amis : 

Malgre tons nos efforts, nous sommes debordes par ce terrible Phylloxera, 
et dans trots ou quatre ans noire beau vignoble si florisssant aura le sort 
de ceux de Vaucluse ou dcs Bouches-du-Blwne. 

II va sans dire que je tiens la lettre en question a la disposition de 
notre ami M. V. Signoret; il la trouvera aux archives de la Societe, oul a 
depose" notre collegue M. E. Desmarest, & qui je 1 avais envoye"e. 

Je me propose bien de ne plus aborder ce terrain autrement que quand 
j y serai amene par la force des choses; mais je re"p6terai encore a nos 
collegues incre"dules : Venez en Languedoc, vous verrez et vous repartirez 
convertis. 

M. H. Lucas communique la note suivante, relative a des Arachnides 
qui ont ete" rencontres en Syrie : 

Notre confrere M. L. Reiche m a communique", il y a dej quelque 
temps, un flacon contenant des Arachnides recueillis en Syrie, particu- 
lierement dans les environs de Nazareth. Je les ai etudies, et, en les com- 
parant aux types que M. E. Simon possede, j ai trouve parmi eux deux 
especes appartenant au genre Buthus et dont une a e"te decrite derniere- 
ment dans nos Annales. Ges especes, encore fort peu repandues dans les 
collections, et que je me fais un plaisir de faire passer sous les yeux de 
la Societe, sont le Buthus Judaicus Simon, Ann. Soc. ent. Fr., 5 e serie 
t. II, p. 252 (1872), etle Buthus leptochelis Hempr. et Ehrenb., Symb. 
Phys., n 3. Ges deux especes ont ele" rencontrees dans les environs de 
Nazareth et se tiennent sous les pierres exposees au soleil. Elles ne sont 
pas tres-rares, surtout le Buthus Judaicus, dont je possede un assez grand 
nombre d individus appartenant a des ages difierents. 

Suivant M. E. Simon, ces especes se plaisent aussi dans la vallee du 
Jourdain et se trouvent meme jusque sur les bords de la mer Morte. 

Dans ce meme flacon j ai rencontre" plusieurs Arane"ides que je crois 
devoir mentionner aussi dans cette note : ce sont les Palpimanus gib- 
bulus $ Duf.; Caltictherus histrionicus $ Ch. Koch; Cercidia prominens. 
Westr.; Epeira dromedaria $ Clerck, et Thomisus Diana $ Hahn. Enfin, 
parmi les Holetres, je signalerai encore VObisium validum L. Koch. Toutes 
ces especes ont et6 trouv6es, comme les Scorpionides, dans les environs de. 
Nazareth. 



5 

M. Maurice Girard envoie la note suivante : 

Je lis dans le Bulletin des seances (n 9, 13 aout 1873) que des obser 
vations ont et6 presentees au snjet des exemples de contagion de la 
flacherie cites par moi. Je dois dire qu il me parait probable que la conta 
gion s est propagee par les chenilles memes. Elles n ont pas et6 en contact 
cutane, si je puis dire, comme dans les experiences ou M. Pasteur donne 
la contagion a des Vers a soie sains en les melant a des Vers en flacherie, 
mais elles se trouvaient a tres-petite distance. Les rameaux d aubepine et 
de cerisier, ou vivaient les chenilles des Petit et Grand-Paon de nuit, 
etaient tout contre les rameaux de chene couverts des chenilles du 
Ya-ma-mdi, espece qui prit la premiere la flacherie dans notre education 
du Jardin d Acclimatation. Rien de plus facile done que Pinfection par 
miasmes ou sporules. De meme on prend la contagion en stationnant pres 
du lit d un varioleux, sans avoir besoin d entrer dans le lit. 

M. E. Mulsant entretient la Societe d experiences qu il tente en ce mo 
ment sur la maladie des Vers a soie; il espere pouvoir donner un moyen 
de guerir cette maladie, sinon dans des educations faites sur un grand 
nombre de chenilles, au moins dans des educations restreintes. 11 ne peut, 
quant a present, entrer dans des details circonstancies sur ses expe"- 
riences ; et il se borne a dire que c est en donnant plus de vitality aux 
chenilles qu il pense parvenir au but qu il se propose d alteindre. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



OUTRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de L Academie des Sciences, 
t. LXXV1I, n os 8 et 9 (aout-seplembre 1873). 

GH. ROBIN et AL. LABODLBENE, p. 511, Sur les organes phospho- 



rescents thoraciqnes et abdominal du Cocuyo de Cuba. DUMAS, 
p. 520, Observations sur la reproduction du Phylloxera; proce"de 
de M. MONESTIER pour la destruction de 1 insecte au moyen du 
sulfure de carbone. LICHTENSTEIN, p. 522, Sur la rapidile" de la 
reproduction du Phylloxera. DE SAINT-CYR, p. 536, Experiences 
sur le Scolex du Taenia mediocanellata. A. SARRAND, p. 561, 
Note relative a deux remedes qu il propose centre le Phylloxera. 

LECOQ DE BOISBAUDRAN, p. 561, Note relative aux ravages pro- 
duits par le Phylloxera. 

* Entomologist s monthly Magazine, n 112 (septembre 1873). 

E. RYE, p. 73, Description of a new species of Dromius from 
England (D. veclensis). C. WATERHOUSE, p. 73, Description of a 
new species of the Coleopterous genus Anoplognathus (A. parvulus). 

BUCHANAN WHITE, p. 75, Note on Coryxa. JOHN SCOTT, p. 80, 
On certain brilish Hemiptera-Homoptera. 

Notes. P. 83, Note on Cymindis lineata Dej. Note on cap- 
lure of Lymexylon navale. Magdalinus carbonarius in Northum 
berland. An Australian beetle near London. Captures of Co- 
leoptera in North Kent. P. 84, Note on Camponiscus Heatei 
Newman. P. 85, Occurrence of Co3noneura Dahlbomi Thorns. 
Occurrence of the galls of Cynips ferruginea IJartig. Oak galls 
at Ballates, in June, including Andricus amenti Giraud. Occur 
rence of galls of Spathegaster vesicatrix, Sclechtendal, at Banchory. 

P. 86, Description of the larva and pupa of Hesperia Action. 
P. 88, Paclmobia alpina Bred. Description of the larva of Miana 
literosa. P. 89, Note on the larva of Polia nigrocincta. Des 
cription of the larva of Phycis (?) Davisellus. P. 90, Asychna 
profngella Bred. Note concerning the metamorphose of Batra- 
chedra praBangustata. Occurrence of Megalomus hirtus near 
Aberdeen. P. 91, Neuroptera at Weybridge. Notes on a bri- 
tish bug. P. 92, Note on capture and habits of Loxops cocci- 
neus. Note on Idiocerus H-album Fieb. P. 93, The Entomo 
logy of our novel writers. 

Bulletin de la Sociele imperiale des Naturalistes de Moscou, n os 1 et 2 
de 1871, n os 1 a Zt de 1872 (13 planches). 

1871. DE CHAUDOIR, p. 1, Monographic des Lebiides (suite). 



7 - 

E. BALLION, p. 147, Catalogus Coleopterorum von D r Gemminger 
und B. von Harold, Bemerkungen und Berichtigungen. C. LIN- 
DEMANN, p. 171, Zwei neue Curculioniden aus Mitlelrussland. 
J.-H. HOCHHUTH, p. 176, Enumeration der in den Rnssichen Gou- 
vernemenls Kiew und Volhynien bisher aufgefundenen Kafer. 
A. BECKER, p. 290, Reise nach Temir-Chan-Schora und Derbent 
mit Erganzungen zur fauna von Astrachan und Sarepta. N. 
ERSCHOFF, p. 303, Beitrag zur Lepidopteren-fauna Russlands. 
C. LINDEMANN, p. 306, Das Skelet der Hymenopteren. 

1872. 0. DE BURMEISTER et RAoozsKOWSKY, p. 1, Supplement 
indispensable a Particle public par M. Gerstaker en 1869 sur 
quelques genres d Hymenopteres. DE CHAUDOIR, p. 382, Obser 
vations sur quelques genres de Carabiques avec la description 
d especes nouvelles. 

V. MOTSCHDLSKY, p. 23, Enumeration des nouvelles especes de 
Coleopteres rapporte"s de ses voyages. A. BECKER, p. 102, Reise 
nach Salzseen Baskuntschakskoje und Elton, nach Schilling, Anton, 
Astrachan nebst Mittheilungen uber das Vorkommen mehrerer 
Kafer und Fliegen in jenen Gegenden. R. MAC LACHLAN, p. 187, 
Note sur quelques especes de Phryganides et sur une Chrysopa. 
J.-H. HOCHHUTH, p. 195 et 283, Enumeration der in den Russi- 
chen Gouvernements Kiew und Volhynien bisher aufgefundenen 
Kafer. 

* Feuille des Jeunes Naturalistes, t. Ill, 1873, n 08 32, 33 et 34. Donne" 

par M. Jean Dollfus. 

G. COLIN, p. 93, Generality s sur les Tachinaires. E. LELIEVRE, 
p. 102, Ce que renferme une coque de Saturnia pyri. L. REY- 
NAUD, p. 107 et 121, Note sur Temploi du patchouly pour la con 
servation des collections entomologiques. - G. RODAST, p. 113, 
Des Lepiclopteres. 

OUVRAGES DIVERS. 

* BRAINE (A.) et GIRARD (Maurice). L Attacus Atlas, son introduction 

en France. Broch. in-8. (Extr. du Bulletin de la Soci&e d accli- 
matalion.) 



* BALDASSORE ROMANO. Coleotteri della Sicilia. Broch. in-8. Palerme, 

18/|9. Donne" par M. H. Ragusa. 

* FaRiLEus (Ol.-Im.). Coleoptera Caffrarise (He te romeres et Curculio- 

nides). 2 vol. in-8 broches. Holmiae, 1870 et 1871. 

* MULSANT (E.) et VERREAUX (E.). Histoire naturelle des Oiseaux-Mouches 

(Introduction). Broch. in-4, avec planche. Lyon, 1873. Q 

* PELLET (Petri). Faune entomologique du departement des Pyrenees- 

Orien tales. Fasc. in-8. (Extr. du Bulletin de la Socie"te agricole, 
scientifique et litteraire des Pyre" nees-Orien tales.) 

* PREUDHOMME DE BORRE. Note sur deux monstruosites observees chez 

des Coleopleres (avec des figures dans le texte). 

* ID. Y a-t-il des faunes entomologiques naturelles distinctes h. la sur 

face du globe et quelle methode doit-on employer pour arriver 
a les definir et les limiter ? 

2 fasc. in-8. (Extr. des Annales de la Societe" entomologique 
de Belgique.) 

MAURICE SEDILLOT. 



INous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fm du Zi e tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapporte"es, d en 
informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les 
avertir de tout changement apporte ulterieurement a leur adresse. 



Toutes les reclamations relatives an Bulletin bi-mensuel, ainsi que les 
demandes d envoi a Tetranger (contre rembourscmcnt des frais de trans 
port], doivent 6tre adressees au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de 
Buffon, 27, qui est charge de 1 expedilion du Bulletin des seances. 

Paris, 20 septembre 1873. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



iST" 12. 

BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par M. E. DESAIAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collegues qui n ont 
pas encore solde" le montant de leur cotisation pour Panned 1873, qu ils 
doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitdt que pos 
sible el sans interme"diaire. 



Seance du SB Septcmhre 

residence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

18 membrcs presents. 

M. le docteur Auzoux, de Marseille, assiste a la stance. 

Correspondancc. M. le docteur Giraud e"crit que l 6tat de sa sant^ ne 
lui permettant pas de sortir de chez lui, le force, a son grand regret, de 
prier la Societ6 de vouloir bien le remplacer comme president et comme 
membre de la Commission du Prix Dollfus pour Tanned 1873 (1). 

(1) Nous croyons devoir rappeler aux entomologistes que, dans sa stance dii 
14 mai dernier, la Sodete, sur le rapport d une Commission no ^me e par elle, a 
decide que le Prix pour 1873 sera decerne a 1 auteur d un tra^il entomologique 



-_ 2 

Cette demission est acceptee par la Society qui decide qu il sera pro- 
ee de , dans la prochaine stance (8 octobre), au remplacement de M. le 
docteur Giraud comme membre de la Commission du Prix Dollfus. 

Lectures. M. Leprieur depose sur le bureau la Monographic des Larinides 
de feu M. Capiomont, qu il a redigee d apres les manuscrits de notre 
collogue. 

Ce travail, remis & M. de Marseul, qui se charge de revoir la synonymic 
spe"cifique, comprcnd la description de soixante-dix-neuf especes, don t 
vingt-deux nouvelles et quinze que Fauteur n a pu voir en nature. 

M. Henri Tournier envoie, par 1 entremise de M. L. Buquet, un 
mgmoire ayant pour titre : Observations sur les especes europe"ennes et 
circum-europe ennes de la tribu des Tychiides, faisant partie de la famille 
des Gurculionides. 

La tribu des Tychiides, que 1 auteur passe en revue en ne de"crivant 
que les especes nouvelles, est divisee en deux groupes : 1 ELLESCHIIDES : 
genres Lignyodes Schonh. (k especes); Ellesc/ms Steph. (2 especes); 
Pachylychius Jekel (22 especes, dont 5 nouvelles); Jekelia Tournier 
(2 especes, dont 1 nouvelle), et Barytycliius Jekel (h. especes, dont 
1 nouvelle), et 2 TYCHIIDES PROPREMENT DITS : genres Tychius Schonh., 
sous-genres Ectatotyclnus Tourn., Tychius et Miccotrogus Schonh. (87 
especes, dont 38 nouvelles et en plus une trentaine que 1 auteur n a pas 
vues), et Sibinia Germ. 

Communications. M. Desbrochers des Loges adresse la note suivante, 
en response a des observations qui ont e"te presenters par M. de Marseul 
dans la stance du 12 fe"vrier 1873 (Bulletin, pages xix et xx) : 

Je n ai rien a dire relativement a la reunion des Hister Berardi, com- 
pressus, etc., publics dans un recueil reste inconnu a M. de Marseul, mais 
dont les descriptions ont ete reproduiles dans le repertoire de son Abeille 



imprim6 concernant specialement les divers ordres d insectes, r^dige en frangais, 
publL^ dans 1 annee, et qu il s appliquera a 1 ouvragc qui, par sa valeur scientifique 
et son prix de vente, conviendra le mieux aux dcbulants. Le concours pour cette 
annee sera clos le l er Janvier 1874 ; etle prix sera decerne a la seance la plus rap- 
procheede ranniversaire de la donation Dollfus (16 fevrier). E. D. 



~ 3 

(p. 81 et suiv.). Ges especes n etant signalecs que du Senegal, je n avais 
pas songe" a les chercher parmi celles de la faune algerienne et je les ai 
considerees.a -tort comme.nouvelles. 

Quant aux Tychius diagnoses "dans le Bulletin de la Societe" entomolo- 
gique de Belgique, leur. nombre ne s eUeve pas a plus de cinquante, comme 
1 a avance M. de Marseul, mais a vingt-cinq seulement. Doit-on supposer 
^implement que mon memoire a ele" mal lu ? Le chiffre de 5 Tychius 
nouveaux d Europe et d Algerie ne pent paraitre exagere, ce genre e"tant 
compose" de tres-petits insectes n ayant ete" 1 objet d aucune revision, sauf 
le tableau du,a notre savant confrere M. Ch. Brisout de Barneville, tableau 
limite aux seules especes de France et qui ne renferme pas moins d une 
quinzame de noms nouveaux. Esperons que notre collegue se calmera et 
qu il en sera de mes 25 Tychius (non 50) comme il en a ete des Otio- 
rliynchus de 3\1. Stierlin. Ces infortunes insectes, fort maltraites au debut, 
el qui n existaient, suivant le dire de M. de Marseul, que dans le cerveau 
de leur auteur, ont germe depuis dans celui de notre honorable contra- 
dicteur et se sont r^pandus de la, tout au long, dans sa re"cente mono- 
graphie" de YAbeille. 

Au lieu de ces attaques inoffensives, mais superflues, dirigees centre 
les faiseurs d especes, grands ou pctits, je crois que notre collegue con- 
tribuerait plus utilement, pour sa part, a [ amelioration de notre nomen 
clature, soit en apportant plus de soin et surtout plus de clarte a la partie 
synonymique de ses diflerents ouvrages ; soit en s abstenant de maintenir 
nombre d especes decrites (?) d une facon incomplete (1) ou qui, de son 
aveu meme, n ont aucune valeur (2), soit en privant nos catalogues d une 
foule de noms nouveaux, comme il 1 a fait pour ses Otiorkijnchidcs, sur 
tout quand il nous declare a chaque instant que les noms en usage 
doivent etre prefe"res; soit enfm, et puisqu il considere les descriplions 
isol^es comme nuisibles aux progres de 1 entomologie, en evitant, suivant 

(1) Dapsa caucasica Motsch. (Endomychides, p. Ill) deux fois plus petite 
que Dapsa denticollis, d un testace unicolore. Saprinus flexuoso-fasciatus 
Mot., Fv. 57, p. 167, etc. 

(2) Saprinus turcomanicus, Fv. 62, 568, uralensis, 507, niger, 450, 
sparsi-punctatus, 458. M. de Marseul declare qu il lui est impossible de dis- 
tinguer ce dernier insecte du nitidulus, ce qui ne 1 empeche pas de consacrer une 
page de texte a sa description et de lui faire les honneurs de sa Monographic et de 
ses Catalogues. 



ses propres expressions (1), de se hater de publier des especes avant 
que la monographic puisse paraitre. 

M. de Marseul , a la suite de cette lecture, prend la parole en ces 
termes : 

M. Desbrochers s est reconnu dans ma note du 12 fe"vrier dernier, quoi- 
qu il n y soit pas nomme. La forme de sa lettre ne permet pas de re"ponse, 
et le fond n inte"resse en rien la science. J ajouterai a ma note que le 
nombre des Tychius est bien de 25 et non de 50 comme on Fa imprime, 
je ne sais par quel hasard ; seulement c est au moment meme ou M. Tour- 
nier terminait une monographic du genre destinee au meme recueil, que 
M. Desbrochers a cru devoir publier ses diagnoses, comme il Fa fait pour 
les Brachycerus, a Foccasion du travail annonce" par M. L. Bedel. 

M. Ch. Brisout de Barneville dit qu il a trouve" dans des friches, a 
Aigremont, pres de Marly, et uniquement sur des bruyeres, les Grapto- 
dera oleracea Linne", pusilla Duft. et eriseti Allard ; cette derniere espece 
doit surtout etre signale e comme propre aux environs de Paris, car, jus- 
qu ici, elle n est indique e que comme provenant des landes du midi de la 
France. En outre, Fhabitat de ces trois Graptodera dans un meme lieu et 
sur une mme plante tend a prouver qu elles forment bien des especes 
distinctes, et non une seule et unique espece, comme le pensent plusieurs 
entomologistes. 

Le m6me membre annonce qu il a capture" aux environs de Saint- 
Germain-en-Laye une grande quantity (TApion pavidum Germ., et avec 
lui deux individus males d une espece qui en est tres-voisine et qui n avait 
pas encore e"te signale e comme de nos environs, YApion lanuginosum Win 
ker. II a observe" un caractere qui pent servir a differencier facilement les 
males de ces deux especes ; en effet, chez le pavidum on voit un tubercule 
aigu entre les handles posterieures, et celaalieu egalement dans le flavo- 
femoratwn Herbst, tandis qu on ne retrouve rien de semblable ni dans le 
lanuginosum, ni dans les males d un grand nombre d especes du genre 
Apion qu il a pu 6tudier. 



(1) Voy. Afyeille&e 1866, ixxvn, apropos de la Cassida K&chlini, qui, soit dit 
en passant, se distingue entre toutes par son fades exotique. . . . tout en etant 
tres-vpisine de la C. tunisiensis. . . . dont elle ne differe guere q^u.e par le dessous 
qui est pale au lieu d etre noir. 



. Q . 

M. Gabriel Tappes indique im moyen de trouver facilement, au prin- 
temps, dans les environs de Paris, VApion simum Germ.; il a pris plu- 
sieurs fois ce Curculionite en nombre considerable sur les pousses seches 
de 1 annee pr6cedente du Millepertuis comraun (Ilyperium perforatum 
Linne"). 

Le m6me merabre communique a la Societe une note de M. F. de 
Froideau, ex-garde general a Louhans (Saone-et-Loire), maintenant a 
Tours, sur les ravages d une larve qui attaque la plupart des hautes 
branches des chenes : 

Cette larve, qui est d un blanc rose", apode et d une longueur de 9 a 
10 millimetres, entre par 1 extremite de la branche, suit le canal medul- 
laire et descend quelquefois jusqu a un metre cinquante centimetres pour 
sortir par un trou rond, de sorte que presque toutes les pousses nouvelles 
se cassent au moindre effort du vent. 

M. de Froideau a promis d envoyer des branches altaque es; on jugera 
alors plus facilement de 1 espece a laquelle on doit ces degats, auxquels 
on pourra peut-etre indiquer un remede. Quant a present, MM. J. Fallou 
et Tappes pensent qu il doit s agir ici des Corxbus undatus ou fasciatus, 
qui affectent ces habitudes. C est aussi 1 opinion de M. de Froideau. 

M. Henry d Orbigny dit a cette occasion qu il a observe dans la ibrfet de 
Fontainebleau, sur des branches terminales de jeunes chenes, des larves 
du Corssbus undatus Fabr. qui semblent analogues a celles indiquSes et 
dont le genre de vie est semblable; il a vu e"galement des larves du meme 
genre dans la foret de Chantilly, mais la probablement il s agirait de 
larves du Goraebus bifasdatus Oliv. 

M. Gabriel Tappes fait remarquer qu il reviendra sur ce sujet lorsqu il 
aura recu les larves qui lui sont promises et qu il aura pu les e tudier. 

M. H. Lucas communique la note sulvante, relative aux Atta barbara 
et stuctor, Hymenopteres de la Iribu des Formicides : 

La plupart des naturalistes qui ont ecrit sur les Formicides ont toujours 
hesite a considerer comme etant 1 expression de la ve"rit6 le langage 
qu Esope et La Fontaine font tenir a la Gigale relativement au de"nument 
dans lequel elle se trouve apres 1 e te et de Temprunt de quelques graines 
qu elle veut faire a la Fourmi pour subsister pendant la saison d hiver. 

Qn avail cru en effet, jusqu a present, que les Fourmis ne faisaient pas 



6 

de provisions el que les graines qu elles amassaient n etaieut pas destinecs 
a leur nourriture. 

On e"tait dans une erreur tres-grande, car il est bien de montre actuelle- 
ment que les graines amassees et emmagasinees ensuite par ces indus- 
trieux insecles servent re"ellement a leur nourriture. 

Un -ail leur anglais, plus connu des botanistes que des zoologistes, a 
public a ce sujet, en 1873, un travail plein d interet, relatif aux provisions 
faites pur ces Hymenopteres. Ge travail, public en anglais, quia. pour 
titre : Harvesting ants, accompagne" de six planches, sans compter les 
figures intercalees dans le texte, est du a M.. Traherme Moggridge.. 

Ce naturalisle, qui a fait une etude toute particuliere et tres-conscien- 
cieuse de ces insectes, designe sous le ridm de Fourmis moissonneuses 
(Harvesting ants] les especes qui ont pour habitude d amasser des graines, 
et il dgmonlre que ces provisions, plac^es dans des magasins particuliers 
conslruits a cet effet, pratiques a une assez grande profondeur dans la 
terre, servent ensuite de nourriture a. ces prevoyants insectes. 

M. Traherme Moggridge a ete conduit, par suite d observations souvent 
renouvelees, a demontrer que les graines ainsi amassees et emmagasinees, 
apres etre resides pendant un certain temps dans la terre,, finissent par 
se ramollir, entrer ensuite en germination, et que, dans cet etat, elles 
contiennent en assez grande quantite un liquide ou une substance sucree 
dont les fourmis sont tres-friandes. 

Cette observation rationnelle explique quel doit etre 1 emploi des pro 
visions de graines amasse"es par ces Hym6nopteres; elle fait voir aussi 
qu Esope et La Fontaine avaient raison, et que le langage attribue" par ces 
fabulistes a la Gigale, au sujet de I emprurit qu elle veut faire a la Fourmi 
sa voisine, est conforme a la v^rite. 

C est aux environs de Menton que ces remarques extremement curieuses 
ont ete faites et sur lesquelles je ne m etendrai pas davantage, notre con 
frere M. Kunckel devant prochainement analyser d une maniere tres- 
detaillee cet inte>essant travail. 

Les Fourmis observees aux environs de Menton par M. Traherme Mog 
gridge, et qui lui ont fourni les remarques int^ressantes que je viens de 
signaler a la Socie"te, sont les Atta barbara el structor, especes tres-abon- 
damment repandues dans cette par tie sud de la France. 

M. le docleur Auzoux indique un nouveau precede pour tuer rapide- 



ment et .conserver, pendant un. laps de temps assez considerable les 
insectes que Ton recueille dans les cha sses entomologiques, precede" qui 
lui semble de beaucoup preferable a ceux signals jusqu ici, et surtout a 
1 emploi des feuilles de laurier-cerise.:Ce moyen consisle a.mettre simple- 
ment quelques gouttes d essence d amandes ameres dans: de la sciure 
de bois, placee elle-meme dans un .flacon hermetiquement ferme. II 
montre a ce sujet un flacon ainsi prepare contenant des insecles encore 
assez mous pour pouvoir etre prepares, et qui cependant ont ete recueillis 
il y a plus de deux mois a la Pointe-de-Galle, dans Tile de Ceylan. 
Aucune moisissure ne se remarque dans le flacon, et la sciure de bois est 
parfaitement seche.- 

M. Leprieur, tout en recommandant 1 essai tente heureusement par 
M. le docteur Auzoux, fait remarquer que plusieurs autres essences vege- 
tales doivent produire le meme effet que 1 essence d amandes ameres. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



OUVRAGES PtiRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 
SAVANTES. 



Comptes rcndus hebdomadaires des seances de I* Academic des Sciences, 
tome LXXVII, n os 10 et 11 (septembre 1873). 

MILINE-EDWARDS, p. 572, Note sur les observations de M. Lecoq 
de Boisbaudan relatives a Tapparition du Phylloxera dans les 
vignobles de la Charente. E. DE LAVAL, p. 601, Reclamation de 
priorite a propos de Temploi du sulfure de carbone contre le Phyl 
loxera. CAZAUBAN, LEBON et VICAT, p. 603, Moyens a employer 
contre le Phylloxera. 



_ 8 

Comptes rendus de la Societe entomologique de Belgique, n 90, Stance 
du 6 septembre 1873. 

H. TOURNIER, Diagnose de cinq especes nouvelles du genre Me- 
cinus : Mecinus leviceps (Sarepta), Reichei (Alge"rie), nasutus (Ca- 
labre), humeralis (Sicile), Fairmairei (Tanger). 

Memoircs de la Societe de Physique et d Histoire naturelle de Geneve, 
t. XVIII, l re partie (1865); t. XIX, l re et 2 C partie (1867-1868); 
t. XXII (1873); t. XXIII, l re partie (1873). 

Tome XVIII. ALOIS HUMBERT, p. 1, Essai sur les Myriapodes 
de Ceylan. 

Tome XIX. E. CLAPAREDE, p. 313, Les Annelides Che"topodes 
du golfe de Naples (avec 16 planches noires). 

Tome XXII. HENRI DE SAUSSURE, Biographic d Edouard-Ren6 
Claparede (avec un portrait). E. CLAPAREDE, p. 1, Recherches 
sur la structure des Annelides sedentaires (15 planches colorizes). 



OUVRAGES DIVERS. 



* CHEVROLAT (A.). Memoire sur les Cteonides. Broch. in-8. (Extr. des 

Me"moires de la Societe" royale des Sciences de Lie"ge.) 

* HEWITSON (W.-C.). Exotic Butterflies, part. 87, avec 3 planches colo- 

ri^es. Broch. petit in-A . London, juillet 1873. 

* STAINTON (H.-T.). The natural history of the Tineina, t. XIII. Vol. 

rel. gr. in-8, avec 8 planches. London, 1873. 

MAURICE SEDILLOT. 



Paris, 2 octobre 1873. 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et C ; e ; rue des Deux-Portcs-St-Sauveur, 22. 



NO i5. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Uccueilli par M. E. DES1H AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 8 Octobre 

Presidence <le Mt C.-E. LEPRIEUR, Vice-Pr6sident, 
28 membres presents. 

M. E. Mulsant, de Lyon, assiste a la stance. 

Nomination. II est precede a la nomination d un inembre de la Com 
mission du Prix Dollfus poiir 1873, en remplacement de M. le docteur 
J. Giraud, de"missionnaire. M. Maurice Girard est elu a I unanimitg des 
voix. 

Lectures. M. d. Ferris adresse, par I enlremise de M. le docleur La- 
boulbene, un supplement a son me"moire inseTe" dans le l cr numero des 
Annales de 1873 et intitule : Requitals de quelques promenades entomc- 
logiques. L impression immediate en est d^ciclee. 

M. le docteur Al. Laboulbene lit deux notices, accompagne es de 
figures, ayant pour litres : 

1 Note sur une nymphe d Insecte CoI6optere incluse dans la peau 
durcie et pupiforme de la larve, trouv^e a Cannes an mois de mars 1870; 

2 Etudes anatomiques et physiologiques sur le cri du Sphinx (Ache" 
rontia] Atropos male ; et sur un organe singulier, en forme de coussiiiet, 



place" a Tangle interne de reunion de la jambe et du femur aux pattes 
ante rieures de Finsecte male. 

Communications. M, le docteur Al. Laboulbene annonce la mort du 
savant entomologique le docteur R. Schiner, de Vienne, qui s occupail 
surtout des Insectes de 1 ordre des Dipteres. 

M. de Marseul, a 1 occasion de la discussion qui s est e leve e entre 
lui et M. Desjjrocbers desLoges (Bulletin 1873, pages xix et xx, et N 12, 
pages 2 a A), donne lecture de la note suivante : 

Je n ai jamais dit que les especes ROtiorhynchus publics par M. Stierlin 
riexistaient que dans son cervcau; mais il y a dix ans, en re"ponse a 
M. Schaum, qui m accusait d inse"rer dans mon Catalogue des especes 
decrites d une facon incomplete, a la fagon de 1 auteur des fabricats berli- 
nois, j ai soutenu qn il valait mieux ne pas exclure ces especes douteuses 
que d adniettre, comme lui, dans son Catalogue, des noms d especes ine"- 
dites (et a cette date les especes ftOtiorhynchus Maient encore). J ai 
toujours fait grand cas des travaux du docteur Stierlin, et j ai le bonheur 
de donner de sa main, a la fin de mes Otiorhynchus, un synopsis complet 
des especes du genre. C est pour que ce savant ne doute pas de mes sen 
timents que j ai du relever les insinuations de M. Desbrochers. 

M. Desbrochers des Loges adresse la note qui suit sur le me"me 
sujet : 

Je laisse a mes collegues le soin d appre*cier si la note pre sente e par 
M. de Marseul le 12 fevrier dernier est beaucoup plus convenable quant 
a la forme et plus inte"ressante au point de vue scientifique que la mienne. 
Je tiens seulement a repondre en quelqnes mots a la nouvelle accusation 
dirige"e contre moi. 

VAbeille entomologique de 186/1 ou 1865 fait mention d un projet de 
revision des Brachycerus, sans indiquer le nom de 1 auteur qui doit s oc- 
cuper de ce travail. J avais cru que ce projet avail e"l6 abandonne comme 
tant d aulres, ce qui, du reste, m avait ete affirme, et cinq ans plus tard 
j ai publie" mes descriptions. Nous altendons toujours avec impatience la 
monographic annonce"e. 

Quant aux Tychius, je n ai trouve", dans les recueils p^riodiques que je 
refois, aucun avis faisant connaitre 1 intention de M. Tournier de traiter 
ce genre dont je m etais occupe deja depuis quelqne temps. Je ne connais 
qu une note des Petites-Nouv files qui suivit de pres la publication de mes 



diagnoses. Je ferai remarquer, au surplus, que les Observations de 
M. Tournier ne constituent pas une monographie proprement dite, puis- 
qu un grand nombre d especes sont reslees inconnues a TaiUeur et que 
les especes nouvelles seules sont decrites par lui (d apres le comple rendu 
du Bulletin du 2Zi septembre 1873). Mon memoire etant egalement une 
suite de descriptions el d observalions, je n avais aucune raison parlicu- 
culiere pour en arreter Timpression, et je declare que je n eprouve pas le 
moindre scrupule a cet egard. 

:., . ^5 >Jiii*^i9fi Jlfen!ff-g^qj&*l ^Ii no 

La Societe, apres avoir entendu la lecture de ces deux notes, en decide 
Timpression dans son Bulletin , d apres le desir manifesto" par leurs 
auteurs; mais elle ppnse en meme temps que la discussion a laquelle se 
sont livre s MM. de Marseul et Desbrochers des Loges doit 6tre aclueller 
ment close. 

: J"-Jt ) ib fH (tfi iQf 

M. A. Ponson fils, au sujet d une note imprime e re"cemment dans le 
Bulletin relativement a la Saperda Phoca, presente, par Tentremise de 
M. L. Buquet, les details suivants sur ce Longicorne : 

II est positif que cette jolie Saperde vit dans le saule marceau. Elle 
choisit generalement les arbres isole s, de preference a ceux places pres des 
ruisseaux, mais toujours dans des lieux escarpes et a une Ires-faible alii- 
tude - [JlsiiibB 3U9q ea nO 

Dans nos alpes grenobloises, ou je la prends, elle paralt vers la fin de 
juin et s accouple du 1" au 15 juillet, selon que la saison est plus ou moins 
precoce. Jusqu a deux ou trois heures de Tapres-midi elle se tient cache e 
sous les feuilles ou bien encore a la naissance des branches. A partir de 
ce moment elle sort de son repos, voltige autourde Tarbre ou se promene 
le long des branches, soil pour s accoupler, soil que la femelle, une fois 
feconde"e, puisse travailler a fendre 1 ecorce pour y de"poser ses ceufs. La 
femelle esl toujours beaucoup plus rare que le male. 

J ai essaye d elever la larve, mais sans sucees. Je n attrttme cet e chec 
qu a la mauvaise condition hygienique ou elle se trouvait a Lyon. 

, cfj b no 3iiqcfio c l 01^93 ub jSiuoi &nifi)i93 

M. Maurice Girard communique la note suivant&iftoqcaa siol 210918 

cilo/ II .339Jlqyi 89JJtq eel J9 ainsv 9! iuq 

Dans un sejour de deux mois, en aout et septembre l^^c>^$9nj^ 
(Manche), j ai observe quelques fails entomologiques sur divers Articules : 

1 Les Cicindeles ne se rencontrent pas a Granville memo, oil le flot, 
dans leshautes marges, vient battre contre le rbcher, niaV^TOavenf Se 



chaque c6te de cette ville, le long des dunes de sable de Douville et de 
Saint-Pair, plus abondantes sur cette derniere plage, exposed au couchant, 
que sur 1 autre, tourne"e au nord. La, en eflet, la mer n envahit jamais les 
trous d affut ou vivent les larves sur le talus de la dune et sur le sominet 
de celle-ci. Au commencement du mois d aout existait seule le C. litto- 
ralis Fabr., de la petite race nemoralis Oliv., la m6me race que je trou- 
vais ranne"e pre"cedente pres de Saint-Malo, de 1 autre c6te" de la baie. 
Cette Cicindele apparait depuis dix heures du matin jusqu a trois heures 
environ de 1 apres-midi, remontant sur la dune et se cachant dans les 
grandes herbes des que le soleil est trop incline. Elle doit se nourrir de 
nombreux Dipteres sortis des amas putreTies de varech et de zostere, et 
peut-6tre de ces nombreux Talitres (Crustaces) qui saulillent sur le 
sable. 

Je fus te"moin, le 13 aout, d un fait assez singulier. A partir de deux 
heures apres midi environ, 1 espece prece"dente fut remplace"e subitement 
par C. hybrida Linne, d un vol plus rapide que celui de C. nemoralis , se 
laissant moins aisement approcher, plus farouche et fuyant sur la dune. 
Cette espece venait d e"clore, et j en vis sortir de trous dans le sable. Elle 
persista, sans aucun melange de 1 autre, sur les deux plages sablonneuses 
citees, en diminuant peu a peu en quantite jusqu aux derniers jours de 
septembre. J ai constate" ce fait nombre de fois. 

On ne peut admettre que tous les sujets de 1 espece pre"ce"dente, que je 
trouvais Tan dernier pres de Saint-Malo jusqu a la fin d aout, aient 616" 
frappe"s de mort subite le 13 aout. II me parait probable que C. hybrida, 
plus robuste, ex pulse imme diatement Taulre espece de ses territoires de 
chasse. A Compiegne, j ai toujours remarque que dans les lieux tres- 
sablonneux ou vole exclusivement C. hybrida, comme au Rond-Royal, 
aux Beaux-Monts, on trouve tout aupres C. campestris Linn6, espece non 
localisee, mais jamais cote a cote et m^lee a V hybrida. 

% 

2 9 Les mfcmes talus des dunes etaient crime s de petits trous, nids d un 
Hymenoptere fouisseur de faible laille, noir, a ailes enfume"es, tres-commun 
certains jours, du genre Pompile ou d un genre voisin, que j ai pris plu- 
sieurs fois emportant au vol de petites Araignees errantes anesthe sie es 
par le venin et les pattes replies. 11 vole peu et en rasant le sol, mais 
court beaucoup et sautille sur le sable. 

3 Parmi les Orthopteres, VGEdipoda ccerulescens Linne" etait beaucoup 
moins abondant sur les falaises que 1 annee derniere dans les regions 



analogues de Saint-Malo, et je n ai jamais trouve" la variete germanica a 
ailes rouges ; le Libcllula vulgata (N6vroplere) e"tait, au conlraire, des 
plus comrauns en septembre. 

4 Les Lepidopteres du mois d aout consistaient en Pirns daphlidice et 
plusieurs Satyres sans inler&t des environs de Paris a la me 1 me epoque; le 
Callimorpha hera n etait pas abondant, et je n ai vu voler que le type 
rouge, sans la variete" jaune assez fre"quenle sur les cotes de Bretagne, 
notamment au Mont-Saint-Michel, tres-voisin de Granville. En septembre, 
les Inzernes des falaises offraient les Colias hyale et edusa en faible quan- 
tite", surtout la derniere espece. 

5 Je termine par un renseignement plus interessant se rapportant a 
1 ordre des Crustaces De"capodes et tout special a cette localite". Depuis 
environ quatre ans, m a-t-on rapporte", un pecheur de Granville a confie 
ou s est laisse" surprendre un secret de metier tres-importanl. On captu- 
rait d ordinaire quelques Squales de temps a autre dans les filets; actuel- 
lement c est, par anne*e, de soixante a sixanle-dix mille de ces poissons 
qui sont peche"s a Granville, du mois d avril au mois de novembre; 
j en ai vu environ de six a huit especes dislinctes. On les expe die dans 
les villages du Bocage et dn nord de la Bretagne, ou leur chair ferine et 
azotee est une precieuse ressource alimentaire, 6tant vendue a bas prix. 
Ce re"sultat tout nouveau est du a Tamorce. On garnit les hamefons de 
longues et tres-solides lignes de fond, chacun avec un gros Pagure, le 
Pagurus Bernardus, cachant bien dans son corps charnu le crocret 
meurtrier. Les femmes et les enfants vont a mare"e basse chercher dans 
les rochers les Buccins qui renferment dans leurs grand.es coquilles les 
Pagures les plus de veloppe s, et on les brise au maillet pour en extraire 
le Crustace". 

Au sujet de ces communications, plusieurs remarques sont presentees : 

M. le docteur Al. Laboulbene dit qu il a constate un fait different de 
celui observe par M. Maurice Girard relativement aux Cicindcla hybrida 
et nemeralis. II se souvient que jadis il a pris les Cidndela hybrida et 
sytvatica dans une m6me localite" de la for6t de Fontainebleau, et que 
ce deux especes se trouvaient ensemble. 

M. H. Lucas se rappelle qu en 1868 il a vu aupres de Roscoff les 
p^cheurs amorcer leurs lignes avec des Pagurus Bernardus lorsqu ils vou- 
laient s emparer de Squales. Du reste, les p^cheurs bretons ne semblaient 



6 

pas faire un secret du moyen qu ils employaient pour rendre leur pche 
plus fructueuse. 

* M. Gabriel Tappes montre des branches de Chines, provenant de 
fore"ts de la Nievre, qui lui ont e"te" envoye es par M. F. de Froideau, et 
qui contiennent des larves et des nymphes de Pinsecte destructeur signale 
dans la derniere seance (Bulletin N 12, p. 5). Les trous de sortie du 
Coleoptere, qu on peut y remarquer, semblent bien indiquer le travail 
d un Buprestide. 

Le meme membre presents les dessins de plusieurs especes interes- 
santes de Cryptocephalides; il donne a ce sujet des details qui seront 
reproduits dans un me moire qu il doit bientot soumetlre a la Socieie". 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES 

SAV ANTES. 

Bulletino delta Societa entomoloyica itatiana, 5 e annee, 3" trimestre 
1873. 

Camillo RONDANI, p. 133, Degli insetti nocivi e dei loro parasiti 
(suite). Alessandro SPAGNOLINI, p. 166, Goramunicazione pre- 
ventiva sopra i Neurotteri del Modenese. Henrico RAGUSA, p. 170, 
Escursioni fatte sul monte Pellegrino presso Palermo. Giacomo 
PINCITORE MAROTT, p. 180, Escursioni entomologiche al Bosco 
della Ficuzza e nei prossimi ex-feudi Marraccia, Gatagnano e Rao 
(Sicilia). Piero BARGAGLI, p. 197, Material! per la fauna ento- 
mologica dell isola di Sardegna : Coleotteri (suite). 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de CAcademie des Sciences, 
t. LXXVII, n oi 12 et 13 (septembre 1873). 

Max. CORNU, p. 656, Sur quelques particularite"s relatives h la 
forme aile"e du Phylloxera au point de vue de la propagation de 
Tespece. L. FA u CON, p. 663, Sur 1 e poque a laquelle il convient 



7 

d appliquer la submersion aux vignes atteintes par le Phylloxera. 
R. REJOU, p. 666, Note concernant 1 emploi des feuilles de tabac 
pour combaltre le Phylloxera. A. HAY, p. 666, Note relative a 
1 emploi, contre le Phylloxera, d une decoction de tabac melangee 
avec de la chaux, L abbe" MAGNAT, p. 666, prie l Acade"mie de 
lui adresser quelques documents relalifs a 1 histoire naturelle du 
Phylloxera. Max. CORNU, p. 710, Comparaison du Phylloxera 
vastalrix des galles avec celui des racines. GAUBAN DU MONT, 
p. 715, Note relative & I influence que pourrait avoir la culture du 
chanvre pour eloigner des vignobles le Phylloxera. E. DE LAVAL, 
p. 715, Note relative a 1 emploi du sulfure de carbone melange" 
avec une huile ve"getale contre le Phylloxera. PEYRAT, p. 715, 
Documents relatifs a 1 efficacite des produits qu il a indique s contre 
le Phylloxera. 

* Feui lie des Jeunes Naturalistes, t. Ill, n 36 (octobre 1873). 

Jules DE GAULLE, p. 125, Les insectes comestibles. M. DES 
Gozis, p. 128, Tableau synoptique des LebiidaB de France. 

Fourth annual report of the trustees of the Peabody Academy of Science, 
ann6e 1871. 

Memoirs of the Peabody of Academy Science, t. I, n 2 et 3. Sa 
lem. 

A.-S. PACKARD, Embryological studies on Diplax, Perithemis, 
and the Thysanurous genus Isotoma (3 planches). ID., Embryo- 
logical studies on Hexapodous insects. 

* Monthly reports of the department of Agriculture for the year 1871 

et 1872. Broch. in-8. Washington. 

* Ohio Ackerban Behorde von Ohio. Vol. gr. in-8. 1872. 

The American Naturalist, t. V, n 2-12; t. VI, n 09 1-11. 

Tome V. S.-A. PACKARD, p. 91, Bristle-tails and spring-tails 
(avec figures). Henry SHIMER, p. 217, Additional notes on the 
Striped Squash beetle (avec figures). D r E. MULLER, p. 271, 
Fertilization of flovers by insects. A.-S. RITCHIE, p. 329, The 
toad as an entomologist. -B. SILLIMAN, p. 683, The Chinese Wite 
Wax insect. P. 739, The mammoth cave and its inhabitants. 



Tome VI. B. PICKMANN MANN, p. 332 et 596, The white coffee- 
leaf miner. H. HAGEN, p. 388, Mimicry in the colors of insects. 

Rev. Samuel LOCKWOOD, p. M9, A new Entozoon from the eel. 

C. RILEY, p. 532, Of the cause of deterioration in some of our 
native-grape-vines. Samuel SCUDDER, p. 665, Fossil insects from 
the Rocky Mountains. 



OUVRAGES DIVERS. 

* DESBROCHERS DES LOGES. Description de quelques Tychiides nou- 

veaux. (Extr. des Annales de la Socie"te entomologique de Bel- 
gique pour 1873.) 

* PACKARD (A.-S.). Record of American Entomology for the year 1870. 

Broch. in-8. Salem. 

* TOWNEND GLOVER. Illustrations of North American Entomology : Or- 

thoptera. Broch. in-4 avec 13 planches colorizes. Washington. 

MAURICE SJEDILLOT. 



Ordre du jour de la stance du 22 octobre 1873 : 

Rapports sur MM. i Baudi (Luigi-Verdiani), a Sierra (Italic); 2 Joly 
(Emile), medecin-major militaire a Ajaccio ; et 3 Tarrissau (Jean), pro- 
fesseur au college Louis-le-Grand, a Paris, presentes pour faire partie de 
la Socie"te". II sera ensuite proce"de", s il y a lieu, a la nomination de ces 
candidats. 

H S era donne" lecture de notes de MM. Mayet et Simon. 

Paris, 17 octobre 1873. 



PARIS. Typog. FEUX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 14. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Hecueilli par >l. E. I>*:*:H.%III:ST , (Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du - Octobrc 1873. 

Prudence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 

31 membres presents. 

MM. Guerin-Me neville, membre honoraire, et le ge"ne"ral de Valdan, de 
I lsle-Adam (Seine-et-Oise), assistent a la stance. 

Decision. Sur 1 observation du Secretaire, la Soci^te", conside"rant que 
M. J. Fallou fait partie de droit de la Commission du Prix Dollfus comme 
Archiviste, decide qu il sera precede", dans la prochaine stance, a son 
remplacement comme membre special de ladite Commission. 

Lecture. M. Louis B( iel depose un me moire ayant pour litre : Revision 
des Brachycerides du t ssin de la Mediterrane"e : 

Les Brachycerides sont divis^s en deux genres : 1 Brachycerus Oliv. 
(24 especes, dont 5 nouvelles) ; 2 Herpes Bedel (1 espece). 

M. Ed. Ferris a bien voulu joindre a ce travail la description des meta 
morphoses du Brachycerus undatus Fabr., dont M. Damry, de Bonifacio, 
a de"couvert les premiers 6tals en 1870. 

Communications. M. le Secretaire annonce la mort, qui remonle deJJi 4 



une e"poque assez ancienne (septembre 1872), de notre ancien confrere 
M. Nicolet, de cede a 1 ficole ve te rinaire d Alfort (Seine). On sail que, 
outre les nombreux dessins relatifs a 1 entomologie dus a 1 habile crayon 
de M. Nicolet, il a public des travaux tres-appre cie s sur clivers points de 
Tentomologie et principalement un Essai sur la classification des Insectes 
Apleres de 1 ordre des Thysanoures (Ann. Soc ent. Fr., 18/i7, p. 335). 
M. Nicolet a appartenu a la Soci^te" de 18A5 a 1856. 

M. le Tre"sorier dit que, par suite d une erreur due a Tadministration 
des posies, on avait annonce" (Bulletin des stances n 11, p. 2) la mort de 
notre collegue M. Quinquarlet, de Troyes ; il est heureux de faire savoir 
que cette nouvelle est completement errone"e. 

M. L. Buquet annonce que notre collegue M. Pabbe Glair va prochai- 
nement partir pour Constantinople, ou il corapte se fixer pendant plu- 
sieurs annexes et se livrer activement a des recherches enlomologiques. 

M. Maurice Girard fait hommage a la Socie te d un exemplaire de son 
Traitl elementaire d Entomologie theorique et appliquee (I er volume) : 

La parlie publie"e forme un ensemble complet. En eflet, elle contient 
une Introduction a TEntomologie, plus courte que celle de MM. Lacor- 
daire et Westwood, a laquelle est annexe un guide du chasseur d Insectes, 
et la description des precedes de conservation des Insecles, avec les indi 
cations ne"cessaires aux debutants pour le premier classement d une col 
lection. Ensuite vient une e"tude sur la geographic entomologique et un 
excellent chapitre sur les Insectes fossiles du a la collaboration speciale 
de noire collegue M. Oustalet. Le resle du volume esl consacre" a Tordre 
des Coteopteres, avec les principaux genres indigenes el exotiques. 

Les debutants y trouveront Tindication et une rapide diagnose des 
especes les plus communes en France, les premieres par lesquelles com 
mence loule colleclion, et des notions sur les Coleopleres cavernicoles. 
Les meilleurs moyens de s opposer aux ravages des Hannetons, des Sco- 
lytiens, des Bruches, de la Galandre des grains, des Altises et autres 
Ghrysome liens, etc., sont exposes a la place didactique des genres en 
question. 

De nombreuses descriptions de me tamorphoses de Gole opteres sont 
rassembl^es dans cet ouvrage : ainsi les Hydrophiles, les M^loi des, les 
Hfemonies, IPS Glytrides, etc.; des citations exactes renvoient le lecteur 



3 



aux travaux originaux, principalernent aux me"moires et monographies 
publics par les membres de la Soci6t6 entoraologique de France. 

L auleur s occupe actuellement de la redaction relative aux Orthopteres 
et aux Nevropteres. 

La plupart des planches de 1 ouvfage sont tiroes de 1 Iconographie de 
M. Gue"rin-Me"neville, avec additions d insecles nouveaux et d anatoraie. 

Le meme membre, au sujet du proces-verbal de la prece"denle 
stance, dit que le cri produit par le male du Sphinx (Acherontia) Atropos, 
dont s est occupe* M. le docteur Al. Laboulbene, est produit probablement 
par les deux sexes. 

MM. Berce et G. Tappes confirment cette observation, qui, du reste, a 
" <He publiee. 



M. Pellet fait savoir, par 1 entremise de M. Gh. Brisout de Barne- 
ville, que le Cardiomera Gemi, jadis signale" comme propre a la faune 
francaise par Jacquelin Duval, et qui depuis n y avail ete trouve" qu une 
seule fois, vient d etre pris de nouveau a Rix (Pyre"nees-0rientales) par 
noire confrere M. Xambeu. 

M. Gabriel Tappes montre a la Socie te de jeunes branches de chenes 
provenant des parties infe rieures des arbres et qui pre"sentent de nom- 
breux trous produits par la Mesosa nubila; il montre, dans Tinlerieur 
de ces branches, des larves de ce Longicorne, dont le travail permet faci- 
lement la fracture du boiF. Ces branches ont e"te recueillies en grand 
nombre dans la for6t de Fontainebleau. 

Le meme membre ajoute, relativement a ce qui a 6te" dit pre"ce"dem- 
ment sur les Cortebus, que le C. undatus vit habittiellement ^ la partie 
infe"rieure du tronc des chines, tandis que le C. bifasdatus se trouve plus 
souvent dans les branches superieures. 

M. Chevrolat confirme les remarques qui viennent d etre pre sente es. 

M. J. Fallou fait voir des branches de jeunes trembles qui oflrenl de 
nombreuses nodosiles produiles par les larves de la Saperda populnea, qui 
s y de"veloppenl el en sortenl au printemps a Mat d insecte parfail. Dans 
une region assez 6lendue de la forel de Senart un Ires-grand nombre de 
trembles ont en ce moment presque toutes leurs branches attaquees de 



la m&me maniere ; et il est certain que les de"gats produits par la Saperda 
populnea causera beau coup de mal a leur v6" gelation. 

M. L. Bedel donne les renseignements suivants sur quelques especes 
recueillies par lui a Villers-sur-Mer (Calvados) : 

A la fin de juillet et au mois d aout, j ai recherche" avec beaucoup de 
soin les parasites d une plante du genre Anthemis, alors en pleine florai- 
son, et j y ai trouve" : Oiibrus seneus Illig., d une abondance extreme; 
Apion conflucns Kirby et Hookeri Kirby, le premier en petit nombre, le 
second en quantite" ; Cassida rufovirens (2 exemplaires), et trois autres 
especes du meme genre encore inde"lermine"es. 

Je signale tout particulierement la capture de I 1 ] Apion confluens Kirby 
(stolidum Gyl.) sur une espece d Anthemis ; Wencker (Abeille, I, p. 1AO) 
rindique comme vivant sur le Chrysanthemum leucanthemum, de meme 
que V Apion stolidum Germ, (confluens Gyl.); mais je crains bien que la 
confusion dans la nomenclature des insectes n ait entraine ici la confusion 
des plantes, car j ai trouve", dans la meme region, 1M. stolidum Germ, 
sur le Chrysanthemum et le confluens Kirby sur I 1 Anthemis, chacun ex- 
clusivement sur les plantes que je viens de nommer. 

Quant au genre Cassida, dont je viens de parler, j ajouterai seulement 
que, en ge"ne"ral, ses especes vivent sur les corymbiferes des genres An 
themis, Achillsea, Inula, Filago, et sur les Carduace"es, mais qu il y a des 
exceptions, entre autres pour la C. margaritacea Fabr., dont la larve, 
d apres M. de Frauenfeld, mange le parenchyme des feuilles de Saponaria 
officinalis. 

Pour en revenir au Calvados, j ai de"ja parle" (Bulletin N 11) des moaurs 
du Syntomium seneum ; j ajouterai seulement que je 1 ai retrouve" abon- 
damment a Dieppe, au mois de septembre, en cbassant, avec mon ami 
A. Grouvelle, dans un chemin creux offrant beaucoup d analogie avec la 
locality ou je 1 avais rencontre" a Villers. 

Dans ce dernier pays, j ai observe", au mois d aout, un fait qui m a 
beaucoup e tonne" : Me promenant un jour au bord de la mer, le hasard 
me fit examiner quelques debris de plantes marines formant a la limite 
de la derniere mare"e une ligne infiniment e"troite, mais prolonge e d une 
maniere presque continue sur toule i &endue de la plage. La premiere 
chose que j y trouvai fut un individu de la Chrysomela graminis, que je 
n avais jamais rencontr^e dans ces parages ; je crus d abord que le hasard 
avait amene" la cet insecte, mais en suivant la ligne tracee par les debris 



j en ramassai continuellement d autres exemplaires, ge"neralement vivants, 
mais parfois un peu maltraites par la mer ; en une seule chasse j en re- 
cueillis plus de 100 individus ; avec eux je ne rencontrai guere que des 
Cercyon hasmorrhoidale et quelques insectes vulgaires, en petit nombre, 
notamment des Cassida. Cela dura une journee environ, puis tout dis- 
parut. 

D ou venait cette Chrysomela graminis, espece qui est loin d etre 
repandue comme la C. menthastri ? Quelques jours auparavant il soufilait 
un vent violent qui sans doute Tavait amenee, mais son lieu d origine me 
reste inconnu. 

D ailleurs ces invasions aeriennes de Coleopteres paraissent fre"quentes 
sur les bords de la Manche. Quand j arrivai a Villers, an mois de juillet, 
je trouvai sur la plage, sous les detritus de plantes marines, une norme 
quanlitg de Cytiius varius et quelques Byrrhus, tous morts depuis 
un certain temps, et accompagnes seulement de rares debris d autres 
insectes. Lei encore le vent avait probablement servi a transporter ces 
insectes comme les masses de Mdolontha vulgaris et d autres especea 
dont j ai deja parle (Ann. de 1871, Bulletin, p. xxxvin). Cependant si le 
vent doit jouer un certain role dans ces migrations accidentelles, et pro 
bablement sans resultats, puisque les insectes meurent en arrivant, elles 
peuvent avoir une autre cause dont il faut tenir compte : je veux parler 
de 1 extreme chaleur qui chasse souvent de leur habitat une foule d in- 
secles divers et leur fait prendre leur vol par essaims nombreux. 

A la fin de septembre, par exemple, et dans les premiers jours d oc- 
tobre, j ai e"te temoin du fait suivant : Les jours ou le temps etait chaud 
et 1 air parfaitement calme , dans 1 apres-midi, les Sitones gcmellatus 
venaient conslamment se poser sur les murs de Villers, d Houlgate et 
sans doute tout le long de la cote, mais uniquement sur les parties a 
I ombre, exposees au nord et construiles en briques, jamais sur les palis- 
sades en bois; ils semblaient arriver de fort loin, dans la direction de la 
mer, et n e"taient accompagnes, en dehors d une certaine quantity de 
Simplocaria semi sir i ata , que d un petit nombre d insectes paraissant 
provenir de localites marecageuses. Je n avais qu a attendre le long des 
murs bien exposes pour voir le Sitones s y abattre & chaque instant : j en 
ai pris de la sorte une centaine, toujours quand il faisait beau ; si le 
temps se gatait, I arriv^e de ce Curculionide restait suspeudue, et, le vent 
tombe et le ciel eclairci, il reparaissait comme auparavant. D oii pouvait-il 
arriver? Je ne saurais resoudre le probleme; il me semble probable 



6 

cependant qu il ne venait pas des environs de Villers, oil je n ai jamais 
pris de cette facon que lui seul, a Texclusion des Sitones cambricus, Wa- 
terhousei, ononidis, suturalis, abondants au meme endroit sur les diverses 
Le"gumineuses qu ils affectionnent. 

M. fid. Lefevre communique la note suivante : 

La plupart de mes honorables collegues savent que depuis qnelques 
temps de"ja je m occupe activement de 1 etude des Eumolpides. Or, en 
rassemblant tout ce qui a ete public jusqu ici sur cette famille, j ai eu 
connaissance que le nom gene"rique de Bromius Redt. devait etre raye 
de nos catalogues europeens et y elre remplac^ par celui RAdoxus, pu- 
blie des 1837 par Kirby dans son grand travail sur les Insectes de TAm6- 
rique bor&ile. Bien que signaled des 1865 par M. Baly, dans un memoire 
intitule : An attempt on the classification of the Eumolpidds et insert dans 
le tome II du Journal of Entomology (1), cette rectification m a paru 
encore peu connue en France, et, en raison de son importance, j ai cru 
devoir en entretenir la Society. 

Le genre Bromius fut cree nominativement en 1837 par M. Chevrolat, 
dans la 3 e Edition du Catalogue Dejean, pour les Eumolpus obscurus Lin. 
et vitis Fabr., et Tauteur y fit rentrer toutes les especes exotiques con- 
nues (entre autres YEumolpus hirtus Fabr.) qui u avaient avec les types 
europeens qu une ressemblance exterieure de forme. 

La meme annee, le R6v. W, Kirby trouvait, dans TAm^rique du Nord, 
VEumolpus vitis et cr6ait pour lui le genre Adoxus, qui bien que decrit 
netternent dans le vol. IV de sa Fauna Boreali-Americana, resta ignore 
de tout le monde. 

Ce ne fat que onze ans apres 1 apparition du Catalogue Dejean, c est-a- 
dire en 1848, que le genre Bromius fut enfin caracterise par M. Redten- 
bacher dans la l re Edition de sa Fauna austriaca, et plus recemment, en 
1868, par M. Fairmaire, dans le IV e volume du Genera de Jacquelin Duval, 
mais en ce qui concerne seulement les deux especes europ^ennes obscurus 
et vitis. 

II appartenait a M. Baly de retablir les faits, et dans le remarquable 
memoire dont j ai parle plus haul, public au mois de novembre 1865, ce 
savant descripteur des Phytophages, reconnaissant combien le genre Bro- 

(1) Cet ouvrage est assez rare , et c est grace a 1 obligeance de notre collegue 
M. Jekel que j ai pu le consulter. 



, tel qu il avait ete cree" par M. Chevrolat, avail peu d homogeneite, 
retablit le genre Adoxus de Kirhy pour les deux especes europeennnes 
obscurus et vitis, et reunit toutes les especes exoliques connues dans UD 
second genre bien distinct, auquel il conserva le nom de Bromius, en lui 
donnant pour type YEumolpus hirtus de Fabricius. 

En presence de ces fails si precis, il est incontestable, a mon sens, 
que nous devons, des maintenant, adopter cette classification et que le 
nom d 1 Adoxus devra desormais remplacer dans nos catalogues celui de 
Bromius, en 1 inscrivant ainsi qu il suit : 

Genre ADOXUS Kirby, Fauna Boreali-Americana, IV, p. 209 (1837). 

Bromius Chevr. (pro parte). Redlenb., Fauna Austr., l re ed. (1848). 
Fairm., Genera Col. d Eur., IV (1868). 

En terminant cette communication, je dirai quelques mots au sujet du 
genre Colaspidema Laporte (Golaphus Redt. et auct.), plac6 a tort, jus- 
qu a present, dans nos catalogues parmi les Eumolpides. La forme du 
proslernum, le troisieme article des tarses bilobe et les ongles des tarses 
simples, le font bien certainement rentrer parmi les Chrysomelides, el 
c est avec juste raison que M. L. Fairmaire, dans le IV" volume du Genera 
de Jacquelin Duval, 1 a place a la fin de ce dernier groupe, comme fai- 
sanl le passage aux Gattrucides, dont il se rapproche par le developpe- 
ment, parfois enorme, que prend Tabdomen des femelles. 

Voici le tableau des especes connues jusqu ici : 

1. C. rufifrons (Oliv., Ent., V, 91, p. 532, pi. 6, 

fig. 93, sub Chrysomela) Espagne, Algerie. 

2. C. Dufouri (Perez Areas, Ins. nuev. Esp. [1865], 

p. 22, n 15) Espagne merid. 

3. C. signatipennis (Lucas, Expl. scienl. d Algerie. 

p. 517, n 1368, pi. Zi6, fig. 5) Algerie. 

4. C. pulcheUa (Lucas, Loc. cit., n 1367, pi. 46, 

fig. 4) Algerie. 

5. C. Hseftt (Fald., Fauna Iranscauc., II, p. 365, 

lab. xm, fig. 4) Caucase. 

6. C, Sophia (SchalL, Acta Halens., I, p. 272 [1783], 

sub Chrysomela) Allemagne. 



7. C. tibialis (Redtenb., in Acad. der Wissensch. in 

Wien [4850], Band 1) Syrie. 

8. C. air a (Oliv., Enc. melh., V, p. 719, n 133 

[1791], sub Chrysomela] France, Algerie. 

Chrysomela barbara (Fab., Ent. Syst., I, p. 323, 
n 95 [1792]). 

A ces especes j en ajouterai une nouvelle, originaire de Barbarie, et 
que j ai trouve"e dans la collection de M. Chevrolat ; en voici la diagnose : 

COLASPIDEMA MACULICOLLIS. 

Ereviter ovata, valde convexa, omnino rubro-testacea ; capite rugoso ; 
prothorace elytrisque subtilius punctatis, his postice attemtatis, subacumi- 
natis, illo macula brunnea in medio disci transversim notato ; antennis 
apice nigris ; femoribus in media parte, tibiisque postice nonnihil brun- 
neis. Long, k mill., lat. 2 3/4 mill. 

Barbaria (in mus. Chevrolat). 

M. Valery Mayet adresse au Secretaire les deux notes qui suivent : 

1 Les observations sur les metamorphoses de ma nouvelle espece de 
Sitaris demandant encore quelques mois pour etre comple"tees, je tiens a 
donner dores et dej une diagnose sommaire de 1 insecte. 

Je recevrai avec plaisir les observations de mes collegues qui doute- 
raient encore de la nouveaute de Tespece. 

Je lui ai donne le nom de Sitaris colletis parce qu elle vit aux environs 
de Montpellier dans les nids d un Hyme"noptere Mellifere du genre Col- 
Letes. Get Hym^noptere, d apres noire collegue M. le docteur Dours, est 
nouveau ^galement et sa description fera partie de mon me"moire sur le 
Sitaris. 

Voici la diagnose de ce dernier : 

SITARIS COLLETIS Vale"ry Mayet. 
Long. 7 a 9 mill.; larg. 2 1/5 a 3 1/2 mill. 

Tele, prothorax, antennes, poitrine et pieds noirs. Tous les anneaux de 
Pabdomen d un jaune orange, filytres a bords suturaux sinueux, jaunes 



avec rextre"mite noire. Mandibules coude"es presque a angles droits. An- 
tennes atteignant la longueur des Slytres chez les males et la moitie" chez 
les femelles. ficusson rugueux, creuse dans son milieu d une depression 
lisse. Ailes transparentes, mais legerement enfumees, depassant les e"lytres 
d un quart un tiers de leur longueur. 

Variations. Parfois la couleur noire envahit toute Mylre et le milieu 
des trois premiers anneaux de Pabdomen. 

Au premier abord, ces individus anormaux sembleraient appartenir a 
une autre espece ; mais, sur les 260 Sitaris que j ai recueillis ou Sieves, 
j ai trouve toutes les transitions entre les elytres extre mite noire et les 
elytres entierement noires. Ces specimens a teinte sombre sont dans la 
proportion de li sur 100. 

2 Dans un voyage que j ai fait a la fin de juillet dernier dans les mon- 
tagnes des Vosges, j ai eu 1 occasion d abattre au vol, dans une fort 
e"levee, une vulgaire Aromia moschata. Ce fut en vain que je cherchai des 
saules autour de moi, je ne vis que des sapins, des litres et des syco- 
mores. Je me souvins alors que j avais, a plusieurs reprises, rencontre" ce 
Longicorne sur des ombelles au milieu des bois de la Grande-Chartreuse 
(Isere). Les foists qui entourent ce monastere ce"lebre sont egalement 
compose" es de sapins, de hetres et de sycomores. A mon passage a Remi- 
remont, je fis part de ma rencontre mon excellent ami M. le docteur 
Puton ainsi qu a M. Cuny, amateur ze16 de Gerardmer. 

Ces deux collegues me dirent que, bien souvent deja, ils avaient cons 
tate" que, dans les parties montagnenses de leur departement, les Aromia 
se trouvaient non seulement sur le saule, mais sur le sycomore. Elles 
vivent la cote a cote avec le beau Callidium hungartcwn et comme ce 
dernier est cr6"pusculaire et m6me nocturne, 11 est souvent arrive" a nos 
amis, qui croyaient saisir un Callidium, de s apercevoir a 1 odeur qu ils 
avail mis la main sur une Aromia. 

Les vieux erables sycomores abondent dans les haules forSts de la 
Grande-Chartreuse, la presence de mes Aromia y est done explique e. La, 
comme dans les Vosges, elles ont pour compagnons les Callidium hungari- 
cum ; mais comme sans doute la seve du sycomore ne leur convient pas 
autant comme nourriture que celle du saule, elles vont butiner sur les 
grandes ombelles des clairieres. 

M. The venet, a la suite de cette communication, et sans vouloir en 
rien contester les observations signalees par M. Vale"ry Mayet, fait remar- 



10 

quer que Ton trouve des saules non loin du couvent de la Grande-Char 
treuse ; il pense e"galement que le me me arbre doit se rencontrer aussi 
dans les Vosges. 

M. R. Mac Lachlan envoie au Secretaire la note suivante : 

M. Oustalet vient de publier dans les Annales des Sciences geologiques, 
tome II, n 2, un travail remarquable sur les Insectes fossiles du terrain 
tertiaire de la France. D apres la nature des travaux dont je m occupe 
plus specialement, j ai surtout cberche dans cet ouvrage la parlie qui 
traite de 1 etude des Nevropteres. J ai trouve des details relalifs a 1 im- 
pression d une aile figuree et decrite sous le nom A Ascataphus Edwarsii ; 
mais je ne crois pas qu ii puisse reellement s agir, dans le cas present, 
d un Ascalaphe, car les reticulations alaires presentees par ce de"bris d ln- 
secle ne se rapportent nullement a celles des especes de ce genre, et 
ofTrent an contraire des differences tres-conside" rabies, Je ne pense meme 
pas qu on doive rapporter ce fossile a un Nevroptere Planipenne ; et, sans 
crainte aucune d avancer une opinion erronee, il me parait que 1 en- 
semble des caracteres indique plutot un insecte de la division des fiphe - 
merides. 

Tout en reconnaissant la grande valeur scienlifique du memoire de 
notre honorable confrere, je me permettrai cependant de faire observer, 
d une maniere generate, que le systeme qui engage les entomologistes a 
appliquer des denominations speciales a des portions dlnsectes fossiles 
me semble plus nuisible qu utile ; mais je reconnais en mfeme temps la 
ne"cessite qu il y a de decrire avec soin et surtout de figurer les portions 
d insectes fossiles que Ton decouvre. Pour les Nevropteres et aulres in- 
sectes a ailes tres-reticulees, il arrivera bien souvent que les divers frag 
ments d une aile seront d6sign6s sous plusieurs noms diffe"rents. Il est 
m^me presque certain que des fragments de plantes fossiles ont deja e"te 
decrits, par certains observateurs trop ze le s, comme appartenant a des 
insectes. 

M. Maurice Girard communique la note qui suit : 

On sail qu une des grandes difficulte s qui retardent 1 introduction en 
Europe de la pre^cieuse espece s6ricigene VAttacus yama-ma i Gu6r.-Men., 
c est Tabsence de feuilles de chfcnes lors de 1 eclosion des oeufs. Gelte 
ann^e, j ai expos6 la glaciere des oeufs de cette espece, de maniere a 
retarder la naissance des jeunes Vers jusqu au developpement complet 



11 

des feuilles de chene. Get essai me causait de grandes craintes, bien quc 
la m6thode du glacage soil reconnue excellente pour le Ver a sole du 
murier. En effet, la petite chenille du Bombycien japonais est formee sous 
la coque quinze jours apres la ponte de Fceuf, ce qui n arrive pas pour les 
autres especes produclrices de soie. Les jeunes Vers glacis ont fourni 
une Education qui a echoue a Paris au bois de Boulogne et aussi chex 
M. Berce. La flaclierie n a pas permis aux chenilles cTarriver au cocon. 
Celte affection redoutable a sevi a Paris plus intense que jamais ; ainsi, 
le 20 de ce mois, je trouvais a Se~nart, avec notre collegue M. J. Fallou, 
une chenille de Bombyx rubi morte en flacherie, flasque et sanieuse, et 
1 espece est des plus rustiques. Heureusement qu il n en a pas ete" parlout 
de meme. Des 03iifs de yama-mai, retarded d environ un mois par la 
glace, avaient 6te" remis par moi a M. Le Doux, afm d etre eleves, par 
600 m. d altilude environ, a Ferussac (Haute-Loire). II y a eu un succes, 
autant qu on peut 1 atlendre avec une espece difficile a acclimater. Les 
cocons fi!6s ont atteint la proportion de 53 pour 100, ce qui est a pen 
pres le rapport obtenu a Metz en 1872, avec des (cufs non glaces, par 
notre collegue M. de Saulcy. Des papillons sains el vigoureux sont sortis 
de ces cocons. Ce re"sultat m encourage a continuer le glacage en 187/j, 
dans 1 esperance de donner une impulsion considerable aux educations de 
YAttacus yama-mai, si j arrive a resoudre d une maniere bien complete 
un aussi important probleme industriel. 

En presumant que d autres personnes mettront a profit cette indica- 
cation, et afm aussi d etre utile aux amateurs voulant relarder 1 eclosion 
des pontes d especes meridionales jusqu a 1 apparition des feuilles pro- 
pices, je crols devoir decrire la petite glaciere artificielle dont je me sers, 
et qui est employee pour divers usages dans le sous-sol du laboratoire 
de M. Pasteur, a Tficole normale. Elle se compose d une fontaine de 
cuisine en gres, placed au milieu d un tonneau et entouree de coton 
carde, corps tres-mauvais conducteur de la chaleur, dont on forme aussi 
le tampon 6pais servant de couvercle. Une grande caisse de fer blanc, per- 
cee de petits trous, si Ton veut, et ou Ton place les ceufs a glacer, occupe 
le centre de la fontaine. On jette entre elle et les parois des morceaux de 
glace. Un kilogramme de glace, depense insignifiante, suffit pour main- 
tenir la temperature de ze>o pendant trois a quatre jours, tant est lenle, 
avec cette disposition, la fusion de la glace, dont 1 eau s e"coule ensuite 
par le robinet de la fontaine, qu on fait sorlir hors du tonneau. Chacun 
peut installer dans sa cave un appareil aussi simple et aussi peu cou- 
teux. 



12 

M. Eugene Simon adresse, de Troyes, la note suivante : 

En passant a Turin, au mois de septembre dernier, M. Ghiliani, qui est 
conservateur du Musee zoologique de cette ville, m a montre plusieurs 
Arachnides lres-inte"ressants, surtout pour un entomologiste francais, car 
ils out ete achetes par M. de Breme a la vente de notre ce"lebre Latreille. 

Parmi ces pre"cieux types se trouve un Eresus Walckenaerius Brull6 (1), 
de More"e, dont 1 authenticite" n esl pas douteuse. Cette belle espece, qui 
n a pas ete vue en France depuis Brull6, est la meme que Y Eresus siculus 
indique dans nos Annales 1864, Bull., p. xxvm, par notre confrere M. H. 
Lucas. 11 faut dire que la brievet6 de la description de Brulle (qui ne parle 
pas de la coloration de Fabdomen) et rimperfeclion de la figure qui 1 ac- 
compagne rendaient cette synonymie tres-difficile a etablir. 

D un autre cote", YEresus mccrens Ch. Koch, que presque tous les 
auteurs ont voulu assimiler au Walckenaerius, se trouve 6tre une espece 
distincte, appartenant meme a un autre groupe du genre Eresus. 

M. H. Lucas communique la note suivante, relative au Cluiracan- 
thium nutrix, Araneide de la famille des Drassiformes : 

Sur les bords de la route qui conduit de Chambourcy a Aigremont, 
canton de Saint-Germain-en-Laye, croissent un assez grand nombre de 
Gramine es , particulierement des Holcus lanatus et Air a flexuosa. En 
explorant, a la fin de juin et au commencement de juillet 1873, celte 
localite tres-accidenl^e, la forme toute particuliere presentee par la som- 
mite" des Holcus lanatus et Air a flexuosa, dont les epillets etaient r^unis 
el maintenus par une toile fine, a tissu serr, attira mes regards. En exa- 
minant attentivement ces 4pillets relenus captifs, je ne tardai pas a 
m apercevoir que ce travail etait du a la presence d une Araneide. En 
effet, ayant 16gerement presse cette habitation soyeuse, je fis sortir une 
Araneide d un beau vert, avec le ce"phalothorax rougeatre et les antennes- 
pinces de cette meme couleur, a Texception de leur extre"mite et des cro 
chets, qui sont d un brun fonce". 



(1) VEresus Walckenaerius a ete decrit dans la parlie entomologique de 1 ou 
vrage de la Commission scientifique de Moree en 1832, c est-a-dire une annee avant 
la mort de Latreille. II est probable que Brulle possedait cet Eresus et d autres 
Insectes de Moree depuis plusieurs annees, comme le prouve son memoire intitule : 
Coup d oeil sur 1 Entomologie de la Moree (Ann. Sc. nat., t. XXIII, 1831). 



13 

Quand on e"tudie cette habitation, qui est construite par le Cheiracan 
thium nutria Walck., on remarque que les fils de sole qui retiennent les 
e"pillets out une ceriaine consistance, et que la sommite de ces Gramine"es, 
ainsi maintenue, ne peut plus smearier, malgre" la tendance des e"pillets a 
reprendre leur position primitive. Ce travail etant fait, l Arane"ide lisse 
ensuite une toile a mailles fines, serrees, de maniere a enlever toute trans 
parence et empecher de voir ce qui se passe dans I interieur de cette 
habitation soyeuse. J ai etudie un assez grand nombre de ces construc 
tions, que j ai rencontre" es aussi dans le Calvados, particulierement aux 
environs de Honfleur, et j ai toujours remarqu qu elles etaient sans 
ouverture ; c est dans cette habitation tres-elevee au-dessus du sol, sans 
cesse agit6e par le vent, que la femelle pond ses ceufs et que ceux-ci 
e"closent, car j en ai rencontre" qui etaient dans ces conditions. Les jeunes 
Arane"ides sont d un vert testace" et au nombre d une soixantaine d indi- 
vidus environ. 

En e"tudiant cette singuliere Aran6ide, j ai observe que le male vivait en 
bonne intelligence avec sa femelle; il est probable que c est au moment 
de la f^condation, car je n ai trouv6 que cinq ou six fois cette espece dans 
de semblables conditions. Toutes les autres femelles que j ai prises Etaient 
toujours isole"es. Quant a celle que j ai surprise ayant ses jeunes sortis de 
1 ceuf, j ai remarqu6 qu elle e"tait tres-amaigrie et qu elle pouvait a peine 
se soutenir sur ses organes locomoteurs. II est a supposer que quand la 
femelle vient a mourir les jeunes ont deja acquis un certain age et assez 
de force pour pouvoir se passer des soins de leur mere et aller a la 
recherche de leur nourriture. 

Les quelques fails que je viens d exposer relatifs a la maniere de vivre 
de cetle Araneide n ayant pas t mentionnes par les auleurs qui ont fait 
connailre le Cheiracanthium nutrioc Walch., j ai pens6 qu ils pr^sentaient 
assez d int^ret pour etre communiques a la Soci^te et etre enregistres 
dans le Bulletin de nos Annales. 

M. Maurice Girard confirme comp!6tement les indications de M. H. Lucas 
sur le Cheiracanthium nutria:. Avec M. Poujade, il a rencontre, au mois 
de juillet, cette Araneide en grand nombre sur des Gramine"es des landes 
arides de Champigny et de la Varenne. Il a trouv6 aussi ensemble, sous 
1 abri nuptial de toile soyeuse, le male de cette espece se tenant a cote 
de sa femelle, ce qui est peu frequent dans cette classe ou les males 
semblent destines par la nature a expier leur redoutable predominance 
chez d autres groupes du regne animal. 



Membres recus. La Soci6te", & la majorite" des suffrages, admet au nombre 
de ses membres : 

i* M. Bandi (Luigi-Verdiani), h Siena per Rocca-d Orcia (Italic) (Coleo- 
teres d Europe), pre"senle" par M. m. Deyrolle. Commissaires-rappor- 
teurs : MM. Giinicki et Poujade ; 

2 M. Joly (fimile), medecin major au 7 e bataillon de chasseurs & pied, 
actuellernent Ajaccio (Corse) (Orthopteres et ^phe me riens), presentepar 
MM. Charles Brisout de Barneville et Koziorowicz. Commissaires-rap- 
porteurs : MM. Berce et Buquet ; 

Et 3 M. Tarissan (Jean-Marie), maitre re"petiteur au lycee Louis-le- 
Grand, & Paris (Coleopteres d Europe), pr6sente par M. le doctenr Grenier. 
Commissaires-rapporteurs : MM. Maurice Girard et V. Signoret. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. 



OUVRAGES PfiRIODIQUES ET PUBLICATIONS BES 

SAVANTES- 



Annales de la Societe cntomologique de France, 5 e serie, tome troisieme, 
1873, 2 e trimestre. 1 vol. in-8 avec 2 planches; texte : page 145 
a 256 (7 feuilles) ; Bulletin : page XLIX a cxxvin (5 feuilles). 
Paris, 20 octobre 1873 (deux exemplaires). 

L. FAIRMAIRE et E. ALLARD, p. 145, Revision du genre Timar- 
cha (suite et fin). A. CHEVROLAT, p. 203, Especes nouvelles de 
Coleopteres de Syrie. ID., p. 207, Rhysodides nouveaux. 
S.-A. DE MARSEUL, p. 219, Coleopteres du Japon recueillis par 
M. G. Lewis : Enumeration des Hist rides et des H6teromeres, 
avec la description des especes nouvelles. II. LUCAS, p. 231, 



15 

Remarques sur la vie Evolutive du Sagra splendida, avec pi. 
fid. FERRIS, p. 249, Re"sultats de quelques promenades entomolo- 
giques (supplement). Ch. PIOCHARD DE LA BRULERIE, p. 253, 
Nouvelle espece de Leistus (L. Kosiorowiczi) de l!ile de Corse. - 
ID., p. 255, Revision des especes du genre Acinopus (commence 
ment). KUNCKEL, Planche relative aux larves des Puces du Chat 
et du Loir. E. DESMAREST et L. BEDEL, p. XLIX a cxxvin, Bul 
letin des stances et Bulletin bibliographique (mars a juillet 1873). 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academic des Sciences, 
t. LXXVII, n os 14 et 15 (octobre 1873). 

Max. CORNU, p. 766 et 825, Etudes sur le Phylloxera. LECOQ 
DE BOISBAUDHAN et A. RoussiLLE, p. 771-772, Emploi du sulfure 
de carbone centre le Phylloxera. BALBIANI, p. 830, Sur la re 
production du Phylloxera du chene. 

Entomologist s monthly Magazine, t. X, n 113 (octobre 1873). 

W. BUCKLER and the Rev. J. HELLINS, p. 100, Natural history 
of British species of Deltoid Lepidoptera of the genus Herminia. 
John SCOTT, p. 104, Description of three new continental and one. 
British species of Liburnia. l\ev. MURRAY, p. 107, Descriptions 
of new species of exotic Rhopalocera. R. MAC LACHLAN, p. 108, 
Oniscigaster Wakefieldi, a new genus and species of Ephemeridse 
fronl New Zealand. 0. WATERHOUSE, p. 110, Description of a 
new spe;ioe of Lucanidae (Chiasognathus pubescens). 

Notes. P. Ill, Is cerambyx heros entillecl to a place in the 
British list ? P. 112, Stray captures of Coleoptera. P. 113, 
Three species of Tenthredinida3 new to Britain. Blennocampa 
pusilla Hartig. Hoplocampa rutilicornis Klug. Taxonus coxa- 
lis Hartig. Notes on the larva, etc., of Charaxes Jasius. 
P. 116, Note on the larva of Zygaena meliloti. P. J17, Lithosia 
griseola and stramineola. P. 118, Leucania albipuncta at Fol 
kestone. Eupithecia expallidata and succenturiala bred. Ba- 
trachedra prseangusta. Captures near Glanville s Wootton. 
P. 119, Answer to the Notes on a British bug. 

Philosophical Transactions of the royal Society of London, t. 162, 
part II, 1872 (19 pi. noires). 



- 16 

Proceedings of the royal Society of London, t. XX, n* 138 ; t. XXI, 
n" 139-145. 

Tome XXL R. VON WILLEMOES-SDHM, p. 206, On a new Ge 
nus of Amphipod Crustaceans (Thaumops pellucida). John MAC- 
DONALD, p. 218, Distribution of the Inverlebrata in relation to the 
Theory of Evolution. ALLEYNE NICHOLSON, p. 288, Errant An- 
nelides of the Older Palaeozoic Rocks. 

The Journal of the Linnean Society : Botany, t. XIII, n 68-72 ; Zoo 
logy, t. XI, n 55-56 ; Proceedings, session 1872-73. 

Zoology. Alb. MULLER, p. #28, Note on a Chinese Artichoke- 
Gall. W. KIRBY, p. 431, Geographical distribution of the Diur 
nal Lepidoptera as compared with that of the Birds. J. PASCOE, 
p. 440, Contributions towards a Knowledge of the Curculionidae, 
part III (4 pi. noires). E. SAUNDERS, p. 509, Buprestida3 from 
Japan. Rev. CAMBRIDGE, p. 530, New species of European Spi 
ders (2 pi. noires). 

The Transactions of the Linnean Society of London, t. XXVIII, part III ; 
t. XXIX, part. II. 

Tome XXVIII. Rev. CAMBRIDGE, p. 433, On British Spiders 
(3 pi. noires). OWEN, p. 459, On the Anatomy of Limulus Poly 
phemus (4 pi. noires). 



OuVRAGES 



GIRARD (Maurice). Les Insectes, traite* e le mentaire d Entomologie (In 
troduction. Coleopteres). 1 vol. grand in-8 avec atlas de 
60 planches noires. 

Paris, 31 octobre 1873. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et C>, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 15. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par M. 1:. nESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 12 Hovembre 1873. 



residence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 



32 membres presents. 



MM. Gh. Buquet, Adjoint au Maire du VI e arrondissement, Gu^rin- 
Menevillle, membre honoraire, et Le Brun, de Troyes, assistent a la 
stance. 

Correspondence. M. R. Mac Lachlan demande a la Socie"te" si elle vou- 
drait inserer dans ses Annales un Synopsis generique et specifique des 
Phryganides d Europe ; travail qui serait accompagne de nombreuses 
planches dont il serait dispose" a faire une partie des frais. La proposi 
tion de notre savant confrere est accueillie tres-favorablement par la 
Societe\ 

Nomination. Il est proc^de a la nomination d un membre de la Com 
mission du Prix Dollfus pour 1873, en remplacement de M. Jules Fallou, 
qui en fait partie de droit comme Archiviste. M. le professeur Paul 
Gervais est eUu a I unanimite des voix. 



Au sujet de cette nomination : 

Nous croyons devoir rappeler aux Entomologistes que, dans sa stance 
du 14 mai dernier, la Soci^te, sur le rapport d une Commission nomm^e 
par elle, a decide que le Prix Dollfus pour 1873 serait de"cerne a 1 auteur 
d un travail entomologique imprime concernant sp^cialement les divers 
ordres d Insectes, redige en francais, public dans I annee, et qu il s appli- 
querait a 1 ouvrage qui, par sa valeur scientifique et son prix de vente, 
conviendrait le mieux aux debutants. Le concours pour cette annee sera 
clos le 1" Janvier 1874; et le prix sera d6cerne, s il y a lieu, a la seance 
la plus rapproch^e de Tanniversaire de la donation Dollfus (16 fevrier). 

Lecture. M. C.-E. Leprieur depose sur le bureau la deuxieme partie 
des oauvres entomologiques posthumes de G. Gapiomont, qu il a redig^e 
d apres les manuscrits Iaiss6s par notre regrett6 confrere. Ce travail com- 
prend la monographic du genre Larinus. 

Commumcatwris. M. Maurice Girard, au sujet d une communication 
qu il a presentee rcemment, adresse la note suivante : 

En rendant compte de mes chasses dans les dunes des environs de 
Granville (Manche), je mentionne comme tres-abondant en septembre un 
Hym6noptere fouisseur noir, approvisionnant son nid de jeunes Lycoses 
(voir Bulletin des seances n13, page 4, stance du 8 octobre 1873). 
L espece, d^terminee au moyen de la collection Sichel, est le Pompilus 
plumbeus Dahlbom. 

A la fin de septembre, les talus de ces dunes offraient aussi, assez abon- 
damment, un Crabronien, le Mellinus arvensis Dahlbom, espece variant 
beaucoup pour la taille, et aussi la largeur respective des bandes jaunes 
et noires. 

M. Oustalet communique la note suivante : 

Dans une lettre adressee a M. le Secretaire, et inse>ee dans le n 14 du 
Bulletin de nos seances , mon honorable collegue M. R. Mac Lachlan 
affirme que 1 aile de Nevroptere trouvee h Saint-Ge"rand-le-Puy, et que 
j avais cru pouvoir rapporter a un Ascalaphe, provient plutol d un insecte 
de la famille des Ephemerides. J attache beaucoup d importance a 1 opi- 
nion de M. Mac Lachlan, qui est assure"ment 1 une des personnes les plus 
competentes dans Tetude des ]\e"vropteres, et je conviens volontiers que 
j.c puis m etre trompe, non-seulement au sujet de ce specimen, mais au 



3 

sujet de plusieurs autres, la determination des insectes fossiles etant sou- 
vent environnee de grandes difficultes, par suite de 1 etat d imperfection 
dans lequel se trouvent les ediantillons. INeanmoins, dans ce cas particu- 
lier, j avoue que je ne suis pas encore pleinement convaincu de mon 
erreur, car si, comme je L avais deja remarque, le specimen en question 
presente dans la nervation des differences avec les ailes des Ascalaphes, 
elle en offre aussi, et de tres-sensibles, avec les ailes des fiphemeres de 
1 epoque actuelle et meme avec les ailes des representants de cetle famille 
trouves dans les schistes lithographiques de la Baviere et figures par 
M. Hagen sous les noms de Eph. mortua, Eph. procera, Eph. cellulosa 
{Paleeontographica, 1. X, 1862). Je m estimerai, du reste, tres-heureux 
toutes les fois que des savants dont les etudes ont porte plus sp6ciale- 
ment sur tel ou tel groupe d insectes voudront bien m eclairer de leurs 
lumieres, et je liendrai grand compte de leurs critiques. 

Mais je ne saurais laisser passer sans protestation une autre observation 
contenue dans la m6me lettre, et qui etonnera, je crois, toutes les per- 
sonnes qui s occupent de paieontologie : 

Je me permettrai cependant de faire observer, d une maniere g^ne"- 
rale, dit M. Mac Lachlan, que le systeme qui engage les entomologistes 
apph quer des denominations spe"ciales a des portions d insectes fos- 
a siles me semble plus nuisible qu utile; mais je reconnais en mme 
temps la necessite" qu il y a de decrire el surlout de figurer les portions 
d insectes fossiles que Ton decouvre. 

Ainsi, d apres M. R. Mac Lachlan, il faudrait se contenter de dessiner 
exactement, de photographier meme les fragments d insectes, sans essayer 
d indiquer par un nom g6n6rique quelles sont les aflinites probables de 
ces debris, sans marquer par un nom specifique les differences qui les 
separent des insectes dej& figures ? Mais si un eniomologisle n a pas le 
droit de chercher a donner, par un nom special, une idee d un Diptere, 
d un Orthoptere, d un Nevroptere ou d un Hymenoplere dont il possede 
une aile, d un Curculionide dont il a la tete et les elytres, c est-a-dire les 
parties qui fournissent des caracteres de classification, un paleontologiste 
n est pas autorise davantage ^ nommer un Mammifere fossile d apres une 
machoire, un Oiseau d apres un tarse, une Tortue d apres un fragment de 
carapace. Cela me parait impossible & admettre, et si les idees de M. Mac 
Lachlan etaient adoptees, je crois qu il faudrait desesperer de la pa!6onto- 
logie comme science, puisque jamais on ne rencontrera un animal fossile 
parfaitement complet. 



Pour les Nevropteres et autres insecles a ailes tres-r6ticuiees, dit 
encore M. Mac Lachlan, il arrivera bien souvent que les divers frag- 
ments (Tune aile seront d^signes sous plusieurs noms differents. 

C est un inconvenient, j en conviens, mais un inconvenient beaucoup 
moins grand que la confusion qui resullerait de 1 absence de tout nom 
specifique. D ailleurs, au fur et a mesure que Ton decouvre des specimens 
plus complets, la synonymie s etablit et les doubles emplois disparaissent. 

M. Mac Lachlan croit savoir aussi que des fragments de plantes fossiles 
ont deja ete decrits par des observateurs trop zeles comme appartenant a 
des insectes. J espere que ce malheur ne m est pas encore arrive, et je 
crois pouvoir affirmer a M. Mac Lachlan que des savants tels que MM. Heer, 
Germar, Hagen, Curtis, Hope, Berendt, etc., ne sont pas tombes dans de 
semblables erreurs. Je ne sais done pas a qui le reproche s adresse. 

M. Eld. Lefevre fait la communication suivante : 

J ai Mionneur de faire passer sous les yeux de la Societe un dessin 
representant les deux sexes d une nouvelle espece de Clytra, trouve"e par 
M. Warion aux environs d Oran (Algerie), et qui m a ete communique e 
par M. Leprieur. Ce dessin sera reproduit, avec celui d autres especes 
interessantes, sur la planche qui accompagnera le premier supplement & 
ma Monographic des Clytrides d Europe ; j en prepare les elements et 
j espere pouvoir 1 offrir prochainement a la Societe. 

Cette jolie espece rentre dans le genre Otiocephala et doit se placer a la 
suite de TO. forcipifera Lucas. En voici la description : 

OTIOCEPHALA WARIONI. 

0. forcipiferam approximans ; saturate nigro-cyanea , magis minusve 
nitidula, subtus pube brevi albida obsolete vestita; capite subquadrato, 
fortiter undique rugoso-punctato, antice prsesertim rude scrobiculato, ver- 
tice convexiusculo, fronte modice deplanata, postice sulco brevi parum 
profunde instructa; epistomate mx arcuatim emarginato; Labro nigro ; 
antennis nigris, prothoracis basin vix ailing entibus, articulis 1-3 basa- 
libus fulvis, 1 macula nigra superne notato ; prothorace transvcrso, 
grosse profundeque rugoso-punctato, infra apicem vix evidenter impresso, 
lateribus nonnihii margmato, angulis posticis rotundato, basi breviter 
bisinuato ; scutetlo triangular!, rude punctato, intra basin impresso, dein 



convexiusculo, in media disci longitudinaliter carinato, apice subacuto ; 
elylris lateribus evidenter late sinuatis, fortiter concinneque punctatis, 
saturate testaceis, Lineis Longitudinaiibus nonnullis, vix elevatis instructis, 
fascia communi lata pone medium, extus antice valde arcuata et ad sutu- 
ram breviter angulatim ascendcnte, lateribus non attingente, singuLoque 
duabus maculis basalibus (prima humerali elongata, altera fere orbiculari 
suturam non attingente) saturate cyaneis, ornatis ; sutura postice magis 
minusve late nigra ; pcdibus nigris. 

<f. Ob long o-e long atus, parallelus, opacus ; mandibulis exsertis, validis, 
latis, basi fortiter abrupte angulatis, ibique superne canaliculatis, intus 
unidentatis, nigris, apice acutis et obscure rufescentibus ; pedibus anticis 
etongatis ; tibiis anticis modice arcuatis, 

Long. 6 mill.; lat. 2 3/4 mill. 

$. Minor, breviter oblongo-parallela, magis nitidula, mandibulis bre- 
vissimis; elytris minus profunde punctatis pedibus anticis brevioribus. 

Long, li mill.; lat. 2 mill. 

Varied maculis in singulo elylro anticis coadunatis, et maculam trans- 
versam nee later a nee suturam atlingentem formantibus. 

Algeria (prov. Oran.) 

M. L. Bedel pre"sente des remarques relativement aux ve"ge"taux sur 
lesquels se trouve la Cassida margaritacea ainsi que divers Sitones. 
Cette communication, qui lui a e"te" sugg^r^e par M. Bauduer, et qui donne 
lieu a des observations de MM. Lefevre et Leprieur, sera imprime e dans 
le prochain Bulletin. 

M. Ch. Brisout de Barneville dit que la Chrysomela cxrulescens Suffr. 
n est positivement qu une variety -de la C. carnifex Fab., comme le sup- 
posait dejk M. L. Fairmaire. Cette espece, que Ton trouve aupres de Paris 
dans les endroits sees, est tres-repandue clans une parlie de TEurope : a 
mesure que Ton s avance vers le Nord elle presenle sur les dytres une 
bande laterale rouge jaunatre qui disparait dans les individus habitant le 
Midi, ainsi que Ton peut s en assurer en etudiant ceux que Ton trouve 
aux bords de la Me"diterranee. 



- g 

Le meme membre ajoute qu il a constat6 aux environs de Saint- 
Germain-en-Laye que la Ptectroscelis chlorophana vit sur le Calamagrostis 
epigeios Roth. 

M. J. Fallou montre de jeunes branches de tilleul, provenant de 
buissons de la foret de Se"nart, qui presentent de nombreuses nodosite"s 
dans lesquelles se trouvent des larves vivantes qu il se propose d elever. 

M. Maurice Girard envoie la note suivante : 

II n est pas inutile, je crois, de signaler par intervalles certains faits 
qui n inleressent qu indireclement Pentomologie, raais qui rentrent dans 
ses plus tegitimes applications. Je viens de recevoir des indications assez 
curieuses concernant Tapiculture, et qui m ont e"te fournies par un ama 
teur tres-inlelligent, M. Lance, derneurant a Chevry-Cossigny, pres Brie- 
Comte-Robert (Seine-et-Marne). 

Je suis avec beaucoup de curiosite ses travaux depuis plusieurs annees. 
Un rucher considerable est 6tabli au milieu d une vaste prairie arros^e 
par un cours d eau, et ou le proprietaire des ruches fait des semis de 
plantes diverses destinies aux essais. On ne saurait croire, si on ne 1 avait 
constat^ de visu comme moi, a quel point un apiculteur habile peut 
transformer les Abeilles en servantes dociles, et les plier a tons ses 
caprices, pourrait-on dire, si Ton a soin de mettre a profit leurs instincts. 
Les ruches d observation de M. Lance me paraissent la derniere limite du 
possible en ce genre. 

On sait que ces Hymenopteres construisenl toujours leurs gateaux dans 
la partie la plus elev^e de la ruche. (Test ce qui a ete utilise.. On inter- 
cale, dans le haut, des boites rectangulaires vitre"es, et on les retire a 
volont6 pour 1 etude, apres que les insectes y ont construit leurs gateaux 
dans le sens longitudinal. De la sorte on peut suivre comme il plait le 
couvain, les cellules de diverses especes, le depot de propolis, etc. En 
metlant ces boites au moment ou s ouvrent certaines fleurs dans le voisi- 
nage du rucher, on obtient des gateaux a miel d une espece speciale a la 
fleur. M. Lance peut ainsi livrer sur commande du miel avec un parfum 
et un gout determines. Ges boites, enjolivees d ornements, sont destinees 
a paraitre sur les tables comme friandises. J ai recu une de ces boites au 
miel de sainfoin et de luzerne, le meilleur de la Brie. 

M. Lance s est amuse" & intriguer tous les paysans apiculteurs de la 



locality et mfime des personnes instruites, des m6decins, etc., en leur 
presentant un miel forl blanc et de bel aspect, mais de mauvais gout. II 
leur a montre ensuite qu il e"tait 1 auteur de ce miel etrange ; il coincidait 
avec la floraison d un petit champ de Camomilles, semees pres des ruches 
a litre experimental. 

Je suis persuade qu on pourra faire preparer par ce moyen, et par les 
Abeilles memes, des miels the"rapeutiques, en choisissant des planles con- 
venables, et y apporlant des ruches a boites mobiles. 

Les curieuses recherches de M. Lance ont 616 re"compense"es, au mois 
de septembre 1873, par une me"daille de vermeil accorded par la Socie te 
dliorticulture des arrondissements de Melun et de Fontainebleau, a la 
suite de sa 23 e exposition, qui a eu lieu cette annee a Brie-Comte- 
Robert. 

M. Lance e"tait en instance pour obtenir rautorisation d etablir dans la 
forfet de Fontainebleau un rucher, ou seront experiment s ses proc6d6s, a 
la satisfaction des touristes. J apprends qu il a reussi dans sa demande. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Lonis BEDEL, Archivisle adjoint. 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAV ANTES. 

* FeuiUe des Jeunes Naturalistes, k* ann^e, n 37, l er novembre 1873. 
E. LELifevRE, p. 6, L ^chenillage, suite. 

Societe entomologique de Belgique, compte rendu n 91, octobre 1873. 
Constant BAR, p, 3, Note controversive sur le sens de Touie et 



sur Forgane de la voix chez les Insectes. P. 26, Note sur une 
aberration du Satyrus Semele. P. 27, Notes sur des Cole"opteres 
d ficosse et de Belgique. 

SocieU Linnienne du Nord de la France, Bulletins mensuels n oi 13-16. 

]V 15. p. 239, Liste de Cole"opteres trouve"s dans les dunes 
de Saint-Quentin (Somme). 

]Y 16. P. 215, La fertilisation des plantes par les Insectes 
(traduit de 1 English Mecanic). 

OUVRAGES DIVERS. 

* JOLY (D r fimile). Contributions pour servir a 1 histoire naturelle des 

fiphe merines : Me"moires I-III. 3 broch. in-8, pi. noires. 

* JOLY (D r N.). Contributions a 1 histoire naturelle et a I anatomie du 

Phyllium crurifolium, des lies Seychelles. Broch. in-8, l\ pi. 
dont une colorize. 

* ID. Sur rhyperm^tamorphose de la Palingenia virgo a l e"tat de larve. 

Broch. in-8, une pi, noire. 

* LEFEVRE (fidouard). Monographic des Clytrides d Europe et du bassin 

de la Me"diterranee. In-8 broch6, k pi. n. et col. 

* MARTINEZ Y SAEZ (DON Francisco). Datos sobre algunos Coleopteros 

de los alrededores de Cuenca. Broch. in-8, une pi. col. Ma 
drid, 1873. 

* MULLER (Albert). Contributions to Entomological Bibliography up to 

1862, n 2. (Le l er nume>o a paru dans les Trans, of the Entom. 
Soc. of London, 1873, part IE, p. 207.) 

Paris, 20 novembre 1873. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Cie, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N" 16. 

BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOG1QUE DE FRANCE 

Rccucilli par HI. !:. DESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du G Novembre 1873. 

Presidence de M. Cn. BRISOUT D BARNEVILLE. 

**- < t 

31 membres presents. 

MM. le dooteur Boisduval et Guerin-M6neville, membres honoraires, et 
Ernest Olivier, de Moulins (Allier), assistent a la stance. 

Lectures. M. A. Chevrolat donne lecture d une note intitulee : Sur 
quelques Rhyzodides, comprenant la description du R/iyzodes canalicu- 
latus Gastelnau et celles de deux nouvelles especes propres a la Nouvelle- 
Grenade : les GlinidiUm cavicolle et simplex. 

Cette note ainsi que la suivante seront inserts dans les Annales propre- 
ment dites comme compliant un me moire precedemmenl imprime. 

M. L. Fairmaire adresse une note sur les Rhyzodes. 11 rappelle qu il 
a donne" (Annales de 1868, p. 782) les descriptions de deux especes de 
Madagascar (tubericeps et parumcostatus) non signalees par M. Chevrolat ; 
et demerit des especes nouvelles de ce groupe : les Rkyzodes Taprobanx, 
de Ceylan, et Clmidium latesulcatum, du Bresil. 

Le m6me membre donne des descriptions de nouvelles especes de 
Gole"opteres, comprenant : 1 Un nouveau genre de la famille des Ten<^- 
brionides : Proderops (P. foraminosus, de 1 Ameriquc me ridionale) ; 2 Des 
especes algeriennes de"couvertes par noire collegue M. Gaston Allard, 



savoir : Flatipalpus (gen. nov.) albo-lanosus, Bradn/rslhcs approximans ct 
Gastonis, Arhinus calliwnalus et Pseudocolaspis seneo-nigra. 

Communications. M. L. Buquel donne Ics renseignements suivants : 

M. Depuiset vient de m affirmer, comrae le tenant cle M. de Beaulieu, 
que M. Jean Schlumberger-Dollfus n est pas decide, comrae 1 a annonce" la 
Feuille des Jeuncs Naturalistes, et ainsi que nous Favons reproduit dans 
le Bulletin de la seance du 10 septembre dernier. 

Le nom de M. J. Schlumberger est done a conserver sur la liste des 
membres ; la Societe ne peut que s en Mciler. 

M. L. Bedel lit la note qui suit : 

En parlant, dans le l/i e Bulletin, des moeurs generates des Cassida et 
de leur predilection pour les Compose" es (corymbiferes ou cynaroce"phales), 
j ai releve line exception que semblerait faire la C. margaritaeea, s il faut 
en croire line note publiee dans les Actes de la Societe" zoologique et bota- 
nique de Vienne, t. XVIir, 1868. 

Cette remarque m a valu une leltre fort interessante de noire collegue 
M. Bauduer, et j en cite le passage suivant : 

Vous dites que, d apres M. de Frauenfeld, la Cassida margaritaeea 
vivrait a Tetat de larve sur la Saponaria oflicinalis. J ai souvent cherche" 
sur cetle plante, qui est Ires-commune a Sos, et je n y ai jamais trouve" 
cette Casside, tanclis que je la prends abondamment sur rimmorlelle jaune 
(Gnaphalium stadias). Je ne dis pas que M. de Frauenfeld se soil trompe, 
je crois seulement que son observation me" rite d etre renouvele e. 

Je suis en ceci parfaitement de 1 avis de M. Bauduer, et je pense, 
comme lui, qu un genre de Goleopteres infeode a une famille de plantes 
ne s"ecarte que bien rarement de son instinct botanique. Je trouve qu il 
y aurait inler^t a rcchercher quelle plante choisit la C. margaritaeea 
dans nos environs, ou le Gnaphalium stadias lui fait defaut ; s attache-t- 
elle a un Gnaphalium different ou a quelque genre voisin ? Je le suppose, 
et il sera facile de le verifier dans les plaines de La Varenne-Saint-Hilaire 
ou cette Gasside est tres-commune. 

M. Ed. Lefevre, a la suite de cette communication, dit qu une espece 
de Gnaphalium est en effet tres-abondante a La Varenne et qu elle nour- 
rit probablement la Casside dont parlent MM. Bauduer et Bedel. 



M. Leprieur ajoule qn a Bone il a trouve egalement sur une Composee, 
YErigcron viscosum, une Gassida, qui doit etre la disticta Bohem. 

M. Desbrochers des Loges adressc une notice dans laquelle il clierche 
& demontrer, dans des tableaux comparatifs, que les Anoxia Lucasi, derc- 
Licta et emarginala forment trois especes clistinctes et ne doivent pas etre 
reunies en une seule corame M. Reiche Ta propose" dans la seance du 
27 aout 1873 (Bulletin n 10, page 5). 

Gelte note de"passant considerablement les limites assignees aux com 
munications du Bulletin, est renvoyee par la Socie"te a la Commission 
de publication pour en decider 1 impression dans les Annales proprement 
dites. 

M. L. Reiche repondra plus tard a notre collogue ; il se borne a dire, 
quant a present, qu il mainlient la reunion de ces especes & Anoxia, con 
firmee pour lui par 1 examen recent des trois types. 

M. Desbrochers des Loges envoie egalement les deux notes sui- 
vanles : 

1 M. L. Fairmaire, dans le l cr trimestre des Annales de 1872, p. 48, 
dit a propos de mon Thy ladies congener que cet insecte lui parait etre le 
meme que son T. persulcatus, et M. de Marseul a re"cemment indique 
dans 1 Abeille cette synonymic comme certaine. 

Le T. congener est une espece -tres-voisine de T. varicgatus, a stries 
presque snperficielles, sans etre obsoletes comme chez ce dernier, aforn c 
allongee, peu convexe, a longue pubescence dresse"e surtout sur les parties 
anterieures; caracteres tout a fait en opposition avec ceux que M. Fair 
maire indique pour le T. persulcatus. La confrontation des types decidcra 
si cette derniere espece est on non distincte du T. argentatus, qui a les 
elytres tantot unies, lanlot avec des stries assez marquees et les inter- 
valles convexes. Je tiens, d ailleurs, 6. la disposition de M. Fairmaire un 
exemplaire compare avec le type meme de M. Ferris. 

2 M. L. Bedel (Bulletin de la stance du 14 mai 1873) indique enlrc 
autres synonymies : Clytus Auboueri = Cl. Stcrnii Kraatz, et ajoute : 
Ge beau Ciytus, intermediaire cntre les C. plcbcjus et massilicnsis, est 
sans doute confondu avec eux dans la plupart des collections. 

Autant que me pcrmet d en juger la diagnose du Sternii, que M. Bccu 1 
a eu 1 obligeance de me transcrire, cette iclentite est tres-conlestable. Jl 



me parait impossible que le C. Auboueri ait etc confondu avec les deux 
especes pre"cilees. La granulation si remarquable du prothorax n est pas le 
seul caractere qui eloigne cette espece des G. plebejus et massiliensis , 
la forme de ce segment est tres-diffe" rente chez le C. Auboueri : au lieu 
d etre globuleux, tres-arrondi vers le milieu, il s elargit rectilineairement 
d avant en arriere, pour s arrondir aux angles posterieurs oil se trouve la 
plus grande largeur. Or, la diagnose de M. Kraatz ne dit rien de ce carac 
tere, que cet eminent entomologiste n eut pas manque", ce me semble, de 
signaler comme un des plus importants. 

Je reviendrai sur cette question quand j aurai pn voir la description de 
M. Kraatz in extenso et la planche qui 1 accompagne. Jusque-la, la reu 
nion indiquee me semble premature^. 

Notre collegue M. Ernest Olivier possede un second exemplaire plus 
petit du C. Auboueri, trouv6 par lui a Ghemilly (Allier). 

M. L. Bedel, en ce qui le concerne dans la note pre"cedente, re"- 
pond : 

Je maintiens absolument la reunion du Clijlus Auboueri Desbr. au C. 
Stcrnii Kr. Si M. Desbrochers des Loges avail consult^ le Berliner Zeit- 
schrift, 1870, p. 220, au lieu de s en tenir a la diagnose qu il m a seule 
demandee, il eul trouv6 dans la description de M. Kraalz la phrase sui- 
vante, qui, je 1 espere, levera tous ses scrupules : Le prothorax, chez le 
Clytus Sternii, presente sa plus grande largeur evidemment apres le mi 
lieu et parait graduellement re"treci en avant, tandis qu il est resserre 
presque ^galement en avant et en arriere chez le C. massiliensis et plus 
brusquement en avant chez le C. plebejus. 

L examen du type de M. Ernest Olivier, que fai vu tout recemment, 
confirme entierement la reunion que j ai publiee. 

M. Gabriel Tappes lit une note synonymique sur une espece du 
genre Cry ptoccp halm : 

En traduisant les notes de M. de Harold sur la nomenclature des Gryp- 
loce"phalides (Berliner ent. Zeitschrift, 1873), j ai lu ce qui suit : 

M. Suffrian, Linn, ent., II, p. Ill, adopte le nom de collection 
ypsilon de Parreyss par la raison qu il est connu depuis longtemps dans 
les collections allemandes, et, pour ce simple motif, il lui donne le pas 
sur celui de maculipes de Zubkoff, public anterieurement (en 1833), et 
sur celui de sesquistriatus Krynicki, encore plus ancien (1832). 



Que nous restera-t-il done a re"pondre aux Francais s ils veulent main- 
tenir les noms du Catalogue Dejean, connus dans leurs collections depuis 
aussi longtemps an moins, si ce n est davantage, et cela en face de des 
criptions qu ils pouvaient ne pas parfaitement connaitre? Dja, en 1837, 
lorsque Dejean e"crivit la preface de la 3 e Edition de son Catalogue, unc 
telle opinion, qui, meme a cette epoque, isolait considerablement son 
representant, 6tait comple" lenient insoutenable. II est e"tonnant qu aujour- 
d hui un auteur, qui en prend assez a son aise avec les noms de catalogues 
et surtout avec ceux de Dejean, veuille decerner le droit de priorite a un 
nom de collection de Parreyss. 

Cette espece doit etre enregistre"e sous le nom le plus ancien, c esl-a- 
dire celui de sesquistriatus de Krynicki. 

Je regrette que M. de Harold, dont les recherches sont si conscien- 
cieuses, n ait pas pousse ses investigations jusqu au VII[ C volume des 
Linneea, n 108, p. 38, il anrait vu que M. Suflrian aclopte parfaitement 
sa maniere de voir, en laissant le nom de Parreyss, adopts peut-etre un 
peu trop legerement d abord, pour reprendre celui de Krinicki ; seule- 
ment il s e"loigue de son contradicteur en donnant Steven comme auteur 
de Tespece ; c est ce que fait Krynicki lui-meme dans le Bulletin de 
MOSCOLI, t. V, p. 179, et t. VII, pi. 5, fig. 7 (dessine"e par Steven). 

Du reste, je ne vois pas pourquoi, puisque nous sommes engages dans 
cette voie, nous ne donnerions pas a cet insecte le nom de G. gamma, 
que lui a impose en le figurant Herricli-Schiiffer (Coleopt. qiue sunt public, 
in fasciculis Faunas Germanic, p. 130, tab. 1, 1829). Je suis tres- parti 
san de la maniere de voir de M. de Harold, mais je pense que la pousscr 
jusqu a ses extremes limiles, comme il le propose, aurait bien quelques 
inconvenients. 

M. Charles Brisout de Barneville communique la nole suivante : 

M. Foudras a decrit sous le nom de Longitarsus atricitlus une espece 
voisine, mais bien distincte du L. pidceps Steph. Celte espece, qui n a pas 
ele connue de M. Kiitschera, se trouve frequemment aux environs de Paris ; 
elle se prend, comme sa congenere, sur les plantes du genre Senecio. 
Evidemment, cette Altise, quoique tres-bien etudiee par M. Foudras, 
est confondue dans les collections avec la pidceps. M. E. Allard a regarde 
a tort VatridUus Foudras comme identique i Vatriceps Kiitschera. Elle 
s en distingue nettement par la forme du premier article de ses larses an- 
tdrieurs, qui est long et etroil dans les deux sexes. Chez Vatriceps, le 
premier article des tarses anterieurs est court et tres-dilate chez le male- 






Uatricillus Foudras se distingue du piciccps Steph. par sa forme moins 
allongee, son corselet plus court, ses elytres a ponclualion plus serree et 
par la forme de Fimpression du dernier segment abdominal du male, qui 
presenle une impression semi-circulaire, entourant a ses extremites une 
saillie tuberculiforme ; tandis que, chez le male du piciceps, ce segment 
presente un profond sillon longitudinal. 

Comme il y a de"ja un Longitarsus atricilLus Gyll., je propose de chan 
ger le nom de Foudras en Longitarsus senecionis (== alricillus Foudr.). 

M. V. Signoret donne lecture de la note suivante : 

Dans deux des stances d octobre de 1 Academic des Sciences, notre 
collegue M. Balbiani a fait d imporlantes communications sur le Phyl 
loxera quercus, qui vit sur les feuilles du chene, et dont Fetude lui etait 
plus facile que celle du Phylloxera vastatrix. II pensait, avec raison, qu il 
devait y avoir une grancle analogic entre les mo3urs de Tun et dc Fautre, 
et il a constale, chose tres-remarquable, qu il y avail chez cet insecte une 
generation sexue"e. 

Vous vous souvenez bien probablement des nombreuses communications 
faitcs, tant ici qu a F Academic, sur la presence ou 1 absence du male du 
Phylloxera vastatrix et surtout de la persistance que je mettais a nier la 
de"couverte du male, les individus presented comme tels n e"tant en re"alite 
que des femelles. Les observations de M. Balbiani semblent demontrer 
que j avais raison. 

G est vers Farriere-saison , a Fepoque de 1 apparition des iudividus 
adultes, soit apteres, soit ailes, que la generation sexuee se presente. 
Je parle, bien entendu, du Phylloxera quercus, qui offre beaucoup d ana- 
logie avec le Phylloxere de la Vigne. Ce sont les ceufs pondus par certains 
de ces individus qui donnent la generation sexuee, dont la forme et les 
mceurs sont toutes particulieres et ne permettent pas de la confondre avec 
celle du type. Les individus de cette generation, sans aucune espece de 
mue, sont aptes a perpetuer Fespece ; un male peut suffire a plusieurs 
femelles, mais Faccouplement est de peu de dure"e. An bout de trois a 
quatre jours, la femelle pond un ceuf, Vunique qu elle ait a pondre ; c est 
lui qui passe Phiver et donne naissance, Fanned suivante, a la generation 
des especes que tout le moncle connait. Cet ceuf ne ressemble pas a ceux 
de provenance parthenogenesique et pondus pendant Pete". M. Balbiani 
lui donne le nom d tewf d hiver, par opposition aux autres qu il riomme 
.ffufs d ete. 

O esl surtout dans les caracteres anatomiques que la generation dioique 



differe le plus des aulrcs : d abord par 1 abscncc do rostre et de sucoir et 
par le manque d organes digestifs complets dans les deux sexes, ce qui 
differencie ce type des Coccides, oil il n y a que le male chez qui ils 
fassent defaut. La femelle ne presente qu un seul tube ovarique placde 
sur la ligne mediane, le second etant avorte. Le male, comme organc 
exterieur, n offre qu un petit mamelon conique, garni de pointes chili- 
neuses, qui joue le role de penis. 

Depuis la publication des notes de M. Balbiani et la connaissance des 
fails extraordinaires dont il rend compte, M. Max. Cornu a cru trouver, 
lui aussi, sur les racines de la vigne, un individu sexue", qiTil a reconnu 
justement par 1 absence du roslre. 

Tels sont les faits que j ai cru devoir porter d une facon toute particu- 
liere a la connaissance de la Societe ; ils viennent computer rhistorique 
du Phylloxera sans venir infirmer mon opinion quant a ses generations 
plus on moins nombreuses. Ceci serait, pour ainsi dire, un anneau de 
plus de la meme generation. Du reste, je n ai jamais eu la prevention de 
fixer le nombre des generations ou types diflerents dont se compose le 
cycle de revolution complete des Phylloxeres aeriens. Je fais toujours mes 
reserves & regard de ces derniers. 

M. le docleur Boisduval donne lecture d une note non encore public" e 
de Sganzin, datee cependant de 1831, et contenant des remarques, ine"- 
dites jusqu ici, relativement aux metamorphoses de Y Urania Ripheus, 
d apres une education qu il a ete a meme de faire a Madagascar : 

La femelle de V Urania Ripheus pond un grand nombre d osufs, agglo- 
meres ensemble, sur les feuilles du Manguier, qui servent de nourriture 
aux chenilles qui eclosent une douzaine de jours apres. Gelles-ci sont 
lisses, verdalres dans le jeune age ; elles deviennent ensuite noiratrcs, et 
presentent tres-distinctement des epines jaunatres et deux pelites comes 
tres-retractiles. En grossissant, ces chenilles s elargissent vers le milieu 
du corps et s amincissent aux extremites ; on apercoit sur les cotes un 
feston a dents*de loup, composes de plusieurs bandes regulicres de points 
blanc verdatre et jaunes ; les comes prennent une coloration rose fonce 
tirant sur le carmiu. Ces chenilles ont environ huit centimetres de lon 
gueur ; dans leur marche, elles ont quelque rapport avec les Arpenteuses, 
et dans la position du repos elles forment entierement la boucle, mais il 
n y a pas d interruption de pattes comme chez les Arpenleuses. 

Quand les chenilles von I faire leur chrysalide, elles se suspendent au 
moyen d un fil passe au milieu du corps. La chrysalide est verte avec des 



bandes dories, placets horizontalement depuis le prolhorax jusqu a la der- 
niere articulation ; 1 extre mite , qui est tres-pointuc, est d un vert beau- 
coup plus fonc6 et parsemee de nombreux points dore"s. 

Les papillons restent vingt et un jours en chrysalide ; ils metlent, au 
soleil, quatre a cinq heures pour se de"ployer entierement et, a Tombre, 
une journee entiere ; ils presentent, dans ce dernier cas, des nuances 
beaucoup plus ternes. 

M. Maurice Girard adresse la note qui suit : 

J ai parle prece"demment, avec quelque doute (Bulletin n l/i, stance du 
22 octobre 1873), de 1 existence du cri dans les deux sexes du Sphinx a 
tete de mort, ne pouvant pas me fier a ma memoire seule pour le cas de 
la femelle. Je suis tout a fait affirmatif aujourd hui. En consultant mon 
travail : fitude sur la chaleur libre des Invertebres (Paris, 1869), j y trouve, 
dans Enumeration des sujets mis en experience (p. 101), la mention sui- 
vanle : 21 octobre 1865, Acherontia Atropos, femelle recemment e"close, 
criant beaucoup, etc. 



Le Bulletin bibliograplnque de la seance du 26 novembre paraitra dans 
le Bulletin des seances N 17. 



Avis 



L Archiviste (M. J. Fallou, rue Hautefeuille, 30) rappelle a ses collegues 
les termes du troisieme paragraphe de 1 article 36 du Reglement, portant 
que : 

Tous les ouvrages prfit6s doivent etre re"inl6gres a la Bibliotheque 
dans la derniere quinzaine de de"cembre, afm que TArchiviste en constate 
Tetat et fasse, s il y a lieu, son rapport & la Soci<He dans la premiere 
quinzaine de Janvier. 

Paris, 5 deccmbiC 1873. 



PARIS. - Typog. FEUX MALTESTE fil Cie, rue des Deux-Porlcs-Sl-Sauveur, 22. 



N 17. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par IU. E. UEMMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Avis tres-iinportants. 



1 Dans sa prochaine seance (24 dccembre 1873), la Soeiete, aux lermes 
des articles 14, 15, 28, 29, 33 et 34 de son Reglement, procedera au 
renouvellement annuel des membres de son Bureau el de ses Commissions 
administrative, de publication et de la bibliotheque. Tout membre resi- 
dants ou non a droit de prendre part aux deliberations (art. 9). La stance, 
qui aura lieu a la Mairie du Vl e arrondissement de Paris (plajce Saint- 
Sulpice), commencera a 7 heurcs 1/2 du soir. Nous esperons que, 
comme lous les ans, un grand nombre de nos confreres pourjonl venir 
assister i celte reunion. 

2 Nous croyons devoir rappeler un des articles du reglement rclatif an 
Bulletin des stances : 

Art. 3. Ce Bulletin sera envoy e graluitcmcnt ii tous les membres fran- 
cais qui auront soldi le montant de leur cotisation de Cannec courante ou 
tout au moms celui de Cqnnee precedcntc, etc. (Voir Bulletin n 1, page 1.) 



En consequence, cenx de nos confreres qui n ont pas encore adresse 
au Tre"sorier le montant de leur colisalion pour 1873 sont pries de le faire 
d ici a la fin de Fannee s ils desirent rccevoir, des leur publication, les 
Bulletins des stances de 1874. 



Seance du 1O Decembre 

Presidence de M. CH. BRISOUT DE BARNEYILLE. 
31 membres presents. 



MM. Felissis-Rollin, de Nevers (Nievre), actuellement fixe" a Paris, et 
Emmanuel Martin, de Creil (Oise), assistent a la stance. 

Rapport ct decisions. Le Secretaire de la Commission du Prix Dollfus 
pour 1873 (composee de MM. A. Chevrolat, Paul Gervais, Maurice Girard, 
H. Lucas et L. Reiche, ainsi que des membres titulaires du Bureau) pre- 
sente le proces-verbal de sa seance du 3 decembre, qui porte : 

1* Qu elle s est constitute en nommant president M. le professeur Paul 
Gervais et secretaire M. E. Desmarest ; 

2 Qu elle engage de nouveau les entomologistes qui voudraient con- 
courir pour le Prix a lui adresser leur demande avant la fin de Cannee ; 

3 Et qu elle prie tous nos confreres de lui designer les ouvrages qui 
pourraient etre mis au concours. 

La Societe" approuve les decisions de sa Commission et pour la der- 
niere fois elle rappelle a tous les Entomologistes que, dans sa stance 
du 1A mai dernier, la Societ6, sur le rapport d une Commission nomme e 
par elle, a decide que le Prix Dollfus pour 1873 serait de"cerne a 1 auteur 



(Tun travail entomologique imprint conccrnant spe"cialement Tun des 
divers ordres d Insectes, re"dige en francais, public dans 1 annee, et qu il 
s appliquerait a 1 ouvrage qui, par sa valeur scientifique et son prix de 
vente, conviendrait le mieux aux debutants. Le concours pour celte 
annee sera clos le l er Janvier 1874 ; et le prix sera de"cerne", s il y a lieu, 
a la seance la plus rapproche e de 1 anniversaire de la donation Dollfus 
(16 fevrier). 

Lectures. M. Desbrochers des Loges adresse un me" moire ayant pour 
litre : Monographic du genre Anisorhynchus. 

Apres avoir indique les ge"neralites dc ce groupe ge"nerique, 1 auteur 
donne un tableau synoptique des especes avant de passer a leurs descrip 
tions spe"ciales. Les especes ft Anisorhynchus, au nombre de neuf, sont 
les suivantes : procerus Chevr., d Oran; ferus Erich., d Algerie; costatus 
Boh., de Corse et de Sardaigne; Sturmii Boh.; barbarus Boh., d Espagne 
et d Algerie, a laquelle 1 auteur rattache comme varie te le carinicoUis Fair- 
make, du Maroc; aratus Boh., d Espagne et du Portugal; bajulus Olivier ; 
marocanus, sp. nov., du Maroc, et siculus Boh., de Sicile. 

M. Victor Pyot envoie, par Tentremise de M. Just Bigot, la descrip 
tion d une nouvelle espece de Staphylinide , a laquelle il assigne le nom 
de Thinobius Ligeris, et qu il a trouvee au mois de mai dans les debris 
laisses par les inondations de la Loire, aupres de Gien. 

Cette note est envoyee a la Commission de publication ; mais la Socie te 
de"sirerait, avant la publication de cette description, qu elle soit completee 
par 1 indication des caracteres qui diff^rencient cette espece de ses conge- 
neres. 

M. Tournier adresse la derniere partie de ses Observations sur les 
especes de Tychiides europe ennes et circa-mediterranSennes, compre- 
nant le genre Sibinia (vingt-neuf especes, dont onze nouvelles et, en 
outre onze inconnues a 1 auteur), et la table des genres et especes dont 
il est parle. 

M. Eugene Simon lit la troisieme partie de ses memoires intitules : 
Eludes arachnologiques. 

Dans ce travail, notre confrere donne : 1 la revision des especes euro- 



primes des genres Sparassus, dix especes ; Gebrenis (g. n.), deux especes; 
Ethilla (g. n.), une espece, et Micrommata, quatre especes ; 2 la descrip 
tion d une espece nouvelle de Scorpion appartenant au genre Buthus 
Linne" : le B. nigro-carinatus, de Saint-Louis du Senegal. 

Communications. M. le President annonce que notre confrere M. le 
docteur Alexandre Laboulbene vient d etre nomine* membre titulaire de 
1 Academic nationale de Me"decine. 

M. L. Reiche fait connaitre la mort de notre ancien confrere M. le 
marquis de Jousselin, recu en 1832, peu de temps apres la fondation de 
la Societe", et qui a fait partie de nos membres jusqu en 1837. 

Depuis cette e"poque , le marquis de Jousselin avait cesse" de s occuper 
d entomologie. II conserva ne"anmoins jusqu a ces dernieres anne"es une 
grande partie de la collection d Olivier, qu il avait partag6e avec M. Che- 
vrolat. Les types, recemment acquis par le petit-fils du cdebre entomolo- 
giste, proviennent de la collection de notre ancien collegue. 

M. de Jousselin, ancien capitaine de cavalerie, membre de la Legion 
d honneur, est mort a Versailles le mois dernier. 

M. Desbrochers des Loges, en redemandant a la Socie te, pour y 
faire des changements, sa note sur les Anoxia derelicta, emarginata et 
Lucasi, e"crit qu il s occupe d une monographic des Cassides d Europe et 
des confms europeens, et qu il serait heureux de recevoir en communica 
tion les especes interessantes de ce groupe. 

M. Ernest Olivier communique, par 1 entremise de M. L. Bedel, une 
note synonymique sur un Longicorne presente" par lui a la derniere stance 
et decrit par M. Desbrochers des Loges sous le nom de Ctytus Auboueri 
(Ann. Soc. ent. Fr. 1872, p. 29) : 

Ce Glytus, dit notre collegue, a ele reconnu pour tre identique au 
Clytus Sterni de M. Kraatz, de"crit et figure dans le Berl. ent. Zeitschrift 
pour 1870. Depuis ce moment, M. Desbrochers des Loges ayant bien voulu 
me confier son type, je Tai compare avec les Clytus de la collection de 
M. Ch. Brisout de Barneville, et, grace a 1 obligeance de notre collegue, 
j ai pu me convaincre que c etait bien celui que Gory a decrit et figure" 
sous le nom de C. dnereus et que M. Mulsant a public* sous le nom de 



5 - 

C. Duponti (Dej.). Le nom de Clytus dnereus Gory, qui a la priority doit 
done <Hre seul adopte et les denominations impose"es successivement par 
MM. Mulsant, Kraatz et Desbrochers, venir en synonymic. 

Le Clytus dnereus est rare dans les collections et parait peu commun 
en France. M. Chevrolat Ta capture anciennement sous des fagots dans la 
foret de Saint-Germain, ou M. Ch. Brisout de Barneville en a retrouve cet 
6te, au filet, un seul individu. M. Mulsant Tindique de Fontainebleau. 
Celui qui a servi de type a la description de M. Desbrochers des Loges 
provient de Saint-Pourcain (Allier), et j ai pris moi-meme dans les envi 
rons de Moulins, sur les fleurs du Spiraea sorbifolia, 1 exemplaire que je 
possede. 

M. Chevrolat ajoute que cet insecte a e"te" relrouve* aux fitats-Unis 
d Ame"rique, ou il a probablement etc" importe" d Europe. 

M. le docteur Puton adresse la note qui suit : 

Les Cassida ne me paraissent pas aussi exclusivement attachees aux 
Composees que semble le croire notre honore" collegue M. Bedel; je puis 
citer la C. equestris qui vit sur le Galeopsis tetrahit, et la C. azurea sur le 
Silene mflata. Les C. azurea et margaritacca e"!ant Ires-voisines, il n y a 
rien d etonnant qu elles se trouvent sur des plantes de la meme famille, 

Je dois ajouter que la C. azurea est de couleur differente en automne et 
au printemps, et c est peut-elre sur cette difference que sont e"tablies les 
C. azurea et lucida, que je n ai jamais pu distinguer. 

Enfm on cite C. austriaca sur Salvia pratensls; C. thoracica sur Hype- 
ricum pulchrum; C. nobiiis et nebulosa sur les Ghenopodium; C. obsolcta 
surlesStellaria; C. oblonga sur les Salsolees (Perris), sur VArcnaria 
maritima (de Norguet); C. filaginis sur Filago gallica (Perris); C. hemi- 
sphserica sur la Serpula arvcnsis (de Norguet). 

M. Leprieur, a la suite de celte lecture, fait remarquer qu il ne s agit 
pas senlcmcnt de trouver un insecte phytophage sur une plante deter- 
min^e pour elre sur qivil est en rapport constant avec elle, et que (oule 
observation doit conslaler qu il s en nourrit au moins c l Petal parfait. Les 
observations citees par 1\1. le docteur Pulon sont-elles toutes de cette 
nature ? 



6 

M. L. Bedel ajoute que c est apres avoir a plusieur reprises etudie les 
larves de di verses Cassides vivant sur des plantes de la famille des Gom- 
posees et avoir retrouve les insectes parfaits sur les memes vegetaux, qu il 
a cm pouvoir publier quelques remarques a ce sujet. 

M. L. Bedel communique de nouveaux renseignements au sujet du 
genre Sitoncs : 

1 Synonymies. Le Catalogue de MM. Gemminger et de Harold men- 
tionne le Sitoncs occtlatus Kust. comme synonyme du S. gemellatus Gylh. 
C est une erreur : Yocellatus en est absolument distinct et se rapporte au 
S. bitubcrculatus Mots. Ges deux derniers ont ete" decrits la meme annee 
d apres des types rapportes par Handschuch de Carthagene, ou 1 espece 
paratt tres-commune sous les genets. La synonymic doit done s etablir 
comme suit : S. bitubcrculatus Mots., Bull. Mosc., 1849, t. XXIII, III, 
p. l/i2 (= ocellalus Kust. = punctiger Woll.). 

M. Desbrochers des Loges a publie dans nos Annales pour 1872, p. 420, 
des observations sur les Sitoncs auxquelles je m associe en tres-grande 
parlie. Le S. biseriatus All. est bien, somme il le suppose, une variete" du 
S. discoidcus, et je retire ce que j avais dit (Bulletin 1873, p. LI) en faveur 
du S. geniculatus, qui reste une simple variete du Imeatus. Quant aux 
S. nigcr All. et ellipticus All., je ne saurais partager 1 opinion de notre 
collegue qui pense reconnaitre le niger dans des individus froltes de 
V ellipticus. D apres les types, que j ai vus et que M. Desbrochers parait 
ne pas connaitre, ces deux especes me semblent bien distinctes. Le 
S. niger, espece couverte en dessus d une fine pubescence couche"e, 
n oflre jamais de squamules a 1 elat frais ; il a ete retrouve a Algesiras par 
M. Dieck et doit tre inscrit au catalogue des Cole opteres d Europe. 

11 subsiste encore bien des especes douteuses ou nominales dans le 
genre qui m occupe, Parmi celles que Ton pent eliminer des a present 
avec certitude, je ne citerai que le S. cincrascens Fabr., petite variete* du 
6 . cambricus Stepli., a pubascence d un gris uniforme et que j ai princi- 
palement observee chez les males de cette espece, 

2 Mceurs et metamorphoses. Au mois d octobre dernier, j ai trouve", en 
Normandie, dans de vieilles racines de Lotus corniculalus, conslamment 
frequentees au moment de Taccouplement par des S. cambricus et Water- 
houseij des larves blanchatres que j ai cru pouvoir attribuer a ces Curcu- 



- 7 - 

lionides. Je me suis empresse" de les envoyer h M. Ferris, qui m a confirme" 
dans cette opinion, et je puis esperer que , grace a sa haute experience, 
nous pourrons bienl6t suivre dans leur evolution complete les me"tamor- 
phoses encore inconnues du genre Si tones. 

D apres mes dernieres observations, les S. regensteinensis Herbst et 
tibialis Herbst vivent indifieremment sur les Genista scoparia et Ulex 
europseus; le S. cambricus frequcnte aussi bien le Lotus uliginosus que le 
corniculatus. Enfin, d apres un renseigncment qu a bien voulu me trans- 
mettre M. Bauducr, dans les Landes le S. griseus se prend sur le Genista 
scoparia, et le S. grcssorius sur le G. anglica. Divers faits bien constates 
me portent cependant a croire qu en general les especes les plus repandues 
et les plus variables en meme temps, griseus, tineatus, etc., s accom- 
modent parfaitement, au moins a Tetat parfait, de diverses Legumineuses 
appartcnant aux genres les plus eloigns. 

M. E. Simon donne lecture de la note suivante : 

J ai I honneur de presenter a la Societe le re"sultat de quelques observa 
tions sur la duree de la vie et les changements de peau des Araneides du 
genre Tcgenaria. 

Ces observations ont ete" faites par M. J. Leprevost, jeune entomologiste 
qui ne fait point partie de la Society ; je puis en garantir Inexactitude, les 
ayant suivies de pres et ayant vu les epidemics des Araigne"es qui ont ete 
conserves avec soin. 

Pour suivre les Araignees pendant toute la duree de leur existence, 
M. J. Leprevost les prend a la sortie du cocon et les depose dans de grands 
bocaux bien aeres ; il les visile tous les jours et tient un registre exact et 
date de tous les changements qui se produisent. 

II resulte de ces observations, dont je rendrai compte plus tard a la 
Societe, que le male de la Tegenaria atrica met deux ans h se d^velopper 
et qu il meurt peu de temps apres avoir subi son dernier changement de 
peau ; dans la premiere anne"e ces changements sont de quatre ou cinq : 
le premier a toujours lieu huit jours apres la sortie du cocon, les suivants 
sont assez irregulierement espaces , un jour de chaleur ou de froid, une 
abondance subite de nourriture on une abstinence prolongee pouvant les 
hater ou les retarder souvent de plusieurs semaines; pendant 1 hiver il n y 
a point de mues ; elles ne reparaissent qu au prinlemps suivant et se sue- 



cedent jusqu a 1 automne, qui est le terme de la croissance et presque de 
la vie de la Tegenaria male. 

Le renflement du palpe, qui est Tattribut du sexe male, ne se montre 
distinctement qu a Tavant-derniere mue. 

La duree de la vie de la femelle parait beaucoup pins longue ; elle est 
en effet loin d etre adultea la fin de la seconde anne"e; sa croissance est 
aussi plus lente, car a la fin de la premiere anne e elle est d un tiers plus 
petite que le male du meme age ; ses changements de peau sont aussi 
beaucoup inoins nombreux, du moins pour les deux premieres annees, les 
observations n ayant pas e"te poussees plus loin. 

Ces observations sont encore tres-incompletes ; elles m ont paru cepen- 
dant dignes d etre mentionnees dans le Bulletin de la Societ6 entoraolo- 
gique, car elles sont de nature a 6claircir certains points encore myste- 
rieux de la vie Evolutive et de la physiologie des Araignees qui habitent 
nos maisons. 

Membres recus. La Societe" admet an nornbre de ses membres : 

1 M. George de Maschell, major de I armee russe, Koutno, gouver- 
nernenl de Varsovie, qui s occupe specialement de r&ude des Coleopteres 
d Europe et des possessions de la Russie. Presentation de M. L. Bedel ; 
commissaires-rapporteurs : MM. Ch. Brisout de Barneville et L. Reiche; 

2 M. Angel Gouralo y Goya, professeur d histoire naturelle a 1 Institut 
de Zapia & Oviedo (Espagne), qui s occupe d entomologie ge"nerale. 
Presentation de MM. Bolivar et L. Buquet ; commissaires-rapporteurs : 
MM, L. Bedel et fid. Lefevre ; 

3 M. Maurice des Gozis, de Montlucon, e"tudiant en droit a Paris, qui 
s occupe de 1 etucle des Goleopteres de France. Presentation de M. Des- 
brochers des Loges; commissaires-rapporteurs : MM. L. Bedel et E. Des- 
marest. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Arcbiviste adjoint. 



(Stance du 26 novembre 1873.) 

OUYRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 
SAVANTES. 



Berliner entomologische Zeitschrift, 17 annde, 1873, 1" et 2 C tri- 
mestre. 

VON KIESENWETTER, p. 9, Revision der Genus Podonta. ID., 
p. 23, Die Luperus-Arten in der Monographic von Joannis. 
ID., p. 31, Zwei neue Aphyctus-Arten (Dasy tides). Low, p. 33, 
Diptera nova e Pannonia et confinibus Daria3 regionibus. DE 
CHAUDOIR, p. 53, Essai monographique sur le genre Cymindis. 
KIRSCH, p. 121, Zur Kenntniss der Peruanischen Kaferfauna. 
HENSEL, p. 153, Anwendung der Darwin schen Lehre auf Bienen 
von H. Muller. PFUTZXER, p. 159, Melitaea Melicerta (var. nova) 
Bastard von Alhalia und Diclynna. VON HAROLD, p. 161, Zur 
Noraenclatur der Cryplocephalidffl. KRAATZ, p. 181 , Ueber 
einigen von Beck beschriebenen Kaferarten. ID., p. 189, Revi 
sion der Europiiischen Exochomus-Arten. ID., p. 195, Exocho- 
mus minutus, eine neue deutsche Art. ID., p. 196, Uloma 
cypraa, vonCypern. ID., p. 197, Ophonus planiusculus, nov. 
sp. aus Thuringen. ID., p. 198-201, Ueber Adimonia fontinalis, 
A. pallida, Cyphon nigriceps, XyloUemus fasciculosus. ID., 
p. 202, Ueber Xylosteus gracilis, nov. sp. VON ROTTENBERG, 
p. 203, LathrimaBum prolongatum und Gyranetron Schwarzi, nov. 
sp. aus Schlesien. KOLTZE, p. 206, Entomologische Excursion 
nacli Glalz und in das Riesengebirge. P. 211, Chasses. 



10 

KRAATZ, KIRSCH, KELLNER, VON ROTTENBERG, p. 213, Synony 
mies. P. 218, Bibliographic. KRAATZ, p. 225, Ueber Hyda- 
ticus piciventris Thorns. VON KIESENWETTER, p. 227, Entomo- 
gische Beitriige zur Beurtheilung der Darwin schen Lehre von der 
Entstehung der Arten. KRAATZ, p. 239, Trichodes subfasciatus, 
nov. sp. von Nazareth und synonymische Bemerkungen. 

Bulletin de la Societe imperiale des Naturalistes de Moscou, annee 
1873, n 1 (6 pi. noires). 

C. BERG, p. 96, Acclimatisation von Antherea Yama-Mayu Guerin- 
Men. in den Ostseeprovinzen. HOCHHUTH, p. 124, Enumeration 
der in den Gouv. Kiew und Volhynien bisher aufgefundenen Kitfer 
(Onilis H, Agrilus Sperkii, Ceutorhynchus Maschcllii nov. sp.). 

Comptes rcndus hebdomadaires des seances de I Academic des Sciences, 
t. LXXVII, n* s 16-20 (octobre-novembre 1873). 

Max. CORNU, p. 879, Production des galles dans les vignes atta- 
quees par le Phylloxera. BALBIANI, p. 884, Reproduction du 
Phylloxera du chene (suite). IVERSEN, Education de Vers a soie 
a Saint-Petersbourg. GUERIN-MENEVILLE, p, 929, Le Phylloxera 
est nne consequence de la maladie de la vigne. Max. CORNU, 
p. 930, 1009, 1088 et 1161, Renflements produils par ie Phylloxera 
sur les radicelles de la vigne. BAZILLE, p. 934, Experiences sur 
la destruction du Phylloxera par le sulfure de carbone. Max. 
CORNU, p. 1015, D6couverte d un individu sexue" du Phylloxera 
vastatrix. DE MELEGNANE, p. 1015, Observations relatives a 
1 opinion de M. Guerin-Meneville sur le Phylloxera. DERBES, 
p. 1109, Sur les Pemphigus du Pistacia terebinlhus compares au 
Phylloxera quercus. MILNE-EDWARDS, p. 1110, et BALBIANI, 
p. 1164, Meme sujet. FAUCON, p. 1175, R^sultat des etudes sur 
le Phylloxera. L. PETIT, p. 1176, Re"sultats de Temploi, contre 
le Phylloxera, des goudrons de houille. P. 1177, Notes sur le 
meme sujet. 

* Entomologist s monthly Magazine, n 114 (novembre 1873). 

WEYENBERGH, p, 121, On the Lepidopierous Fauna of S 1 - 



11 

Vincente and description of Gelechia Benedenii, nov. sp. HE- 
WITSON, p. 122, 9 new species of Lycaenidae from the West Coast 
of Africa. Rev. MURRAY, p. 126, Lycaena Pryeri, nov. sp. from 
Japan and change of name of L. cassiodes (= pseudocassius). 
J. SCOTT, p. 127, British Homoptera (Revision of the Bythoscc- 
pidae), suite. RYE, p. 131, Notes on Anisotomidas, with des 
cription of A. multipunctata and circinipes from Japan, and A. ma- 
cropus from England. ID., p. 136, Liosomus troglodytes, nov. 
sp. from Great Britain. C. BARRETT, p. 143, Notes on British 
Tortrices, suite. 

Notes. P. 137, On Bembiclium, Calathus, Agabus, Homalota, 
Actocharis, Scopaeus, Olibrus, Meligethes, Elater, Trachyphlceus, 
Liosomus (synonymies). P. 139, Vanessa Antiopa. Sphinx 
convolvuli. Notes on Phytometra aenea. P. 140, Batrachedra 
praeangusta. Captures at Glanvilles Wootton P. 141, Abun 
dance of Halesus auricollis in Wharfedale. 

* liesumen de los Trabajos del Atcnco propagador de las Ciencias natu- 
rales, ano 1872-73. 

BOLIVAR, p. 6, Notes sur des Orthopteres. SANZ, p. 8, Sur les 
Vesperus. BOLIVAR, p. 11, Synopsis des Gryllus d Espagne. 



OUVRAGES DIVERS. 



* BERCE. Faune entomologique francaise : Lepidopteres, t. V (Geome- 

tridae), 13 pi. coloriees. In-12 cartonne. Paris, 1873. 

* CHAUDOIR (baron DE). Memoires sur quelques genres et especes de 

Carabiques. Broch. petit in-8. (Extr. du Bulletin de la Societe" 
impe r. des Natur. de Moscou.) Offert par notrc collegue iM. de 
Gaulle. 

* EMICH (Gustav VON). Beitrag zur Lepidopteren-Fauna Transkaukasicns. 

Broch, in-8, avec une planche colorize. 1873. 



12 - 
* HORN (George). Revision of the genera and species of Hybrobiinu 



* ID. Revision of the species of several genera of Meloidae of the 

United States. Broch. in-8. 

* ID. Synopsis of the Histeridas of the United States. Broch. in-8. 

* LABOULBENE (D r Alex.). Du To3nia, sur une maniere simple et com 

mode de le faire rendre. Broch. in-8. Q 

* LESSONA (Michele). Calendario zoologico in Piemonte. Broch. grand 

in-8. Turin, 1873. 

* NORGUET (DE). Deuxieme supplement au Catalogue des Coteopteres du 

departement du Nord. Broch. in-8. Lille, 1873. 

* PRUNNER (Leonard DE). Lepidoptera pedemontana. 1 vol. in-8* relic". 

Turin, 1798. Offert par noire collegue M. de Gaulle. 

* RILEY (Charles). Annual Report on the noxious, beneficial and other 

Insects of Missouri : III, IV et V. 3 broch. in-8. Jefferson-City, 
1871-1873. 

* ID. Controlling sex in Butterflies. Broch. in-8. 1873. 

* ID. Economic Entomology. Broch. in-8, avec figures dans le texte. 

Jefferson-City, 1873. 

* ID. Einige unserer schadlicheren Insekten. Broch. in-8, avec figures 

dans le texte. Saint-Louis, 1872. 

* ID. On a new genus (Pronuba) of Tineidas with Remarks on the Fer 

tilization of Yucca. Broch. in-8% avec figures dans le texte. 
1873. 

* ID. On the Oviposition of the Yucca Moth. Broch. in-8. 1873. 

* ROBIN (Gh.) et LABOULBENE (Alex.). Sur les organes phosphorescents 

thoraciques et abdominal du Pyrophorus noctilucus de Cuba. 
Broch. in-4. 1873. 



- 13 - 

* THORELL. Remarks on Synonyms of european Spiders, n It. Broch. 

in-8 . Upsal, 1873. 

* WALSH. Descriptions of North American Hymenoptera. Broch. in-8. 

Sainl-Louis de Missouri, 1873. 






(Seance du 10 decembre 1873.) 

OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 
SAV ANTES. 



Comptes rendus des stances de la Societe entomologique de Belgique, 
n" 92 (novembre 1873). 

QU^EDVLIEG, p. A, De I influence de 1 isolement dans la formation 
des especes, par le docteur Weismann (analyse). PLATEAU, 
p. 13, Excursion de la Societe" a Newport. DE BORRE, p. 16, 
Capture des nids de Vespides renfermant des Rhipiphorides. 
ID., p. 17, Remarques sur Tancien genre Feronia. ID., p. 19, 
Sur des de"bris de Coleopteres supposes fossiles. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academie des Sciences, 
tome LXXVII, n 21 et 22 (novembre-decembre 1873). 

Max. CORNU, p. 1276, Note sur les moeurs du Phylloxera. 
DUMONT, p. 1287, Efficacite de la submersion des vignes employee 
centre le Phylloxera. 

Entomologist s Monthly Magazine, n 115 (de"cembre 1873). 

BARRETT, p. 1&5, Notes on British Tortrices (suite). HEWIT- 
SON, p. !Zi9, Six new species of Epitola from the West Coast of 
Africa. WORD, p. 151, New species of African Diurnal Lepido- 
ptera (suite). BIRCHALL, p. 153, The Lepidoptera of Ireland. 



- 14 - 

WATE.RHOUSE, p. 157, Silis apicalis, nov. sp. from Angola. RYE, 
p. 167, Aphanocephalus WoIIastoni, nov. sp. from Japan. WOL- 
LASTON, p. 167, New Coleoptera from Japan (Gorylophidrc). 

Notes. P. 157, On Tychius haematocephalus. P. 158, On 
Coleoptera at Braemar. P. 159, On Coleoptera at Esher, Holy 
Island and at Deal. P. 160, Additions to the British Tenthredi- 
nidse. Habits of the British Sesia. P. 162, Heliothis dipsacea 
at Sherwood Forest. History of Crambus pinetellus. P. 163, 
On Agrion. On the Trichoptera of Zettersledt and Wallengren. 

P. 165, On a British bug. P. 166, On preserving Insects in 
collections. 

* Fcuillc des Jeunes Naturalistes, 4 e anne"e, n 38 (de"cembre 1873), une 
planche noire. 

Memoires de I Academie de Stanislas, CXXKI 6 anne"e, 1872. Nancy, 
1873. O 

Uittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gesellschaft, t. IV, 
1873, n 3. 

WULLSCHLEGEL, p. 97, Noctuinen-FaunB der Schweiz (suite). 
TOURNIER, Observations sur les synonymies de M. Desbrochers. 

ERNE, p. 135, Entomologische Beobachtungen und Notizen 
(descriptions de larves de Goleopteres, mceurs, etc.). FREY, 
p. 1Z|3, Neue Schweizerische Microlepidopteren (INepticula Bollii, 
nov. sp.). 

The Transactions of the Entomological Society of London, annee 1873, 
parts I-IV, 5 pi. noires et color. 

WOLL ASTON, p. 1, Pseudotarphius (Lewisi) new genus of Coly- 
didse, from Japan. ID., p. 2, CossonidaB of Japan. SHARP, 
p. Zi5, Dytiscidffi, Gyrinida3 and Hydrophilidae of Japan. BALY, 
p. 69, Catalogue of the Phytophageous Coleoptera of Japan, with 
descriptions of the new species. TRIMEN, p. 101, Butterflies dis 
covered in Extra-Tropical Southern Africa. Rev. EATON, p. 125, 
On the Hydroptilidae (Trichoptera). BUTLER, p. 153, A mono- 
nographic List of Gasteracantha, with descriptions of new spe 
cies. F. SMITH, p. 181, Aculeate Hymenoptera of Japan. 



15 - 

Alb. MULLER, p. 207, Contributions to Entomological Bibliography 
up to 1862. BATES, p. 219, Cicindelidae and Carabidae from 
Japan. ID., p. 323, New genera and species of Cicindelidaj and 
Carabidae from China. Major PARRY, p. 335, On Lucanoid Co- 
leoptera (7 esp. nouv.). H. DEYROLLE, p. 3AA, On the affinities 
of the genus Nicagus. BATES, p. 3Zi7, New genera and species 
of Tenebrionidee from Australia, New Caledonia and Norfolk Island. 

Rev. EATON, p. 381, Notes on the EphemeridaB by D r Hagen. 
SIDNEY SMITH SAUNDERS, p. 407, On Hymenopterous Insects which 
nidificate in briars and their Parasites. BUTLER, p. &15, List of 
Galeodides in the British Museum (Galeodes bengalensis, nov. sp.). 

WOLLASTON, p. 427, Genera of the Cossonidse. Proceedings. 

Zapiski Noworossiiskago Obsczestwa Estestwoispitatdei (Me"moires de 
la Societe des Naturalistes de la Nouvelle-Russie), annee 1873 (en 
russe). O 

OUVRAGES DIVERS. 



* HEWITSON. Exotic Butterflies, part 88 : Salyridac, llesperida?, Lycoe- 

nida3. 3 pi. color. 

* MILLIERE. Catalogue des Le"pidopteres des Alpes-Maritimee, 2 e partie : 

Phalenites. Cannes, 1873. 

* ROUGET. Sur les Col^opteres parasites des Vespides. Broch. in-8. 

Dijon, 1873. 



Ordre du jour de la seance du 2U d^cembre 1873 : 

Nomination des membres du Bureau et des Commissions spe"ciales pour 
Tannee 187/1. 

Distribution du 3" numero trimestriel des Annales pour 1873. 



- 16 

Avis divers. 

M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collogues qui n ont 
pas encore solde" le montant de leur cotisation pour Tanned 1873, qu ils 
doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitot gue pos 
sible et sans interme diaire. 

Par decision prise dans la stance du 28 mai 1873, chaque note inse^e 
dans le Bulletin des stances, sauf decision de la Societe, ne devra pas 
comprendre a 1 avenir plus d une page d impression. 

Nous prions nos confreres de se conformer & celle decision sMls ne 
veulent pas que la Sociele soil contrainte ou de reduirc 1 etendue des 
travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier plus tard dans les Annales 
et non pas immediatement dans le Bulletin. 



Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du A e tri- 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en 
informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les 
avertir de tout changement apporte" ullerieurement a leur adresse. 

L Archiviste (M. J. Fallou, rue Hautefeuille, 30) rappelle a ses collegues 
les termes du troisieme paragraphe de Particle 36 du Reglement, portant 
que : 

Tous les ouvrages pretes doivent etre re integre s a la Bibliotheque 
dans la derniere quinzaine de decembre, afin que rArchivisle en constale 
I &at et fasse, s il y a lieu, son rapport h la Societe dans la premiere 
quinzaine de Janvier. 



Toutes les reclamations relatives a I envoi du Bulletin bi-mensnel, ainsi 
que les demandes pour Tetranger (contre remboiirscment des frais de 
transport), doivent etre adressees au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, 
rue de Buffon, 27, qui est charge^ de Texpedilion du Bulletin des seances. 

Paris, 18 decembre 1873. 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE el Ce, rue des Dcux-Porlcs-St-Sauveur, 22. 



N" 18. 

BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Reciieilli par HI. E. DESM AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



tvi* tres-importants. 

1 Nous croyons devoir rappeler un des articles du reglement relalif an 
Bulletin des stances : 

ART. 3. Cc Bulletin sera envoye gratuitement a tous les membrcs 
francais gui auront soldi le montant dc leur cotisation de Cannce coumnle 
ou tout au moins celui de Cannee precedente, etc. (Voir Bulletin n 1, 
pagel.) 

En consequence, ceux de nos confreres qui n ont pas encore adresse 
au Tre sorier le montant de leur cotisation pour 1873 sont prie s de le faire 
d ici a la fin de 1 annee, s ils de"sirent recevoir, des leur publication, les 
Bulletins des stances de 187Zj. 

2 Indiquons egalement des extraits des articles 1/t et 15 du Reglement 
general de la Socie"te : 

ART. 1A. Tout membre s engage a payer une cotisation annuelle de 
24 francs. Les membres domicilies dans les departemeuts ou a 1 etran- 
ger ajoutent c\ leur colisation la somme de 2 francs pour 1 envoi franco 
des Annales. Chaque membre r6sidant peut payer sa cotisation par 
trimestre, mats d avance. Les membres non residants doivent faire par- 
venir leur cotisation directement et sans frais au Tre sorier (M. L. Buquet, 
rue Saint-Placide, 52) dans le mois de Janvier de chaque annee. 

a ART. 15. Tout societaire peut se libe"rer de sa cotisation annueile 
au moyen du versement, une fois fait, de la somme de trois cents francs. 
Passe le 1" trimestre, la cotisation de Tanned est due. 



- 2 - 

Seance <lu 24 Deceinbre 1S73. 

Pr&idence dc M. Cn. BRISOUT DE BARNEVILLE. 
t\l\ membres presents. 

MM. le docteur Grenier, de retour de Bagneres-de-Bigorre, et G. Power, 
de Saint-Ouen-de-Thomberville, assistent a la stance. 

Rapports. La Soci^te" adopte les conclusions d un rapport de la Com 
mission de publication re"glant ainsi qu il suit la composition dn quatrieme 
nume ro des Annales pour 1873 : 

1 SIGNORET. Essai sur les Coccides ; genre Lecanium ; avec deux 
planches ; 

2 TOURNIER. Observations sur les Tychiides ; 
3 POUJADE. Sur le vol de quelques Coleopteres ; avec une planche ; 
U LABOULBENE. Une l re note : Sur le cri du Sphynx Atropos ; et une 
2 e note : Sur 1 anatomie du Gocuyo de Cuba ; 
5 Bulletin des seances : octobre-de cembre 1873 ; 
6 Liste des membres de la Socie te pour 1873 ; 
7 Tables du volume. 

II re sulte d un rapport de FArchiviste que chaque annee, depuis 
1869, le nombre des livres empruntes & la bibliotheque a e"te constam- 
ment en augmentant. Ainsi, en 1869, 50 ouvrages ont e"te" empruntes par 
22 membres; en 1870, 63 ouvrages, par 20 membres; en 1871, 69 ou 
vrages, par 27 membres ; en 1872, 89 ouvrages, par 26 membres ; et, en 
1873, 122 ouvrages, par 38 membres. 

Lectures. M. Ernest Cotty adresse une piece de vers iutitulee : L Ento- 
mologie , ode sur les Coleopteres. II en est donne lecture a la Societe . 

M. L. Fairmaire transmet , par Tentremise du Secretaire , deux 
notices : 

1 Notes rectificatives comple mentaires sur les Timarcha ; 
2 Description d un nouveau genre de la famille des Chrysome lides ; 
genre Cyrtonastes ; C. seneomicans et ph#donoides, de Syrie. 



Communications. Sur la demande du Secretaire, la Sociele decide 
qu elle fixera dans sa prochaine seance la date du banquet annuel qui aura 
lieu en 1876. 

M. L. Buquet indique, comme il le fait chaque annee, les noms des 
entomologistes qui, en 1873, nous ont adresse leurs portraits photogra 
phic^, et il prie de nouvean tons nos collegues de completer autant que 
possible cette inte"ressante collection (1). 

M. Victor Pyot envoie une note compliant la description de son 
Thinobius Ligeris description qui a 616 lue a la derniere stance. 

M. J. Kunckel annonce que I administration du Museum d histoire 
naturelle vient d acquerir la magnifique collection de Cicindelides de notre 
collegue M. de Chaudoir. 

M. Le"on Fairmaire communique une note relative a la synonymic de 
diverses especes de GoMopteres : 

Dans le Berliner entomologische Zeitschrift pour 1872, p. 168, M. Reitter 
a decrit un nouveau genre, Diochares, fonde" sur le D. dcpressus, insecle 
trouve" a Oran et qui n est autre que mon Pediacus costipennis (voir Ann. 
Soc. ent. Fr., 1852, p. 78), comme M. Kraatz le reconnait (fieri. Zeits., 
meme annee, p. 186). Mais ce dernier propose de retenir le nom ge"ne- 
rique de Diochares ; les caracteres sont en eflet tres-suffisants pour 
motiver cette coupe. Seulement je crois que le genre Xenoscelis Woll. 
(Trans. Ent. Soc. Lond., 1862, p. 152, pi. 7, fig. 3, Pristoscelis) a ele 
fonde sur le meme insecte et aurait par consequent la priorite. Son nom 
serait done : Xenoscelis costipennis Fairm. = deplanatus Woll. * 
dcpressus Reitt. 

A cote de ce genre se trouve place le Cryptomorpha musx Woll. , Ins. 
Mad., p. 157, tab. A, fig. 1. Get insecte est identique avec le Psammsecus 

(1) Les portraits parvenus jusqu ici a la Societe sont an nombrc de deux cent 
soixante-six ; ce sont, outre les deux cent soixante dont les noms des enlomo- 
logistes qu ils represented sont indiques aux pages xi, xvm, L et ti du Bulletin 
de 1863, LV du Bulletin de 1864, LXXI du Bulletin de 1865, LXVH du Bulletin 
de 1866, xcv du Bulletin de 1867, cxvi du Bulletin de 1868, LXXXH du Bulletin 
de 1869, LXXXVII du Bulletin de 1871, et xcv du Bulletin de 1872, ceux de MM. : 

261. W-J. Griffith. 264. J.-M. Tarrissan. 

262. Ed. Fridrici. 265. Ottocar Nickerl. 

263. Ferd. Reiber. 266. Dr Stierlin. 



Desjardinsi Guer. Le P. trimaculatus Motsch, pourrait bien en etre une 
variete. 

Enfin je crois que le genre Derotoma Reitler, loc. cit., p. 170, x est le 
meme que le genre Astitpnus Ferris (Ann. Son. ent. Fr., 1866, p^ 165), 
malgre la difference du nombre d articles des tarses ; mais ce rapproche 
ment aurait besoin d etre continue", et je livre ce point, qui n est pas un 
monde, disputationibus corwn 

M. Lichtenstein adresse la note suivante : 

Dans la seance du 26 novembre, notre collegue M. V. Signoret a fait 
part de la remarquable decouverte faite par M. Balbiani au sujet des sexes 
du Phylloxera quercus. D apres ce savant, les deux sexes seraient apteres 
et prives de rostre. 

Or, dans son etude sur le meme insecte, qui cst ins^ree dans nos 
Annales de 1867, M. Signoret nous dit au contraire : Parmi les ailes 
on en rencontre de plus gros les uns que les autres ; les plus petils sont 
les males. (Ann. Soc. ent. Fr., 1867, p. 301.) 

Ce sexe serait-il tantot aile", tantot aptere chez le Phylloxera quercus ? 

Ce qu il y a de certain, c est que nous trouvons, tant chez le Phyl 
loxera quercus que chez le Phylloxera vastatrix, de petits individus ailes, 
prives d ceufs et ayant une nervation d ailes differente des autres, en ce 
sens que les nervures sont plus robustes et mieux marquees. Quels sont 
ces individus? Quel est leur role ? 

II m a ete jusqu a ce jour impossible de decouvrir, malgre toutes mes 
reclierches, un seul individu prive de rostre chez le Phylloxera vastatrix. 
Je trouve seulement par ci par la quelques gros oeufs isoles, qui pourraient 
etre ce que M. Balbiani appelle 1 ceuf d hiver. Je compte suivre leur trans 
formation. 

En attendant, je crois qu il y a toujours des lacunes a combler pour 
arriver a Fhistoire complete du Phylloxere. 

M. V. Signoret, apres la lecture de cette note, fait remarquer combien 
est pen scientifique la maniere de repondre a un fait positif par les con 
tradictions qu on peut trouver dans les travaux d un auleur. II y a du 
reste tres-loin de 1867 a la fin de 1873, et on peut devenir, avec I e tude 
de fails nouveaux, plus habile qu on ne 1 etait d abord. 

Du reste, la lettre de M. Lichlenstein ne repond nullement aux travaux 
remarquables de M. Balbiani, mais a la confirmation que ces travaux 



5 

memes donnent a mes negations sur la presence des organes sexuels 
males dans les types presented comme tels. 

M. Maurice Girard communique la note suivante : 

J ai de"ja appele 1 attention de la Societe (voir Bulletin n 15, page 6, 
seance du 12 novembre 1873) sur le talent avec lequel certains apicul- 
teurs savent, a toute epoque de la vie des Abeilles dans la ruche, les 
obliger a confectionner des gateaux dans des recipients determines, qu on 
place a un moment voulu, et qu on enleve ensuite pour I elude ou pour 
la vente. 

Habituellement on se sert de boites rectangulaires disposes verticale- 
ment, suivant la forme normale des gateaux fails naturellement et sans 
obstacle, et qui sont toujours plus ou moins oblongs. Gependant on doit 
reconnailre qu on peut obliger ces insectes a oublier les prescriptions de 
1 instinct. On dirait qu ils se civilisent, comme notre regreUe confrere 
Lespes le pretendait pour les Fourmis. 

Je viens d avoir connaissance de gateaux entierement circulaires, c est- 
a-dire de forme anormale, qu on fait construire aux Abeilles en interca- 
lant dans la ruche des rondelles creuses en bois, pareilles a cellcs du 
pourtour des boites a fruits confits, et probablement en collant comme 
amorce un petit gateau commence". Le fait important est qu on observe 
tout autour de la circonference du disque des piliers d attaclie en cire, 
prouvant qu on a affaire an travail meme des Abeilles. Ces gateaux circu 
laires sont ensuite entoure"s d un boite en ferblanc pour la conservation 
et la vente. 

Je presente a la Societe* un de ces gateaux, qui ne sont pas encore 
connus a Paris; il est rempli de miel et a cellules operculees, et provient 
de M. G. Dumas, apiculteur a Aigueperse (Puy-de-D6me). 

M. Jules Kiinckel rappelle que le fait de la construction par les Abeilles 
de gateaux de formes variees, suivant les moules mis a leur disposition, 
est extrememenl general. Pour ne citer qu im exemple, chacuu a pu voir 
a 1 Exposition universelle de 1867 les inscriptions pleines d originalile 
tracees par les Abeilles de M. 1 abbe" Sagot. 

Membre demissionnaire. M. Paul Lambert, a Saumur. 

Membre recu. M. Edouard Killias, docteur en medecine, a Coire (Suisse), 
presente par M. le docteur Stierlin. Commissaires-rapportcurs : MM. L. 
Bedel et Javet. 



Nominations annuelles. La Societe", aux termes de son Reglement, et 
pour la quarante-troisieme fois depuis sa fondation, procede au renou- 
vellement des membres de son Bureau et de ses Commissions speciales. 

Ont ete nomines pour 1874 : 

MEMBRES DU BUREAU. 

President MM. C.-E. LEPRIEUR, O efc. 

Vice-President Eugene SIMON. 

Secretaire Eugene DESMAREST. 

Secretaire adjoint Hippolyte LUCAS, $s. 

Tresoricr Lucien BUQUET, ^s. 

Tresoricr adjoint fimile RAGONOT. 

Archiviste-Bibliothecaire Jules FALLOU. 

Archivistc-Bibliothecaire adjoint . Louis BEDEL. 

COMMISSION ADMINISTRATIVE. 

MM. Louis BEDEL. 
Jules GROUVELLE. 
Louis REICHE. 
THEVENET. 

Et, en outre, les Secretaire, Tr^sorier et Arcliiviste, qui en font partie 
de droit. 

COMMISSION DE PUBLICATION. 

MM. BERCE. 

Charles BRISOUT DE BARNEVILLE. 
le professeur Paul GERVAIS, tfe. 
Maurice GIRARD. 
Albert LEVEILLE. 

El, en outre, les fonctionnaires titulaires du Bureau. 

COMMISSION DE LA Bl BLIOTH EQUE. 

MM. Paul GERVAIS, efc. 
Louis REICHE. 
Auguste SALLE. 
Et, en outre, les President, Secretaire, Tresorier et Arcliiviste. 



7 - 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par 11. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAV ANTES. 

Annettes de la Societe cntomologiqw de France, 5 C s6rie, tome troisieme, 
1873, 3 e trimestre. 1 vol. in-8 avec la planches noires et coloriees ; 
texte : page 257 a AOO (9 feuilles : 17 a 25) ; Bulletin : page cxxix 
a cxcii (A feuilles : ix a xn). Paris, 2A decembre 1873 (deux 
exemplaires pour la bibliolheque). 

PIOCHARD DE LA BRULERiE, p. 257, Genre Acinopus (suite et 
fin). JEKEL, p. 267, Genre Pterygonus. GAPIOMONT et LE- 
PRIEUR, p. 273, Monographic des Rhinocyllides. BAR, p. 297, 
Genre Palustra : P. Laboulbeni, dont la chenille est aquatique, 
avec pi. col. LABOULBENE, p. 303, Note anatomique sur le P. 
Laboulbeni, avec pi. col. ID., p. 307, Spilogaster ulmicola, 
nouveau Diptere, avec pi. col. ID., p. 313, Metamorphoses de 
la Ce cidomyia buxi, avec pi. col. SIMON, p. 327, ihudes arach- 
nologiques (suite) : II. Nouvelles especes europe"ennes ; III. fire 
side ; IV. Genre Theridium ; avec pi. LUCAS, p. 375, Metamor 
phoses du Xylorhiza venosa, avec pi. GHEVROLAT, p. 387, Rhy- 
zodides nouveaux (suite). FAIRMAIRE, p. 389, Rhyzodides. 
ID., p. 391, Cole"opteres alge"riens nouveaux. ID., p. 393, Pro- 
derops (P. foraminosus) , genre nouveau de Tene"brionides. 
SIGNORET, p. 395, Goccides : genre Lecanium (commencement). 
DESMAREST et BEDEL, p. cxxix a cxcii, Bulletin des stances et 
Bulletin bibliographique (juillet a octobre). 

Atti delta reale Academia delle Scienze di Torino, t. VIII, n 01 1-G, 
1873. 

SALVADORI, p. 82, Nephrops japonicus, Tapparone-Canefri , 
nov. sp. 



Comptes rendus des stances de la SocieU entomologiqm de Belgique, 
n 93 (de"cembre 1873). 

TOURNIER, p. 4, Note sur le genre Sharpia, de la faune mediter- 
raneenne. DE BORRE, p. 5, Comparaison entre la distribution 
geographique des Le"pidopteres diurnes et celle des Oiseaux, d apres 
Kirby. CANDEZE, p. 11, Diphydactylus Thorns. = Hoplia et 
Brachymys Thorns. = Gamenta Er. (genres de Me"lolonthides). 
DESGUIN, p. 11, Monstruosite" par exces d un palpe d Hydrophilus. 
VAN SEGVELT, p. 12, Curculionides nouveaux ou rares pour la 
faune beige. VON KIESENWETTER, D r BREYER et DE BORRE, p. 13, 
Questions de nomenclature entomologique et de priori te. 

Comptes rendus hebdomadaires de t Academie des Sciences, t. LXXVI, 
tables du l er semestre 1873 ; t. LXXVII, n 08 23 et 26 (decembre 
1873). 

T. LXXVII. Max. CORND, p. 1330, Note sur les mceurs du 
Phylloxera (suite). MARES, p. 1&08, De la propagation du Phyl 
loxera. Max. CORND, p. 1423, Hibernation du Phylloxera des 
racines et des feuilles. 



OUVRAGES DIVERS. 



* BAUDI (Flaminio). Catalogo del Dascillidi, Malacodermi et Teredili 

della Fauna europea e circummediterranea del Museo di Geneva. 
Broch. in-8. Genes, 1873. 

* BRULERIE (Ch. DE LA). Monographic des Ditomides. Broch. in-12. 

(Extr. de VAbeille, Recueil d Entomologie). 

* MARSEUL (S.-A. DE). Monographie des Otiorhynchides, d apres les tra- 

vaux du D r Seidlitz, 2 e partie. 1 vol. in-12 relic". 

* Ross. Canadian ferns and wild flowers. Broch. in-12. Toronto, 

1873. O 

Paris, 31 decembre 1873. 

PARIS. Typog. FfiLIX MALTESTE et O, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



N 19. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par III. E. DESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Avis important. 

Le banquet annuel comme moratif de la t ondation de ia Socie"te en 1832 
aura lieu le samedi 28 fevrier 187/i, au Palais-Royal (cafe Gorazza). 

La Socie"te, comptant sur le concours de tons ses membres, tant 
etrangers que provinciaux et residants, leur fait un instant appel afin 
qu un grand nombre d entre eux assistent a cette reunion fraternelle. 

M. L. Reiche (rue du Vingt-Neuf-Juillet, n" 10) a bien voulu, comme 
en 1873, se charger des demarches a faire pour Forganisation de ce 
banquet. 11 prie ceux de nos collegues qui comptent y assister, de lui 
adresser DES A PRESENT la somme de dix francs, prix de la souscription 
fixee pour chacun des membres. 



(187/i, 2 C annte.} 



2 

Seance du 14 Janvier 

Presidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 

29 membrcs presents* 

M. Power, de Thomberville, assiste a la stance. 

Apres 1 adoption.du proces-verbal de la precedence seance lu par le 
Secretaire, M. Charles Brisout de Barneville, President de 1873, avant de 
ceder le fauteuil au President de 1874, prononce les paroles suivantes : 

En quittant ce fauteuil, je liens a remercier la Societe de la bienveil- 
lance qu elle m a toujours temoignee ; elle a ainsi singulierement facilite 
ma tache, et je la prie d agreer 1 expression de ma vive gratitude. 

Avant de terminer, je ne puis m empecher de rappeler avec satisfaction 
que c est sous ma presidence que la Societe aura decide d une maniere 
definitive la publication du Bulletin de nos seances ; cette publication etait 
demande e depuis longtemps par tous les membres de la Societe, et sur- 
tout par nos collegues de province, et je crois que la science entomolo- 
gique n aura qu a y gagner. 

Je m aplaudis aussi d avoir vu la Societe resoudre d une maniere satis- 
faisante 1 importante question du prix fonde" par M. Dollfus ; pour la pre 
miere fois, cette annee ce prix sera de cerne. 

M. C.-E. Leprieur, avant de reprendre 1 ordre du jour de la stance, 
lit le discours qui suit : 

Messieurs etchers Collegues, le premier, je pourrais dire le seul senti 
ment que j 6prouve au moment de prendre place a ce fauteuil est celui du 
peu de .droits que j avais a recevoir de vos suffrages un honneur si grand, 
le plus grand presque que vous puissiez accorder, et je dois me feliciter 
aujourd hui de la sage prevoyance de notre reglement qui, en interdisanl 
la reelection des presidents, permet a tous 1 acces successif a cette haute 
position. 

Si, comme il me faut bien le reconnaltre, Tinsuffisance de mon bagage 



3 

scientifique ne me permettait pas d y aspirer, j ose me flatter du moins 
que vous avez voulu dans cette circonstance recompenser en ma personne 
autant mon amour pour notre chere science que mon anciennete" dans votre 
compagnie. 

Je craindrais cependanl de ne pouvoir etre a la hauteur des fonctions 
que vous m avez confiees, si je n etais persuade" d avance que votre bien- 
veillant concours ne me manquera pas et viendra rendre ma tache plus 
facile. 

A une epoque deja bien eloignee de nous, dans la stance du 21 de"ccmbre 
1836, M. de Castelnau, cornparant notre Societe entomologique naissante 
aUx associations de meme nature essayees sans succes en Angleterre, 
s ecriait : Quelle ne serait pas la joie de Latreille, si le Ciel lui cut 
permis de voir notre assemblee si nombreuse et pouvant deja presenter 
cinq tomes d Annaies qui la placent a la tete des entreprises de ce 
genre ! 

Si, apres un espace de cinq ans seulement, notre collegue caracte risait 
ainsi la Societe entomologique, combien doivent s enorgueillir davantage 
les rares survivants de cette epoque, en presence de ses 42 volumes 
d Annaies et du nombre presque double de ses membres. 

J aurais desir6 jeter un coup d ceil rapicle sur les divers travaux publics 
dans les derniers volumes de nos Annales, mais je craiadrais d abuser 
de volre indulgence, et je vous demanderai seulement la permission 
d examiner avec vous quelques questions plutot administratives que scien- 
tifiques. 

En decidant, le 12 mars dernier, que le Bulletin des seances serait 
dorenavant public a part et distribue bimensuellement aux membres de 
la Societe, vous avez pris Une mesure qui, je Tespere, aura pour resultat 
runiGcalion plus complete de la Societe" et probablement aussi 1 augmen- 
talion du nombre de ses membres. Notre Tre sorier pourra, je pense, nous 
dire plus tard si la depense amenee par la distribution des Bulletins 
n aura pas trouve" line compensation dans les recettes ; mais il est bien 
certain que lous ceux qui, comrne moi, out pendant de longues anne es 
et6 e loigne s de Paris par leurs fonctions, onl pu appre"cier alors, souvent 
a leurs depens, combien e"taient faibles les liens qui unissaient a la Societe 
les membres non residents. R6duits a connaltre les decisions prises en 
seance seulemenl lors de la distribution du trimestre des Annales, c est-a- 
dire trois ou qualre mois et souvent plus apres les fails accomplis, ils ne 



li 

pouvaient y porter qu un interei retrospectif bien faible et presque plato- 
nique. 

Aujourd hui, quelque eloigne qu on soit du centre de la Socie te, on 
assiste en quelque sorte a ses seances ; on peut meme y prendre une cer- 
taine part par des communications ou des rectifications arrivant en temps 
utile, et vous avez d6ja pu appre"cier plus d une fois que si vous n aviez 
pas eu la precaution de limiter 1 espace accorde a cliaque membre pour 
ses remarques, cette mte"ressante partie de nos Annales n eut pas larde a 
depasser celle destinee plus specialement aux travaux scientifiques de 
longue haleine. 

Notre reunion periodique dans im banquet conlraternel, a Tepoque de 
1 anniversaire de la fondation officielle de la Societe entomologique, est 
encore une de ces excellentes mesures, destinee qu elle est a resserrer les 
liens entre nos collegues, et je souhaite vivement que, plus heureuse que 
les excursions provinciales , cette f6te de lamille puisse prendre d annee 
en annee un de"veloppement plus considerable. 

II me reste maintenant a vous signaler une question que je pourrais 
presque qualifier de rappel au reglement. 

D apres 1 article 7, la Societ6 devrait compter dans son sein douze 
membres honoraires, dont deux tiers francais et un tiers etrangers, et ce 
nombre est en ce moment diminue" de moitie. Depuis 1866, oil Ton a fait 
quatre nominations, il n y en a plus eu une seule (car je ne puis compter 
comme re"elle celle de notre regrette collegue Aube", a son lit de mort), et 
pourtant il y a eu des extinctions. Je comprends bien que les annees qui 
viennent de s ecouler depuis la funeste guerre de 1870 n ont pas ete 
favorables au calme necessaire a la Societe pour examiner a loisir les 
litres des candidats a cette dignite. Nous vivions en quelque sorte sous 
Fempire d un reve, et les preoccupations de toute espece ne nous permet- 
taient pas de songer a de semblables details; mais il me semble que le 
moment est venu de rentrer dans la legalite" et de voir si, en presence 
de six vacances, il ne serait pas juste d accorder a quelques-uns de nos 
collegues cette flatteuse et enviee distinction. Je croirais vous faire injure 
et manquer a la reserve qui m est d ailleurs imposee ici, en vous citant 
un seul nom ; mais il suffit de feuilleter la liste des membres de notre 
Societe pour y trouver des individualites qui s imposent en quelque sorte 
a vos suffrages. 

J ose done esperer, Messieurs et chers Gollegues, que, dans le courant 





de cette annee, j aurai le bonhenr et le plaisir de vous voir prendre en 
serieuse consideration les remarques que je soumets aujourd hui a vos 
reflexions, et que la Societe", apres un Irop long intervalle, voudra bien 
remplir un certain nombre des vides qui existent parmi nos membres 
honoraires. 

Si malheureusement, mais je ne puis le supposer un seul instant, ma 
voix ne trouvait pas d e"cho dans vos coeurs, il serait plus simple el sur- 
tout plus digne, permettez-moi de vous le dire avec franchise, de provo- 
quer une revision de notre reglement et d en eflacer cet article 7, devenu 
depuis si longtemps une lettre morte. 

Mais il faut m arr6ter ici : d autres devoirs nous reclament d ailleurs, et 
je veux fmir en vous proposant de voter des remerciements a mon hono 
rable predecesseur, ainsi qu a MM. les membres du Bureau, pour le zele 
et le devouement qu ils ne cessent de montrer dans 1 interet de notre 
Society. 

Ce discours est accueilli par les applaudissemants de la Societe", qui en 
decide Timpression dans son Bulletin, et qui vote des remerciements a 
son ancien President ainsi qu a tons les autres membres du Bureau et des 
Commissions speciales pour Tanne e 1873. 

Rapport. M. Lucien Buquet, tresorier, presente un rapport de"taille, 
avec pieces a 1 appui, sur les recettes et les depenses de la Societe" pendant 
1 exercice 1873. Il expose que, malgre les depenses considerables occa- 
sionne es tant par la publication des Annales que par celle du Bulletin des 
seances et autres, relatives surtout a 1 achat d ouvrages pour la Bibliotheque, 
laSocie le a pu, non-seulement faire face aux depenses courantes del annee. 
derniere, mais encore que, sur une recette totale de 14,496 fr. 93 c., 
defalcation faite des defenses (13,188 fr. 87 c.), elle possede, au l er Jan 
vier 187/j, un encaisse de 1,308 fr. 06 c. 

Une Commission speciale, composee de MM. Berce, le docteur Grenier 
et L. Reiche, est chargee par le President, aux termes du reglement, de 
presenter a la prochaine seance un rapport sur les comptes que le Tre"so- 
rier vient de deposer sur le bureau. 

Decision. La Societe", a Tunanimite, decide que le banquet de 1874, 
destine a feter 1 anniversaire de sa fondation en 1832, aura lieu le somedl 



6 

28 ftvrter prachain. Comme Tannee derniere, M. L. Reiche est charge de 
rorganisation de ce banquet. 

Lectures. M. Desbrochers des Loges enyoie une notice ayant pour litre : 
Remarques sur les Anoxia emarginata, Lucasi et derelicta, et description 
de deux especes nouvelles de ce genre (A. luteo pilosa, de Philippeville, et 
hungarica, de Hongrie). 

M. V. Signoret depose sur le bureau la 13 e partie de son ouvrage 
sur les Coccides ; travail accompagne d une planche et tenninant I histoire 
des Le"canides. 

Dans ce m&noire Fauteur donne la description de six genres qui ne ren- 
ferment chacun qu une seule espece. Ce sont les genres : i Physakermes 
Targioni, pour le C. hcmicryphus Dalman ; 2 Ericerus Guerin, pour le 
Coccus Pela Westwood, qui produit la cire de Chine bonne a Teclairage ; 
3 Lecanopsis Targioni, pour une espece nouvelle, le L. rhyzephyla Tar 
gioni ; k Aclerda, pour une espece nouvelle vivant a la racine de certains 
gramens, 1 A. subterranea Signoret ; 5 Fairmairia, pour une espece nou 
velle, la F. bipartita Signoret, qui vit sur le chaume de YAgropyrum 
campestre et probablement aussi de la Fcstuca ovina ; et 6 Carteria (nom 
qui rend hommage a 1 auteur qui , jusqu a ce jour, a le mieux fait con- 
nailre 1 histoire naturelle de ce Coccide), pour l especeC. lacca, produi- 
sant la resine laque, si connue depuis longtemps dans les arts et dans 
rindustrie. 

M. V. Signoret, dans le memoire qui suivra, commencera la serie des 
Coccites, en s occupant d abord de ceux qui se rapprochent le plus des 
Lecanites, et qui meme jusqu a present avaient etc confondus avec eux. 
Ce sont particulierement les especes du genre Kermes, telles que les 
K. Bauhinii, vcrmilleo, quercus, gibbifcra, etc., qui sont de veritables 
Coccites. 

M. Jacques Bigot adresse un memoire intitule : Descriptions de nou 
velles especes exotiques de Dipteres des genres Formosm et Ruttlia ; tra 
vail accompagne de figures coloriees. 

Apres avoir donn des considerations generales sur le groupe auquel ces 
deux genres apparliennent , et avoir indiqu6 les especes anciennement 
connues qui y cntrent, M. Jacques Bigot decrit les especes nouvelles clont 
les noms suivent : Formosia variegata, d Australie; smaragdifera, de 



7 - 

Batchian, et villosula, de Van Diemen; nut-ilia argcntifcra, de Sydney ; 
fulviventris, de Van Diemen , et echmomoulcs, d Auslralie. 

Communications. M. Angel Gonzalo adresse, pour F album de la Societe", 
son portrait photographic, 

M. Ernest Olivier annonce, par I intermediaire de M. L. Reiche, que, 
dans les papiers laisses par son grand-pere, il a trouve beaucoup de tra- 
vaux entomologiques inedits et meme non acheve s, entre autres les figures 
et les descriptions d un grand nombre d Hymenopteres et de Ne"vropteres, 
destinees ft faire suite a VEntomologie ou Histoire naturclte des Inscctes, 
qu il se proposait de continues 

M. E. Olivier demande a la Socie"te" si elle ne croirait pas utile de 
publier dans les Annales les figures et les descriptions des especes qu on 
reconnaitrait inedites. 

La Sociel6 decide que M. E. Olivier sera prie d envoyer ces documents, 
qui seront soumis a la Commission de publication. 

M. le docteur Al. Laboulbene dit a la Societe que notre collegue 
M. Kiinckel lui a signale Tindication d une Cecidomyia observes par 
V. Audouin sur une espece de buis (An Introduction to the modern clas 
sification of Insects, etc., by J.-O. Westwood , t. II, p. 520, 1840). II. 
n y a, ajoute M. Laboulbene, que deux lignes; cependant, Audouin ayant 
6te un des grands entomologistes francais, il lui parait ne"cessaire de men- 
tionner le fait de ces Cccidomyies vues probablement au jardin des 
Plantes, la peut-6tre ou Geoffroy les avait observees et ou, mis a meme, 
avec 1 aide de MM. V. Signoret et J. Fallou, M. Laboulbene en a recueilli 
lui-meme. 

Le meme membre ajoute qu il a trouve" dans la marmelade de 1 orme 
une larve de Coleoptere qui n y avait pas encore ete observ6e : celle d une 
espece de Soronia, peut-etre la grisea, dont il se propose d e"tudier les 
metamorphoses. 

M. Aug, Puton adresse les observations suivantes : 

La note que j ai envoye*e a la stance du 10 de"cembre sur V habitat de 
quelques Cassides est suivie d une observation de M. Lnprienr qui me 
donne le droit de re"pondre. 



Je n ai pas & de"fendre des observateurs tels que MM. Ferris et de 
Norguel, que j ai cites ponr les Cassida filaginis, oblonga et hemisphderica, 
Bach et Redtenbacher a qui appartiennent les observations pour les Cas 
sida austriaca, thoracica, nobilis, nebulosa, obsoleta. 

Mes observations personnelles se bornent done a deux : j ai dit que la 
Cassida equestris vit sur le Galeopsis tetrahit, parce que je Fai mainte et 
mainte fois trouvee sur celte plante, non pas d une maniere accidentelle, 
mais d une maniere constante. Quant a la Cassida azurca, je trouve quand 
je veux 1 insecte parfait, la larve et les oeufs sur le Silene mflata. Est-ce 
suffisant pour etablir Fhabitat ? Nos collegues MM. Al. Laboulbene et 
V. Signoret doivent meme se rappeler que je les ai consul tes sur la nature 
des plaques d oaufs de cet insecte, plaques recouvertes d un enduit ge"la- 
tineux en forme de carapace qui simule une Gochenille. Cet insecte est 
tres-commun dans toute la chaine des Vosges ; il est aussi commtm dans 
le Jura, ou, lors de I excursion de la Societe, je 1 ai fait prendre a nos 
collegues qui ne connaissaient pas son habitat. 

M. Maurice Girard adresse la note suivante : 

Dans la prece"dente seance, a la suite d une note d apiculture que je 
faisais connaitre, notre confrere M. J. Kunckel a fait une juste observation, 
qui me laisse voir que ma communication n etait pas assez explicite. Je sais, 
comme tout le monde, que Finstinct des Abeilles les porte a remplir de 
cellules tous les vides, de forme quelconque, qui se trouvent dans le 
haul de la ruche. De la une foule de petites curiosites d apiculteurs, amu 
sement des expositions. Je connais parfaitement ce qu a fait en ce genre 
M. Fabbe Sagot, et j ai cite* son nom (Maurice Girard, les Insectes utiles 
et les Insectes miisibles h FExposition universelle, p. 26, Paris, 1867, 
librairie de la Maison rustique) lorsque je rappelais que cet apiculteur 
avait trouve moyen d exposer a la fois ses sentiments et ses beaux pro- 
dnits dans une inscription en gateaux de miel, qui serait bien plus origi- 
nale aujourd lmi qu en 1867. Cet apiculteur avait a cet effet dispose, dans 
les coins de sa ruche a grenier, contre les parois et non a Finterieur, des 
moules ou les dociles insectes remplirent de cellules et d un seul cote" les 
letlres creuses qu on leur offrait. C est la une fantaisie d amateur, sans 
application industrielle ; et, dans ce genre, la derniere Exposition des 
Insectes montrait un tour de force encore plus habile : une spirale com- 
plique"e en rayons de miel. 



9 

Le gateau que j ai pre sente dernierement a la Societe est, au contraire, 
le re"sultat d un precede" industriel, et 1 auteur en a fabrique cette anne e 
quatre cents exemplaires. La ruche tout entiere est transformed a cet 
eflet. Des cadres carres, dans lesquels sont inscrites des rondelles circu- 
laires, obligent les Abeilles a construire tous leurs rayons en cercles, et 
des deux cote s, sur un modele inusite et hors de leur instinct habituel, 
le bas de la ruche restant reserve au couvain. Ce n est plus une curiosite 
futile, mais une me"thode nouvelle destined a la vente commerciale. 

Le meme membre communique une note d une autre nature que la 
precedente : 

Les details de mceurs sont souvent negliges et a tort par les entomolo- 
gistes ; il me parait utile de signaler tous ceux qui viennent a ma con- 
naissance, quand ils sont nouveaux ou fort pen connus. 

M. de Milly eleve sur une tres-grande echelle, pres de Mont-de-Marsan, 
le Ver a soie de 1 ailante (Attacus cynthia Drury, vera Guer.-Me n.) et a 
du se preoccuper des ennemis de cette utile cspece. Outre les Guepes, 
fle"au connu depuis longtemps, il vient de signaler la Sauterelle a k SocietS 
d Acclimatation. Je me suis empresse" de Finterroger a cet egard, et j al 
vu, par sa description, qu il s agissait de la grande Sauterelle verte 
(Locusta viridissima Linne), surtout quand M. de Milly m a dit que Tin- 
secte etait la pre tendue Cigale des environs de Paris, figure e dans les edi 
tions anciennes des fables de La Fontaine. Get insecte de"vore les chenilles 
sur les feuilles des ailantes , ce qui n avait pas encore, je crois, 416 
observe. On sait deja que certains Orthopteres mangent a la fois des 
v^getaux et des insectes, et meme avec une predilection pour ces derniers, 
ainsi la Gourtiliere et le Grillon champetre. II me semble qu Audinet- 
Serville a emis une opinion trop absolue, quand il dit que les Locustaires 
ont un regime exclusivement vegetal (Histoire naturelle des Orthopleres, 
p. 375). La salive brune et acre des Locustes et des Decliques, surlout 
du Decticus verrucivorus, est un caractere de carnassier, partag6, je dois 
le dire, par certains Acridiens. La grande Sauterelle verte, quoique tres- 
commune, n a jamais ^te cite"e comme devastant les yegetaux ; elle se 
presente toujours en individus isoles, comme les insectes carnassiers ; 
jamais on ne la fait lever sous ses pas en grandes troupes, comme VOEdi- 
poda ccerulescens , le Calliptamus italicus , certains Stenobothrus des 
prairies. Enfin elle supporte un long jeune. 

M. Fischer, de Fribourg (Orthoptera europsea), rapporte que le Meconema 
varhtm passe, aux environs de Vienne, pour vivre d insectes sur les taillis 



.-lo 
de ehene, et qu on a e"lev6 cette espece, toujours assez rare et isolee, avec 
des galles de chene, productions qni renferment des larves. Enfm De Geer 
(M6"m. sur les Insectes, III, p. 23) dit qu ayant renferme" des Dectiques 
vcrrucivores ensemble, Tun d eux fut d6vore par les autres. II est vrai 
que sur des insectes captifs on ne peut rien conclure. Le fait que j ai cite 
concerne la Sauterelle a 1 etat libre. 

Je compte ve"rifier le regime de cet insecte, comme j ai ope"r6 autrefois 
pour le Grillon champetre, en mettant 1 animal en presence simultanee de 
vegtaux bien frais et de chenilles. 

Membre recu. M. fidouard Killias, docteur en me"decine, a Coire (Suisse) 
(Entomologie ge"ne"rale, principalement Coleopteres d Europe), pr^sente 
par M. le docteur Stierlin. Commissaires-rapporteurs : MM. L. Bedel et 
Ch. Javet. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE (0. 

Redige par M. Louis BEDEL, Arclriviste adjoint, 



OUVRAGES PfiRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES 

SAVANTES. 



Annual report of the board of regents of the Smitsonian Institution. 
1 vol. in-8 cartonne. Washington, 1873. 

D r KORNHUBER, p. 235, Alternate generation and parthenogenesis 
in the animal Kingdom. 



(1) Les ouvrages marques d un asterisque (*) sont ceux offerts soit par lesauteurs, 
soit par diverses personnes ou Societes savantes; ceux marques de deux aste- 
risques (**) ont etc acquis sur les fonds Pierret ; et ceux n en n ayant pas ont e"te 
echanges centre les Annales. Les publications qui ne renferment pas d entomologie 
sont accompagnes du signe () 



11 

Annual report of the chief signal-officer to the secretary of war, 
for 1872. 1 vol. in-8 cartonne, Washington, 1873. Q 

Bulletin de la SocieU imperiale dcs Naturalistcs de Moscou, annee 1873, 
n Q 2 (2 pi, noires). 

Alex. BECKER, p. 229, Reise nach Baku, Lencoran, Derbent, 
Madschalis, Kasum Kent, Atchy (liste des Coleopteres et Lepido- 
pteres, p. 255). V. MOTSCHULSKY, p. Zi66, Diapericles nouveaux 
(d Europe, d Asie, d Afrique, d Ame"rique et d Oceanie). 

Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences, t. I, n 2, 1873. 

GROTE, p. 95, A study of North American Noctuidae (2 pi. 
lithogr.). 

Comptes rendus des seances de la SocieU entomologique de Eelgique, 
n 94 (Janvier 1874). 

* Entomologist^ monthly Magazine, n 116 (Janvier 187/i). 

WOLLASTON, p. 169, On new Coleoptera from Japan (Clavicornes), 
suite. G. LEWIS, p. 172, Coleoptera common to Europe and 
Japan. WATERHOUSE, p. 175, Three new species of Scarabscidai 
from Australia and Japan (genres Temnoplectron. et Menthophilus). 
RYE, p. 176, Gathormiocerus maritimus, sp. n., from Great Bri 
tain. P. 185, The local Entomological Society in London. 
J. DOUGLAS, p, 187, Remarks on Hemiptera enumerated by Thom 
son (Opusc. Entom., fasc. /). J, SCOTT, p, 187, Revision of 
BythoscopidaB (suite). 

Notes. P. 178, Cetonia aurata in October. Lepidoptera at 
Forres. P. 179, Lepidoptera in North Wales, P. 180, Noto- 
donta bicolora. Additions to the captures of Lepidoptera in the 
isle of Sheppy. P. 181, On Sesia apiformis. Variety of Noctua 
glareosa. P. 182, Natural History of Mimaeseoptilus aridus. 
P. 183, Some entomological errors in Cryptogamic Botany. 
Rejoinder to the Notes on a British bug. Entomological So 
ciety of London. 

* Feuilte dcs Jeunes Naturalistes, k e annee, n 39 (Janvier 1874). 

LANCELEVEE, p. 25, Chasse aux Insectes des fourmilieres. 



12 - 

DE MARSEUL, p, 29, Tableau synoptique des Cassides de France. 
ROUAST, p. 33, Nemeophila plantaginis. ID., p. 33, Les 
Psyche". 

Memoirs of the Boston Society of Natural, History, t. II, part II, n* 2 
et 3, 1872-73. 

N* 3. S. SCUDDER, On the carboniferous Myriapods of Nova 
Scotia. 

Proceedings of the Boston Society of Natural History, t. XIV, 1860-71 
(p. 225-426) , t. XV, part MI, 1872-73. 

Tome XIV. EMERTON, p. 393, Observations on the Develop 
ment of Pholcus (une pi. noire). 

Tome XV. D r HAGEN, p. 243, On the Larvas of the Hemero- 
bina. 

The Transactions of the Academy of Science of Saint-Louis, t. Ill, 
n 1, 1873. 

RILEY, p. 55, A new genus of Tineidee, with Remarks on the 
Fertilization of Yucca. WALSH, p. 65, Descriptions of North 
American Hymenoptera, with notes by E. Cresson. RILEY, p. 178, 
Supplementary Notes on Pronuba yuccasella. 

United States geological survey of the Territories, by E. Hayden 
(Rapports annuels, 1867-63 et 1872). 2 vol. in-8 cartonne s. Wa 
shington, 1873 (pi. noires). -,.:ir:- 

Eapport pour 1872. G. HORN, p. 717. Coleoptera. C. THO 
MAS, p. 719, Notes on Orthoptera. H. HAGEN, p.. 727, Odonata 
from the Yellowstone. A. PACKARD, p. 731, Descriptions of new 
species of Mallophaga. ID., p. 735, Descriptions of new parasitic 
worms. ID., p. 739, Dipterous larva found in the gizzard of 
Picoides arcticus (fig. dans le texte). ID., p. 740, Arachnida 
(Ixodes bovis et Argas americana, sp. n., fig. dans le texte). 
ID., p. 742, Insects inhabiting Great Salt Lake and other saline 
or alkaline lakes in the West (Goleopteres, He"mipteres, Crustace"s). 



13 



OUVRAGES DIVERS. 



GANNETT. List of elevations in West of the Mississipi river. Broch. 
in-8. Washington, 1873. Q 

Meteorological observations. Broch. in-8. Washington, 1873. Q 

HAYDEN. Geological reports. 2 vol. in-8 cartonnes. Washington, 
1873. Q 

LEIDY. Extinct vertebrate Fauna of the Western Territories. 1 vol. 
in-A". Washington, 1873. Q (U. S. geological survey of Terri 
tories, by Hayden, t. I.) 

THOMAS (Cyrus). Acridida? of North America. 1 vol. in-A". Washington, 
1873. (U. S. geological survey of territories, by Hayden, 1. V.) 



Ordre du jour de la stance du 28 Janvier 1874 : 

Rapports : 1 de MM. L. Bedel et Simon sur M. timile Lecouflet, ban- 
quier, a Dieppe, presents par M. J. Grouvelle ; 2 de MM. fid. Lefevre 
et L. Reiche sur M. Louis Villard, a Lyon, pre"sente par M. Gilnicki ; 
3 de MM. Berce et J. Fallou sur M. Georges Viret, de Rouen, present 
par M. Gilnicki. 

Apres la lecture de ces rapports, il sera, s il y a lieu, proce"d6 a la 
nomination de ces trois candidats. 

Rapport de la Commission du Prix Dollfus, indiquant 1 entomolo- 
giste auquel elle propose de donner le Prix pour 1873. 

Paris 22 Janvier 1874. 



Avis divers. 

1 Nous croyons devoir rappeler un des articles du reglement relatif au 
Bulletin des seances : 

ART. 3. Ce Bulletin sera cnvoye gratuitement a tons les membres 
francais qui auront soldi le montant de leur cotisation de Canute courantc 
ou tout au moins celui de Canute precedcnle, etc, (Voir Bulletin n 1, 
pagel.) 

En consequence, ceux de nos confreres qui n ont pas encore adresse 
au Tresorier le montant de leur cotisation pour 1873 sont pries de le faire 
d ici a la fin de Tann^e, s ils de sirent recevoir, des leur publication, les 
Bulletins des stances de 1874. 

2 Indiquons egalement des extraits des articles l/i et 15 du Reglement 
general de la Societe : 

ART. lli. Tout membre s engage a payer une cotisation annuelle de 
2A francs. Les membres domicilies dans les departements ou a 1 etran- 
ger ajoutent a leur cotisation la somme de 2 francs pour 1 envoi franco 
des Annales. Chaque membre re"sidant peut payer sa cotisation par 
trimestre, mats d avance. Les membres non residants doivent faire par- 
venir leur cotisation directement et sans frais au Tresorier (M. L. Buquet, 
rue Saint-Placide, 52) dans le mois de Janvier de chaque anne"e. 

ART. 15. Tout societaire peut se libe"rer de sa cotisation annuelle 
au moyen du versement, une fois fait, de la somme de trois cents francs. 
Passe le l w trimestre, la cotisation de Tanned est due. 

Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du 4 e tri 
mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse 
ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en 
informer de suite les TresOriers OU le Secretaire, comme aussi de les 
avertir de tout changement apporte ulterieurement a leur adresse. 

Toutes les reclamations relatives a Tenvoi du Bulletin bi-mensuel, ainsi 
que les demandes pour 1 etranger (contre remboursement des frais de 
transport] , doivent fetre adressees au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, 
rue de Buffon, 27, qui est charge de Texpedition du Bulletin des seances. 



- 15 
EXTRAIT DD REGLEMENT 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Annee 1894. 43 e do sa foudation. 

Le montant de la cessation, pour les Membres de la Soci&e, est 
par an, de : 

24 fr. pour les Membres r^sidant a Paris; 

26 fr. pour les Membres habitant tant en France qu a 1 ^tranger. 

Les Membres residant a Paris paient leur cotisation d avance et par 
trimestre. 

Les Membres non residant a Paris doivent faire parvenir la leur au 
Tresorier de la Societ^, sans frais, immediatement apres Cannonce de 
leur nomination, et, pour les annees suivantes, dans le courant du mots 
de Janvier. 

Les Membres de la Societe ne recoivent leurs Annal.es que par la So 
ciete. Les numeros auxquels ils ont droit sont envoye"s francs de port, 
jusqua residence, aux Membres non residants (hors Paris et a Te"tranger), 
apres reception de leur cotisation de Tannee courante. 

La Societe correspond par 1 entremise de son Secretaire, de son Treso 
rier et de ses Archivistes-Bibliothecaires. Le premier a dans ses attribu 
tions la correspondance scientifique ; le second, celle qui concerne le 
recouvrement des cotisations et 1 envoi des numeros des Annales, et les 
derniers, ce qui regarde la Bibliotheque. Les lettres et paquets doivent 
etre adresses, francs de port, a M. E. DESMAREST, Secretaire, rue Linne", 3; 
a M. L. BUQUET, Tresorier, rue Saint-Placide, 52 ; et a M. J. FALLOU, 
Archiviste-Bibliothecaire, rue Hautefeuille, 30, a Paris. 

Pour tout ce qui a rapport a 1 expedition du Bulletin bi-mensuel, 
s adresser au Tresorier adjoint, M. Emile RAGONOT, rue de Buffon, 27. 

NOTA. Pour ne pas e"prouver de retard dans Tenvoi de leurs Annales, il 
est essentiel que MM. les Membres francais et Grangers adressent, dans 
le courant de Janvier de chaque annee, le montant de leur cotisation au 
Tresorier de la Societe, soit par un mandat sur la poste aux lettres, soit 
par la voie du commerce. 

Tout Membre doit la cotisation de Tannee dans laquelle il a e"t recu/ 
c/uelle qu en soit la date, et rec.oit, en consequence, les Annales. de ladite 
annee. 

Chaque auteur d un memoire insure dans les Annales (a Texception du 
Bulletin) a droit a un tirage a part de 20 exemplaires (texte et planches 
noires). Au dela de ce nombre il doit en faire la demande. Le prix des 
tirages a part supplementaires est de 5 cent, par feuille d impression (1), 
de 10 centimes par planche noire et de 30 centimes par planche coloriee. 
L f auteur doit informer le Secretaire ou le Tresorier de ses intentions a 
cet egard en meme temps qu ti cnvoie son travail, et solder les dits tirages 
aussitot apres 1 impression de son memoire. 

(i) Au prix de 5 cent, par feuille, ou partie de feuille, I imprimeur ne peut fournir 
que 75 exemplaires a part, y compris les 20 donnes par la Soci^t^, au maximum. 
Au dela de ce nombre, il sera traite de gre a gre avec les auteurs. 



16 



IIEIIBRES DU BUREAU 

President MM 



Vice-President 

Secretaire 

Secretaire adjoint. 



pour 1 annee 

C.-E. LEPRIEUR, rue Linne, 3, et a I hopital mili- 

taire de Vincennes. 
EUGENE SIMON, rue Cassette, 24. 
E. DESMAREST, rue Linne, 3. 
H. LUCAS, an Museum, rue Cuvier, 57, et rue 

Monsieur-le-Prince, 10. 

L. BUQUET, rue St-Placide, 52 (faub. St-Germain). 
EM. RAGONOT, rue de Buffon, 27. 
J. FALLOU, rue Hautefeuille, 30, 
Louis BEDEL, rue Garanciere, 5. 



Tresorier 

Tresorier adjoint 

Archiviste-Bibliothre . . . 
Archiviste adjoint . 

COlttltllSSIOM 

La Commission se compose du Secretaire, du Tresorier, de I Archiviste et de : 

MM. Louis BEDEL, rue Garanciere, 5. 

JULES GROUVELLE, rue des Ecoles, 26. 

Louis REICHE, rue du Vingt-Neuf-Juillet, 10. 

J. THEVENET, rue de Douai, 61. 



La Commmission se compose des Membres titulaires du Bureau et de : 

MM. BERCE, boulevard de Vaugirard, 132. 

CH. BRISOUT DE BARNEVILLE, a St-Germain-en-Laye, ruede Pontoise, 15. 

PAUL GERVAIS, rue Rollin, 11. 

MAURICE GIRARD, rue Thenard, 9. 

ALBERT LEVEILLE, rue Saint-Placide, 42. 

COMMISSION JOK I,A nfifll.IOTIIKOUE I 

La Commission se compose des Membres titulaires du Bureau et de : 

MM. PAUL GERVAIS, rue Rollin, 11. 

Louis REicHE,^rue du Vingt-Neuf-Juillet, 10. 

AUGUSTE SALLE, rue Guy-de-Labrosse, 13. 



SEANCES PENDANT L ANJ^EE 1874 

Quarante-troisieme de sa fondation 

8 

22 
12 

26 



14 


/ 28 




11 




25 




11 


LES 


25 


MERCREDIS 


8 




22 




13 




27 


> , 


10 


. 


24 



Janvier. 
Fevrier. 



Mars. 
Avril. 
Mai. 
Jinn. 



LES 

MERCREDIS 



Juillet. 
Aout. 



23 
14 
28 
11 
25 
9 
23 



Septembre. 
Octobre. 
Novembre. 
Decembre. 



LES SEANCES ONT LIEU A 7 HEURES l/^ TRES-PRECISES DU 

Maine du VP arrondissement, place Saint-Sulpice. 
BlBLIOTHEQUE DE LA SoCIETEl : FUG Hautefeuille, 30. 



SOIR, 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et Cie, rue des Deux-Portcs-St-Sauveur, 22. 



N 20. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOGIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccucilli par M. E. DESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 8 Janvier 

Prcsidence de M. C.-E. LEPRIEUR 
34 membrcs presents. 



MM. Lichtenstein, de Monlpellier, el Charles Oberthur, de Rennes, 
assistent a la seance. 

Avant la leclure du proces-verbal de la prec6denle stance, M. C.-E. 
Leprieur annonce la perte douloureuse que la Societe" vient de faire en la 
personne de M. Edouard Gurin-Meneville, raembre honoraire, de ce de a 
Paris dans la nuit du 25 au 26 Janvier 1874. M. le President dit que la 
ceremonie funebre a eu lieu le matin meme a l^glise Saint-Sulpice et au 
cimetiere de Montparnasse. 

Au milieu d un grand nombre de naturalisles el d agriculleurs, vingt- 
sept de nos membres out pu assister aux obseques de M. Guerin-Me ne- 
viile, et, sur la tombe, apres la lecture d un discours de M. Barral, par- 

(1874, 2 e annte.) 2 



18 

lant comme membre de la Society centrale d agriculture, M. Leprieur 
a prononce", au nom de la Socie te enlomologique de France, le discours 
suivant : 

Messieurs , quand, il y a quelques jours a peine, la Socie te entomolo- 
gique de France m appelait a 1 honneur de la presider, j e tais loin de sup- 
poser que j aurais si tot le triste devoir de prendre la parole en son nom, 
pour adresser un dernier et supreme adieu Tun de ses membres les plus 
instruits et les plus devours a la science. 

Cette mort inattendue, qui vient de frapper si brusquement une famille 
e"plore"e, enleve a notre Socie te bien plus qu un membre honoraire, car 
notre collegue e"tait un des rares survivants de ces savants modestes qui, 
sous Timpulsion et les auspices de 1 illustre Latreille, contribuerent a la 
fonder en 1832. 

Tout d abord notre ami, avant de s attacher plus specialement a Mude 
de I entomologie, s etait occupe" de zoologie ge"nerale, et c est son admi 
rable talent de dessinateur, aussi bien que la part qu il prit a la publica 
tion de Ticonographie du Regne animal de Cuvier, qui 1 amena plus tard 
a vouer sa vie a ces e"tudes de moeurs si difficiles, mais si attrayantes par 
re"tendue et Timportance des problemes a resoudre. 

Toutefois, son esprit eminemment pratique, que ne pouvaient satisfaire 
pleinement les recherches de pure theorie, s ingenia a trouver un but plus 
eleve ses investigations, je veux dire 1 utilite avant tout, et cette ten 
dance 1 amena ces etudes auxquelles il donna le nom tres-juste, selon 
moi, d entomologie appliquee. Aussi fut-il 1 apolre convaincu de toutes les 
recherches de ce genre, principalement de la sericiculture dans son 
acception la plus large, et il consacra cette partie de la science le meil- 
leur de son temps et de son intelligence. 

finumerer les travaux qu il entreprit dans cette voie m entrainerait beau- 
coup trop loin, et pourtant je ne saurais passer sous silence les diverses 
missions qui lui furent confiees par le Gouvernement dans le but d etudier 
sur place et dans les plus grands details les causes multiples des maladies 
de notre Ver a soie du murier et les moyens pratiques d y remedier. 

L introduction d autres especes sericigenes, telles que les Vers a soie du 
ricin, du ch^ne, de Tailante, trouverent en lui un promoteur ardent et 
passionne", et si le succes complet n a pas encore couroune ses efforts, on 
pent dire qu il a, pour sa part, contribue a faire avancer la question, et 



19 

que 1 acclimatation en France de ces pre"cieuses especes n est plus qu une 
affaire de temps et de patience. 

L un des membres fondateurs de la Societe entoraologique, dont il a 616 
president en 18/i6, il avail 6le nomui6 membre honoraire en 1866, et nos 
Annales offrent ft chaque page pour ainsi dire des preuves conlinuelles de 
son infatigable amour de 1 etude. 

11 e"tait ne avec le siecle, et 1 age n avait encore ni diminue ses forces, 
ni effleure son ardeur au travail. Tout nous faisait done supposer, avec 
quelque apparence de raison, que pendant longtemps encore nous le con- 
serverions parmi nous, et la nouvelle inopine e de sa mort a e"te pour tous 
ses collegues et amis un coup d autant plus sensible qu il 6tait plus 
imprevu. 

Tous ceux qui 1 ont connu, qui ont pu 1 apprecier, garderont de lui un 
fidele souvenir, et sa memoire ne saurait pe"rir, aussi longtemps qu exislera 
la Societe entomologique. 

G est en son nom, cher et regrette collegue, que je viens vous apporter 
aujourd hui 1 expression de notre douleur et vous dire ici, non pas adieu, 
mais au revoir ! 

A la suite de cette lecture, la Societe", a I unanimitiS des voix, vote 
Timpression dans le Bulletin du discours de M. Leprieur, et decide que 
M. Auguste Chevrolat sera charge de donner pour les Annales une notice 
sur la vie et les travaux entomologiques de Guerin-Meneville. 

M. le President fait ensuite savoir que notre confrere M. le proles- 
seur Paul Gervais vient d etre e"lu membre de 1 Academie des Sciences. 
II remplace, dans la section d Anatomie et de Zoologie, M. Coste, qui, 
lui-meme, avait succe"de a de Blainville. 

Rapports. M. Berce, rapporteur de la Commission composee, conjointe- 
ment avec lui, de MM. le docleur Grenier et Ueiche , chargee d examiner 
les comples du Tr^sorier pendant 1 annee 1873, donne lecture du rapport 
suivant, dont 1 impression in cxtenso est decid^e dans le Bulletin : 

Messieurs, ainsi que le rapport present^ 1 annee derniere par votre 
Commission vous le faisait pressentir, la situation financiere de la Societ^ 
s est encore amelioree d une maniere sensible pendant 1 annee qui vient 
de s ecouler, ainsi que vous allez pouvoir en juger par les chiflies sui- 
vants : 



- 20 

RECETTES. 

Encaisse au 31 de"cembre 1873 2,090 fr. 12 c. 

Cotisations arrie rees 1,044 

D de 1 annee 1873 7,776 

Sommes percues pour tirages a part 147 75 

D pour affranchissement d Annales. . . 413 50 
Arrerages de 16/i coupons d obligations du chemin de 

fer de 1 Ouest 1,145 56 

Donation pour le Prix Dollfus (trois trimestres) 225 

Vente de num^ros d Annales 1,653 

D du Catalogue de la bibliotheque 2 

Total des recettes 14,496 fr. 93 c. 

DEFENSES. 

Impression de quatre trimestres d Annales et tirages a 

part (53 feuilles 1/2) et couvertures 5,840 fr. c. 

Gravure, papier, tirage et coloriage de 14 planches. . 2,200 

Achat, reliure et port d ouvrages pour la bibliotheque. 795 

Affranchissement des Annales 485 27 

Achat de quatre obligations 30/0 des chemins de fer 

del Ouest 1,213 

Frais de bureau alloues au Tre"sorier et au Secretaire 

et appointements du gardien de la salle des seances. 1,784 40 

Affranchissement du Bulletin et des circulates 299 35 

Loyer et mobilier du logement de la bibliotheque. . . 571 85 

Total des depenses 13,188 fr. 87 c. 



RESUME. 

Recettes 14,496 fr. 93 c. 

Depenses, accompagne"es par 65 pieces a 1 appui. . . . 13,188 87 

Encaisse au 31 decembre 1873 1,308 fr. 06 c. 



II reste a recouvrer la sornme de 2,428 fr. sur les 
cotisations ante"rieures, sur une partie de laquelle nous 
devons pouvoir compler. 



- 21 

Vons voyez, Messieurs, que notre situation financiere est des plus satis- 
faisante, quoique Pencaisse au l er Janvier de cette annee soil inferieur 
a celui de Tannee derniere, ce qu il faut attribuer, tant a raugmentation 
de defenses occasionne e par la publication du Bulletin bi-mensuel, 
Pacha t d un assez grand nombre d ouvrages entomologiques et d unc 
armoire pour la bibliotheque , qu a 1 absence de la subvention ministe - 
rielle. 

Au sujet de la somme de 1,308 fr. disponible au l er Janvier, votre 
Commission emel le voeu que, cette an ne e, il ne soil pas fait d achat 
d obligations de chemin de fer, et que cette somme reste a la disposition 
de M. le Tre"sorier pour faciliter ses premiers pavements et lui permettre 
d atlendre de nouvelles rentre"es. 11 ne faut pas oublier que le Tresorier 
va avoir a payer, independamment du k e trimestre des Annales de 1873, 
le /i e cahier des Eucnemides et quelques aulres depenses accessoires, 
le tout devant s e lever a 3,500 fr. environ. 

Nous pensons aussi qu il serait peut-e~tre bon de proce"der a un nouvel 
inventaire des numeros des Annales en magasin, afin de pouvoir decider 
s il n y a pas quelques annees dont il serait urgent d interdire la vente 
a prix rgduit. 

Notre tache est terminee ; elle nous a ete" rendue tres-facilc par Tordre 
et la parfaite re"gularite des pieces qui nous ont 616" soumises. 

Nous avons done 1 honneur de vous proposer : 

1 D approuver les comptes de votre Tre"sorier pour t annee 1873 et de 
lui en donner de"charge; 

3 De voter des remerciements a M. L. Buquet, a MM. E. Desmarest et 
II. Lucas et a votre Archiviste-Bibliothecaire, M. J. Fallou, ainsi qu aux 
Tresorier et Archiviste adjoints, MM. Em. Ragonot et L. Bedel, pour Ie 
zele et 1 intelligence qu ils n ont cesse de deployer dans leurs delicales 
fonctions. 

Les conclusions de ce rapport sont adoptees a 1 unanimite des voix, et 
la Soci6t6 decide egalement qu un nouvel inventaire des Annales en magasin 
sera immediatement dresse. 

M. Maurice Girard, rapporteur de la Commission de la fondation 
Dollfus pour le prix a de"cerner en 1873 (commissaires : MM. Chevrolat, 



22 - 

P. Gervais (president), Girard, Lucas, Reiche et les membres litulaires du 
Bureau de 1873), adresse le rapport suivant. dont M. Reiche donne 
lecture : 

Votre Commission, Messieurs, appele"e pour la premiere fois a proposer 
un candidat pour le prix Dollfus, a cru devoir, avant tout, au moment ou 
commence 1 emploi de cette gene reuse fondation, se rapprocher le plus 
possible du pieux souvenir qui 1 a inspiree. C est un debutant dans Ten- 
lomologie que nous avons eu la douleur de perdre : ce sont les travaux 
les mieux appropries au de"but dans re"lude des Insectes que nous avons 
cru devoir encourager. Votre Commission a, du reste, reconnu que cette 
opinion ne saurait 6tre une entrave absolue pour Favenir, mais seulement 
un guide assez habituel, une certaine latitude devant exister a cet egard 
dans rint6rt de la science. 

Les travaux pre"sentes au concours pour 1873 etaient soumis a cetle 
condition d avoir etc" publics ou en entier ou en partie en 1873 , mais le 
point reglementaire etail toujours un travail special a cette anne e. Trois 
Candida Is se sont pre sente s, dont les ceuvres rentraient dans ces prescrip 
tions : MM. Berce, de Marseul, Albert Fauvel. 

Votre Commission a reconnu, a I unanimiU des membres presents, que 
le travail de M. Berce devait etre propose pour le prix de 1873, d apres 
les considerations suivantes : 

M. Berce est un veteran de Fentomologie, et son tiistoire des Lepi- 
dopteres de France est comme le couronnement d une vie consacree tout 
entiere a 1 etude de cet ordre d Insectes. 

La famille des Geome"trides, qui forme le volume public en 1873, est 
un travail tres-soigne", rempli de bonnes descriptions ou Ton peut recon- 
naitre parfaitement les especes, avec tous les details de metamorphoses, 
de mOBurs et d habitat de nature a inte resser ceux qui commencent les 
Etudes entomologiques. 

Ce volume a eHe precede de quatre autres, de maniere a completer une 
ceuvre importante et qui rendra de grands services. 

Nous devons ajouter que 1 ouvrage de M. Berce est accompagne d un 
grand nombre de planches coloriees, la plupart d une execution satisfai- 
sante. Les planches sont importantes dans les ouvrages d entomologie ou 
doivent s instruire les debutants. Us n ont pas, comme les entomologistes 
exerces, Thabitude des descriptions arides, ni la communication de 






23 

riches collections : les yeux aident puissamment le debutant a reconnaitre 
les especes. 

L ouvrage de M. Berce ne termine pas, il est vrai, 1 histoire des Lepi- 
dopteres de France ; mais la portion qui reste a traiter, les Microlepi- 
dopteres, n est pas celle que 1 on e"tudie au debut, de sorte que la Socie te 
recompensera en M. Berce, si elle adopte les conclusions de sa Commis 
sion, un travail d une grande etendue, comprenant les Papillons Rliopalo- 
ceres, et, parmi les He teroceres, les Sphingides, les Bombycides et leurs 
annexes, les Noctue lides et les Ge ome trides. 

M. A. Fauvel a publie en 1873 la seconde partie du deuxieme volume 
de sa Faune Gallo-Rhenane. Get ouvrage, qui demandera une longue vie 
humaine pour son achevement, est encore, on peut le dire, a peine com 
mence. A la suite d une bonne et interessante Introduction (premier 
volume), ou Ton doit surtout louer Mude sur la distribution geogra- 
phique des Insectes, 1 auteur a inaugure" 1 ordre des Coleopteres par la 
famille des Staphylinides, qui n est pas encore terminee et n offre que deux 
planches noires. Les descriptions sont Ires-precises, accompagne"es suffi- 
samment de ces details de moeurs et de ces considerations ge"ographiques 
qui donnent tant d inte re t a 1 entomologie. 

M. A. Fauvel est un commencant aupres de M. Berce ; il doit ce"der 
aujourd hui le pas aux anciens, surtout dans les conditions actuelles de 
son oeuvre. La Socie te le retrouvera plus tard, avec un travail plus etendu, 
et, par suite plus utile aux entomologistes, auxquels ne peut suffire 1 etude, 
m6me tres-bien faite, d une seule famille. 

Bien qu il n y ait pas a cet egard de prescription formelle, la Commis 
sion a regret le que M. A. Fauvel n ait pas cru devoir offrir la Socie te un 
exemplaire de Touvrage qu il soumettait son appreciation, en se presen- 
tant a un concours ouvert par elle. 

M. de Marseul a pubh 6 en 1873 un supplement a la Monographic des 
Otiorhynchides, qui ne forment re"ellement qu une sous-famille, d apres 
les travaux du docteur Seidlitz. 

Cet ouvrage n est pas pre"ce"de d une longue introduction entomologique, 
utile aux debutants, comme la Monographic des Staphylinides de M. A. 
Fauvel ; nous ne pouvons que re"peter ce que nous avons dit precedem- 
ment pour cet auteur. L etude d une seule famille offre difficilement le 
meme inte ret qu un travail general sur un ou plusieurs ordres, ou au 



moins une grande parlie (Tun ordre, et nc pourrait e"tre pre fe re e qu autant 
que cctte famille offrirait un inleret exceplionnel au point de vue des 
mows on des formes des Insectes qu elle renferme, comme le serait, par 
exemple, la de couverte d une famille exclusivernent cavernicole ou parasite 
des nids. En outre, dans 1 ouvrage de M. de Marseul se trouve un colla- 
borateur granger, ce qui sort des conditions de la fondation Dollfus. 

Votre Commission, Messieurs, vous propose done M. Berce comme seul 
Candida! au Prix Dollfus en 1873, en raison de sa Faune des Lepidopteres 
de France. 

Apres celte lecture, la Sociele", sur la proposition de son President, 
decide que les conclusions de la Commission du Prix Dollfus ne seront 
soumises au vole de la Societe que dans sa prochaine seance, alors que 
Ton aura pu prendre connaissance du rapport qui precede. 

Decision. Sur la demande du Tresorier, et coriforme ment a 1 arlicle UU 
du reglement, la Sodele decide la radiation de sept de nos confreres qui, 
rnalgre les nombreuses reclamations qui leur onl ele" adressees, n ont pas 
depuis plusieurs annees sohle le monlant de leur cotisation. Cetle decision 
leur sera communique et leurs noms ne seront indique s qu a la fin de 
la liste des membres pour 187/u 

Proposition administrative. M. Cli. Brisout de Barneville et plusieurs 
de nos confreres proposent a la Societe" de nommer celte annee des 
membres honoraires pour combler les vacances qui se sont produiles 
depuis plusieurs annees. 

La Societe, aux termes de Particle 8 de son reglement, renvoie cette 
demande a 1 examen de la Commission administrative, qui; dans la pro 
chaine stance, fera un rapport sur son opport unite. 

Lectures. M. d. Lefevre fait connaitre un travail ayant pour titre : 
Monographic du genre Colaspidema Castelnau, de la famille des Chryso- 
melines. 

M. Jacques Bigot adresse, par renlremise de M. L. Buquet, un 
deuxieme me"moire sur de nouvelles especes de Dipteres exoliques. 

I/auleur s occupe specialement du genre Diopsis ; et, apres avoir indi- 
qu6 les especes qui doivenl entrer dans ce groupe, il de"crit six types sp6- 



25 

cifiques nouveaux sous les noms de: D. dubia, de Natal ; fallax, Bdzcbut, 
villosa, toutes trois de Borneo ; argcniifera et cothurnata, de Celebes, 
cetle derniere espece paraissant devoir rentrer dans le genre Sphryra- 
cephala Say. 

Communications. La Societe" entomologique des Pays-Bas nous adresse, 
pour elre deposee aux archives, une medaille en bronze frappee en Tlion- 
neur de M. le docteur P.-G. Snellen von Vollenhoven, qui a ete son pre 
sident pendant plus de vingt ans. 

La Society charge son Archiviste de presenter tous ses remerciements a 
la Societe entomologique des Pays-Bas. 

M. Maurice Girard fait hommage h la Societe de la ft c edition de ses 
Metamorphoses des Insectes, ouvrage traduit en plusieurs langues etran- 
geres : 

Cette nouvelle edition offre des additions plus nombreuses que les pre"- 
cedentes : ainsi les metamorphoses des Hasmonia, Donacia et Clytra; celles 
des Mantispes, dont M. le docteur Giraud a dit un mot dans notre Bulletin ; 
la larve de la Megace"pliale de rEuplmte, d apres notre regrette" confrere 
Coquerel; les Cecidomyes du froment et leur parasite, avec la reproduction 
des excellentes figures de M. C. Bazin ; enfin les principaux faits decou- 
verts par M. Balbiani sur les larves des Puces et leur corne frontale, avec 
les dessins inedits que 1 auteur Fa autorise a faire figurer. 

Mon hommage a la Socie"te, dit en terminant M. Maurice Girard, esi 
un acte de la plus vulgaire justice, puisque les travaux de ses membres 
ont eu la plus grande part dans le succes accordc pnr le public a ce petit 
livre. 

M. Charles Oberthur dit que notre confrere M. Raflray Ini a fait un 
premier envoi d insectes recuillis aux environs de Zanzibar. 11 presenle a 
ce sujet des remarques int^ressantes sur les Le"pidopleres de la c6te orien- 
tale dc 1 Afrique, principalement sur leur distribution geographique, et 
promet une note pour le prochain Bulletin. 

M. Lichtenstein pre"sente la note qui suit : 

Je n ai que pen de choses a dire de nouveau sur le Phylloxera, que je 
continue a observer sans avoir pu encore combler les lacunes qui existent 
dans son histoire complete; mais il peut etre inle"ressant pour la Socie"te 



26 

de connaltre un des principaux re"sultats du voyage dc M. Planchon en 
Amerique. 

Ce savant a observe qu une des especes americaines du genre Vitis, le 
Vitis vuipina de Linne ou V. rotundi folia de Midland n est jamais attaquee 
par le Phylloxera et n est par consequent pas malade, ce qui est encore 
une preuve a 1 appui de la these que nous avons soutenue que Hnsecte est 
la seule cause du mal. 

Sur cette communication, nos viticulleurs ont tout naturellement de- 
mand6 en Amerique des plants du Vitis vuipina, qui s appelle en langue 
du pays le Scuppcrnong, noni indien de la riviere sur les bords de 
laquelle cetle vigne sauvage fut decouverte, et tous se mettent avec ardeur 
a remplacer nos cepages europeens, si exposes aux insectes, par les 
c6pages resistants du Nouveau-Monde. 

C est la question actuellement a 1 ordre du jour dans le Midi, et un 
riche proprietaire d Augusta, en Georgie, M. Le Hardy de Beaulieu, a eu 
tout dernierement un grand succes aupres de la Societe centrale d Agri 
culture de 1 Herault, en venant lire un rapport sur les excellents resultats 
de la culture du Scuppernong et en soumettant a son auditoire des 
vins produits par ces cepages. 

M. Lichtenstein entre dans quelques details circonstanci^s sur cette 
espece de vigne, sa culture et ses produits. 

Le meme membre demande si ses collegues ont recu quelques nou- 
veaux renseignements sur le mal cause dans le Roussillon par le Vesperus 
Xatarti. Une lettre publiee par le Moniteur vinicole indiquant cet insecte 
comme deposant sous terre des ceufs de differentes grosseurslui fait craindre 
qu il n y ait la quelque observation erronee , car il a toujours trouve ces 
03iifs tres-uniformes et arlistement disposes a cote Tun de 1 autre dans les 
tiges seches hors de terre. 

M. Guenee adresse la lettre suivante au Secretaire : 

Je lis dans le dernier numero de nos Annales deux memoires d un haut 
interet pour ceux qui s occupent des mceurs et des metamorphoses des 
L^pidopteres. 

Seulement, le premier de ces me"moires reste pour moi une veritable 
enigme : que son auteur ne m en veuille pas si je cherche a 1 eclaircir. 
Je vois bien que quelques-uns de nos collegues ont cherche a 1 expliquer 



27 

en supposant que la chenille decrite et dissequee n est pas celle de I in- 
secte figure sur la raeme planche. 

Je ne partage pas leur opinion. La chenille et le papillon me paraissent 
tres-concordants, tous deux appartiennent sans doute au genre Cnctho- 
campa ou a un genre bien voisin. Les caracteres assignes par M. Bar a 
son genre Palustra, les details si precis que nous donne noire savant 
collegue M. Al. Laboulbene, confirment pleineraent cette supposition. Une 
aulre preuve nous est fournie par la description que font les deux auteurs 
des coques de la Palustra, qui sont bien analogues a celles de nos Pro- 
cessionnaires. II ne faut point songer ft un rapprochement avec celle de 
YE. lanestris, qui a une consistance, une impermeabilite et, pour tout dire 
en un mot, une individuality si prononcee. 

L insecte parfait ne me parait pas avoir plus de rapports avec les Erio- 
gaster, dont les antennes, 1 abdomen, la nervulation, etc., different tant 
des Cnethocampa. La comparaison avec le Eombyx qucrcus est encore bien 
moins admissible, et, pour que M. liar y ait songe, il faut qu il n ait con 
sent ni dans sa collection ni dans ses souvenirs notre Bombyx europ^en. 

La P. Laboulbeni est done une Cnethocampa ou a peu pres. Or, les che 
nilles de nos Procession naires ne sauraient vivre sous 1 eau. Les larves 
destinees a ce genre de vie ont recu des organes tout differents de ceux 
des especes aeriennes et ne peuvent resler immergees que dans deux 
conditions : celle de decomposer 1 eau a 1 aide d un appareil special, ou 
celle de se munir d une provision d air atmospherique renfermee soil dans 
des sacs ou fourreaux, soit sous des cloches dont la nature leur a appris 
la construction. 

Or, la chenille dont on nous fait 1 histoire vit a nu, nous dit-on, sur une 
plante entierement submerges. Et en effet, ses coulenrs foncees nous 
de"montrent qu elle n est pas soustraite au contact de la lumiere, ses 
poils si fournis, qu elle n est pas destined a vivre dans un fourreau, ses 
pattcs membraneuses, longues et pourvues de crochets prehensiles, que 
son mode de locomotion est normal. La presence des stigmates n est pas 
une objection peremptoire, car beaucoup de larves aquatiques et les Para- 
ponyx elles-memes en sont egalement pourvues : elle s expliquerait d ail- 
leurs par 1 habitude qu on prete a la chenille de remonter de temps en 
temps a la surface de 1 eau. Toujours est-il que, quand elle est entouree 
de ce liquide, ces stigmates lui deviennent inutiles et qu elle se trouve 
meme dans ce cas obligee de les fermer. Il lui faut done alors un autre 
mode de respiration. Les bulles d air que M. Bar signale sur les parties 



28 - 

latcrales proviennent sans doule d une expiration, tandis que celles qu il 
a observers sur les parties velues demontrent a mon sens que 1 animal 
vient du dehors, d ou il a rapport^ entre ses poils de 1 air puis6 dans Tat- 
mosphere, comme cela arrive & tons les corps veins, mais il e"tait difficile 
de supposer que cet air puisse etre directement transmis anx sligmates. 

J ai presque lionte d insister si longtemps. Pourtant M. Bar, qui a 
observ6 ce curieux amphibie des 186/i et qui a e"te" a meme de Fe"tudier 
depuis a loisir, est tcllernent affirmatif, que je me trouve serieusement 
intrigue. Je n ose supposer qu il y a, au bord des canaux de navigation, 
des arbres d ou les chenillles ont pu 6 Ire secouees dans 1 eau par le vent, 
et pourtant ces coques surnageantcs viendraient encore aider a cette sup 
position. Mais au moins puis-je faire sur la construction de ces coques 
quelques questions que justifie le peu de precision de M. Bar a leur 
sujet : 

Ou sont-elles habituelleraent etablies? 

M. Bar les a-t-il vues filer sous 1 eau, puis remonter a la surface ? 

Si elles restent parfois completement et toujours submergees, ou emma- 
gasinent-t-elles la provision d air, si petite qu elle soil, necessaire a la 
respiration des chrysalides qui certainement sont pourvues de stigmates 
comrae les chenilles ? 

M. Bar a du elever celles-ci dans des bocaux-ou, comme on disait du 
temps de De Ge"er, dans des poudriers remplis d eau : a-t-il vu le papillon 
sortir de sa chrysalide et s elever a la surface du liquide ? Et s il en est 
ainsi, pourquoi ne nous fait-il pas jouir des details, bien curieux sans 
doute, de cette operation ? 

J aurais encore bien des pourquoi a ajoutcr, mais cette lettre doit avoir 
une fin. Je me borne done a proposer a la Societe qu il soil demande" a 
M. Bar un memoire supplementaire sur le cas si interessant qu il nous 
signale. Jusque-la je serai excuse, je Fespere, de conserver un reste d in- 
credulite, et la Societe" pensera comme moi qu im supplement d instruc- 
tion est necessaire avant que M. Bar soit autorise" a nous faire la reponse 
de Sosie : 

Cela cheque le sens commun, 
Mais cela ne laisse pas d etre. 

Membres recus. La Societe admet au nombre dc ses membres : 

1 M. Emile L^couflet, banquier, a Dieppe (Seine-Inferieure) (Goleo- 



29 

pteres d Europe), present^ par M. J. Grouvelle. Commissaires-rappor- 
teurs : MM. L. Bedel et E. Simon ; 

2 M. Louis Villard, a Lyon (Rhone) (Cole"opteres d Europe), pre"sente 
par M. Gilnicki. Gommissaires-rapporteurs : MM. Ed. Lefevre et L. 
Reiche ; 

3 M. Georges Viret, archivisle de la Socie"te des Amis des Sciences de 
Rouen (Seine-Inferieure) (Lepidopteres d Europe), presente par M. Gilnicki. 
Commissaires-rapporteurs : MM. E. fierce et J. Fallou. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par H. Louis BEDEL, ArcMviste adjoin!. 



OUTRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOGIETES 

SAV ANTES. 

Comptes rcndus hebdomadaircs des stances dc C Academic des Sciences, 
[. LXXV1I, n os 25 et 26 (decembre 1873) ; t. LXXVIII, n 1 et 3 
(Janvier 187 A). 

Tome LXXVlf. MARES, p. !Zi55, Re"sultats d expe"riences sur 
la maladie de la vigne dans 1 ilerault. CORNU, p. l/i78, Etudes 
des formes du Phylloxera. ID., p. 1534, Notes sur les Phyl 
loxeras hibernants. 

Sitzungsberichte der K. Academia der Wissenschaften in Wien, 
t. LXI, n 01 2-5; 1. LXII a LXVII, 1870-73. 

Tome LXI. MAYR, p. 370, Formicidae novogradenses (une 



30 

pi. noire). GRABER, p. 597, Die Aehnlichkeit im Baue der iiusse- 
ren Geschlechlsorgane (?) bei den Locustiden und Akridiern dar- 
gestellt auf Grund ihrer Enlwicklungsgeschichte (une pi. noire). 
VERSON, p. 013, Anatomic des Bombyx Yama-ma i (3 pi. noires). 

Tome LX1II. VON REUSS, p. 325, Phymatocarcinus speciosus, 
fossile Krabbe aus dem Leitliakalke des Wiener Beckens (une pi. 
noire). 

Tome LXIV. GRABER, p. 9, Ueber die Blutkorperchen [der 
Insekten (une pi. n.). PEYRITSCH, p. ZiZil, Ueber einige Pilze 
aus der Familie der Laboulbenien (2 pi. col.). 

Tome LXV. GRABER, p. 189, Bericht uber den propulsator- 
ischen Apparat der Insekten (une pi. n.). BRAUER, p. 279, 
Beitrage zur Kenntniss der Phyllopoden (une pi. n.). 

Tome LXV I. GRABER, p. 205, Ueber [die Gehor- und Stirn- 
morgane der Heuschrecken und Cikaden (fig. n.). 

Tome LXV II. GRABER, p. 61, Ueber die Haul einiger Stern- 
wurmer (Gephyrei) (3 pi. n.). ID., p. 201, Die Gewebe und 
Drusen des Anneliden-OEsophagus (2 pi. n.). 

Tijdschrift voor Entomologie (Socie"te entomologique ne"erlandaise), 
2 e serie, t. \ II, pi. 1-8; t. VIII, n os 1-6, pi. 1-10, 1872-73. 

SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. 1, De inlandsche Bladwespen. 
RITSEMA, p. 16, Aanvulsel tot het geschiedkundig overzigt van 
het geslacht Acentropus. DE GRAAF et SNELLEN, p. 26 et 231, 
Microlepidoptera nieuw voor de Fauna van Nederland. SNELLEN, 
p. 36, Op Catalog der Lepidopleren von Staudinger en Wocke. 
VAN HASSELT, p. 61, Waarneming der copulatie bij Micryphantes 
S. Erigone rupestris. SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. 67, Trois 
especes nouvelles du genre Rhyssa. SNELLEN, p. 71, Lepido- 
ptera van Het Prinsen-Eiland. SNELLEN VON VOLLENHOVEN, 
p. 75, De inlandsche Hemipteren. SNELLEN, p. 123, Over Cali- 
naga Buddha. Over de Lepidoptera van Neder-Guinea. HEY- 
LAERTS et SNELLEN, p. 126, Een lepidopterologisch uitstapje naar 
de Peel. WEYENBERGH, p. 131, Nederlandsche Diptera (Antlio- 
myia floralis). VAN HASSELT, p. 136, Over sexueel verschil in 



31 

grootte bij de Arthrozoen in t bijzonder bij het Arachnide n- 
Geslacht Nephila. - SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p, 147, Nieuwe 
naamlijst von nederlandsche Hymenoptera (description des especes 
nouvelles, p. 209). RITSEMA, p. 221, Description d un male pres- 
que inconnu du genre Xylocopa. ID., p. 224, Steganomus, n. g., 
javanus, n. sp. (Andrenide). SNELLEN VON VOLLENHOVEN, 
p. 229, Description d un Bombus nouveau de Sumatra. VAN 
HASSELT, p. 236, Araneae exotics. SNELLEN VON VOLLENHOVEN, 
p. 2Zi5, Trois Lepidopteres nouveaux des Indes-Orientales. J. 
RITZEMA, p. 2Zi9, Tot de Kennis van de Entomologische Fauna der 
Nordzee-Eilanden. 

(Les Bulletins des seances de la Socie te neerlandaise renferment 
un grand nombre de notes et catalogues entomologiques.) 



OlJVRAGES DIVERS. 

GIRARD (Maurice). Les metamorphoses des Insecte, U e Edition. Paris, 



MULSANT et REY. Brevipennes (Ateochariens). Brocli. in-8% pi. noires. 
Paris, 1873. 



Ordre du jour de la stance du 10 fevrier 1874 : 



Decision a prendre sur les conclusions du rapport de la Commission 
du Prix Dollfus indiquant le laureat pour 1873. 

Rapport de la Commission administrative sur une proposition de 
sept de nos collegues relative a la nomination de plusieurs membres hono- 
raires; et nomination, s il y a lieu, d une commission speciale qui indi- 
quera des candidats. 



32 - 

Rapports : 1 de MM. J. Kunckel et G.-A. Poujade sur M. Dela- 
planche, au chateau Delaplanche, par Luzy (Nievre), pre"sent6 par M. J. 
Fallou, au nom de M. Constant; 2 de MM. L. Bedel et Maurice des 
Gozis sur M. Louis Demaison, a Paris, presente" par M. J. de Gaulle ; 
et 3 de MM. E. Berce et H. Larligue sur M. Gustave Leroi, a Lille 
(Nord), present^ par M. Th. Goossens. 

Apres la lecture de ces rapports, il sera, s il y a lieu, precede successi- 
vement a la nomination de ces trois candidats. 



Avis important. 

Le banquet annuel commemoratif de la fondation de la Socie"t6 en 1832 
aura lien le samedi 28 f6vrier 1874, au Palais-Royal (cafe Corazza). 

La Societe, comptant sur le concours de tous ses membres, tant 
etrangers que provinciaux et residants, leur fait un instant appel afin 
qu un grand nombre d entre eux assistent a cette reunion fraternelle. 

M. L. Reiche (rue du Vingt-Neuf-Juillet, n 10) a bien voulu, comme 
en 1873, se charger des demarches a faire pour 1 organisation de ce 
banquet. Il prie ceux de nos collegues qni comptent y assister, de lui 
adresser DES A PRESENT la somme de dix francs, prix de la souscription 
fixee pour chacun des membres. 

Trente membres ont deja souscrit. 

Paris, 6 fevrier 1874. 



PARIS. - Typog. FELIX MAI/TESTE el O. rue des Detix-Porlcs-St-Saiiveur, 22. 



N" 21. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli pur M. E. BESIWAREST, Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



du DS Fevrier 1S74. 

:u<n\m \\} -Mibyuon .giJuzjp );io!> ; -y^, w& <-.ij ^o-mscn ; i in 
Pr6sidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 

3/i membres presents. 

MM. Pyot, de Gien, membre de la Socie"te; Champenois, de Boulogne- 
sur-Mer, et Roelofs, dc Bruxelles, assislent a la stance. 

Correspondancc. MM. Andre, de Gray; Gehiu ct Pulon, de Remiremont; 
Lclhierry, et de Norguet, de Lille, adressent unc deraande tendant a ce 
que la Societe nomrne deux membres lionoraires. Celle dcmande est 
erivoyee a la commission qui s occupera de ce sujet. 

Decision. La Socie te , conformement aux conclusions de sa commission 
de la fondation Dollfus, decide que le Prix pour Tann6e 1874 sera de"cerne 
in M. Berce, pour le 5 e volume (Gcomelrides) de sa Faune des Le"pidopteres 
de France. 

M. Bercc remercie vivement scs collegues de Thonneur quMls veulcnt 
bien lui fairc et s efforcera autant qu il le pourra de le indriter : il re"unit 
dus a present les mate riaux ne"cessaires pour former le G e volume de sa 
Faunc (Tineitcs, etc.). 

(187/1, 2 annte.) 3 



llapport et decision. M. L. Bedel, membre de la Commission adminis 
trative, lit un rapport de cette commission concluant a ce que Topportu- 
nite" de la nomination de membres honoraires soil declared. 

Les conclusions de ce rapport sent adoptees par la Socie le , qui, aux 
termes de 1 arlicle 8 du reglement, nomme, au scrutin secret et par bul 
letin de lisle* une commission composed de MM. Berce, Jules Grouvelle, 
Kunckel, Lefevre et Simon, qui, dans la prochaine stance, pre senlera un 
rapport relativement au nombre des membres honoraires a e"lire imme - 
diatement, et indiquera les noms de candidats. 

Lectures. M. le Secretaire depose sur le bureau un me"moire de M. Des- 
brochers des Loges intitule" : Monographic du genre Anisorhynchus. 
Ce travail, de"j& pre"sente" dans la s&mce du 10 decembre 1873, a ete" revu 
et modiHe" par Tauteur. 

M. L. Fairmaire envoie un me"moire porlant pour litre : Revision des 
He te romeres du Chili, comprenant sp^cialement le genre Heliophygus, 
qui se compose de douze especes dont quatre nouvelles (tt. sulcipennis, 
cribriccps, punctato-sulcatus el brevipennis] . 

M. le docteur A. Puton adresse une notice ayant pour litre : Notes 
pour servir a l 6tude des Hemipteres (2 e partie) ; travail accompagne de 
huit figures dessine"es d apres nature par Fieber. 

L auteur de"crit des especes nouvelles ou peu connues sous les noms de : 
Megalonotus nitidicoUis Puton, de Corse ; Lasiocoris wassicornis Lucas, 
d Oran ; Uonanthia (Platychila) trichonola Puton, d Avignon ; Orthocc- 
phcdus cor acinus Fieb., ined., de Saint-Tropez, et alutaceus Fieb., in^d., 
de Madrid; Attocotus (g. n.) rubidus Fieb., ine"d., de Metz; Hadrophyes 
(g. n.) sulphuretla Fieb., in6d., de Rognac; Psaltus punctutatus Fieb., 
in6d., de la Sainte-Baume ; Macrocoleus Paykulti Fall., var. nigripes 
Puton, de Grenoble; Macrocoleus gracilis Puton, de Balaruc-les-Bains, 
et tepidus Fieb., ined., de Balaruc; il donne ensuite des notes de syno- 
nymie et de geographic entomologiques. 

Communications. M. A. Grouvelle signale plusieurs especes nouvelles 
de CUCUJIPES Lac. : 

PASSANDRA ELONGATULA Chevr., indd. Elongata, nitida, totanigra; 
protkorace transverso, utrinque unistriato, basin versus angustato ; elylro 
singulo trisulcato, sulco laterali et suturali conjunctis, sulco media ultra 



35 - 

medium abbreviate ; stria yracillima inter sulcos donates et marginalts t 
Long, ill a 20 mill. 

Neuf exemplaires provenarit de Malacca. Collections Chevrolat, E. Dey- 
rolle, de Mniszech, Javet, Grouvelle. 

HECTARTHRUM LATUM. Elongatum, latum, subdepressum; nitidum, 
nigrum ; articulis ultimis antennarwn compressis, intus dilatatis ; pro- 
thorace transverse, utrinque unistriato, basin versus anguslato, margine 
posteriore in media incrassata; etytro singulo quadri-sulcato ; sulco late- 
rali et suturati conjunctis, 2-3 approximatis . Long. 15 a 20 mill. 

Quatre exemplaires provenant des Moluques. Collections Ghevrolat, 
E. Deyrolle, Grouvelle. 

Get insecte prfisente presque le fades d une Passandra ; ses antennes a 
articles courts et serres le rangent parmi les Hectarthrum. 

CATOGENUS LONGICORNIS. Elongatus, nitidus ; capite, prothorace pe- 
dibusque rufis ; capite convexo, punctato, hand canaliculate, sulcis duobus 
brevibus frontalibus insculptis ; antennis rufo-piccis, elongatis ; thora<e 
punctato, vix transverse, postice anguslato ; elyiris nigris ad apicem rufis, 
disco sexstriatis, striis exterioribus fere obliterates. Long. 15 mill. 

Trois exemplaires provenant du Mexique et du Texas. Collections E. 
Deyrolle et de Mniszech. 

GUCUJUS MNISZECHI. Elongatus, depressus, niger ; antennis pedibus- 
que satis elongalis ; elytris obscure cyaneis. Long. 20 mill. 

Un exemplaire provenant du Japon. Collection de Mniszech. 

Ce magnifique Cucujus se distingue imm^diatement de ses congdneres 
par sa taille plus grande, ses antennes et ses pattes plus allonge es, et 
principalement par la couleur d un bleu sombre de ses elytres. 

Le meme membre signale egalement quelques synonymies qui inle"- 
ressent sp6cialement la faune circa-me diterraneenne : 

Lxmophlceus rufipcs Luc. = L. ater Oliv. 

suberis Luc. = L. testaceus Fab. 

Dufouri Laboulb. = L. fractipcnnis Molsch. 

La description du L. fractipcnnis : C est une espece tres-remar- 
quable par la forme des.elytres chez le.male; ces dernieres se dilatent 



36 

assez brusquement vers 1 extre mite , qui esl tronque e, de sorte que les 
elytres paraissent casse"es, etc., ne pent laisser aucun doute surcelte 
derniere synonymie, qui a d ailleurs e^te" signaled par Motschulsky dans 
ses fitudes entomologiques, 1853, page 22. 

M. Aug. Chevrolat donne la diagnose d une nouvelle espece de Co- 
leoptere : 

ORCHESTES MONTANUS. 0. irrorato statura, rufus , capile supra 
parvo, oculis nigris, fere contiguis tuberculo angusto et oblongo sejunctis, 
rostra longo arcuata rufo in medlo pectoris protenso, antenms rufis ; pro- 
thoracc rufo, subtriangulari , lateribus medio rotundalis, postice elcvato, 
ante scutclliim profunde foveato ; scutcllo punctiformi albido ; elytris 
rufis, albido pilosulis, punctato-striatis, striis albo villosulis, maculis 
laleralibus tribus notulaque scutcUari denudatis rufis, corpore infra pedt- 
busque rufis; fctnoribus posticis crassis, ihermibus. Long. U mill., 
lat. 2 mill. 

Mons-Rosa. 

M. Lichtenstein adresse de Montpellier la note suivante : 

En septembre 1872, me trouvant en Snisse et manquant d e pinglos, 
j avais mis les insectes que je re"collais dans une boite entre deux couches 
de colon. Mallieureusement mes occupations me fircnt oublicr ces in 
sectes. II y a hurt jours, en les rencontrant an fond d une armoire, je 
trouvai tout devore" par les larvos du Ptinus fur, qui, moins dangercuses 
que celles des Anthrenes pour les insectes piques, parce qu elles ne 
pouvent pas grimper aux e"pingles, est aussi redoutablc pour les insectes 
non pique s, qu elles delruisent rapidement. 

Tout en regrettant mes insecles de Chamounix, j ^tudiais les coques el 
les larves des PLinus ; et , a Tonverture de quelques coques , je fus 
agre"ablement surpris de trouver, au lieu de la nymphe du Ptinus, cinq 
ou six pelits cocons blancs el d en extraire un petit insecte aptere ressem- 
blant un peu a une petite Fourmi d un fauve clair. L habitat m indiquait 
pourtant que je devais 6tre en presence d un Hyme noptere parasite voisin 
des Chalcidien , et, Taiguillon e"tant terminal, je pensais aux Mulilles. 

Apres avoir ouvert une vingtaine de coques, j eus le lionheur de trouver 
un male aile et de constater des ailes exemptes de nervures. Ne sachant 
oil classer mon insecte, je Taclressai a M. Dours, qui vient de me re"pondre 
que eel insecle esl un Proctotrupicn du groupe des Dryinoidx de Forster 



37 

et probablement du genre Gonntopus. La description du male serait nou- 
velle dans ce genre, car M. le docteur Giraud aurait appliqu6 a celte 
femelle un male du genre Betkylus avec des nervures aux ailes. 

Si M. Dours veut bien m aider de ses lumiercs, nous ferons pour la 
Society une note sur cet insecte, que je nommerai Gonatopus Ptinorwn. 



M. Maurice Girard pre"sente a laSoci^t^ deux sujets, male et femelle, 
d un Lepidoplere du groupe des Processionnaires, venant d Auslralie, 
mais malheureusement on mauvais 6tat : 

Ce sont des Bombyciens d un gris nniforme, a ton fauve chez le male, 
brunatre chcz la femelle, qui est plus grande, avec une tache blanche 
mate et arronclie an milieu de 1 aile superieure des deux sexes. 

II y a ggalement la clienille, les debris de chrysalide, les 03ufs entourcs 
d un tampon de poils roux de 1 extremile de 1 abdomen de la femelle, a la 
facon de ceux du Liparis dispar. 

Enfin, le plus curieux objet est un grand morceau de 1 enveloppe com 
mune du nid soyeux des chenilles, en feutrage lisse d un roux clair, assez 
serre pour qu on y puisse facilement 6crire. 

Ces objets ont ete" envoyes par M. Thozet, bolaniste inslruit, (Mabli a 
Rockhampton, colonie anglaise sur la cote N. E. de 1 Australie, dans la 
province de Queensland, a 1 embouchure de la riviere Fitzroy, a une asscz 
grande distance au nord de Brisbane. 

Cette Processiondaire vit sur les Eucalyptus corymbosa Smith, robusta 
Smith, syn. rostrata Cavendish et tercticornis Smith. 

La femelle seule de cetle espece existe dans la collection de M. le doc 
teur Boisduval, sous le nom de collection de Bombyx hystrix Boisd., du 
sous-genre Zastonia Boisd. Le nom specifique vient de ce que la chenille 
est tres-velue et a poils raides, ce qu on voit tres-bien sur la chenille 
sechee presentee a la Soci6t6. 

Cette espece est voisine du B. Radama, de Madagascar, dont le nid 
social est e"galement entoure" d une grande poche papyracce. 

D apres M. Boisduval, 1 espece existe dans les collections du British 
Museum et du Mus6e de Bruxelles. L insecle n est pas figurd dans les 
nombreux Lepidopteres australiens du Voyage de la Novara de"crils par 
M. Felder. 

II est probable que cetle Processionnaire des Eucalyptus est commune 
en Australie ; elle doit avoir 6 te" de"crile par les entomologistes anglais on 
australiens. 



38 

De petites chenilles sont sorties des oeufs a Paris m6me ; M. Poujade 
a cherche a les nourrir au Museum avec des feuilles ft 1 Eucalyptus, mais 
elles n ont pas mange et sont mortes. 

Membre readmis. M. J.-A. Levoilurier, a Elbeuf (Seine-Inferieure), qui a 
fait partie de la Societe de 1845 a 1853, et que des circonstances parti- 
culieres avail force de donner sa demission, est, sur sa demande et par 
decision de la Societe, .retabli sur la lisle de DOS membres a partir de 
1 annee 1874. 

Membres recus. La Societe admet au nombre de ses membres : 

1 Louis Demaison, de Reims, licencie en droit, a Paris (Coleopteres et 
Lepklopteres d Europe), presente par M. J. de Gaulle, Commissaires- 
rapporteurs : MM. Maurice des Gozis el L. Bedel. 

2 M. Maurice de Laplanche, au chateau de Laplanche, par Luzy (Nievre) 
(Coleopteres d Europe), presente par M. J. Fallou, au nom de M. Constant. 
Commissaires-rapporteurs : MM. J. Kunckel et G.-A. Poujade. 

Et 3 M. Gustave Le Roi, a Lille (Nord) (Lepidopteres d Europe), pre 
sente par M. Th. Goossens. Commissaires-rapporteurs : MM. E. Berce 
et H. Larligue. 



BULLETIN BIBL10GRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Comptes rendus des seances de la Societe entomologique de Bclgique, 
n 95 (fevrier 187Zi). 

DONCKIER-HUART, p. 5, Lepidopteres beiges. .GROTE, p. 6, 
Synonymies de Lepidopteres americains. ROUGET, p. 7, Note sur 



- 39 - 

la capture du Metcecus paradoxus. DE HAROLD, p. 7, Lettre sur 
la nomenclature entomologique. DE BORRE, p. 9, et DE SELYS- 
LONGCHAMPS, p. 13, Reponse a celte lettre. D r BREYER, p. 14, 
Sur les Coleopleres de"crits par Beck et le travail de M. Kraatz a ce 
sujet. -MELISE, p. 18, Garabiques rares deBelgique. DE BORRB, 
p. 18, Question au sujet d une Faune beige. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academie des Sciences, 
tome LXXVIIf, n 08 2 (en retard) et 4-5 (janvier-fevrier 1874), 

GUERIN-MENEVILLE, p. 138, Note sur le Phylloxera. MINGAUD, 
p. 138, M6me sujet. BAZILLE, p. 268, Experiences sur Peffica- 
cite de la submersion contre le Phylloxera. 

* Feuille des Jeunes Naturalises, t. Ill, n 40 (fevrier 1874). Une pi. 

l^ithogr. 

P. 37, Du cri chez les Insectes. P. 38, Le Sphex spirifex. 
DE MARSEUL, p. 40, Tableau des Cassides de France (suite)* 

Mtmoires de I Academic des sciences, agriculture, arts et belles-lettres 
d Aix, t. X, 1873. Q Seances publiques de 1872 et 1873. Q 

* Societe Linneenne du nord de la France, Bulletins n 08 17-19 (novem- 

bre 1873 a Janvier 1874). O 



OUVKAGES DIVERS. 

* D 1 N. JOLY el D r E. JOLY. fetudes sur le prelendu Crustac6 an sujel 

duquel Latreille a cre"e le genre Prosopistoma. Broch. in-8, une 

pi. noire. (Exlr. des Annales des Sciences nalurclles). 
>, 

* FAUVEL (Albert). Annuaires entomologiques pour 1873 et 1874. Deux 

broch. in-12. 

* ID. Faune Gallo-Rhe"nane, Coleopteres, t. I, 2 cartes et 2 pi. noires ; 

t. Ill (1" partie), 2 pi. noires. Caen, 1868-1873. 



- ZiO - 



Ordre du jour de la stance du 25 fevrier 187/1 : 

Rapport de la Commission speciale chargee par la Societe de lui pre*- 
senter un rapport sur le nombre des membres honoraires qu il lui semble 
utile de nommer immedialernent et sur 1 indicalion de candidals pour les 
places qui seront decides vacantes. 

Rapport de la Commission de publication sur les memoires dont elle 
propose de former le l er numero trimestriel des Annales de 187A. 

Rapports : 1 de MM. 1 abbe Courage et L. Reiche sur M. Tabb6 
Lizambard, de Paris, prescnte par M. de Marseul ; 2 de MM. Jules 
Grouvelle et le docteur Al. Laboulbene sur M. Henry Munier, mtfdecin- 
eleve au Val-de-Grace, presente par M. L. Bedel. 

La Societe aura a prendre des decisions sur ces divers rapports, 



Avis important. 

Le banquet annuel comme moratif de la fondation de la Societe" en 1832 
aura lieu le samedi 28 fevrier 187/t, au Palais-Royal (cafe Corazza). 

La Societe, comptant sur le concours de tons ses membres, lant 
Grangers que provinciaux et re"sidants, leur fait un instant appel afm 
qu un grand nombre d entre eux assistent a cette reunion fraternelle. 

M. L. Reiche (rue du Vingt-Neuf-Juiliet, n 10) a bien voulu, comme 
en 1873, se charger des demarches a faire pour 1 organisation de ce 
banquet. II prie, POUR LA DERNIERE FOIS, ceux de nos collegues qui 
comptent y assister, de lui adresser IMMEDIATEMENT la somme de dix 
francs, prix de la souscription fixee pour chacun des membres. 

Trente-cinq membres ont deja souscrit. 

Paris, 20 fcvricr 1874. 



PARIS. Typog. FEMX MALTESTE <;l C 1 *--, rue des Dcux-Porl(s-St-Saiivour, 22. 



N 22. 



BULLETIN DBS SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par 1U. E. DESHf AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Stance du 5 Fevrier 

Prudence de Mi C.-E. LEPRIEUR. 5 
43 membres presents. 

MM. A. Grouvelle et Le"couflet, de Dieppe, et Ren6 Oberthur, de Rennes, 
assistent a la stance. 

Rcupports. La 8001616" adopte les conclusions d un rapport de sa Com- 
missjjprt de publication reglant ainsi qu il suit la composition du l er nu- 
m^ro dfes Annales pour l anne"e 1874 : 

1 CHEVROLET. Revision des Gebrionites (l re partie), avec planche co- 
lori^e; 

2 CAPIOMONT et LEPRIEUR. Monographic des Larinus (l re partie); 
3 PYOT (Victor). Nouvelle espece de Thinobius, avec figure; 

fi LABOCLBENE. Nymphe de Coleoptere incluse dans la peau pupiforme 
de la la rve, avec planche ; 

5 SIGNORET (Victor). Coccides, 12 C partie : genres Physakermes, Eri- 
cerus, Lccanopsis, Aclerda, Fairmairia et Carteria, avec planche ; 
(1874, 2 e annee.) 4 



42 - 

6 BIGOT (Jacques). Revision du genre Dwpsis et descriptions de nou- 
velles especes de ce groupe ; 

7 BEDEL (Louis). Monographic des Brachyceridcs (commencement de 
ce travail), avec planche ; 

8 DESMAREST (E.) et BEDEL (L.). Bulletin des stances et Bulletin bi- 
bliographique du 1" trimestre 187Zu 

M. E. Simon, rapporteur de la Commission charge e d e"tudier les 
questions relatives a la nomination de membres honoraires, donne lecture 
du rapport qui suit : 

Dans la stance du 11 fe*vrier 1874, la Socie te a enlendu lecture d un 
rapport de sa Commission administrative concluant a 1 opportunite" de 
combler les vides nombrenx qui se sont produits parmi ses membres ho 
noraires. Apres avoir approuve" les conclusions de ce rapport, la Socie te , 
conforme ment a 1 article 8 de son reglement, a e"lu une commission de 
cinq membres pour lui presenter une liste de candidals, apres avoir exa 
mine leurs litres divers a la distinction de membre honoraire, la plus 
haute que la Socie te puisse de cerner. 

Cette Commission, compose e de MM. Berce (president), J. Grouvelle, 
Kunckel, Lefevre, et Simon (rapporteur), s est re"unie une premiere fois, 
le vendredi 13 fe"vrier, pour d61ibe"rer sur les graves questions qui lui 
6 taient soumises ; une seconde reunion a eu lieu le vendredi suivant, 
20 fevrier. 

Aux termes de Particle 7 du reglement, le n ombre des membres hono 
raires peut etre au maximum de 12, dont les deux tiers francais ; or, la 
Socie te a laisse descendre ce nombre a 5, dont 3 membres franc.ais et 
2 Grangers, sans pourvoir a aucun remplacement depuis 1866. 

Le nombre des membres a elire a done tout d abord donne" lieu a une 
discussion dans laquelle plusieurs systemes ont e te successivement exa- 
mine s ; des precedents ont 616 rappeles : en 1866, quatre membres hono 
raires ont 6 te e"lus en presence de sept vacances ; mais les deux seules 
raisons qui, a cette epoque, ont sans doute de termine la 8001616" a laisser 
trois sieges vacants, ont paru aujourd hui sans valeur ; en effet, les can- 
didats ayant des litres e gaux sont en nombre suffisant, et la prospe"rite 
toujours croissante de la 8001616", attested par les derniers rapports de son 
honorable Tre sorier, ne fait de doute pour personne. Aussi les membres 
de la Commission sont unanimes pour vous proposer de proce"der de suite 



43 

et en une seule fois aux sept nominations, dont cinq francaises et deux 
etrangeres. 

La Commission, abordant ensuite le point capital de son mandat, c est- 
a-dire le choix des candidats, s est arretee, apres mures deliberations, 
a la liste suivante, que nous vous presentons par ordre alphalxHique : 

Pour les membres francais : 

MM. Chevrolat, D* Giraud, Guenec, Perns, Reiche. 
Pour les membres Grangers : 

MM. Charles Darwin et Schiodte. 

Les cinq candidats francais ont e"te choisis avec une remarquable una- 
nimit6 ; il est inutile d insister sur leur merite : I &endue et la perfection 
de leurs oauvres scientifiques, aussi bien que leur devouement aux inttS- 
rets de la Societe ont etc apprecies par chacun de nous. 

Pour les membres Strangers, la question e"tait plus difficile et plus 
complexe, a cause du grand nombre de noms celebres qui se sont pre"senles 
au cours de la discussion. 

Nous devons dire ici que plusieurs de nos confreres de province nous 
ont 6crit en faveur de M. G. Thomson, dont nous connaissons les nom- 
breux travaux; mais nous nous sommes rappeie que la Societ6 tient a ce 
que ses membres honoraires etrangers appartiennent autant que possible 
& des nationaliles difTerentes; or, M. G. Thomson est non-seulement 
le compatriote de M. Zetterstedt, mais encore son collegue a TUniversite 
de Lund. 

Le nom de M. Leconte, de Philadelphie, a aussi 6t6 fortement appuye ; 
mais sans contester la valeur de ce candidat, la Commission a juge qu il 
etait trop jeune pour recevoir une faveur qui, jusqu ici, a etc reserv^e 
aux veterans de la science. 

Les litres incontestables de tous les candidats qui ont el6 choisis, res- 
time et la sympathie dont jouissent ceux que nous avons le bonheur de 
poss6der parmi nous, nous font esperer que la Soci^te voudra bien donner 
son assentiment h la liste que la Commission a composee apres un scru- 
puleux et impartial examen. 



- 44 - 

Apres cette lecture, la Socie"te" discute les diverses propositions pre- 
sente"es par sa Commission ; elle decide ensuite qu il y a lieu d elire imme> 
diatement sept membres honoraires (cinq francais et deux etrangers), et 
precede, par bulletin de liste et a la majorite absolue, a Election aux 
sept places de membres honoraires qu elle vient de declarer vacantes. 

Sont nomme s membres honoraires comme ayant obtenu le plus grand 
nombre de voix : 

MM. Auguste CHEVROLAT, a Paris ; 

Charles DARWIN, a Down Beckenham (Kent) ; 
le docteur Joseph-Jules GIRAUD, a Paris ; 
Achille GUENEE, a Chateaudun ; 
Edouard PERRIS, a Mont-de-Marsan ; 
Louis REICHE, a Paris ; 
SCHIODTE, a Copenhague. 

Decision. La Soci^te decide l e"change de ses Annales eontre les publi 
cations de la Soci6te espagnole d Histoire naturelle de Madrid. 

Communications. M. Kunckel annonce que notre collegue M. le docteur 
Balbiani vient d etre nomme professeur d embryogenie au College de 
France. 

MM. Killias et de Laplanche adressent leur portrait photographic 
pour les albums de la Societe. 

M. le docteur Al. Laboulbene, a 1 occasion d une observation de 
M. A. Grouvelle, publiee dans le dernier Bulletin, page 35, sur le L&mo- 
phlceus Dufouri, qui serait le meme que le L. fractipennis Motsch., dit 
qu il s en rapporte a ce qu il ajoutait il y a vingt-six ans a sa description 
(Annales de 1848, p. 295). 

Les descriptions de M. Molschulsky sont d un laconisme desesp^rant, 
de veritables logogriphes, et si M. Motschulsky a reconnu son espece dans 
la description et surtout dans la figure donne"e, ce n est pas une raison 
valable pour qu il ait 1 anteriorite avec une diagnose impossible a ap- 
pre"cier. 



M. A. Grouvelle communique les diagnoses suivanles de nouvelles 
especes de Coleopteres, faisant suite a la note inse re e dans le precedent 
Bulletin (n 21, p. 34) : 

L^EMOPHLOEUS JUNIPERI. Elongatus, planus, fusco-ferrugineus, fulvo- 
pubescens ; capite thoracequc ad latera crebre rugose.que punctatis ; frontc 
convcxiuscula ; prothorace subconvexo, latitudine vix longiore, basin ver 
sus leviter angustato, utrinque unistriato, angulis anlerioribus obtusis, 
Lateribus arcuatis, ad anguios posticos fortiter sinuato-emarginatis, bast 
media etevata ; scutello transverse, postice obtusissimc angulato ; clytris 
circa scutellum plerumque infuscatis, parallels, basi truncatis, apicc 
rotundatis, scxstriatis, striis alternis obsoletioribus, intervaUis alternis 
costa gracillima inslructis. Mandibula maris cxtus hand dcntata. Long. 
2 1/2 a 3 mill. 

France, Autriche, Espagne. Fontainebleau, sous l e"corce des gene"- 
vriers atlaques par les Hylesinus Aubei et juniperi. Printemps et au- 
tomne. 

Marseille, sous l e"corce des cypres (Abeille de Perrin). 

AIRAPHILUS SYRIACUS. Elongatus, fusco-nigcr, dense, flavo-pubcscens, 
antenms pedibusque fuscis, illis thorace capitequc brcvioribus, articulo 
secundo primo angustiore et breviore, tertio latitudine longiore, 4-8 trans- 
versis, apice ferruginea ; thorace latitudine Longiore, dorso deprcsso, late- 
ribus crenulatis ; eiytris depressis, seriatim evidentius rugose punctatis, 
pilis fulvo-cinereis depressis , angulis humeralibus haud dcntatis. 
Long. 3 mill. 

Trois exemplaires trouv^s en Syrie par M. Ch. de la Brulerie. 

AIRAPHILUS CORSICUS. Elongatus, fusco-subniger ; antennis pedi 
busque rufo-piceisj illis elongatis articulo secundo primo breviore et an 
gustiore, clava paulo latiore, obscura ; thorace convexo, latitudine vix 
longiore, basin versus angustato ; lateribus regulariter arcuatis^ leviter 
crenulatis ; eiytris subconvexis, ovato-clongatis, seriatim evidentius ru- 
goso-punctatis, angulis humeralibus haud dentatis. Long. 1 3/U mill. 

Deux exemplaires trouves en Corse par M. Koziorowicz. 



M. le docteur G. Kraatz demande, par 1 entremise de M. L. Buquet, 
i insertion au Bulletin des seances de la note qui suit : 

M. E. Olivier (Bulletin N 17, p. Zi) dit que le Clytus Auboueri, qui a 
etc" reconnu pour tre identique au Clytus Sterni Kraatz, est le meme que 
celui que Gory a de"crit et figure sous le noin de cinereus. Dans mon opi 
nion il est impossible que le Clytus Sterni soit identique au cinereus, 
attendu qu il ne possede pas la tache sur la base des e"lytres, qui se voit 
si bien dans la figure donnee par Gory, que la bande transversale vers le 
milieu s elargit plus vers la suture et moins sur les cotes, enfm que ses 
antennes ne sont pas de couleur rougeatre. 

J ajoute qu on sera toujours plus dispose" & comparer le C. Sterni au 
massiLiensis qifau plebejus, comme Fa fait Gory. J ai deja dit a la fin de 
ma description que le Sterni a beaucoup de ressemblance avec un Clytus 
des iles Philippines ; selon M. Chevrolat, Y Auboueri aurait 616 trouve ega- 
ment aux Etats-Unis, ou il aurait probablement 616 importe" d Europe. 
On pourrait aussi bien supposer le contraire, par ce motif que F Auboueri 
parait etre tres-rare en Europe. 

M. P. Pellet 6crit de Perpignan (Pyrene"es-0rientales), a propos d un 
article sur le Vesperus Xatarti, ins6re dans le journal le Moniteur vinicole, 
et dont il a 6t6 question dans le Bulletin de 1874, n 20, p. 26 : 

Je me suis promis de n aborder la question scientifique concernant le 
Vesperus Xatarti qu apres des observations se"rieuses et sur des experiences 
que j aurai plusieurs fois re"petees. Cependant je crois devoir faire remar- 
quer des h present que ce ne sont pas les ceufs, mais bien les larves du 
Vesperus qui ont 6t6 trouve"es sous terre, et de dif[6rentes grosseurs. 

Quant au mal cause dans le Roussillon par la larve du Vesperus, il est 
tres-serieux et fort heureusement localise; mais, localisee aussi depuis 
1837, la Pyrale s est tellement r^pandue depuis trois ans dans notre 
departement, qu elle tend a passer a F6tat de fleau. 

M. Alph. Houry, a Mer (Loir-et-Gher) annonce qu il se charge de 
faire ex6cuter, sous ses yeux, par un artiste habile, cent portraits photo 
graphies (format timbre-poste), pour 6changer entre entomologistes, pour 
le prix de 10 fr. 50 c., franco. Joindre a la demande un bon portrait 
carte ordinaire ; inscrire ses noms et adresse au dos, afm d eviter toute 
confusion. Ce portrait sera renvoye". 



- 47 _ 

Membres rccus. La Societe", a la majorile des suffrages, admet au nom- 
bre de ses membres : 

1 M. rabbe" Lizambard, a Paris (Coleopteres et Le"pidopteres d Europe), 
pre"sent6 par M. de Marseul. Commissaires-rapporteurs : MM. rabbe 
Courage et L. Reiche. 

2 M. le docteur Henry Munier, aide-major au Val-de-Grace (Entomo- 
logie generale, principalemenl Anatomie des Insectes et Coleopleres d Eu 
rope), present^ par M. L. Bedel. Commissaires-rapporteurs : MM. Jules 
Grouvelle et le docteur Al. Laboulbene. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. 



OUVRAGES P6RIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

, ; SAVANTES. 

Annales de la SocUU cntomologique de Belgique, t. XVI, 1873. 

DE SELYS-LONGCHAMPS, p. 1, Revision des Psocides de Rambur. 

PUTZEYS, p. 10, 2 e Supplement a la revision des Clivinides. 
ID., p. 19, Monographic des Calathides. DESBROCHERS DES 
LOGES, p. 97, Descriptions de quelques Tychiides nouveaux. 
MAG LACHLAN, p. 127, Notes sur les Myme le onides de Rambur. 
ID., p. 142, Echthromyrmex orientals, n. sp. S. SCUDDER, 
p. l/i5, Note sur la chenille d OEneis aello (1 pi. noire). MAC 
LACHLAN, p. 1A9, Supplement aux notes sur les Phryganides de 
Rambur. ROELOFS, p. 15/t, Curculionides du Japon (2 pi. n.). 

Comptes rendus. 



us 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de C Academic des Sciences, 
t. LXXVIII, n 08 6 et 7 (fevrier 1874). 

DE LA VERGNE, p. 406, Moyen de preserver les vignes menaces 
par le Phylloxera. BOUSCHET, p. 513, Moyen de transformer 
promptement par les vignes ame ricaines les vignobles menaces par 
le Phylloxera. 

* Entomologist s monthly Magazine, n 117 (fe vrier 1874). 

SCOTT, p. 193, British Homoptera (suite). Miss El. ORMEROD, 
p. 196, On the development of Volucella bombylans. WOLLAS- 
" TON, p. 200, New Coleoptera from Japan (Holoparamecus). 
WATERHOUSE, p. 203, Tsonychus maculatus (n. sp., fam. Melolon- 
thidce) from Granada. BUTLER, p. 204, Stibomorpha decorata 
(n. g. et sp. Satyridarum) from Santiago. HEWITSON, p. 205, 
Four new African Butterflies. MARSHALL, p. 207, New genus 
and species of European Oxyura. 

Notes. P. 209, Hylurgus and Tomicus near Manchester. 
P. 210, Acanthaclicis americana. P. 211, Gixius and Issus of 
England. Apanteles placidus. Nematus new to Britain. 
P. 212 et 213, Notodonta bicolora in Ireland. P. 213, Larva of 
Ephestia elutella. P. 214, Larva of Rhodopliasa marmorea. 



OUVRAGES DIVERS. 



* ERSCHOFF. L6pidopteres du Turkestan. Broch. in-4, avec 6 planches 

colorizes. 1874. 

* GOBERT (D r fimile). Catalogue raisonne des CoMopteres des Landes, 

l re partie. Broch. in-8. Toulouse, 1873. (Extr. du Bulletin de 
la Societe d Histoire naturelle de Toulouse.) 

Paris, 6 mars 1874. 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



NO 25. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOGIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par M. E. ii<: Kill A ElK. * ! , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 11 Ulars 1974. v 

Prudence de M. C.-E. LEPR1EUR. 
31 membres presents. 

MM. L. Reiche, membre honoraire ; Bourgeois, de Rouen ; Lichtens- 
tein, de Montpellier; Charles et Rene Obertliiir, de Rennes; Piochard de 
la Brulerie, de Saint-Florentin ; Ch. Plot, de Saint-Germain-en-Laye; 
I abbe Lizambart et le docteur Munier, de Paris, nouvellement admis, 
assistent a la stance. 

Apres 1 adoption du proces-verbal de la seance du 25 fevrier 1874, 
M. le Secretaire donne quelques details relatifs au banquet destine" a 
c61brer 1 anniversaire de la fondation de la Socie"te ; banquet qui a eti 
lieu le samedi 28 fevrier, au Palais-Royal, chez Blot, successeur de Douix 
(cafe" Corazza), sous la pr6sidence de M. C.-E. Leprieur. 

Quarante-trois entomologistes avaient souscrit pour ce banquet; ce 
sont : 

MM. Aug. Alexandre ; Ernest Allard ; Berce ; Just Bigot ; le 
docteur Boisduval, membre honoraire; le baron A. Bonnaire; Ch. 
Brisout de Barneville, de Saint-Germain-en-Laye; L. Buquet; Aug. 
(1874, 2 e annee.) 5 



50 

Chevrolat, membre honoraire; L. Debray, graveur de la Socie"te" ; 

Eugene Desmaresl ; le docteur Dours, d Amiens ; Jules Fallou ; 

Felissis-Rollin ; Charles Gandolphe; Theodore Goossens ; le 
docteur Grenier, de Bagneres-de-Bigorre ; Antoine Grouvelle, de 
Dieppe ; Jules Grouvelle ; Charles Javet ; Henry Larligue ; 
fidouard Lefevre; C.-E. Leprieur, de Vincennes; Le Roy, de Lille; 

Albert Le"veille ; - le docteur Marmottan ; le docteur Charles Mar 
tin ; Nadar fils ; Charles Oberthur, de Rennes ; Ernest Olivier, 
de Moulins; Henry d Orbigny; Ernest Papin, imprimeur de la So- 
cie"t6; G.-A. Poujade; Gustave Power, de Saint-Ouen-de-Thouber- 
ville, pres La Bouille; le general Pradier, de Versailles; fimile 
Ragonot ; Louis Reiche, membre honoraire ; Felix Gaignart de 
Saulcy, membre de 1 Institut ; Maurice Sedillot ; Eugene Simon ; 
Gabriel Tappes ; Jules Thevenet ; le general de Valdan, de 1 Isle- 
Adam. 

Plusieurs de nos collegues de Paris et des debasements ont e"crit a 
M. L. Reiche, qui a bien voulu se charger de 1 organisation du banquet, 
pour s excuser de ce qu il leur est impossible de faire partie cetle anne"e 
de notre reunion, et ils expriment Tespoir qu ils seront plus heureux 
en 1875. 

Au dessert, le president annuel M. C.-E. Leprieur se leve et prononce 
les paroles suivantes : 

Chers collegues, pour la seconde ibis, la Socie"te se re" unit pour ce"16- 
brer dans ce banquet conf rater nel ie quarante-troisieme anniversaire de 
sa fondalion. Esperons que celte fete de famille, une fois entree dans nos 
habitudes, ne subira pas d eclipses, et que, contrairement a ce qui est 
arrive pour les excursions provinciates, si brillamment inaugure"es, elle 
prendra d anne"e en annee un plus grand developpement. 

Permellez-moi de remercier ici tout particulierement nos collegues 
d avoir bien voulu prendre en consideration les remarques que je leur 
adressais sur les vacances nombreuses de membres honoraires, en com- 
blanl, dans la derniere seance, les vides devja si anciens. 

Je bois a la Societe" entomologique de France ! A nos nouveaux mem 
bres honoraires ! 

Ces paroles sont couvertes d applaudissements, et les toasts proposes 
par le President sont accueillis unanimement. 



51 

M. Auguste Chevrolat demande la permissiou de lire la note suivante : 

Je demande a porter un toast a la memoire d Alexandra Lefebvre, le 
veritable fondateur de noire Societe" entomologique de France. 

A son retour de Sicile, ou il avait ete" nomme membre correspondant 
de 1 Academic de Catane, il y puisa les e le ments constitutifs de notre 
Societe ; il eut a ce sujet des reunions d intimes, avec Percheron, le do- 
teur Cocteau et moi. Ayant ensuite consulte" les entomologistes parisiens 
de cette e poque et ayant recu leur approbation, apres plusieurs reunions 
preparatories tennes les 31 Janvier, 7 et l/i fevrier, la premiere seance de 
notre Societe" eut lieu le 29 l e"vrier 1832 (ann6e bissextile) et elle fut pre"- 
sidee par Latreille, qui fit un remarquable discours d ouverture. 

Avaient 16 nommes membres honoraires : 
Membres francais : 

Brongniart, Guvier, Desmarest, pere de notre honorable Secretaire, 
Ducrotay de Blainville, G. Dume ril, Geoffroy-Saint-Hilaire, Latreille et 
Savigny, tous professeurs et membres de 1 Institut. 

Membres etrangers : 
Gyllenliall, de Humbolt, Klug et Kirby. 

Sous de tels auspices, notre Soctett ne pouvait que prosp6rer, et vous 
pouvez appre cier les progrels qu elle a fails depuis. Puisse au jour cen- 
tenaire nos successeurs se rappeler ce souvenir ! 

Le toast de M. Auguste Chevrolat : A la me moire du fondateur de la 
Societe , a Alexandra Lefebvre, notre ancien membre honoraire, est 
acclame. 

D autres toasts sont successivement porte s : 

Par M. Lucien Buquet : Aux membres honoraires presents ou absents 
anciens ou nouveaux I 

Par M. Fe"lix Gaignart de Saulcy : Au president de 1874, a M. G.-E. 

Leprieur ! 

Par M. Louis Reiche : Au laure"at de 1873 du Prix Dollfus, a M. E. 
Berce ! 

Par M. Eugene Desmarest : A M. Jean Dollfus, comme t^moignago de 
reconnaissance ! 



52 - 

Par M. le docteur Boisduval : A la prospe"rite de la Societe ! Aux ento- 
mologistes presents au banquet ! 

La cordiality la plus complete n a cesse de re"gner pendant tout le ban 
quet, et Ton s est separe" en se promeltanl de f6ler chaque annee de la 
meme maniere 1 anniversaire de la fondation de la Societe. 

Correspondence. M. le Secretaire donne lecture des lettres suivantes 
qui ont etc adressees a la Societe par les sept membres honoraires elus 
dans la derniere seance. 

1 Lettre de M. Auguste Chevrolat. 

Paris, le A mars 1874. 
Mes chers Confreres, 

Je suis tres-vivement touche" de 1 insigne honneur que vous venez de 
me faire en me nommant membre honoraire. Je dois celte faveur plutot a 
mon tilre de Tun des fondateurs de la, Societe et a ma longue carriere 
enlomologique, qu a mes travaux, dont je crois cependant devoir joindre 
la liste a cette lettre. 

Depuis plus de cinquante ans je m occupe d histoire naturelle. fileve de 
Latreille et de Dejcan, guide et protege par ces deux illustres savants, 
j ai pu, a mon retour de voyages scientifiques en Angleterre, en ficosse, 
dans le Nord de I Allemagne, en Danemark, en Hollande et en Espagne, 
ouvrir une correspond ance suivie avec presque tous les entomologistes 
contemporains. 

Arrive & 1 age ou la vue s affaiblit, j ai la consolation de penser que 
qualre grandes families de ma collection de Goieopleres : les Longicornes 
(y compris les 1,800 especes de Dejean) et les Phytophages exotiques, 
s eievant chacune a 5,000 especes, qui appartiennent aujourd hui au 
British Museum ; les Dytisciens et les Gyriniens, acquis dernierement par 
le Musee d histoire nalurelle de Bruxelles, rendront des services a la 
science, car ces collections contiennent un grand nombre d especes typi- 
ques ou nouvelles. 

C est avec beauconp de satisfaction que j ai vu que plusieurs de nos 
collegues de Paris vont se mettre a 1 etude des Coieopteres exotiques de 
diverses families ; tels sont MM. Lefevre, Tappes et A. Grouvelle. Cela est 
d un bon exemple; car des travanx d ensemble, comrne celui de M. de 



53 

Marseul sur les Histerides, ont une importance trop grande pour quc j aie 
a insister sur leur utilite. 

Veuillez agreer, mes cliers confreres, 1 assurance 
de la parfaite consideration 

de votre vieux serviteur, 

A. CHEVROLAT. 



2 Traduction de La lettre de M. Charles Darwin (1). 

Down Beckenham, Kent, !\ mars 187&. 
Monsieur le Secretaire, 

Permetlez-moi de vous remercier de la lettre tres-obligeante que vous 
m avez adressee le 27 fevrier, et dans laquelle vous m annoncez que la 
Societe entomologique de France m a fait 1 honneur de me nommer mem- 
bre honoraire. Vous voudrez bien exprimer de ma part a la Societe mes 
remerciements les plus sinceres. 

(1) Nous croyons devoir reproduire la lettre meme de M. Cb. Darwin : 

Sir, 

I beg leave to thank you for your very obliging letter of the 27 th ult., 
in which you announce* to me that the Entomological Society of France 
has conferred on me the distinguished honour of electing me one of their 
Honorary Members. 

I hope that you will express to the Society on my part, my most sin 
cere acknowledgments. 

This honour is particularly gratifying to me, as during former years 
i collected insects with much ardour both in England et South America. 

Although not a special student of entomology, i have always felt the 
keenest interest in the subject ; believing that it is admirably filled for 
throwing light on many general problems in Biology. 

I have the pleasure, according to your request, of enclosing my photo 
graph; and i have directed messengers Williams and Norgate to send the 
French translations of my Origin of Species and Descent of Man to the 
Society, thinking that these would be the most acceptable. 

J have the honour to remain with high respect, 
Sir, your obliged and obedient servant, 

Charles DARWIN. 



Cet honneur m est d autant plus sensible qu il me rappelle que pendant 
les premieres annees de ma carriere scientifique j ai collection^ des in- 
sectes avec ardeur, aussi bien en Angleterre que dans 1 Amerique du Sud. 
Quoique je ne me livre pas specialement a Tetude de TEntomologie, j ai 
toujours e prouve pour cette branche de la Zoologie le plus grand interet, 
car je suis persuade que son etude est destinee a jeter la lumiere sur un 
nombre considerable de problemes biologiques. 

J ai le plaisir, suivant la demande que vous m en avez faite, de vous 
envoyer ma photographie. Je vous expedie egalement la traduction fran- 
faise de mes ouvrages sur 1 Origine de Tespece, et Sur la descendance 
de riiomme et la Selection nalurelle, pensant que ce sont les deux pu 
blications les plus dignes de vous etre ofTerles. 

Je suis, avec respect, 
votre oblige et obeissant serviteur, 

C. DARWIN. 

5 Lctlre de M. le docteur J. Giraud. 

Paris, le 28 fevrier 187/u 
Monsieur et cher Secretaire, 

J ai 1 honneur de vous accuser reception de votre lettre du 26 fevrier, 
qui m annonce que la Societe, dans sa seance du 25, m a admis an 
nombre de ses membres honoraires, et de vous remercier des termes 
obligeanls et flatteurs dont Vous accompagnez votre communication. 

Je suis profondement reconnaissant de 1 insigne marque d estime que la 
Societe entomologique de France me donne par ses suffrages. Je sens 
d autant mieux le prix d une si haute distinction, que mes trop modestes 
travaux ne m autorisaient pas d y pretendre. J aime a voir dans cette bien- 
veillance a mon egard un encouragement aux jeunes entomologistes pour 
I etucle d un ordre d Insectes trop peu cultiv6 jusqu a present, et qui 
pourlant, plus accessible a 1 observation que beaucoup d autres, reserve a 
ses adeptes d ineflables jouissances et un puissant interet scientifique. 

Veuillez, je vous prie, 6tre mon interprele aupres de M. le President et 
de tous mes collegues et exprimez-leur ma plus profonde reconnaissance. 

Votre tout devoue collegue, 
D r J. GIRAUD. 



55 

k* Lettre de M. Ac/iille Guenec. 

Chateaudun, 3 mars 187/u 
Mon cher Secretaire, 

Je recois avec un vif sentiment de reconnaissance 1 annonce de mon 
election a la dignite de membre honoraire de la Societe" entomologique 
de France, et je viens vous prier de transmettre tous mes remerciemenls 
a nos collegues qui m ont fait cet honneur. Je ne me dissimule pas que le 
de vouement a notre science bien-aime"e, dont j ai fait profession toule 
ma vie, est mon principal titre a cette distinction. G est un chevron atta 
che a la manche d un vete ran de la phalange entomologique. 

Laissez-moi croire pourtant que, de la part de nos confreres dont je 
suis personnellement connu, un sentiment d affection y est entre* pour 
quelque chose. Assurez la Societe que j y suis bien sensible, et que je 
regarderai plus que jamais comme un devoir de mettre la petite part 
d experience que le temps m a faite au service de tous et de chacun. 

J ai a peine besoin d ajouter que, sous une forme ou sous une autre, ce 
qui me reste d avenir appartient a notre chere Entomologie. 

Agreez, je vous prie, 1 assurance de mon affectueuse consideration. 

A. GUENEE. 

5 Lettre de M. fidouard Penis. 

Mont-de-Marsan, 2 mars 187/u 
Monsieur et cher Gollegue, 

J ai recu avec une agreable surprise et lu avec une veritable emotion 
la lettre aussi aimable que flateuse par laquelle vous m annoncez ma 
nomination comme membre honoraire. 

En operant celte metamorphose, en me faisant ainsi passer, si je puis 
le dire, de 1 elat de larve a celui de nymphe, la Societe entomologique de 
France a voulu, sans nul doute, temoigner ses sympathies pour les etudes 
biologiques auxquelles je me suis phis specialement vou6 ; mais en m6me 
temps elle m avertit qu il y a des nymphes a vie active qui travaillent 
sans relache a devenir insecte parfait. Toutes les nymphes, il est vrai, 



- 56 

n accomplissent pas la derniere metamorphose, mais, si j ai vie et sante, 
la Societ^ aura plus d une preuve de refficacite de son avertissement et 
de la perseverance de mes efforts. 

Ce sera e videmment la meilleure maniere de lui exprimer la reconnais 
sance que j e"prouve, de justifier les honorables suffrages de mes collegues, 
et, j ajoute, de rendre hommage a la memoire du maitre et de 1 ami qui 
manquera longtemps encore a la science et toujours a mon cceur : de 
Leon Dufour. 

Veuillez, Monsieur et cher Collegue, tre 1 interme diaire des remercie- 
ments que j adresse a tous ceux qui ont concouru a ma nomination ou 
qui la ralifieront ; soyez aussi 1 interprete de mes sentiments particuliers 
pour noire President annuel, M. Leprieur, et croyez vous-meme a mon 
affectueux devouement. 

fid. PERRIS. 



6 Lettre de M. Louis Reiche. 

Paris, le 11 mars 1874. 
Monsieur le President, 

Dans sa derniere seance, le 25 fevrier 1874, la Socie"te entomologique 
de France a bien voulu me conferer le litre de membre honoraire. Pre"- 
sent cette reunion, une emotion bien naturelle m a empechg de remer- 
cier en termes convenables tous mes chers confreres, et j ai du remettre a 
la seance d aujourd hui 1 expression de ma vive reconnaissance. 

En comparant mon faible bagage scienlifique aux travaux imporlants de 
mes illustres pr6decesseurs, je comprends que je ne dois la haute marque 
de bienveillance dont la Society m a honore qu a mon litre de membre 
fondateur, a mon age, et peut-etre aussi a mon assiduite" et a 1 empresse- 
ment avec lequel j ai saisi toules les occasions de lui e"tre utile. 

C est en pers6v6ranl dans cette voie que j espere justifier Thonneur 
exceplionnel dont je viens d etre 1 objet. 

Veuillez, Monsieur le President, agre"er et faire agreer a mes chers 
confreres 1 assurance de ma haute consideration et de mon entier de~- 
vouement. 

L. REICHE. 



57 

7 Lettre de M. Georges-Chretien Schiodte. 

Copenhague, A mars 187/u 
Monsieur le Secretaire, 

Forme, comme je le suis, a 1 etude des grands maitres de 1 Ecole fran- 
caise, j ai du etre doublement sensible de I honneur dont la Societe" ento- 
mologique de France a bien voulu me juger digne, en associant mon nom 
a tant de noms si justement celebres et si profondement graves dans mon 
cffiur. 

Veuillez etre, aupres de la Society, Pinterprete de mes remerciements 
sinceres, et agre ez vous-mSme ceux que je vous adresse pour les expres 
sions trop obligeantes de la lettre par laquelle vous m avez fait connaitre 
la distinction que la Societe m a decernee. 

Permetlez-moi de joindre a cette lettre, en vous priant de les remeltre 
a ia stance du 11 mars : 1 une pholographie que vous me demandez ; 
et 2 une Note sur les organes de slridulation chez les larves de Goldo- 
pteres Lamellicornes, travail que la Societe inse rera dans ses Annales si 
elle Ten juge digne. 

Recevez, Monsieur et honore" Collegue , 
1 assurance du plus profond respect de votre tres- humble serviteur. 

G.-C. SCHIODTE. 

De 1 Academie des Sciences de Danemark, professeur de Zoologie 
et Directeur du Musee zoologique de runiversile de Copen 
hague. 

Rapport. M. L. Reiche, president de la Commission de la bibliotheque, 
indique les ouvrages acquis a la vente des bibliotheqnes de MM. Cosle et 
Verreaux pour la bibliolheque de la Societe". Celte liste sera donnee 
dans le prochain Bulletin bibliographique. 

Communications. M. Aug. Salle annonce la mort de M. Jose -Apollinario 
Nie"to, de Cordova (Mexique), qui faisait partie de la Sociele depuis I860. 
Notre confrere promet une note necrologique sur M. Nieto. 

M. Levoiturier, en remerciant la Societe" de ce qu elle a bien voulu 
le re"tablir sur la liste de ses membres, adresse son portrait photographic. 

M. le Tre"sorier, a ce sujet, dit que trois albums, contenant en tout 



58 

272 portraits, sont aujourd hui remplis, et qu un quatrieme album, oflert 
par deux membres de la Society, va etre commence. II prie ceux de nos 
collegues qui n ont pas encore envoye leur photographic, de le faire le 
plus promptement possible, afm de completer autant que possible cette 
interessanle collection. 

M. L. Bedel donne la description d un Curculionide nouveau, appar- 
tenant a la faune francaise : 

OTIORHYNCHUS SIMONI. Oblongo-ovatus, sat convcxus , subnitidus, 
picco-niger , tenuissime, sequaliter , sat dense pubescens, polline fugace 
murino pulvcratus; rostro longitudinalitcr carinato , carina valida ad os 
indistincte bifurcala; antennis crassiusculis , scapo recto, arliculis 1-2 
funiculi elongatis, subasquis, 3-7 breviter obconicis, submoniliformibus ; 
prothorace latitudinc haud longiore, dorso parum convexo, lateribus sub- 
rotundatis, medio plus minus dense punctulato, ad later a subgranulato ; 
elytris obovatis, ad humeros obliquis, dein atlenuatis, ad apicem, saltern 
in mare, subsingulatim terminatis, alulaceis, a basi punctato-substriatis ; 
pedibus validis, fusco ferrugineis, femoribus muticis. Long. 10-12 mill. 

d*. Oblongior, pedibus valde incrassatis, brevissimis, femoribus valde 
inflatis, tibiis omnibus profunde ante apicem intus incisis, incisione pilis 
fulvis dense instructa; segmentis abdominalibus 1-2 coalescentibus, simul 
cavatis, 5 haud striato, ad apicem subimpresso. 

$. Brevior, pedibus modice incrassatis, brevitate haud insotentibus, 
femoribus parum inflatis, tibiis omnibus haud incisis, intus sinuatis; seg 
mentis abdominalibus 1-2 determinatis, haud cavatis, 5 piano. 

Basses-Alpes, entre Digne et le village de Courbon, region des cultures, 
sous les pierres au pied des arbres fruitiers, en aout. 

Je suis heureux de pouvoir dedier cet Otiorhynchus h mon ami M. Simon ; 
je Tai decouvert en 1872, pendant Texcursiori que nous avons faite ensemble 
dans les Alpes et la Provence. 11 est tres-remarquable par ses caracteres 
sexuels et ne peut se comparer qu a TO. csesipes Muls. Ces deux especes 
out de commun, chez les males, la profonde entaille des tibias posterieurs 
et Tabsence de slries sur le dernier segment de 1 abdomen, mais les 
tibias anterieurs et intermecliaires du Simoni <3 sont entaill^s comme les 
posterieurs , ce qui n a pas lieu chez le csesipes <$. On ne connait pas 
encore Fautre sexe de ce dernier; la femelle du Simoni doit lui ressem- 



59 

bier extrSmement; elle offre aussi quelque analogie avec TO. pubcns%. 
On Ten distingue a ses membres plus robustes, sa pubescence plus serre"e, 
son protliorax plus large et moins convexe, ses e"paules moins re"guliere- 
ment arquees, ses tibias plus fortement sinue"s en dedans et sa taille plus 
grande. Quant aux males, ils n ont aucun rapport. 

M. Abeille de Perrin adresse les diagnoses suivantes de Cisides nou- 
veaux, dont les descriptions paraitront dans la Monographic qui va 6tre 
imprime e : 

1. ROPALODONTUS BAUDUERi Abeille. Tres-voisin du perforatus Gyl., 
un peu plus petit ; e"lytres plus e"troites et plus allongees ; ponctuation du 
corselet plus forte et plus serree; corselet plus globuleux ; les troisieme 
et quatrieme articles antennaires beaucoup plus courts et plus globuleux; 
denticules terminaux des tibias anterieurs plus courts et peu nombreux ; 
sillon tarsal du tibia plus accuse ; tubercule des males sur le premier 
segment abdominal allonge" et enclos post6rieurement par une petite 
carene. 

Sos (Lot-et -Garonne). 

2. Cis COLUBER Abeille (alni Mel. nee Gyl.). Long. 2 a 2,8 mill. 
Brun, convexe, brillant ; pubescence courte, mais bien visible et serree, 
formee de soies dont on peut apprecier la longueur. Tete grande, a points 
forts et confluents. Corselet presque carre, s avancant tres-peu au-dessus 
de la tele; cotes presque droits, tres-e"troitement rebordes ; angles ant- 
rieurs droits, assez largement arrondis; ponctu assez fortement et den- 
s6ment. lilytres allongees, a points uniformes, petits. Premier segment 
ventral lubercule" chez le male. 

France. 

3. Cis REFLEXICOLLIS Abeille. Long. 2 mill. Brun, un peu de prime , 
peu brillant ; pubescence courte ; cuisses souvent fonce"es. Tete assez 
petite, h points fins et series. Corselet large, 61argi en arriere, encapu- 
chonnant la tete; cotes tres-arrondis , largement rebordes et explan^s; 
angles anterieurs tres-arrondis et non margined ; base rebordee ; ponclue 
de points espaces. filylres s elargissant aux deux tiers, impressionnees au 
tiers anterieur; ponctuation fine, serree, confluente. Un tres-petit luber 
cule sur le premier segment ventral du male, 

Hautes-Pyrenees. 



60 

It. Cis PERRISI Abeille. Long. 2 a 3 mill. Noiratre, tres-convexe, 
hrillant; pubescence extremement fine et courte. T6te assez large, ponc- 
tuee assez dru. Corselet tres-convexe, a cotes tres-declives ; largement 
reborde" et explane", surtout aux angles ante"rieurs, qui s avancent de 
maniere a former un angle aiuu, quoique un peu e mousse, bien saillant ; 
encapuchonnant largement la t&te ; a cote s assez droits, convergeants en 
avant ; ponctuation moyenne, serr6e. Elylres se terminant en pointes prises 
ensemble, ponctuees dru et neltement, avec de fines rugosites entre les 
points. Premier segment ventral avec un tubercule velu chez le male. 

Sos (Lot-et-Garonne). 

5. Cis FILUM Abeille. Long. 1 mill. Brun, tres-convexe, peu bril- 
lant, tres-allonge ; pubescence hispide et courte. T6te mate, tres-fmement 
rugueuse. Corselet ponctue finement et peu densement, convexe; cotes 
arrondis , tres-e"troitement rebordes, nullement explane"s; angles anle- 
rieurs tres-arrondis. Base preceded d une impression transversale dont les 
cotes se recourbent en avant. Elytres longues, paralleles, un peu elargies 
vers les deux tiers, ponctuees uniforme ment de petits points entremeles 
de fines rugosile s. 

Sos (Lot-et-Garonne). 

6. Cis QUADRIDENTULUS Ferris. Long. 1,3 mill. Roux , convexe, 
pen brillant, assez allong^; pubescence tres-courle. T^te finement ponc- 
tuee , rugueuse. Corselet convexe , fortement retreci en avant, tous les 
angles arrondis ; coles un peu arrondis , nullement explanes ; ponctue 
assez fortement et assez dru. filytre? allongees, convexes, un peu depri- 
nie"es a la suture, ponctuees un peu plus finement que le corselet. Male 
ayant sur la tete quatre tubercules spinuliformes, et sur le premier seg 
ment ventral une petite fossette pilifere. 

Landes. 

M. C.-E. Leprieur montre plusieurs individus du Bryaxis Re ichei qui 
ont ete" trouves par son fils aux environs d Alger. II fait egalement voir 
quelques exemplaires d une espece du m6me genre, ayant une assez 
grande analogic avec le C. Reichei, et qui se rapportent peut-etre au sexe 
femelle non encore connu de cette m&me espece. 

- M. Charles Piochard de la Brulerie, a Saint-Florentin (Yonne), 
annonce qu il s occupe de recueillir les mat^riaux de monographies des 



61 - 

especes europeennes, du bassin de la Mediterranee et de Siberie, des 
genres Ophonus et Harpalus. Quoiqu il ait deja a sa disposition un grand 
nombre d insectes de ces deux genres, et particulierement ceux de M. de 
Chaudoir, il fait un pressant appel a tons ses confreres en les priant de 
lui communique! tous les Ophonus et les Harpalus qu ils peuvent avoir; 
il aurait besoin de voir des collections completes de ces Garabiques, et 
surtout un grand nombre d individus de chaque espece avec les indi 
cations des localites ou ils ont 616 trouve"s. 

M. Lichtenstein annonce qu il a regu de notre collegue M. Riley, 
entomologiste de 1 fitat du Missouri (Amerique), des epreuves de dessins 
du Phylloxera vastatrix des ratines et des galles. Il se fait un plaisir, 
tout en re"servant a notre savant confrere tout le merite des observations 
qu il poursuit depuis si longtemps sur cet insecte, de faire passer ces des 
sins sous les yeux de ses collogues, afin qu ils puissent se faire une idee 
des variations de formes que peut eprouver cet insecte d apres son ha 
bitat. 

Il est inutile de leur rappeler que les experiences reitere es de MM. Plan- 
chon, Riley, Signoret, Cornu, Balbiani et d autres, ont prouve" 1 identite 
des divers insectes qui ont pu etre eieves tantot passant des feuilles aux 
racines, tantot des racines aux feuilles. 

MM. Cornu et Lichtenstein ont obtenu des generations rapides de 
douze a quinze jours. M. Riley, par sa lettre du 16 fevrier dernier, 
annonce que, dans une piece a temperature moderee, il a obtenu des 
generations en deux mois. Notre collegue M. V. Signoret n a observe* 
qu une ou deux generations par an ; il est evident qu il y a la une diffe 
rence de developpement qui semblerait indiquer que les observations de 
notre collegue ont porte" peut-etre sur des individus sexues ou destines a 
le devenir, et les limites d une simple note ne permettent pas a M. Lioh- 
tenstein d aborder la question tres-interessante du polymorphisme chez 
les Aphidiens et meme chez les Homopleres en general, Aphidiens, Phyl- 
loxedens ou Coccides. La reproduction parthenogenesique sans males, 
vivipare chez les Aphidiens, ovipare chez les Phylloxeriens et peut-etre 
chez les Coccides (genre Dactijloptus), est tres-rapide et arretee ou favo- 
risee par les variations de temperature. Elle est ou intermittente, ou paral- 
lele a la reproduction normale par individus sexu6s. 

M. Lichlenstein n en dit pas davantage aujourd hui a ce sujet, se con- 
tentant d appeler l atlention de ses collogues sur un des phe"nomenes les 



62 

plus curieux de I hisloire des insectes, constate" bien des fois par les obser 
vations d un grand nombre de savants, mais dont <les lois sont encore a 
decouvrir. Pour notre collegue, a cote da Phylloxera forme parfaite ailee, 
paraissant line fois par an, il y a un neutre ou plutot une femelle qui pond 
des ceufs feconds sans males, qui se reproduit ainsi indefmiment si la 
temperature est cbaude et si la nourriture ne lui fait pas defaut, ou qui 
cesse d exister a 1 approche de Thiver, sans jamais devenir forme ailee. 

Pour en finir avec le Phylloxera, M. Lichtenstein annonce aussi a ses 
collegues qu il a recu d Ame rique de nombreux individus d une espece 
nouvelle vivant sur le, chene d Amerique, qu il appelle Phylloxera Rileyi. 
Jl en donnera les caracteres dans une note plus e"tendue et ne veut ici 
que faire ressortir une particularity biologique : le Phylloxera du ch6ne 
en Amerique se tient en hiver en groupes serres sur les branches, le 
bee fixe" dans Tecorce. En Europe nous ne le voyons pas en hiver, et, 
d apres M. Balbiani, il serait pendant cette saison, sous forme d ceufs, 
dans les bourgeons. 

En dehors des caracteres difierentiels que je ferai ressorlir plus tard, 
dit notre collegue, n est-il pas extraordinaire de voir : 

1 Le Phylloxera vastatrix sur les feuilles en Ame rique et sur les 
racines en Europe; 

2 Les Phylloxera quercus et Rileyi sur les feuilles en Europe en ete et 
sur le bois en Ame rique en hiver, saison dans laquelle il disparait chez 
nous; 

3 Et enfm le Puceron lanigere aux racines du pommier en Ame rique 
et sur les rameaux aeriens en France, meme en plein hiver, car je 1 ai 
trouve a Montpellier le l er mars dans les fenles ou crevasses des branches 
les plus e leve es d un jeune pommier. 

Bornons-nous a constater les faits remarquables qui se prdsentent a nos 
observations, et qunnd nous aurons beaucoup observe et constate, nous 
tacherons d expliquer ces differences etranges. 

M. J.-M. Bigot donne la description d une nouvelle espece d fichi- 
nomyie : 

ECHINOMYIA ALBANICA $. Antennarum segmentum tertium fere tri- 

longior secuudo, et secundum cheti vix bilongior primo ; palpis apice non 

incrassatis; genss macrochetis duobus utrinque predilse et macrochetis fron- 

alibus in seriebus quatuor dispositis; antennis fulvis, segmento ultimo ni- 



- 63 - 

gro; palpis fulvis; facie albido flavo paltido; f route laid, nigro micante, 
vittd media rubiginosd; thorace scutelloque undique nigris parum mican- 
tibus et vix sparsim griseo pollinatis, macrochetis numerosis hirsutis ; 
abd omine fulvo rubescente, segmcntis primo et ultimo vittdque vcntrali 
subtus nigris, segmentorum macrochetis marginalibus longis : calyptris, 
albido flavidis ; pedibus totis nigris ; alis parum infuscatis, basi flavcs- 
centibus. Long. 17 mill. 

Deuxieme article des antennes environ deux fois et demie plus long 
que le troisieme ; deuxieme article du chete environ une fois et demie 
plus long que le premier; deux soies rigides sur les joues, aupres des 
yeux, de chaque cote ; soies frontales peu nombreuses et disposees 
sur quatre rangees ; palpes filil ormes ; bord poste>ieur des segments ab- 
dominaux armes, surtout les posterieurs, de macrochetes longs et assez 
nombreux. 

Anlennes fauves, troisieme article et chete noirs ; palpes fauves ; face 
d un blanc un peu jaunatre; front large, d un noir un peu luisant, avec 
reflets grisatres ; bande mediane rougeatre ; vertex noiratre ; poils der- 
riere la tele et barbe jaunatres ; thorax et ecusson entierement d un noir 
assez luisant, m^diocrement saupoudres d un fin duvet grisatre, he"risses 
de macrochetes forts et nombreux ; abdomen rougeatre, sauf le premier et 
le dernier segment, ainsi qu une bande longitudinale, qui sont noirs ; 
cuillerons blanchatres ; pieds entierement noirs ; ailes un peu enfume>s, 
avec la base et la base du bord externe, fauves. 

Albanie. 

M. Lichtenstein s occupant a rassembler les materiaux pour faire 
1 Hisloire des Insectes de la Vigne, prie ceux de ses collegues qui habilent 
des pays vignobles de lui indiquer ceux qui sont connus chez eux. 

II voit avec etonnement, dans le dernier travail de notre collegue 
M. Maurice Girard, a 1 article Bromius vitis (Eumolpe de la vigne ou 
ticrivairi), que 1 insecte pond ses oeufs au pied des ceps, ou ils eclosent 
au printemps ....; que la larve, ovale, d une couleur obscure, parait au 
printemps, s atlaquant aux jeunes pousses et delruisant souvent les 
grappes naissantes. (Traite" d Ent., f 786.) N ayant jamais eleve" cette 
larve, il serait tres-desireux de savoir par qui ces observations ont 616 
failes ; car, dans le Midi, on s accorde a dire que les larvcs de Bromius 
sont souterraines et creusent dans les racines de profonds sillons qui font 
perir quelquefois les souches. Le baron Thenard avait meme propose" Ten- 



- 64 - 

fouissement de tourteaux de colza ou de moutarde pour tuer les larves de 
Vticrivain. M. Lichtenstein se proposait d e"tablir un parallele entre notre 
Bromius vitis et 1 insecte am^ricain Paria (Colaspis) flavida, qui est tres- 
voisin et qui de"truit les vignes en Ame>ique en rongeant les ratines sous 
la forme de larve. Le fait d une Chrysome lide a larve souterraine ayant les 
habitudes des larves de Lamellicornes phytophages, represented dans les 
deux hemispheres, lui paralt etre assez inte"ressant pour espe"rer que ceux 
de ses collegues qui en savent plus que lui voudront bien lui dire si, dans 
le Traile" d Entomologie de M. Maurice Girard, les larves de I AHise (Hat- 
tica ampelophaga) n auraient pas et6 confondues avec celles du Bromius 
vitis, car il persiste a croire que ces dernieres vivent sous terre aux de"pens 
des ratines de la vigne. 

Lectures. M. Schiodte, membre honoraire, adresse une notice sur les 
organes de la stridulation chez les larves des Cole"opteres Lamellicornes. 
M. L. Bedel donne lecture de cette note. 

M. le Secretaire depose sur le bureau la premiere partie d un me"- 
moire de M. Robert Mac Lachlan intitu!6 : Synopsis des Insectes Tricho- 
pteres (Phryganides) de la faune europeenne. 

Ge travail, qui est accompagn^ de trois planches, comprend : un avant- 
propos, des de"veloppements sur 1 organisalion et les families de la grande 
division des Phryganides, et enfin la description des especes des genres 
Neuronia, Pkrygama et Agrypnia. 

M. J.-M. Bigot envoie une nouvelle suite & ses Dipteres exotiques 
nouveaux. Les esp6ces de"criles dans ce m^moire se rapportent aux 
genres Idia, Rhinia, Cosmina et Rhynchomyia. 



L abondance des matieres nous oblige a remettre le Bulletin bibliogra- 
phique au prochain nnm6ro. 

Paris, 20 mars 1874. 



PARIS. - Typog. F^LIX MA1/TESTE el Cie, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 24. 



BULLETIN DES STANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

necucilli par HI. E. I>ESYf AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 5 Mars 

residence de M. C.-E. LEPRIEUR. 
37 membres presents. 

MM. Bourgeois, de Rouen, et Lichtenstein, de Montpellier, assistent a 
la seance. 

Communications. M. The"venet lit la note suivante : 

J ai parcouru, en octobre dernier, les montagnes situe es au nord de la 
province de Grenade, entre Cazorla et Huescar, oil le Guadalquivir, le 
Guardal et la Segura prennent naissance. 

Les sommites de ces montagnes liasiques atteignent 1,800 metres d al- 
tilude; elles sont rocheuses, fort accidente"es, mais cependant couvertes 
en grande par tie de paturages, qui restent ensevelis sous les neiges pen 
dant cinq mois d hiver. 

Des forets de pins se"culaires rev&tent les pentes des montagnes, qui 
aboutissent a des plaines tertiaires, denude"es et lorrides, oil prosperent le 
sparle, 1 agave, les cactus, ainsi que tous les ve gelaux communs au sud 
de 1 Espagne et au littoral africain. 

(1874, 2 e annte.) 6 



66 

Cette disposition da sol, e minemment favorable la diversite des pro 
ductions naturelles, me faisait esp6rer quelques captures inte ressantes. 
Mais la saison etait peu favorable, car il n etait pas tombe une goutle 
d eau depuis le mois de mai, et, pendant mes longues peregrinations 
e queslres a travers les forets, je n avais que bien peu d instants a consa- 
crer a la chasse. J ai cependant fait quelques captures que j ai communi- 
quees a MM. Reiche et Chevrolet, qui, avec Fobligeence a laquelle ils 
nous ont tons habitue s, ont bien voulu les examiner. 

J ai recolte" sous les pierres, et sur les hauteurs : Nebria rubicunda; 
Bracfunus baeticus ; Patrobus rufipennis; un Zabrus voisin de Vestrella- 
nus, mais qui, d apres M. Piochard de la Brulerie, constitue probablement 
une espece nouvelle ; Argutor hispamcus ; Liocnemis simplex et a/finis ; 
de nombrenx Calathus, etc. 

Dans les petites flaques d eau qui persistaient dans le lit des ravins des 
montagnes, ou coulait a peine un mince filet d eau, j ai pe"che divers 
Agabus interessants, Hydroporus semirufus et hispanicus, Pomatinus 
subslriatus. 

Sous les e"corces tombe*es des arbres, j ai trouve" : Misolampus subgla- 
ber ; Rhizopkagus perforatus ; Magdaiinus memnonius, etc. 

Dans les plaines, j ai rencontre" sous les pierres : Pimelia, voisine de 
bsetica, en grand nombre; une Asida nouvelle, que M. Chevrolat vient de 
decrire sous le nom de serripes ; divers Pandarus et Heliopathcs, etc. 

Le but de cette communication est d ailleurs uniquement de signaler, a 
ceux de nos collegues que leurs occupations appclleraient en Espagne, 
une localite tres-peu connue, meme des Espagnols, ou ils trouveront des 
sites elpestres edmirebles an milieu d Une plaine d aspect africain, des 
forets seculaires mal entretenues, pillees plutot qu exploitees, pleines de 
bois mort, ou abondent les vieux arbres caducs dont les troncs offrent 
d innombrables et parfois d enormes perforations. 

La petite ville de Pefia Castril, qui se trouve au milieu de cette region 
forestiere, fournira aux excursionistes les ressources necessaires ti la vie. 
Dans les cortijos, ou raetairies, disse^minees dans la contree, on est ac- 
cueilli avec cordialite", et on trouve, non pas le confortable, sur lequel il 
ne faut jamais compter en Espagne, mais au moins 1 indispensable et une 
parfaite securite. 

Pour se rendre a Castril, il faut quitter le chemin de fer de Madrid a 
Cordoue a la station de Baeza, ou Ton trouve des voitures qui cqnduisent 
les voyageurs a Cazorla, petite ville tres-pittoresque, oil Ton se procure 



67 

facilement des mulets et des guides, qui, en une journe"e, en traversant 
une admirable conlre"e, tres-accidente"e et tres-boise e, vous raenent a 
destination. 

M. Maurice Girard adresse a la Societe les notes suivantes : 

1 Notre confrere M. Lichtenstein (Bulletin n 23, seance du 11 mars 
187/t) adresse une reclamation relative aux larves du Bromius vitis (Eu- 
molpe de la vigne), vivant, d apres lui, sous terre aux depens des racines 
et non des jeunes pousses. Vindication donnee dans mon Traite d Ento- 
mologie est empruntee a 1 ouvrage cite" de M. Goureau. Je n ai rien 
observe en ce genre directement, 1 insecte en question e"tant rare aux 
environs imme diats de Paris. Cette remarque de ma part s etend a beau- 
coup de cas; Tauteur d un Traite" ge"ne"ral, qui embrasse les Insectes de 
tous les ordres et de tous les pays, ne peut, le plus souvent, que resumer 
avec me thode les indications des auteurs precedents, sans garantie per- 
sonnelle, et cela sans qu on puisse s en etonner. 

2 Dans une communication inse^e & notre Bulletin (n 19, stance du 
1A Janvier 1874), a propos de la carnivorite de certains Locusliens, j ai 
cite le Meconema varium comme vivant d insectes sur les taillis de chenes. 
II y a en erreur de memo ire de ma part : c est YOEcanthus pellucens, 
Locustien pour M. Burmeisler, Gryllien pour la plupart des auteurs, qui 
passe pour vivre de Tin&des sur les taillis de chines aux environs de 
Vienne (Autriche). Le Meconema varium esl probablement aussi carnassier 
en parlie, puisque M. de Heyden elevait ses larves avec les galles du 
chene dues au Cynips terminalis, et qui contiennent des larves. 

3 J ai fait placer a la glaciere les oeufs KAttacus yama-mai, deslin^s t l 
l e"ducation de ce precieux Ver a soie du chfcne, au bois de Boulogne, en 
187Zi. Je suis pleinement rassure par le pass6 sur le succes de cette pra 
tique si imporlante, qui permet d atlendre avec certitude pour 1 eclosion 
1 apparition de bonnes feuilles de chene. Il faut, en effet, remarqucr que 
les oeufs de cette espece sont olTerts au prix exorbitant de 16 i r. le 100 
(Pelites Nouvelles entomologiques), ce qui rend fort grave la mort des 
petites chenilles faute de nourriture. 

Un fait tout nouveau et encore inedit, qui m est communique par M. le 
Secretaire general de la Societe d Acclimatalion, est de nature a donner 
toute confiance dans ce glacage des ceufs. Cette espece a ele eievee avec 



68 

succes a Riga (Russie), apres que les oeufs avaient support en hiver une 
temperature de 12 R. , et cela s 6tant r6pet6 pendant trois ans, le 
re"sultat ne peut etre attribue au hasard. 

M. Guenee envoie quelques observations sur le genre Sematura : 

En examinant dernierement ma collection pour en remanier le catalogue, 
j ai trouv6 des notes rectificatives prises par moi depuis la publication de 
mon Species, et qui ne seront peut-etre pas sans int^ret pour les le"pidop- 
teristes. Je donne aujourd hui celles qui concernent le genre Sematura. 
Les autres suivront, si celles-ci paraissent du gout du public entomolo- 
gique. 

Je commencerai d abord par avouer que 1 opinion exprime e dans mon 
Species s est modified en ce qui concerne la place, dans la me thode, des 
Uranides et des Hazides. 

Qu il soit bien entendu toutefois que je ne parle que de la place de ces 
deux divisons que j ai rattach6es aux G^ometres, me laissant trop aller 
peut-etre a la seduction d embellir mes volumes de ces deux splendides 
tribus, car je n ai rien a retracler de ce que j ai dit de 1 ensemble des 
Uranides, pages 2 et 3 du tome IX, et de la ne"cessit6 de maintenir unies 
toutes les families de cette division. Tout ce que je viens conc^der aujour 
d hui, c est que ces deux grands groupes, qui ont chacun leur originalite 
et peul-etre rneme leur independance , seront peut-etre plus ralionnelle- 
ment places dans le voisinage des Agaristides, bizarre legion qui, in 
Texemple des Castindes, se balance pour ainsi dire entre les Hesperides, 
les Geometres, les Saturnides et les Kocluelles, mais qu il faut bien placer 
quelque part et que, jusqu a nouvel ordre, on peut continuer a mettre en 
tele des Nocturnes. 

Ceci convenu, j arrive aux Sematura : 

1. SEMATURA LUNUS Lin. Je suis convaincu aujourd hui que YEmpe- 
docles des auteurs n est que la femelle de Lunus. Si Ton veut examiner 
attenlivement la coupe et les clessins de VEmpedocles, on verra qu ils sont 
complement semblables a ceux de Lunus, et que la seule difference git 
dans la bande claire qui traverse les quatre ailes; mais cetle difference 
est plus apparente que se"rieuse et elle se retrouve dans les femelles des 
especes voisines, comme nous allons le voir pour la Sem. Phcebe. 



69 
Relablissons done ainsi qu il suit la synonymie de Lunus : 

c?. Lunus Lin., S. N., 6. Mus. Lud. Ulr., 371. Glerck, pi. 52. Cram., 
200, A (non B, C). Dalm., p. 26. God., Enc., p. 711. 
Papilio OEgistus Fab., Ent. syst., 215. 
?. Empedocles Cr., 99, A, B. Herbst, 53. God., p. 711 (non Fab.)- 

2. SEMATURA PHOEBE Gn. Depuis la publication du Species, j ai recu 
le male de cette Sematura qui vient confirmer la validity de Tespece. 

II est plus petit que la femelle que j ai decrite et paralt, au premier 
abord, tres-diflerent, parce qu il est complelement de"pourvu de la bande 
claire qui precede la coudee. Voici en quoi il difTere de Lunus : 

Les ailes sont proportionne"ment moins relrecies ; les supe"rieures sont 
moins convexes a la cote pres de Tapex et coupees moins obliquement au 
bord terminal ; les inferieures ont les sinus des dents moins larges, mais 
plus profonds ; Tangle anal est coupe bien plus carre"ment ; la queue est 
beaucoup plus courte et sa spatule est beaucoup plus e"largie. 

L insecte est d un brun de bois uniforme et a peine teinte de roussatre 
a Tangle anal, au lieu d avoir cette nuance prononce"e de rose vineux 
qu on remarque chez les autres especes et qui, chez Lunus $ (Empedocles), 
se prolonge parfois jusqiA la cote. Tons les dessins sont tres-sinueux ou 
en zigzags, et la coudee, au lieu d etre droite comme chez les deux sexes 
de Lunus, forme deux coudes aux premieres ailes et une saillie bidentee 
au milieu des secondes. La subterminale est composee de trois series de 
zigzags tres-prononce"s, et la ligne terminale, au lieu de former un filet 
eclaire de blano des deux cote s, est forme"e par une suite de lunules 
comme celles de certaines Letts. L ceil anal est rond et non pyriforme, 
fmement cercle d orange et marque inferieurement d un arc blanc et non 
d un groupe d atomes. Le premier ceil caudal est beaucoup moins sensible. 
Enfin la tache cellulaire est ovale et non fusiforme. 

II y a encore d autres differences que je neglige ici, celles que je viens 
d indiquer etant suffisanles pour caracteriser nettement Tespece. 

Je crois que c est bien elle que Cramer a figured pi. 200, B, C, ce qui 
me fait penser qu elle se trouve a la Guyane, quoique je ne connaisse 
pas la provenance precise de mes individus. 

3. Je n ai aucun renseignement nouveau a fonrnir sur la Sematura Se 
lene. Elle est, pour la coupe, intermediate entre Lunus et Phcebe, mais bien 



70 

plus voisine de la premiere, dont on pourrait la supposer, suivant le Ian- 
gage du jour, une modification darwinienne, expression qui, avec le sens 
qu on lui attache aujourd hui , pourrait s appliquer a bien des especes, 
meme aux mieux caracte~risees. 

M. J. Fallou fait passer sous les yeux de ses confreres un Le~pidoptere 
de la division des Amphidasydx Guenee, la Nyssta pomonaria Albin, qu 
n avait pas encore et6 signale aux environs de Paris. Au mois de juiri 1873 
il en avail pris les chenilles sur des chenes dans la foret de Senart, et les 
papillons males et femelles viennent d eclore chez lui , du 22 au 23 mars. 

M. Berce dit qu il n a jamais trouve" la Nyssia pomonaria ; peut-etre 
a-t-elle t6 imported aupres de Paris avec des fourrages pendant la guerre 
de 1870 ? 

M. Lichtenstein communique la note qui suit : 

Dans nos Annales de 1861, notre savant maitre Leon Dufour creait le 
genre Euckalcis pour des Chalcidiens de grande taille, voisins des Lcu- 
cospis et s en distinguant surtout par la tariere droite enchassee dans deux 
lamelles et non pas recourb^e sur le dos. 

Il donnait en meme temps les diagnoses de trois especes espagnoles : 
E. Micgii, E. lisematomera et E. vctusta. Leon Dufour n en a vu que 
deux exemplaires, Tun (E. Miegii) est encore aujourd hui dans les car 
tons de son digne successeur, notre collegue M. Al. Laboulbene; 1 autre 
(E. vclusta}, qu il avail pris a Sarragosse en mars 1811, fut donne par 
lui en 1815 a Latreille, et depuis passa on ne sail OIL 

Notre regrette maitre de Saint-Sever disait : 

Je recommande instamment aux entomologistes espagnols de rom- 

plater rhistoire de cet insecte , de scruter 1 origine, les metamor- 

phoses des Hymenopteres de ce groupe. Je soupconne que le Micgii 
pourrait etre parasite des nids de Guepes ou d un genre voisin. 

J ai le plaisir de presenter aujourd hui a la Sociele line femelle de YEu- 
chatcis vclusta, et, comme le pensait Leon Dufour, elle est parasite, non 
pas d une Guepe, mais d un Mellifere du genre Osmia, dont je n ai pu 
determiner Tespece. Quand je dis parasite, c est pour employer le meme 
mot que 1 auteur que je cite, car, dans mes notes d elevage, j emploie, a 
1 instar des Americains, les mots parasites pour les Hymenopteres qui 
mangent les provisions preparees pour d autres, et cannibales pour cenx 



71 

qui mangent, non pas les provisions, mais Tinsecte lui-ra^me. Les Chalci- 
diens et les Euchcdcis en parliculier sont cannibales et cannibales internes, 
c est-a-dire vivant dans le corps merae de leur victime. D aulres groupes, 
par exemple les Chry sides, sont des cannibales externes , c est-a-dire 
vivant a col6 de leur victime et la devorant par 1 exterieur. 

J ai trouve" VEuchalds vetusta, que je presente a mes collegues, a 1 in- 
terieur d une larve d Osmza toute desseche e et (Tun noir de jais brillant. 
II n en restait plus que la peau, qui, tres-friable, se brisa sous mes doigts, 
me laissant 1 insecte rare dont la forme me frappa, et que 1 aide et les 
conseils de MM. Dours et Laboulbene m ont permis de determiner. 

Dans une seconde peau de larve, qui s est aussi brisee dans mes doigts, 
il y a une autre larve vivante, qui sera probablement celle de VEuchalds. 
Je tacherai de 1 elever pour voir si je pourrais obtenir le male, encore in- 
connu, de ce Chalcidien. 

Les cocons tfOsmia habites par les Euchalcis etaient eux-memes dans 
des tiges seches de ronce et fourniront un nouvel element a 1 histoire ine"- 
pnisable des insecles habitant les tiges seches de la ronce, histoire com- 
mencee par nos savants collegues Leon Dufour et M. fidouard Perris, 
continuee par M. le docteur Giraud, et a laquelie je serais heureux de 
pouvoir a mon lour ajouter quelques observations nouvelles. 

J ai eu occasion, grace a 1 obligeance dc nos collegues MM. Kimckel et 
Poujade, d examiner, au sujet de mon insecte, les collections Bosc et 
Sichel. J ai retrouve, dans la premiere, VEuchalds Miegii, anterieur pro 
bablement a celui de Leon Dufour, mais sans aucune etiquette. Dans les 
cartons Sichel il y a aussi un Euchalcis, qui me parait nouveau ; mais 
mon Euchalcis vetusta n est dans aucun des cartons que j ai pu voir. 

Il y a de bien belles choses dans la collection Sichel, et j y ai vu, 
parmi les Ghrysides, un nid en mortier du Celonilcs apiformis pique avec 
la Chrysis cuprata Klug, ce qui semblerait indiquer que cette Chry sis vit 
dans les nids du Gelonitcs. Les deux insectes sont assez rares pour que 
cette observation soil notee dans notre Bulletin comme une precieuse in 
dication. J ai reconnu de suite le nid du Cclonitcs, malgre 1 absence d e ti- 
quette, parce que 1 habitation de cet insecte forme 1 objet de ma premiere 
communication a la Socie"te en 1868. 

M. E. Simon donne lecture d une note sur des Arachnides d Algerie : 

J ai recu dernierement, par Tentremise de notre collegue et president 
M. E.-G. Leprieur, une petite collection d Arachnides , obligeamment 



72 

recolte s a mon intention par M. le docteur Charles Leprieur, son fils, aux 
environs d Alger. 

Je Pai examine avec soin, et voici la liste des especes dont elle se 
compose ; six sont nouvelles : 

Scytodes ddicatula E. S. (Lie ge, 1873, = S. thoracica Lucas, var.) 
Loxosceles rufescens L. Duf. Xysticus bufo L. Duf. Xysticus various, 
SP. NOV. Sparassus Letourneuxi, SP. NOV. Je posse"dais deja cette espece 
inedite, qui a ete" de"couverte a Biskra par M. le professeur Waga ; elle 
est exti6mement voisine de Sp. Argclasius Latr. Amaurobius annulatus, 
SP. NOV. Textrix coarctata L. Duf. (= Lycosoides rufipes Lucas). 
Textrix flavo-maculata Lucas (sub. Lycosoides). Tegenaria campestris 
C. K. Euryopis acuminata Lucas (sub. Theridium) Theridium man- 
dibulare Lucas. Erigone Leprieuri, SP. NOV. Erigone Lucasi, SP. 
NOV. Lithyphantes dispar L. Duf. Palpimanus gibbutus L. Duf. 
QEcobius annulipes Lucas. Mittia amaranthina Lucas (sub. Enyo). 
Dysdera rubicunda et crocata Ch. K. Oonops loricatus E. S. (Liege, 
1873) ; decouvert re"cemment dans le midi de la France. Nemesia (tres- 
jeune). Enyo elegans E. S. et algerica Lucas. Opilio cirtanus Ch. K. 
Sclerosoma tuberculiferum Lucas. Trogulus annulipes Lucas. 
Nemasloma Leprieuri, SP. NOV. Scotolemon terricola E. S. Cette 
espece, que j ai decouverte en Corse, n est pas cavernicole comme les 
autres especes du genre Scotolemon ; elle se trouve sous les tres-grosses 
pierres ou dans les mousses apres les grandes pluies. Liocranum fas- 
ciatwn E. S., connu seulement de Sicile. 

Restent encore a determiner un certain nombre d especes appartenant 
aux families des Drassidx et des Attidse. 

On voit que, dans son ensemble, cette liste differe assez de ce que Ton 
recoil d ordinaire d Alge>ie en fait d Arachnides ; a c6te de types afri- 
cains, pour la plupart de"crits et figures par M. H. Lucas dans son grand 
ouvrage sur les Animaux articules de FAlgerie, se trouvent des especes 
appartenant a des genres jusqu ici exclusivement propres a 1 Europe, 
comme par exemple des Erigone, des Oonops, des Scotolemon, des Ne- 
mastoma, etc. 

En chassant Thiver dans les mousses et les detritus et en s attachant 
aux petites especes, M. Charles Leprieur a veritablement revele* une faune 
nouvelle pour TAlg^rie ; aussi nous Tengageons vivement a continuer des 
recherches dont les debuts ont e te si heureux. 



73 



Lectures. M. Aug. Chevrolat lit line notice necrologique sur Gue>in- 
Meneville. La Societe" decide que ce travail sera insure dans le l er nu- 
me ro des Annales de 1874. 

M. Ch. Piochard de la Briilerie depose sur le bureau la l re partie du 
Catalogue des Coleopleres de Syrie. Ge travail comprend Indication de 
toutes les especes de Cicindeletes et de Carabiques et la description des 
especes nouvelles ; les genres Glivina et Dyschirius sont dus a M. Put- 

zeys. 

M. J.-M. Bigot envoie les k" et 5 e suites a ses Dipteres exoliques 
nouveaux. Notre confrere de"crit de nombreuses especes des genres 
Allocotasia, Emphysomera, Ommatius, Sphixea et Volucella. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, ArcMviste adjoint. 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

(Seance du 11 mars 1874.) 

Annales de la Society a agriculture de Lyon, t. IV, annee 1871. Lyon, 
1872. 

MULSANT, p. 61, Irnprosterne"s. ID., p. 79, Unciferes. ID., 
p. 137, Diversicornes. ID., p. 177, Spinipedes. 

Bulletino della Societa entomologica italiana, V e annee, 4 C trimestre 
1873. 

RONDANI, p. 209, Degli insetti nocivi et dei loro parassili (suite). 
E. RAGUSA, p. 233, Gee ryssus siculus et Caloinicrus Rottenbergi, 



- 74 

nov. sp. ID., p. 235, Note sinonimiche (Haplocnemus, Telepho- 
rus, Omophlus). GHILIANI, p. 237, Ancora della Thalessa cla- 
vala e di un altro Imenottero nuovo per la Fauna del Piemonte. 
BARGAGLI, p. 244, Material! per la Fauna dell Isola di Sarde- 
gna. Goleotteri (fin). TACCHETTI, p. 257, Di alcuni Neurolleri 
(Libellula) di Padova. RAGUSA, p. 264, Sul Trimium siculum, 
nov. sp., di de Saulcy. CURO, p. 267, Elenco dei Lepidotteri 
raccolti in Tirolo. DE SIEBOLD, p. 271, Nuove osservazioni sulla 
partenogenesi del Bombyx mori. 

Comptes rendus des seances de la Socicte entomologique de Eclgiquc, 
n 96 (mars 1874). 

BREYER, p. 5, Parthenoge"nese, embryologie et developpement 
post-embryonnaire des Articules. 

Comptes rendus hcbdomadaires des seances de t Academic des Sciences, 
1. LXXVII1, iT 8 et 9 (fevrier-mars 1874). 

FALLIERES, p. 555, Precede pour empecher Tinvasion dn Phyl 
loxera. GHANTRAN, p. 655, Formation des pierres chez les ficre- 

visses. 

Entomologische Zeitung , herausgegeben von dem entomologischen 
Vercine m Stettin, 34 C annee, 1873. 2 pi. noires. 

HAGEN, p. 33, Ascalaphus-Larven. SAHLBERG, p. 62, Coleo- 
pterologisches (Harpalus despectus, Bembidium MannerheimJ, Gau- 
rodytes angusticollis, etc.), SUFFRIAN, p. 65, Seidlitz s Fauna 
Baltica. DOHRN, p. 70 et 322, Exotisches (Eletica, Mylabris, 
Gerambyx, Larinus, Chalcophora, Gompsosternus, Garabus, Spa- 
thomeles). E. EPPELSHEIM, p. 83, Neue deutsche Staphylinen 
(Homalota, Ocypus, Lathrimaeum). VON SCHLECHTENDAL, p. 88, 
Allantus consobrinus Klug, var. EPPELSHEIM, p. 92, Lepidopte- 
rologisches. HEU^ECKER, p. 94 et 2A5, Gelechia Kiesenwetteri, 
n. sp. ID., p. 95 et 243, Lepidopterologische Notizen. Mos- 
CHLER, p. 96, Ueber das Ausfuttern der Insecten-Kiisten. FDCHS, 
p. 98, Ueber einige Lepidopteren. MAASSEN, p. Ill, Antheraea 
Gueinzii. DIHRIK, p. 113, Lepidopterologisches. DOHRN, 
p. 115, Kaltenbach s Pflanzendfeinde. BEUTHIN, p. 117, Sam- 
melbericht. ZELLER, p. 121, Lepidopt. Beobachtungen. 



SCHENCK, p. 1A1 et 246, Erwiderung. SUFFRIAN, p. 153, Syno- 
nymische Miscellaneen (Pachybrachys bivittatus Say). Albert 
MULLER, p. 15/i, Fundort von Anthidium curvipes. SCHILDE, 
p. 157, Lepidopt. Mittheilungen aus Nord-Finland. GERSTyEG- 
KER, p. 185, Acridiadea nova. MOSCHLER, p. 197, Ueber Mor- 
phiden. FREY und BOLL, p. 201, Nordamerikanische Tineen. 
HAGEN, p. 225, Ueber die Arbeiten Hans Strom s. STEIN, 
p. 233, Ein Ausflug nach dem Altvater-Gebirge (Nevroptera, I)i- 
ptera, Podundaa). TSCHAPECK, p. 2A5, Acalles SophiaB (espece 
nouvelle de Slyrie). HAGEN, p. 249 et 377, Die Larven von 
Myrmeleon. PHILIPPI, p. 296, Chilenische Insektcn. DOHRN, 
p. 317, Zu einigen Arten der G. Julodis. ID., p. 321, Synony- 
misches (Dascillus, Byrrbus, Mylabris, Gerambyx, Carabus). 
RADDATZ, p. 323, Dolichopoden aus Mecklenburg. KRIECHBAU- 
MER, p. 335, Ueber einige Hummelarten. STEUDEL, p. 340, Plu- 
tella incarnatella. FUCHS, p. 342, Eupitbecien. - TISCHBEIN, 
p. 345, Ichneumonen. SPEYER, p. 357, Lepidopt. Notizen. 
KALENDER, p. 366, Raupen-Ueberwinterung. DOHRN, p. 368, 
Protest. (Nevropteres). KUWERT, p. 374, Libellula quadrimacu- 
lata. DOHRN, p. 398, Matthews s Tricbopterygia. BURMEIS- 
TER, p. 403, Laniellicornia argentina. TISCHBEIN, p. 417, Ueber- 
sicht der europ. Arten von Ichneumon (suite). MAC LACHLAN, 
p. 444, Neuroptcrologisches. WEYENBERGH, p. 452, Zweikop- 
iiges Monstrum. 

* Entomologist s monthly Magazine, n" 118 (mars 1874). 

BUCKLER, p. 217, Natural History of Lithosia quadra. CAME 
RON, p. 220, Descriptions of two new species of Tenthredinidsc 
from Scotland. MARSHALL, p. 222, A new Bethylides (Ilymeno- 
ptera), Isobrachium maculipenne, e Corsica. RITSEMA, p. 223, 
Ischiodontus (fam. Elateridaj) Candezei , nov. sp., from Soulh 
Guinea. HEWITSON, p. 22/i, Heliconia Theudela, nov. sp. from 
Panama, GORHAM, p. 22Zi, New Lycoperdinida3 and Mycelaeida3 
from Japan (genres Saula et Symbioles). WATERHOUSE, p. 226, 
Baridius aterrimus, sp. nov. from Singapore, which destroys Or 
chids. MAC LACHLAN, p. 227, On some Odonala in the collec 
tion of the Royal Dublin Society. SCOTT, p. 235, Revision of 
BythoscopidcB (fin). 

Notes. P. 228, On Pulex obtusiceps. P. 229, On Ilarpalus 



76 

luleicornis. On Bostrichus Bnlmerincqii Kol. P. 230, On 
Pamphilus sylvanus. Nolodonta bicolora in Ireland. Larva of 
Nonagria geminipunctata. P. 232, On some Tineina. Zoolo 
gical Nomenclature. P. 233, Lepidoplera by Herman Strecker. 

Necrologie : Guerin-Meneville. 

: Feuille des Jeuncs Naturalistes, 4 C annee, n 41 (mars 1874). 

DE MARSEUL, p. 50, Tableau des Cassides de France (fin). 
LELIEVRE, p. 53, L echenillage (suite). ROUAST, p. 54, Des Le- 
pidopteres (fin). 

Horns Societatis entomologies rossicae, t. IX, n 4, 1873 (7 planches 
coloriees). 

PORTSCHINSKY, p. 289, Dipteres nouveaux de la Siberie orientale. 

ID., p. 292, Deux Dipteres nouveaux de la Perse septentrio- 
nale. MORAWITZ, p. 294, Fallenwespen aus Krasnowodsk. 
SOLSKY, p. 299, Goleopteres de la Russie orientale (descriptions et 
synonymies). FAUST, p. 310, Synonymische Bemerkungen (On- 
thophagus, Heteroderes, Gionus, Clytus). 

Seances de la Socicte. RADOSZKOVSKY, p. vi, Observations sur 
les Gastrilegides (Hymenopteres). GRIMM, p. vn, Parthe noge - 
nese chez les Dipteres du genre Ghironomus. FAUST, p. x, 
Excursion dans le Gaucase et sur la cote orientale de la mer Cas- 
pienne (Goleopteres et Lepidopteres). 

Proceedings of the Zoological Society of London, 1873, parts I-II. 

CAMBRIDGE, p. 112, On some new Genera and Species of Ara- 
neidea (3 pi. noires). R. MELDOLA, p. 153, On a certain Class 
of Cases of Variable Protective Colouring in Insects. A. BUTLER, 
p. 172, A Monographic Revision of the Genera Zephronia and 
SphaBrotherium (GlomeridaB), with Descriptions of new Species 
(une pi. noire). CAMBRIDGE, p, 210, On the Spiders of S -He- 
lena (une pi. noire). MONTAGU RUSSELL BUTLER, p. 235, Ta- 
naecia Flora, riew species of Lepidoptera from Penang. E. BAR- 
TLETT, p. 336, Description of a New Moth (SaturniidaB) from 
Madagascar. HERBERT DRUCE, p. 337, Diurnal Lepidoptera from 
Borneo, with descriptions of new species (2 pi. noires). A. 
BUTLER, p. 420, A List of the Spiders of the Genus Acrosoma. 



CAMBRIDGE, p. A35, On some New Species of Araneidea, chiefly 
from Oriental Siberia (2 pi. noires). ATKINSON, p. 570, Bhuta- 
nitis Lidderdalii, new Genus and Species of PapilionidaB from the 
South-Easlern Himalayas (une pi. noire). 

Transactions of the Zoological Society of London, t. VIII, part 6, 
1873. Q 

OUVRAGES DIVERS. 



OUVRAGES OFFERTS PAR L UNIVERSITE ROYALE DE NORWEGE 

(12 brochures in-8). 

* BOECK. Bidrag til Californiens Amphipodefauna. 1871. 

* BROGGER. Bidrag til Kristianiafjordens Molluskenfauna (une pi. col.). 

1872. Q 

* COLLETT. Lycodes Sarsii, nov. sp., ex ordiae Anacanthinorum Gadoi- 

deorum. 1871. 

* ID. Supplement til Norges Fugle og deres geographiske Udbredelse 

i Landet. 1871. Q 

* DANIELSSEN et BoEGK. Bcskrivelse af nogle til Crustacea decapoda (une 

pi. noire). 1872. 

* SARS (G.). Diagnoser af nye Annelider fra Christianiafjorden. 1871. 

* ID. Nye Echinodermer fra den Norske Kyst. 1871. Q 

* ID. Undersogelser over Hardangerfjordens Fauna. I. Crustacea. 

1871. 

* SARS (Michael). Bidrag til Kundskab om ChristianiaJjordens Fauna 

(en trois parties, les deux dernieres posthumes et re"digees par 
M. G. Sars). 1868-1873 (13 pi. noires). 

* SIEBKE. Bidrag til Norges Insektfauna. 1872. 



78 

DON FAIT A LA SOCIETE PAR M. J.-M. BIGOT. 

Liste des ouvrages qui manquaient a la Eibliotheque : 

* NOWICKI. Beitrage zur Kenntniss der Dipterenfauna Galiziens. 

* HONDANI. De genere Dipterorum Neera italicis addendo nota decima. 

* ID. Degli insctti parassiti e clelle loro vittime. 

* ID. Diptera italica non vel minus cognita. Fasc. I-III. 

* ID. Genera italica Gonopinarum distincta et descripta. 

* ID. Generis Masicerae species in Italia lecta. 

* ID. Gli uccelli e gl Insetti dannosi aU agricultura. 

* ID. Memoria per servire alia Ditterologia italiana. 

* ID. Muscaria exotica Musei civici Janensis observata et dislincta. 

Fasc. I-II. 

* ID. Nota octava ad inserviendum dipterologiaB italicae dc genere Berlea 

(1 pi. n.). 

* ID. Nota sugli insetli produltori delle paralisia del frumento e del 

riso. 

* ID. Nova species italica generis Dipterorum Sphiximorphae. De ge 

nere Dipterorum Neera (1 pi. n.). 

* ID. Nuova specie del genere Phytomyptera. 

* ID. Ortalidinse italicae collecta, distincla3 et in ordinem dipositffi. 

li broch. 

* ID. Sarcophagse italicee observatse et distinotae. 

* ID. Sciomizinae italicae collecta, distinctaB et in ordinem disposita?. 

* ID. Sopra alcuni Muscarii parassili. 

* ID. Sopra tre insetti bialati che rodono il culuio dei cereali. 



79 

* RONDANI. Sopra tre species di Imenopteri ulili aU agricultura (1 pi. 

noire). 

* ID. Sul genere Ghetostoma. Nola XVI per la Dipterologia italiana. 

* ID. Sul genere Trigonometopus degli insetti Dipteri. 

* ID. Sulle abituclini della Phora fasciata, nota per servire alia sloria 

degli insetti afidivori. 

* ID. Sulle specie italiane del genera Gulex. 

* ID. Sulle specie del genere CEdaspis. Nota XV per la Diplerologia 

italiana. 



(Stance du 25 mars 187/j.) 

OUVRAGES PKRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOGIETES 

SAVANTES. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academic des Sciences, 
t. LXXVIII, n os 10 et 11 (mars 1872). 

GRIMAUD, p. 697, Efficacile de la submersion des vignes centre 
le Phylloxera. 

Comptes rendus des seances de la SocieU entomologique de Betgique, 
n 97 (7 mars 1874). 

DE SELYS-LONGCHAMPS, p. 5, Aberration ichnusoides de la Va 
nessa urticse. DE HAROLD, QILEDVLIEG, SHARP et DE BORRE, 
p. 8-12, Sur la nomenclature entomologique. Maurice GIRARD, 
p. 12, Moyen de reculer par 1 aclion de la glace Teclosion des 
03ufs de 1 yama-mai. VALLETTE, p. 14, Chasse des Coleopteres 
sous les ecorces. Ernst HOFMANN, BREYER, BROECH et DE BORRE, 
p. 15-22, Sur la faune des Le pidopteres Diurnes de 1 Europe 
moyenne. FAUVEL et DE BORRE, p. 23-29, Sur les faunes locales 
en Entomologie. 



80 

* Nouvelles Archives du Museum d Histoire naturelle de Paris, t. IX, 

1873, fasc. 1-3. (Donne par le Ministere de 1 Instruction publique.) 

3 e fascicule. A. MILNE-EDWARDS, Recherches sur la faune 
carcinologique de la Nouvelle-Caledonie (1 pi. lithogr.). 

* Revue et Magasin de Zoologic, anne"e 1873, n 08 1 & 12. (Donn6 par le 

Ministere de rinstruction publique.) 

MILLIERE, p. 1, Knit Lepidopteres inedits d Europe. SALLE, 
p. 11, Description et figure de cinq especes de Goleopteres raexi- 
cains (1 pi. colorize). BURMEISTER, p. 17, Descriptions de Mor- 
phonides br^siliens (6 pi. n. et col.). E. ALLARD, p. 122, Mo 
nographic des Erodius. SHARP, p. 262, Lamellicornes nouveaux. 
DOURS, p. 274, Hymenopteres du bassin de la M^diterranee 
(Andrena), suite (2 pi. col.). FAIRMAIRE et RAFFRAY, p. 331, 
Cole"opleres du nord de 1 Afrique (2 pi. col). DE CASTELNAU, 
p. 397, Nouveau genre de Goliathide (Westwoodia, fig. n.). 

* SocicU centrale des chasseurs, Bulletin pe"riodique n 5. Q 

OUVRAGES DIVERS. 



* BALBIANI. Memoires sur le developpement des Aranddes. Broch. in-8, 

15 pi. noires et colorizes. Paris, 1873. (Extr. de la Bibliotheque 
de 1 Ecole des hautes Etudes.) 

* BRUN (Pabbe). Le Botaniste et le Coleopte"rologue au mont Viso. Broch. 

in-18. Paris, 1868. 

;;: HEWITSON. Exotic Butterflies, n 89 (3 pi. col.). Londres, 187/j. 

* TOURNIER. Essai d un tableau synoptique des especes du genre Meci- 

nus Germ. Broch. in-8. (Extr. des Ann. de la Soci6t6 entom. de 
Belgique, 187/j.) 

Paris, 2 avril 1874. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE el C^e, rue des Deux-Porl<>s-St-Sauveur, 22. 



N 23. 



BULLETIN DES STANCES 



DE LA 



SOGIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Kecucilli par HI. K. 1>ES*I AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 8 Avril 1874U 

Pr&idenee de M. C.-E. LEPRIEUR\ 
SO membres presents. 

MM, Houry, de Mer, et Tarissan, membres de la Societe, et Mulsant, 
de Lyon, assistent a la seance. 

Communications. M. J. Fallou annonce que notre confrere M. Milliere 
est de"signe pour recevoir, samedi prochain, 11 du couranl, a la seance 
gene"rale des Societ6s savantes des departments, une medaille d or pour 
ses Iravaux sur les Lepidopteres. 

M. E. Desmarest fait e"galement savoir que la Socie"l6 d Acclimalalion, 
dans sa dix-septieme seance publique annuelle, qui aura lieu le vendredi 
10 avril , decernera des recompenses a Irois de nos collegues : 

1 A M. Maurice Girard, un prix de 500 francs pour son Trail 616- 
mentaire d Entomologie ; 

2 A M. Ernest d6 Saulcy, un rappel de medaille de premiere classe 
pour ses education^, a Metz, du Ver a soie du chene du Japon (Attacus 

yama-mdi}; \ 

\ 
3 A feu Ni6to, ime ra^daille de premiere classe pour introduction de 

divers vegelaux au Mexique. 

(187/1, 2 annee.) 7 



82 

On annonce la mort de Tun de nos membres fondateurs, M. le baron 
de Theis, de ce de re"cemment. 

M. de Theis a fait partie de la Societe pendant plus de trente ans; ce 
n est qu en 1862 que son nom a cesse" de paraflre dans la liste de nos 
membres. 

M. L. Buquet fait savoir que, par arrete" du Ministre de Instruction 
publique , une allocation de 500 francs est accorded a la Socie"t6 pour 
Tanned 1874. 

M. Jules Ray, de Troyes, adresse sa photographie pour Tun des 
albums de la 80016*16". 

Nous poss6"dons anjourd hui 279 portraits, et nous prions instamment 
nos confreres de completer cette interessante collection. 

M. Ch. Brisout de Barneville donne lecture des descriptions suivantes 
de trois nouvelles especes de Coteopteres qu il a de"couvertes dans les envi 
rons de Paris : 

1. TRACHYS FR AGARIC Ch. Bris. Long. 2 a 2 1/3 mill. 

De la meme forme et de lameme couleur que la varie"te" scrobiculata du 
Trachys pumila Illig. Tele plus profondement excave"e; bord anterieur de 
Tepistome arqu en arriere, bien detache" de la tele; chez le pumila le 
bord ante"rieur de Tepistome est presque droit ou tegerement arque en 
avant et se detache peu nettement de la t&te. La surface du corps pre"- 
senle une ponctualion semblable a celle du pumila, mais un peu moins 
dislincte sur la tete et le corselet et moins abondante sur les elylres. 
Proslernum elargi et arrondi apres les handles anlerieures, fmement 
borde d une strie en arriere et sur les cote s; mais ces slries, au lieu 
d etre paralleles et reunies en avant comme chez le pumila, se recourbent 
fortement en dehors avant d atteindre le sommet. Le reste comme chez la 
variety scrobiculata. 

Cette espece se distingue done facilement par la forme de sa tete, de 
son e"pislome et de son prosternum. 

J ai pris plusieurs fois cet insecle sur les feuilles du fraisier de nos 
bois, au premier printemps, a Saint-Germain-en-Laye ; j en ai vu quatorze 
exemplaires, tous idenliques. 



83 - 



2. TRACHYS MARSEULII Ch. Bris. Long. 2 a2 1/3 mill. 

Semblable an pwnila type pour la forme, la couleur, la ponctuation 
et la pubescence, mais un peu plus petit. Prosternum eniierement borde 
d une strie, large, a cotes paralleles ou a peine stone s dans leur milieu ; 
a pen pres aussi large au sommet qu a la base, celle-ci tres-obluse"ment 
arrondie. Crochets des larses legerement e"paissis a leur base , mais sans 
traces de dents. 

Cette espece se distingue done facilement de la pumila par la forme 
large et parallele de son prosternum et par les crochets de ses tarses non 
denies. 

J en ai vu quatre exemplaires semblables, trouve"s a Saint-Germain-en- 
Laye et au Vesinel; j en ai pris directement un individu sur une feuille 
de Salvta pratensis, au premier printemps. 



3. EPUR^EA FAGI Ch. Bris. Long. 2 1/3 a k mill. 

Subovale, d un jaune ferrngineux, avec nne partie plus ou moins consi 
derable des e"lytres d un brun plus ou moins obscur. Tres-semblable a 
Vimmunda : menie ponctuation el pubescence, mais forme un peu plus 
large et iaille souvent plus grande; tele plus fortement impressionne e ; 
antennes d un jaune ferrugineux, unicolorcs, a dernier arlicle dislincte- 
ment plus etroit que le precedent ; corselet plus profondement echancre" 
en avant, plus largement dSprime" sur ses cotes ; elytres plus largement 
deprimees sur leurs cole s, avec leur rebord plus releve". 

La couleur de Tinsecle varie beaucoup : les plus clairs sont d un jaune 
ferrugineux ; les plus fonces ont le disque du corselet et la poilrine bru- 
nalres, les elytres d un brun fonce" avec les epaules lai-gement, le bord 
lateral , le bord extreme tres-etroilement, et une tache discoidale sur 
chaque elytre, silue"e au-dessus du milieu, d un jaune ferrugineux. On 
trouve tous les passages de coloration entre ces deux types. 

Males : libias interme diaires, avant leur extremite" interne, avec une 
petite sinuosite" suivie d une assez forte dilatation. 

Assez commune a Fontainebleau, sous I e"corce du hetre; se reprend en 
Allemagne, d oii elle tait envoy^e sous les noms ftimmunda et de 
dcleta. 



- 8ft - 

Le me" me. membre communique les remarques suivantes sur les 
Epuraea decem-guttata et diffusa. : 

M. Reitter, dans sa Revision des Nitidulaires , regarde mon Epurxa 
diffusa comme une varietS de la decem-guttata. Je ne sais si M. Reitter a 
eu sous les yeux la vraie diffusa; en tout cas c est une erreur. Voici 
d une maniere comparative les caracteres qui dislinguent ces deux especes : 

La decem-guttata presente un corselet plus profondement de prime sur 
ses cote s, avec ses rebords plus releve"s ; ses 61ytres sont beaucoup plus 
largement deprime es le long des bords late raux; le male pre"sente, avant 
1 extremite de ses cuisses posterieures, en dessous, une dilatation denti- 
forme arrondie ; ses tibias posterieurs ofTrent, vers leur premier tiers 
basilaire interne, une saillie anguleuse. Ce dernier caractere se represente 
chez les plus petites femelles, a Un moindre degre", mais toujours bien 
distinctement. 

Le dernier segment abdominal des femelles est arrondi a son extre mite , 
et n offre sur sa partie mediane aucune depression. 

La diffusa, outre les caracteres distinctifs que je viens de signaler, ne 
pre"sente chea les deux sexes , m&me a taille egale^ aucune saillie denti- 
forme ni aux cuisses > ni aux tibias; 1 arele ifiterne de ces derniers n est 
devie"e par aucune saillie anguleuse. 

Le dernier segment abdominal des femelles est assez obtus a son extre 
mite , et sa partie mediane est occupe"e par une large degression toujours 
bien 



M. C.-E. Leprieur dit qu il croit devoir sigrialei 4 une observation 
qu il a faite a un fort grossissement microscopique et qu il se propose de 
computer plus lard si elle n a pas encore ete indiquee : 

Les deui houppes posterieures des larves de^ Anthrenes ont presque 
a forme d antennes et presentent une sorte de massue et des articles tres- 
nombreux et obconiques. 

M. J. Fallou, en faisant passer sous les yeux de ses confreres des 
chenilles soufflees et des insectes parfaits encore vivants de la Nyssia 
pornonaria, lit la note qui suit : 

Du 57 au 30 mars, j ai obtenu une nouvelle e"closion de la Nyssia pomo- 
naria, donl les chenilles different assez notablement de celles qui m ont 



85 

donne leurs papillons du 22 au 23 mars. Ges dernieres, prises sur le 
chines, sont de couleur verdalre, tandis que les chenilles dont les insectes 
parfaits sont eclos a la fin du mois dernier, et que j ai trouvees sur les 
tilleuls, sont brunes et ressemblent assez aux tiges de ces arbres. Ce fait 
singulier a e"te souvent remarque pour beaucoup d autres especes de che 
nilles : leur couleur tend & se rapprocher de celle des vege"taux sur lesquels 
elles vivent ; mais ce que je desire surtout indiquer, c est que les chenilles 
de la Nyssia pomonaria se nourrissent aussi bien de feuilles de chene que 
de feuilles de tilleul. Jusqu ici je n ai pas trouve" ce L6pidoplere en liberte" 
dans la nature, et je ne Fai obtenu que d 6closion. 

M. E. Simon donne lecture d une note sur la synonymic de plusieurs 
especes de la famille des Thomisidx decrites depuis Walckenaer et Gh. 
Koch: 

Les types de ces especes m orit 6te obligeamment communique s, et les 
synonymies que jMndique sont toules reconnues et acceptees par les au- 
teurs qui les ont decrites. 

1. XYSTICDS LUCTATOR Lud. Koch, Kerinln. d. Ar. fauna Galiziens, p. 29 

(1869). 

= Thomisus Lanio Westr., Aran. Suec. (1861) (non Gh. Koch). 
Xysticus impavidus Thorell, Rem. on syn. (1872). 
Thomisus Cambridgei O.-P. Camb.> Tr. of the Lin. Soc M t. XXVII 

(1871) (d 1 , non Blackwall). 
Xysticus Cambridgei Thorell, Rem. on syn. (1873). 

2. XYSTICUS ROBUSTDS Hahn, d. Ar., t. I (1831). 
= Thomisus robustus Hahn, loc. cit. 

? Thomisus obscurus Hahn, Monogr. Arach., 7 (1833). 
Xysticus fuscus G. Koch, Uebers. d. Auach. syst. (1837). 

morio G. Koch, Arach., IV (1838). 

fuccatus Canest. et Pav., Aran. ill. (1868). 
Thomisus brevitarsis E. Simon, Me"m. Soc. Roy. Sc. Li^ge (1870). 
Xysticus fucatus Thorell, Rem. on syn. (1873) (?). 

- fuscus Thorell, loc. cit. (1873) (d 1 ). 



86 

3. XYSTICDS DEFECTDS O.-P. Camb., Linn. Soc. Journ. Zoology., t. XI 
(1873). 

= Xysticus jucundus E. Simon, Ann. Soc. ent Fr. (1873). 
ti. XYSTICUS SIMPLEX O.-P. Camb., Zoologist (1860). 

= Xysticus pusio Thorell, Rem. on syn. (1872) (<?, non $). 

5. XYSTICUS TRUX Blackwall. Ann. and. Mag., XVIII (1846)). 
= Thomisus brevipes West., Aran. Suec. (1861) (ad part.). 

Xysticus praticola Ohl., Spin. Prov. Preussen (1867) (ad part.). 

brevipes Thorell, Rem. on syn. (1872). 

Westringi Thorell, Rem. on syn. (1873). 

6. THANATDS ARENARIUS Thorell, Rem. on syn. (1872). 

= Thanatus mundus O.-P. Cambridge, Lin. Soc. JOurn. Zoology, 
t. XI (1873). 

7. PHILODROMUS EMARGINATUS Schranck. 

= Aranea emarginata Schranck, Fauna Boica, III (1803). 
Philodromus pallidus Walckenaer. Fn. franc. (1825)* 
Thomisus griseus Hahn, die Arach., t. I (1831). 
Artamus griseus C. Koch, die Arach., t. XII (1845). 
Philodromus griseus Westring., Aran. Suec. (1861). 
Artanes griseus Thorell, Rem. on syn. (1872). 
Philodromus emarginalus Thorell, loc. cit. (1873). 

Lecture. M. J.-M. Bigot adresse une sixieme suite a ses Notes sur les 
Dipteres exotiques nouveaux. Dans ce travail , apres avoir donne le ta 
bleau synoptique de toutes les especes connues du genre Cyphomyia 
TViedmann, Tauteur fait connaitre deux nouvelles especes sous les noms 
de C. cyanispinis, de 1 Amaronie, et C. scalaris, du Mexique. 

Membres prescntes. M. Edmond Koechlin, de Mulhouse, pre"sente par 
M. Lichtenstein. Commissaires-rapporteui s : MM. E. Desmarest et Ch. 
Brisout de Barneville. 



87 - 

M. Edouard Talon, a Paris, pr6senl6 par M. Gilnicki. Commissaires- 
rapporteurs : MM. Poujade et Salle". 

Membre recu. M. Max von Hopflgarten, de Mulversledt, pres Langen- 
salza (Thuringe) (Cole"opteres d Europe), present^ par M. Javet. Commis- 
saires-rapporteurs : MM. Lefevre et Reiclie. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Arduviste adjoint, 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES 

SAVANTES. 



Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academic dcs Sciences, 
t. LXXVIII, n 12 et 13 (mars 1874). 

E. PERRIER, p. 814, Sur les Lombriciens lerreslres exoliques des 
genres Urocheta et Pericheta. P. THENARD, p. 830, Observations 
sur 1 emploi des alcalis du goudron de houille pour la destruction 
du Phylloxera. BROCCHI, p. 855, Observation sur les spermato- 
phores des Crustace s de capodes. FRIES, p. 897, Efficacite de 
1 eau ammoniacale cblenue par l^puration du gaz de houille pour 
ctetruire les Insectes attaquant les ve"getaux. DE SAINT-CRICQ, 
p. 898, Sur les meilleurs procedes d e levage des Vers a soie. 

Entomologist s monthly Magazine, t. XI, n 119 (avril 1874). 

J. SCOTT, p. 241, British Homoplera (Bylhoscopidae, fin). J. 
SAHLBERG, p. 242, On certain species of Orlhostira. BARRETT, 
p. 243, Notes on British Tortrices. HEWITSOX, p. 247, Charaxes 
Cedreatis, sp. nov., from the West Coast of Africa. Th. BEAN, 
p. 248, Diurnal Lepidoplera from Illinois. H. BATES, p. 271, 
New species of Cicindelidffi. 






- 88 - 

Notes. Dromius quadrimaculatus var., p. 251. Pteroslichus 
nigrita var. Coleoptera near Chatham, p. 252. Argynnis Niobe. 
Notodonla bicolora, p. 252. Larva of Caradrina Morpheus, 
p. 2/i/i. Larva of Eubolia lineolata, p. 255. Travelled pupae, 
p. 256. Halonota grandeevana near Hartlepool. Larva and 
case of Brachycentrus subnubilus, p. 257. Rochester Entom. 
Soc. Proceed, of the Entom. Soc. of London, p. 259. 

Feuille des Jeunes Naturalistes, b* anne"e, n 42, l er avril 187A. 

LANCELEVEE, p. 63, Excursion entomologique a la fort de 
Longboel (Eure). GAVOY, p. 70, Une visile aux grottes de Saint- 
Girons. MEGUELLE, p. 75, Capture des Procris ampelophaga et 
Sesia uroceriformis dans les Basses-Alpes. ROUAST, p. 76, Note 
sur 1 epoque d e closion de 1 Euprepia pudica. 



OUVRAGES DIVERS. 

* DARWIN (Charles). L origine des especes au moyen de la selection na- 

turelle, la lutte pour 1 existence dans la nature (traduction Mo- 
linie). 1 vol. in-8. Paris, 1872. Offert par 1 auteur. 

* ID. La descendance de 1 Homme el la selection naturelle (traduction 

Barbier). 2 vol. in-8. Paris, 1873. Offert par 1 auteur. 

* GEMMINGER et DE HAROLD. Catalogus Coleopterorum synonymicus et 

systematicus, t. IX et X (Cerambycidae, Bruchidae). 2 vol in-8. 
Munich, 1873. Offert par M. le docteur Gemminger. 

* HEWITSON. Exotic Butterflies, part 90 (Hesperidse), 3 pi. colorizes. 

Londres, avril 187/i. 

* TRIMOULET. Deuxieme me moire sur la maladie de la Vigne, le Phyl 

loxera vastalrix. Broch. in-8 (uae pi. noire) publi^e par la 
Societe" Linneenne de Bordeaux. 

Paris, 15 avril 1874. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE el O, rue des Deux-Porlcs-St-Sauveur, 22. 



N 26. 



BULLETIN DSS SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Uocucilli par JM. E. UESIMAREST , Secretaire. 

Paraissant deux fois par moh. 



Seauce du 23 Avril 1S74. 

residence de M. C.-E. LEPR1EUR. 

28 nunibres presents. 

M. Edmond Fridrici, de Wa/ gnies-le-Grand (INord), assiste a la stance. 

Communications. M. L. Buquet annonce la mort du savant entomolo- 
giste Herrich-Sch&fler, de Ratisbonne. 

MM. Edmond Koechlin et Ch. Royer nous adressent leur portrait 
photographic pour les albums de la Societe. Nous prions de nouveau 
tons nos confreres de completer cette collection qui est deposed dans 
notre bibliotheque. 

M. Ch. Brisout de Barneville lit les notes suivanles sur des especes 
des genres Trachys et Dryophilus : 

1 Dans la seance du 8 avril, en donnant la description d une nouvelle 
espece de Trachys sous le nom de fragarise, j ai indique cet insecte 
comme se trouvant sur le fraisier de nos bois; mais comme nous en avons 
dans nos environs plusieurs especes, j ai pense qu il serai t utile de deter 
miner exaclement celle sur laqueile j avais loujours trouve ce Trachys. 
(187/1, 2 e annee.) 8 



90 

C est sur la Fragaria collina, espece tres-re"pandue dans toute la region 
sablonneuse de la for6t de Saint-Germain, mais ge"ne"ralement assez rare 
aupres de Paris. 

Dans la description que j ai donnee du Trachys fragarise dans le der 
nier Bulletin, il s est glisse une erreur qu il est important de rectifier. 
Page 82, lignes 18 et 20, au lieu de bord anUrieur de I ^pistome, lisez : 
bord posterieur de l 6pistome. 

2 Je viens de reprendre a Saint-Germain-en-Laye, sur un petit Ge"ra- 
nium, plusieurs exemplaires du Trachys triangularis Lac. (PandeLlei 
Fairm.). 

3 Tous les entomologistes savent que chez les especes du genre Dryo- 
philus les males sont tres-differents des femelles par leur forme bien plus 
e"troite, leurs yeux tres-gros et tres-saillants et par leurs antennes pre"- 
sentant leurs trois derniers articles ires-allonge s ; de plus, tous leurs 
tibias sont termines a leur extremis interne par une petite e"pine un peu 
recourbee en dedans. 

Jusqu a present le male du Dryophilus rugicollis n avait pas ete re- 
connu ; on etait porte a croire, par analogic, qu il devait 6tre, comme 
chez les autres especes, tres-different de la femelle. Gependant il n en est 
pas ainsi : les deux sexes sont semblables et ne different que par les 
quatre tibias ante"rieurs, qui, chez le male, sont terminus a leur extremite 
interne par une ^pine un peu recourbee en dedans. 

M. Achille Bonnaire annonce qu il a capture dans la for6t de Fon- 
tainebleau YAphodius constans, espece rare pour la faune parisienne, si 
elle n est meme nouvelle. II a trouve cet insecte dans des crottins de 
moutons, conjointement avec les Aphodius fcctidus et tristis, ce dernier 
tres-abondamment. 

II ajoute qu il a pris dernierement la Maroiia variegata en battant un 
fagot de sarmenls a Fontenay-aux-Roses. Cette espece, assez commune 
dans le midi de la France et surtout dans les Pyre ne es, a 616 retrouvee a 
Fontainebleau par MM. Grouvelle, et semble rare aupres de Paris. 

A la suite de cette communication, MM. Charles Brisout de Barneville, 
Chevrolat et Reiche disent qu ils ont e"galement rencontre la Maroiia va 
riegata dans nos environs, et particulierement a Saint-Germain-en-Laye, 
a Sfevres, au bois de Boulogne, etc. 



91 

M. Leprieur fait la communication suivanle : 

J ai rec.u hier de mon fils quelques boltes contenant des insectes re- 
cueillis dans les environs de Bordj-Menai el, poste des confms de la Kabylie, 
sur la route de Dellys et du fort Napoleon. J ai trouve", dans le nombre, 
les insectes que je communique a la Socie"te". 

Je ferai remarquer un Bryaxis, remarquable par son abdomen tronque; 
un autre Pselaphien, qui a quelque analogic de formes avec les Ctenistes; 
un Ochthcbius, qui m est inconnu ; enfin ^Hermseophaga ruficollis et le 
Corynetes geniculatus, especes qui sont ge"n6ralement assez rares en 
Algerie. 

M. L. Bedel pre"sente quelques remarques sur la structure des tarses 
chez les femelles du genre Timarcha : 

Tandis que, chez les males, la face inferieure de ces organes, destined 
a jouer un role dans la copulation, est, par cela meme, toujours revetue 
d un feutre epais, qui occupe entierement les trois premiers articles, la 
partie correspondante eprouve, chez les femelles, des modifications spe"ci- 
fiques int6ressantes et qu il est surtout facile d observer aux tarses poste"- 
rieurs. 

Chez la plupart des especes, la partie feutree est divisee longitudinale- 
ment par une bancle glabre et polie, qui tantot traverse complement les 
trois premiers articles (T. sericea Fairm., lugcns Rosh., hispauica Perez, 
rugosa L., turbida Er., Erulerid Bell. [= laevigata H.-S. = gallica 
Fairm.], maritima Perr.), tantot s arrete a la moitie du troisieme (T. pi- 
melioides H.-S. [= amethy stipes Ghevr.], strangulata Fairm., coriaria F., 
chloropus Germ., Gougeleti Fairm.). 

Dans d autres cas, ce n est qu un simple trait lisse sur les trois articles 
(T. tenebricosa F., mcseensis H.-S.) ou sur le premier seulement (T. ba- 
Learica Gory, rugulosa H.-S. [= Lomnickii Mill.]). Ailleurs meme cette 
disposition sp^ciale disparait, et les trois premiers articles sont feutre"s 
sur toute leur face inferieure (T. scabripennis Fairm.). 

On voit combien ce caractere, dont il n est fait aucune mention dans la 
Revision du genre Timarcha de MM. L. Fairmaire et E. Allard, pourrait 
faciliter la determination, entre especes voisines, des Timarcha femelles, 
et, pour n en citer que deux exemples, entre sericea et balearica, ou 
Bruleriei Bell, et coriaria. 



92 

M. Chevrolet lit la description d une nouvelle espece de Zabrus 
d Espagne : 

ZABRUS THEVENETI. Latus, nigro-niticlus, capite glabro, vix conspi- 
cue punctulato, foveis duabus punctiformibus anticis, linea transversa 
angusta inter antennas, clypeo semi-circuiter emarginato, lineola contigua 
postica, intus punctulata, parallela ; antennis in quatuor primis articulis 
nigris, ultra fuseis; prothorace transverso, subquadrato, lateribus anticis 
modice rotundato, tenue reflexo atque sulcato, basi arcuato, foveis duabus 
latis, antice transversim intusque profunde impressis, intus punctatis, 
lineola longitudinali ad lineolam arcualam et transversalem anteriorem 
limitata; angulis anticis declivibus, angulis poslicis fere rectangulis; 
elytris ovalibus, convexis, marginibus tenue reflexis, sulcatis serieque 
punctatis, singulo striis Isevibus octo intus minute et regulariter punc 
tatis ; corpore infra glabro, nitido. 

Longit. 15-15 1/2 mill., latit. 7 mill. >* ?. 

Cette espece m a e"te donne e par M. Th6venel; il Ta prise a Castril 
dans un recent voyage qu il vient de fa ire en Andalousie. 

M. fimile Ragonot communique une note sur une chenille de Micro- 
tepidoplere : 

II y a quelques jours, je voulais me procurer des chenilles de la Cata- 
clysta lemnalis, afin d en prendre la description pour un travail qne j ai 
entrepris sur les chenilles des Microlepidopteres. Dans ce but, j allai a 
une petite mare que jc connaissais !\ Bondy, et, e" tant alors tres-presse 
pour reprendre le train, je mis dans une boile des poignees de la lentille 
d eau qui flottait a la surface de la mare. Arrive chez moi, je jetai le 
tout dans une cuvette d eau, et je p&chai les petits fourreaux mobiles de 
la lemnalis, fourreaux compose" s de soie blanche, recou verts exte rieure- 
ment de feuilles de la lentille d eau. Apres les avoir tous enleves, je me 
disposais a Jeter le reste, lorsque je m apercus que des petits bouts de 
roseau d environ 20 millimetres de longueur e"taient e*galement habitus par 
cette chenille. Elle avail creuse et tapisse" de soie une galerie dans toute 
la longueur de ces bouts de roseau et s en servait en guise de fourreau. 

Comme ces morceaux de roseau habites e"taient abondants, il faut en 
conclure que la chenille profile habituellemenl de ces debris de planles 
auqaliques pour s e viter la peine de conslruire un fourreau. Je ne sais si- 
p,e fail a deja etc observe. 



93 

En de"crivant la chenille, les auteurs que j ai consulted ne parlent qu in- 
cidemment de la plaque on ecusson corne" SUP le segment thoracique 
el ne disent rien de sacoulour; cependant, comme elle est d un noir 
fonce tres-luisant, elle forme un contraste frappant avec la tele jaunalre 
de la chenille. 

La jeune chenille ne fait que ronger la surface des fenilles de la lentillo 
(Feau, qui deviennent blanches et transparentes ; mais plus lard elle les 
mange lout a fait. 

Lorsqu elle s apprete a se transformer, elle attache son fourreau a 
quelque objet, en ayant soin qu un des bouls soil hors de 1 eau afm de 
manager une ouverture pour la sortie du papillon. 

Pour terminer, j njouterai qne cette chenille ne parail diffe rer en au- 
cune facon des chenilles lerreslres, el ce n est que grace a sa peau ve- 
loutee que la chenille pent vivre dans 1 eau. Dans cet etemenl, elle esl 
entourge d air, qui s apercoil comme une couche de vif-argenl couvrant 
toutes les parlies de son corps. 

M. J.-M. Bigot adresse les dessins colorie"s, executes parM. Poujade, 
qui doivent accompagner son travail sur de nouvelles especes ties genres 
Formosia et Rutilia. 

Membres recus. La Societ^ admet an nombre de ses membres : 

1 M. Edmond Kcechlin, de Mulhouse, actuellement chez MM. A. Kunkler 
elcomp., rue Sylvabelle, 73, a Marseille (Bouches-du-Rhone) (Coleopteres 
d Europe), pre senle par M. Lichtenslein. Commissaires-rapporleurs : 
MM. Charles Brisoul de Barneville el E. Desmarest. 

2 M. Edouard Taton, de Montlucon (Allier), h Paris, rue Monge, l\l 
(Coleopteres d Europe), pr^senl^s par M. Gilnicki. Commissaires-rap- 
porteurs : MM. Poujade el Salle. 

Membre presents. M. Boyenval, ing^nieur des manufactures de TEtat, a 
Tonneins (Lol-et-Garonne) (Coleopteres d Europe), pre senle par M. Antoine 
Grouvelle. Commissaires-rapporleurs : MM. L. Bedel et Alberl 
Leveille". 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL. Arcliiviste adjoint. 



OUTRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Annales de la Societe entomologique de France, 5 e sSrie, tome troisieme, 
anne"e 1873, A e trimestre. 3 planches noires. 

SIGNORET, p. 401, Essai sur les Cochenilles (fin du genre Leca- 
nium), pi. 12 et 13. TOURNIER, p. M9, Observations sur les 
especes europe>,nnes et circum-europe ennes de la tribu des Ty- 
chiides. POUJADE, p. 523, Note sur le vol de quelques Coleo- 
pteres, pi. \h. FAIRMAIRE, p. 525, Notes rectificatives et com- 
plemenlaires sur les Timarcha. LABOULBENE (D r ) et ROBIN (D r ), 
p. 529, Observations sur les organes luiuineux du Pyrophorus 
noctilucus Lin. LABOULBENE (D r ), p. 537, Observations sur le 
bruit parliculier on cri du Sphinx Atropos et sur un organe situe" 
a l arliculation de la jambe et de la cuisse chez cet insecle L6pido- 
ptere. GUENEE, p. 5^2, Note au sujet de la Paluslra Laboulbeni. 
DESMAREST et BEDEL, p. cxcm a CCLX, Bulletin des seances et 
Bulletin bibliographique (octobre-decembre 1873). DESMAREST, 
p. CCXLI, Liste des Membres de la Socie"te" pour Tan nee 1873. 
ID., p. CCLXVII, Table alphabelique et analytique des matieres pour 
1873. ID., Table alphabelique par noms d auteurs des travaux 
conlenus dans le volume de 1873. BEDEL, p. cccn, Table du 
Bulletin bibliographique pour 1873, 

Bolletino meteor ologico ed astronomico del rcgio Osscrvatorio dell 
Universita di Torino, T annee, 1873. Q 

Bulletin de la Societe d Histoire naturelle de Toulouse, T annexe, 
1872-73, p. 257-350, une planche noire. 

GOBERT, p. 295, Catalogue raisonne des Cole"opteres des Landes 
(l rc partie). MARQUET, p. 322, Excursion entomologique dans 
les cavernes de PAriege. 



95 

Comptes rendus hebdomadaires dcs seances de I Academic des Sciences, 
tome LXXVIII, n 14 et 15 (avril 187/i). 

ROMMIER, p. 958, Sur 1 emploi des alcalis du goudron de houille 
a la destruction du Phylloxera. BALBIANI, p. 1024, Sur la pre 
miere generation annuelle du Phylloxera du Chene. PETIT, 
p. 1034, Sur 1 emploi du coaltar pour combattre le Phylloxera, 

Memorie delta reale Accademia delle Scienze di Torino, 2 C serie, 
t. XXVII, 1873. 

TAPPARONE GANEFRI, p. 325, Intorno all una nuova specie di 
Nephrops (Japonicus), generi di Crostacei Decapodi Macruri (avec 
planche). 



OUVRAGES DIVERS. 

* CORNU (Maxime). Etudes sur la nouvelle maladie de la Vigne. Broch. 
in-4, 3 pi. colorizes. (Extr. des Memoires de l Acad6mie des 
Sciences.) 



OUVRAGES ACQDIS SUR LES FONDS PIERRET. 
(Seance du 11 mars 1874.) 

** BURMEISTER (Herm.). Tabula? XL ad genera quaedam Insectorum. 
1 vol. in-8, pi. noires et col. (incomplet). Berlin, 1838-1846. 

** DUMERIL. Considerations generates sur les Insectes, planches doubles, 
noires et coloriees. 1 vol. gr. in-8. Paris, 1823. 

** FUSSLLXS. Verzeichnis der Schweizerischen Insecten, une pi. colorize. 
Broch. compart. Zurich et Winterthur, 1775. 

** GILLMEISTER. Trichopterygia. 1 vol. in-12, 9 ffl. noires et coloriees. 

Nuremberg, 1845. 
** HARRIS (Moses). An Exposition of English Insects. 1 vol. compart, 

50 pi. coloriees. Londres, 1776. 



** MAG LEAY (W.). Illustrations of the Zoology of South Africa (Annu- 
losa). 4 pi. coloriees. Broch. in-4. Londres, 1838. 

** MULLER (Otho). I-Iydrachnae Daniae. 11 pi. coloriees. 1 vol. grand in-8". 
Leipsick, 1781. 

** MULSANT et KEY. Histoire naturelle des Coleopteres de France. 2 broch. 
in-8 : 

1 Fcssipedes, Brevicolles. 4 pi. noires. Paris, 1865. 
2 Piluliformes. 2 pi. noires. Paris, 1869. 

** PANZER. D. SchsefTeri Iconum Insectorum circa Rastisbonam indigene- 
rum enumeratio. 1 vol. compart. Erlangen, 180/i. 

** PICTET (F.-J.). Histoire naturelle des Insectes Ne"vropteres. k vol. 
in-8", pi. coloriees. Geneve : 

1 Famille des Perlides. 2 vol. 1842. 

2 Famille des Ephe"merines. 2 vol. 1845. 

(Stance clu 22 avril 1874.) 

** DESMAREST (A.-G.). Considerations generates sur la classe des Crus- 
laccs. 1 vol. in-8 cartonne", 56 pi. noires. Paris, 1825. 

** HUBER (P.). Recherches sur les mo3urs des Fourmis indigenes. 1 vol. 
in-8 broche. Paris, 1810. 

** LYONET (Pierre). Recherches sur I anatomie et les metamorphoses de 
differentes especes dlnsecles. 2 vol. in-4 broch^s, 54 pi. noires. 
Paris, 1832. 

** ROBLNEAU-DESVOIDY. Recherches sur Torganisation verlebrale des 
Crustaces, des Arachnides et des Insectes, 1 vol. in-8 broche, 
une pi. noire. Paris, 1828. 

** WALCKENAER. Memoires pour servir a 1 histoire naturelle des Abeilles 
solitaires qui composent ] e genre Halicte. 1 vol. in-8 carlonne, 
une pi. colorize. Paris, 1817. 

Paris, 30 avril 1874. 



PARIS. Tjpog. FfiUX MALTESTK el Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



N<> 27. 



BULLETIN DES SEANCES 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Reeueilli par IH. K. ESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Avis trfes-fmportant. 

M. le Tre"sorier prie instamment ceux de ses collegues en retard de 
vouloir bien lui faire parvenir, aussitot que possible, le raontant de leur 
cotisation pour Panne" e 187 A. 



Seance du 13 Mai 1*7 I. 

Presidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 
31 membres presents. 

M. G. Duchamp, de Lyon, assiste a la stance. 

Communications. M. Maillefer annonce la mort de notre collegue 
M. Jacob Himmighoffen, do Barcelone, qui appartenait a la Soci6t6 
1857. 

- M. Hoffgarten, de ilveretcdt, adresse son portrait photographic 

- M. le docteur Alex. Laboulbene pr^sente a ses cqltegues plusieurs 
communications : A 

I" II commence par exprimer a M. le Secretaire le grand plaisir qu il 
eu en voyant la table des Annales indiquant 1 ordre d msjctes a chacun 
des articles speciaux. II y a la un veritable progres. ^ 

1 Notre collegue parle ensuite du Catalogue des Hymenopteres d 
(187/1, 2 e annte.) 



98 

Prance de M. le docleur Dours. Ce travail n est que le prelude d un 
ouvrage qui manque et dont la venue sera un e"vnement scienlifique. 
M. Alex. Laboulbene est heureux de constater que deja les Cole"opteres, les 
Le"pidopteres et les Hymenopteres francais auront e"te, en parlie au moins, 
traites. 11 voudrait que les Hemipteres, les Dipleres et les autres ordres ne 
tardassenl pas a les suivre. 

3 Le meme membre dit que notre collegue M. Pe"rez, de Bordeaux, lui 
annonce que parmi ses CLytus plebeius il a trouv6 un exemplaire du 
C. Sternii = Aubouert cinereus, dont on parle depuis quelque temps. 
Ce Clytus est de Sainl-Sever-sur-Adour. 

Zi Notre collegue continue en signalant de nombreux Hymenopteres 
eclos des tiges de ronces seches. On sait combien ces tiges ont 616 
explorers par MM. Le"on Dufour, Ferris, Goureau et Giraud. II y a encore 
a ajouter. M. Alex. Laboulbene y a trouve" , en fait de Coleopteres, un 
Matachius voisin du marginellus et la Gracilia pygmaea male et femelle. 

5 Enfin, M. Alex. Laboulbene termine par quelques details relatifs aux 
premiers elats des Cantharides (Canlharis vesicatoria) . Une personne lui 
a affirme" avoir vu sortir de terre, dans un lieu tourbeux, des Cantharides 
a P6tat parfait. Il y avait en cet endroit des Guepes. On sait que ce terme, 
dit notre collegue, indique, pour les gens du monde, un Hyme noptere ; 
mais de quelle espece s agit-il ? 

Quoiqu ii en soit, les Cantharides etaient parasites de ces insectes mal- 
heureusement ind6termin6s. II y a la une lacune a combler et qui ne sau- 
rait trop etre signaled. 

M. Leprieur dit que le Bryaxis dont il a parle" dans la derniere 
stance comme trouve" par son fils est le C. kabyliana. 

M. de Marseul donne lecture d une lettre contenant des details ento- 
mologiques inte"ressants, que lui a adresse" de Constantinople, a la date du 
26 avril dernier, M. I abbS Clair : 

Vers la fin de 1 hiver, notre collegue ayant passe" une quinzaine de jours 
a Kadi-Keni, a peu de distance de Scutari, a pu faire quelques recherches, 
quoique la saison fut tres-peu favorable : il a recueilli cependant le Caret- 
bus nobilis, la Parmena SoLieri dans des tiges desse che es ; et, dans le grand 
cimetiere de Scutari, qui doit 6tre une bonne localile pour I entomologie, 
un grand n ombre de Cephalostonus, des Stenosis, un beau Pristonychus, 
.ainsi qu une larve de Procerus, d un beau bleu, ressemblant, pour la 



99 

forme, aux larves de Garabes, mais ayant k Pextr6mite du corps deux 
pointes divergentes tres-longues. 

Dans les environs de Pera, pendant 1 hiver meme, raais avant I arriv6e 
des neiges, M. Tabb6 clair n a guere rencontr6 que quelques Carabiques, 
des Brachycerus 6gares et des Anthicus en grand nombre. 

Depuis le printemps, et malgrg le soleil et le beau temps, on ne trouve 
presque rien, car la secheresse est extreme et le vent du nord ne discon 
tinue pas de souffler avec violence ; toutefois, depuis le 25 avril le temps 
semble s ameliorer, et il est probable que des cbasses fructueuses vont 
pouvoir etre faites. Vers la fin du mois de mars les Dorcadion ont fait 
leur apparition ; notre confrere en a trouv6 de cinq especes, les seplem- 
lineatum et ferruginipes tres-abondamment ; et, ce qu il croit devoir 
rioter, c est qu il a pris ces insectes dans un terrain completement denue" 
d arbres et de broussailles. Il a rencontr6 presque en meme temps de 
nombreux individus de la Cantharis vittata on dives. 

Enfin, recemment il a capture sur des chardons la Phytsecia geniculata, 
quelques Amphicoma, deux especes de Clytrides , etc., et il a aussi 
recueilli beaucoup d Araneides qu il se propose d envoyer & M. E. Simon. 

M. Thevenet fait la communication qui suit : 

t)ans une de nos dernieres seances, M. Leprieur nous a entretenu de la 
forme singuliere qu offrent les poils des larves d Anthrenes, les impla- 
cables ennemis de nos collections. Ayant trouve" dans un carton n6glig6 
quelques-unes de ces larves, je me suis mis a les examiner, et j ai constate 
les fails suivants : 

Elles ont des poils de trois sorles : 

1 Les uns, courts et simples, se voient surtout sur les pattes; 

2 D autres, longs d environ 0,8 de millimetre, rappellent par leur forme 
les tiges de sapins recouvertes de leurs aiguilles, ou encore les e"pis de 
certaines gramin^es, et sont distribu^s plus ou moins abondamment sur 
toutes les parties du corps ; 

3 D autres, enfin, sont 6pars, courts, implante"s a la partie supe>ieure 
sur les espaces membraneux qui relient les arceaux, ou longs et reunis 
en deux faisceaux erectiles implant^s de chaque cot6 du dernier anneau 
de 1 abdomen. 

Ces poils ont un demi millimetre de longueur ; ils paraissent article s 
et termines par un renflement. 

En examinant au microscope avec un fort grossissernent, on voit que 



100 

ces articulations ont des dimensions croissantes a partir de la base du poll 
et forment comme une se"rie de calices a quatre divisions, implanted les 
uns sur les aulres et constituant une tige rigide terminee par une sorte 
de fer de fleche e mousse , a quatre faces arrondies, et termine inferieure- 
ment par des barbes obtuses et plus ou moins infle chies vers la tige. 

L espece d Anthrenus que j ai 6ludiee me semble 6tre le verbasci, tandis 
que les observations pre sente es par M. Leprieur avaient 616 faites sur 
1\A. varius. 

Je mets sous les yeux de mes confreres quelques croquis fails au 
microscope, a Taide de la chambre claire de G. Oberhauser. 

Apres avoir entendu cette communication, la Socie"te manifeste le d6sir 
que les remarques de M. Thevenet soient continuees, et surtout que les 
dessins quMl pre"sente puissent 6tre public s dans les Anriales. 

M. Maurice Girard adresse la note suivanle : 

Je prie la Socie te de m excuser si je reviens par des fails nouveaux sur 
un sujet dont j ai deja parle" ; mais sa grande importance pratique me jus- 
tifiera a ses yeux, je 1 espere. 

J ai place" a la glaciere, au milieu du mois de mars, des 03ufs dCAttacus 
yama-mdi Gue r.-Me nev.; provenant les uns de M. de Saulcy, a Metz, les 
autres de 1 education de M. Bigot, a Pontoise. L ope"ration etait urgente, 
car de"ja il y avail quelques e closions, et le ch^ne faisail comple"tement 
d^faul. II y aurait eu perte lolale par famine. Les ceufs onl 6le" retire s le 
22 avril 187/i, et sonleclos tous tres-promptement le lendemain, sous 1 in- 
fluence de chaleurs exceptionnelles, el alors que les feuilles de chfine 
6taient bien developpees et assez agees pour ne pas debiliter les jeunes 
chenilles. Les larves ^closes en mars sont sorties de leur torpeur, et se 
sont comporle es comme si elles eclosaienl de nouveau. Depuis lors cette 
Education marche lenlemenl en raison des froids du mois de mai, mais le 
poinl capital est de nouveau verifie, la bonte de la pratique du glacage 
retardanl 1 eclosion jusqu au momenl propice. 

A litre experitnenlal je mainliens a la glaciere quelques 03Ufs encore 
plusieurs mois. 

M. L. Buquet, au nom de M. J. Lichlenstein, de Montpellier, pre"- 
senle les communicalions suivantes : 

1 J ai observe" rilyme noptere dont parle K6aumur dans ses Memoires 
(t. VI, mem. 8, p. 261, pi. 6) et que Lepelelier dit 6tre YOdynerus parie- 
tum (Suites h Buffon, Oymenopteres, t. H, f 549). Je crois qu il a fait 



101 

erreur, et ici au moins c est VOdynerus crassicornis Wesmael, qui se dis 
tingue des autres dans sa maniere de construire son nid, par le cylindre 
exterieur guilloche dont 1 entr^e du nid est pourvue tant qu il est en cons 
truction. Le premier segment de Tabdomen Strangle" el sa suture trans- 
versale distinguenl nettement le crassicornis du parietum. L approvision- 
nement du nid n est pas de chenilles, comme Font dit les auteurs, inais 
bien de larves de Coleopteres du genre Phytonomus. Ces larves sont colo- 
re"es en vert tendre, en rose, en rotfge vif, el je me ferais un plaisir de les 
envoyer a celui de nos collegues qui aurait eleve assez de ces Curculio- 
nites pour les determiner spe"cifiquement. Je serais assez porte a croire 
que c est la larve du Phytonomus variabiiis ou suspiciosus, fort commune 
dans nos luzernes. 

2 J ai observe le Psammophila (Sphex) hirsuta Kirby (viatica ? Linn6) 
enterrant dans une allee une grosse chenille de Noctua du genre Agrotis. 
De Geer Ta vu avant moi, mais il n a pas indique" le genre de chenille. 

3 En cherchant, le 9 mai dernier, des Araignees maconnes avec leur 
savant historien M. Moggridge, qui se trouvait de passage a Montpellier, 
nous avons trouve" la My gate cementaria ayant traine dans son nid une 
chenille de la Noclua CucuUia verbasci. Gelte chenille 6tait a moilie 
engaged sous la trappe qui forme le nid de la Mygale et fortement retenue 
par 1 Araignee quand nous avons voulu 1 extraire. La planle de Verbascum 
sur laquelle avail du se trouver cette chenille, peu vagabonde de sa 
nature, tait a 80 centimetres environ du nid de la Mygale, ce qui me fait 
supposer que dans la nuit elle aura et6 a la chasse assez loin de son nid 
et aura meme grimpe sur les plantes pour chercher ses victimes. 

M. le docteur Alex. Laboulbene, a la suite de cette communication, fait 
remarquer que quelques-uns des fails indiques par M. Lichtenslein ont 
deja 6le signales, mais que noire collegue, par ses remarques inl^ressanles, 
leur donne une confirmalion scienlifique des plus utiles. 

M. J. Fallou dit e"galement que la chenille de Cuculia verbasci etait 
peut-etre sur le sol prete a se chrysalider, et que l Araigne"e est venue la 
prendre la sans avoir eu besoin de monler sur les branches du Ver 
bascum. 

M. H. Lucas, qu une longue et douloureuse maladie a tenu eloigne 
depuis plusieurs mois de nos stances, communique la note suivante rela 
tive au Gleniza fodiens, Araneide de la tribu des The>aphoses et de la 
farnille des Mygalides : 

M. Traherme Moggridge, qui a public un travail plein d inler^t (Trop- 



102 

Door Spiders, p. 73, 1873) sur les Araneides terricoles des environs de 
Menton, m a envoy6 dernierement plusieurs de ces especes nourries par 
cette partie sud de la France. 

Parmi celles qui e"taient accompagne"es de leur nid, je signalerai la 
Ctcniza fodiens, dont I habitation ainsi que 1 Araneide qui en est 1 archi- 
tecte et le constructeur en meme temps, ont ete" de"crites et figure es par 
Audouin dans nos Annales, 1833, p. 69, pi. L\. 

Comme cette espece, remarquable au point de vue de son Industrie, if a 
pas encore et6 observed vivante a Paris, je me fais un veritable plaisir de 
la communiquer a la Societe", ainsi que son habitation, qui est intacte. 

Cette Araneide, tres-timide, tout a fait nocturne, que j ai installed dans 
les meilleurs conditions possibles afm de pouvoir 1 etudier a mon aise, a 
pour habitude d etablir sa demeure dans un terrain meuble et assez 
humide. Quand on examine cette habitation, on remarque que c est une 
espece de tube cylindrique, plus ou moins droit, profonde"ment creuse 
dans la terre, a parois tapisse"es d une soie fin, serr^e, afm d eviter les 
eboulemenls, ferm an moyen d une porte ou trappe munie d une char- 
mere et s adaplant snr la feyure du tube d une maniere si parfaite que 
rien & 1 exlerieur ne decele et ne peul meme faire soupconner la presence 
de cette singuliere habitation. 

M. P. Moggridge m a envoye" aussi deux autres individus de la meme 
espece, places dans de petites bouteilles en verre bleu qui conlenaient un 
peu de mousse quand elles me sont parvenues. En examinant derniere 
ment ces Araneides, j ai observ6 un faif curieux et que je crois devoir 
mentionner dans le Bulletin de nos Annales. Ces bouteilles tubiformes, a 
goulot assez saillant, avaient Tentr^e libre quand je les ai recues; cette 
ouverture genait probablement les habitants que ces bouteilles conte- 
naient, car je les trouvai alors soigneusement ferm^es, et, en etudiant 
cette fermeture munie d une charniere solidement ^tablie, je ne tardai 
pas a reconnaitre qu elle ressemblait parfaitement aux portes qui closent 
leurs demeures souterraine et qu elle avail el6 confeclionn^e avec de la 
soie m6lang6e de brindilles de mousse, uniques materiaux qui fussent a 
la disposition de ces Araneides durant leur captivite . Elles semblent, en 
effet, se plaire dans ces sortes d habilation improvisees qu elles savent 
utiliser et approprier a leurs besoins. Je ferai aussi remarquer que 1 inte- 
rieur de ces bouteilles 6tait revetu d une soie fine, serre"e, et que la ron- 
delle qui vient clore le goulot repose sur une feuillure egalement construile 
par 1 Araignee, centre laquelle elle vient s appuyer et qu elle nc saurait 
franchir. Quand on examine ce travail qui parait execute avec un art reel- 
lemenl merveilleux, on observe que ce couvercle s applique si exactement 



103 

sur la feuillure, qu il faul y regarder de tres-pres pour reconnaitre le point 
ou les deux parties se renconlrent. II faut supposer que Tinslincl de celte 
Araignee pr^voyanle la porte a en rendre la jonction aussi parfaile que 
possible, car desirant resler libre et maitresse dans son inte>ieur, non- 
seulement il lui importe de clore solidement sa demeure improvised, mais 
elle a le plus grand interet a en dissimuler Touverture pour la soustrairc 
aux yeux de ses nombreux ennemis. 

Membre recu. La Socie"te admet au nombre de ses membres M. Boyen- 
val, ingenieur des manufactures de 1 Elat, a Tonneins (Lot-et-Garonne) 
(Coleoptere tf Europe) t presenle" par M. Antoine Grouvelle. Commis- 
saires-rapporteurs : MM. L. Bedel et Albert Le"veille. 

Membres presentes. 1 M. Charles Haury, de Prague (Boheme) (Coleo- 
pferes et Lepidopteres d Europe] ; commissaires-rapporteurs : MM. Poujade 
et Goossens. 2 M. W. Roelofs, de Bruxelles (Coleoptcres d Europe, 
Curculionides de lout Le globe). GQS deux entomologistes sont pre"sente"s 
par M. Jekel. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archivislc adjoint. 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Anales de la Sociedad espanola de Historia natural, U I, cahiers 2-3, 
t. II, cahiers 1-3. 

Tome I. PEREZ-ARCAS, p. 97 (suite), Especies de la Fauna 
espanola (1 pi. col.). JIMENEZ DE LA ESPADA, p. 163, Un aut6- 
grafo del Abate Spallanzani : Vermi (p. 165), Insetti (p. 169). 
SHARP, p. 259, Especies nuevas de Coleo"pteros. DE UHAGON, 
p. 272, Adiciones al trabajo del Sr. Sharp (Adelops Crotchi et ru- 
gosus). 

Adas de la Sociedad (renfermant principalement des notes ge o- 
graphiques). P. 17, Centrotoma et Ctenistes. DSgats causes 



104 

par le Colaphus ater et THaltica ampelophaga. P. 22, Acmastes 
Haroldi. P. 23, Asida luctuosa $. Piochardia lepisraiformis, 
Mecognathus cribellalus, Triplax Marseuli, Lycoperdina penicillata. 

P. 25, Epeira sericea. P. 31, Dryoccetes dactyliperda. 
P. 36, Necrodes littoralis. 

Tome II. PUTZEYS, p. 51, Celia nitidiuscula, espece nouvelle 
d Aranjuez. MARTINEZ Y SAEZ, p. 53, Datos sobre algunos Co- 
leripteros de los alrededores de Cuenca (1 pi. col.). BOLIVAR, 
p. 213, Ortopteros de Espana nuevos 6 pocos conocidos (1 pi. col.). 

MARTINEZ Y SAEZ, p. 407, Descripciones de Coleopteros de 
Espana. 

Adas de la Sodedad. P. 3, Lagria glabrata. P. 4, Dromius 
Rambufi, Oodes hispanicus, Meligethes elongatus. P. 7, Ce- 
rambyx velutinus et Wellensi. P. 11, Dorcadion annulicorne el 
Handschuchi. P. IZi, elytra appendicina. Misolampus Gou- 
doti. P. 15, Eunectes sticticus. P. 22, Bembidium laBtura. 

P. 44, Tryxalis nasuta, Agrion Graellsi, Libellula Fonscolombei, 
OEnas afer, Stenobothrus lineatus, Ephippigera vitium, Stetheo- 
phyma grosum, Parapleurus typus, Caloptenus plorans et littoralis, 
Meconeraa varium, etc. P. 50, Note sur la description de trente- 
trois Meloides mexicains et celle des Insectes de 1 Agave mexicana. 

P. 55, Lissa chiragra. Vespa sylvestris. P. 61, Orlhopteres 
et N^vropteres de La Granja. P. 63, Gordius aquaticus, parasite 
de Coleopteres et d Orthopteres. 

OUVRAGES DIVERS. 

* FANZAGO (Filippo). I Chilopodi Ilaliani, monografia. Broch. in-8. Pa- 

doue, 1874. 

* GIRARD (Maurice). Le Ver a soie bre"silien, notice entomologique sur 

1 Attacus aurota et sur son education. D r FORGEMOL. Devidage 
des cocons de 1 A. aurota. Broch. in-8, une pi. noire. (Ext. du 
Bull, de la Soc. d Acclimatation, 1874.) 

Paris, 22 mai 1874. 



PARIS. - Typog. Ffcf JX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



BULLETIN DES SEANCES 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par .11. !:. UESltf AREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Avis. L Excursion entomologique annuelle de la Soci^te" aux environs 
de Paris aura lieu le dimanche 111 juin 1874, aux environs de CERNAY-LA- 
VILLE (Seine-et-Oise). Prendre a 8 heures du matin au chemin de fer de 
Sceaux et Liraours (barriere d Enfer) des billets d aller iet retour (valables 
du samedi matin au lundi soir) pour la station de Saint-Remy-les-Chevrense 
prix : 3 fr. 15 c.). M. Thevenet (rue de Douai, 61) a bien voulu se 
charger de donner a ses collegues les renseignements relatifs a cette 
excursion. 



Seance du 7 Mai 

Presidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 
30 membres presents. 

M. Bourgeois, de Rouen, assiste a la seance. 

Decisions. Apres avoir enlendu lecture d un rapport de sa Commission 
(187/1, 2 e annte.) 10 



106 

de publication, la Socie te decide qu elle composera ainsi qu il suit le 
deuxieme numgro de ses Annales pour 1874 : 

BEDEL. Fin de la monographic des Brachycerides d Europe, avec i pi. 

SIMON. Etudes arachnologiques, 3 e memoire, n V et VI, avec 1 pi., 
inse"re"e dans le l cr trimestre. 

CAPIOMONT et LEPRIEUR. Fin de la monographic des Larinides. 
PDTON. Hemipteres nouveaux et observations diverses, avec 1 pi. col. 
BIGOT. Especes nouvelles de Dipteres exotiques. 
LEFEVRE. Monographic du genre Colaspidema, avec 1 pi. 
CHEVROLAT. Suite de la monographic des Cebrionides. 
Bulletin du deuxieme trimestre de 1874. 

-- La Sociele decide que son excursion entomologique annuelle aux 
environs de Paris aura lieu le dimanche 14 juin 1874 aupres de Cernay- 
la-ville, pres Chevreuse (Seine-et-Oise). 

Lecture. M. Thevenet lit une notice sur les metamorphoses de la Cor- 
ticaria Pharaonis Motschulsky ; travail accompagne de figures. 

Communications. M. de Bonvouloir, en annoncant qu il a livre" a 1 im- 
primerie la fin du manuscrit de sa Monographic des Eucnemides offre a 
la Socic"t6 de prelever cinquante exemplaires sur les tirages a part qui lui 
etaient attribues, afm que Ton puisse les rpartir entre ceux des membres 
nouvellement admis qui en feraient la demande. La Socie tc acceple 
avec reconnaissance 1 offre de notre gene reux collegue. 

M. Capronier adresse son portrait photographic pour Tun des albums 
de la Societe. 

M. L. Reiche lit une note sur YAnt/irenus verbasci Linne" : 

L insecte dont il a et6 question dans nos dernieres stances, a propos de 
sa larve et de la structure extraordinaire des poils qui garnissent certains 
de ses organes, est YAnthrenus verbasci LinnC" (Syst. nat., I, 11, 568) 
qu il decrit ainsi : 



107 - 

Eyrrhus fuscus, clytris fasciis tribus undutatis pallidis ; thorax postice 
pallidus, frons nigra. 

Et il ajoute que c est le meme insecte que V Anthrenus n 2 de Geoffroy 
(Histoire des Insectes, t. I, p. 115) nomm6 par cet auteur V Amourette. 

En outre, la description de Tespece vient apres celle des Anthrenus 
scrophulariae et muscorum. 

Cette description de Linne, quelque courte qu elle soil, lui convient, et 
elle se complete par la citation de Geoffroy, dont la description ne laisse 
aucun doute. 

J avais deja constate ce fait dans une note publie e en 1843 dans nos 
Annales (Bulletin, p. xxvm). 

Cet insecle est le m&ne dont la larve attaque nos collections, et n est, 
sous ce rapport, que trop connu. 

N y a-t-il pas lieu de s e"tonner de ne voir figurer cette espece du genre 
Anthrenus dans aucun catalogue de Coleopteres, et que le nom de 
Geoffroy, le cre"aleur du genre, ne s y trouve pas, meme en synonymic. 

La cause de cette omission est due a une erreur inexplicable d Erich- 
son, cet Eminent entomologiste dont TAllemagne, sa patrie, n a pas encore 
pu produire la monnaie. Dans son livre si remarquable (le tome III de 
1 Histoire naturelle des Insectes de TAllemagne, p. Z|58), Erichson dit en 
deux lignes que la description de Linne" s applique tres-bien a Y Attagcnus 
trifasciatus (Dcrmestcs) de Fabricius (Mantissa, 1, 34). 

Or, pour quiconque sait lire attentivement, c est bien un Anthrenus, 
insecte court, trapu, arrondi et squameux, que Linne" a de"crit sous le 
nom de verbasci a la suite des Anthrenus scrophulariae et musxorum, 
et non un insecte oblong ou ovale et vein, qu il eut certainement place" 
dans son genre Dermestes. 

I/autorite" d un entomologiste de la valeur d Erichson a n^cessairement 
entrain^ 1 opinion de noire illustre et regrette" confrere Lacordaire et 
ensuite celle de Jacquelin Duval et des auteurs des divers catalogues. 
MM. Gemminger et de Harold ont suivi malheureusement cette mauvaise 
tradition dans leur oeuvre si me"rilante, et ont m6me omis dans le genre 
Anthrenus, les Ant. gloriosae et macuiatus de Fabricius. 

Enfm est venu Imminent auteur de THistoire naturelle des Coleopteres 
de France, M. Mulsant, qui, avec la collaboration de M. Rey, a public dans 
ses Scuticolles (1867) un travail sur les Anthrenus, dans lequel (p. 162) 



108 

il met a sa place 1 espece de Linne, dormant ainsi raison a mon opinion 
e nonce e en 1843. 

La nomenclature est done fixee actuellement pour VAnthrenus vfrbasci, 
si, comme je 1 espere, le dire de M. Mulsant est adopte. 

II n en est pas malheureusement de memepour YAnthrenus musaeorwn, 
qui, d apres ma note de 1843, aurait ete de"crit sur un exemplaire de 
VAnt. verbasci depouille" d une partie de ses ecailles. L 1 opinion d Erichson 
a encore prevalu, et ce nom a ete" applique" a une espece que nous ne 
rencontrons jamais dans nos boites et qui a ete decrite par Olivier sous le 
nom d Anthrenus fuscus (Entom., II, l/i, 10). 

Elle se trouve communement sur les fleurs d une petite Liliace e, en 
juin^ autour de Paris. 

M. Leprieur lit la note qui suit : 

Parmi les Cole"opteres recueillis par mon fils dans les environs de Bordj- 
Menaiel, un certain nombre presente de Finte^ret an point de vue de la 
geographic entomologique. Je citerai notamment : 

VAmblyderus scabricollis ; 

Le Formicomus Olivieri, decrit par notre collegue M. Desbrochers des 
Loges dans le Bulletin de FAcade riiie d Hippone ; cette espece n avait jus- 
qu a present ete signale e que des environs de Bone ; 

Le Diochus Slaudingeri Kraatz, dont 1 existence n 6 tait pas indiquee en 
dehors de Bone et de Philippeville ; 

Un Limnebius, que je crois devoir rapporter au gyrinoides Aube"; 
Un individu de VHydroporus Leprieuri. 

A propos de cette derniere espece, je crois devoir faire remarquer que 
je Tavais communiquee a divers entomologistes sous le nom de Hydr. 
Escheri, et je serais fort tent6 de supposer que le veritable H. Escheri, 
cite" par M. Reiche dans son Catalogue des Goleopteres d Algerie, comme 
pris a Bone par moi et a Alger par M. Poupillier, n existe pas en Algeria, 
et que ma premiere determination a du amener une erreur inevitable et 
la confusion entre le Leprieuri et VEschcri, dont je n ai jamais vu d exem- 
plaire pris en Alge"rie. 

M. L. Fairmaire adresse une note relative a 1 habitat des Cassides : 
Dans la stance du 26 novembre dernier, plusieurs de nos collegues, en 



109 

parlant des moeurs des Gassides et de leur predilection pour les plantes 
de la famille des Composees, ont paru attribuer trop exclusivement ces 
vege"taux a leur nourriture et ont fait ressortir comme une exception la 
remarque de M. de Frauenfeld (Verb. Zool. Bot. Wien., 1868) sur la 
Cassida margaritacea qui vivrait sur la Saponairc. 

Plus tard, dans le me"me recueil (1870, p. 44), M. de Frauenfeld a 
signale", d apres M. Winnertz, les de"gats causes aux cultures de belte- 
raves par la C. oblonga, qu il considere comme un ennemi jusqu alors 
inconnu de la culture ; les renseignements qu il avail recueillis ne lui per- 
mettaient pas de regarder cet insecte comme nuisible. D apres ses reclier- 
ches, il ne mentionne que Taschenberg comme ayant signale" le mal cause" 
anx betteraves par la C. nebulosa (et tres-probablemenl ce dernier ne 
faisait que reproduire une observation dont je parlerai plus loin). II cite 
en outre M. le prof. Makovsky comme ayant constate les degats commis 
par les memes insectes sur les semis de navels a Wischau en 1868, et il 
dit que Kaltenbach, dans ses Phytophages, parle des Cassides comme 
vivant non pas sur les Beta, mais bien sur les Atripiex, genres toul a fait 
elrangers a la famille des Composers. 

Un fait analogue a el6 deja 1 objet d une communication de la part de 
notre regrelte" collegue Guerin-Meneville, dans nos Annales de 1846 ; 
c e"tait la C. nebulosa, donl les larves rongaient les feuilles de betteraves 
au point de les cribler de petits trous comme si elles avaient ete" gre!6es. 

Plus tard, notre collegue et ami M. M. Perris a decrit une Casside 
vivant sur la Filago. 

Enfin M. Suffrian, qu il faudrait loujours citer quand on parle de ces 
insectes, a donne 1 (Stell. Ent. Zeit., 1864, p. 64) une indication des 
families vege tales sur les plantes desquelles vivent diverses especes de 
Cassides. Je crois devoir reproduire cetle lisle : 

Verbascees : Cassida murrsea. 

Labie"es : C. equestris, murrsea, margaritacea. 

Composers : C. equestris, austriaca, murraea, sanguinosa, fuliginosci, 

thoradca, vibex, chloris, sanguinolenta, margaritacea. 
Ascle"piadees : C. thoradca. 

Cariopbyllees : C. azurea, tucida, nobilis, oblonga, obsoleta. 
Urlic^es : C. oblonga. 
Ghenopodees : C. nebulosa, margaritacea. 
Gonvolvulacees : C. ferruginea, nebulosa. 



110 

J ajouterai que M. Goureau, dans son travail sur les Insectes nuisibles, 
a signale les dommages causes aux artichauts par la C. viridis (peut-etre 
equestris), et qu un entomologisle anglais indique la C. obsoleta comrae 
vivant sur la Centaurea nigra. 

Ges details prouvent que pour les Cassides, comme pour beaucoup 
d autres insectes phytophages et xylophages, il n y a pas de regies trop 
absolues a etablir, et qu il faut se defier de generalisations prematures. 

M. Thevenet presente quelques remarques a Toccasion du proces- 
verbal de la precedente seance : 

Vous avez manifests , dit-il, Messieurs, le de"sir d inse"rer dans nos Annales 
la figure des poils de VAnthrenus verbasci Linn6 dont je vous ai entretenu 
dans la derniere seance. Mais avant d obeir a un d6sir aussi flatteur pour 
moi, j ai voulu m edifier sur la nouveaute de mon observation, J ai feuil- 
lete bien des livres qui m avaient 6t6 signals comme contenant des 
details a ce sujet, mais partout je ne trouvais que des renseignements 
erron6s ou incomplets, lorsque, ayant a consulter VObservateur au micro 
scope de Dujardin, j ai rencontre une admirable gravure des poils de notre 
Anthrene, que je mets sous vos yeux. La communication que je vous ai 
faite rentre done dans le vieux neuf; mais il me reste le plaisir de 
m etre rencontre aussi exactement avec un observateur du merite de 
Dujardin. 

M. Lichtenstein adresse, par 1 entremise de M. L. Buquet, une note 
dont il est donne lecture : 

II y aura, ecrit-il, en septembre prochain, un congres s6ricicole a Monl- 
pellier dont il a 616 nomme rapporteur pour une des questions, qui est 
celle-ci : 

Dans quelles circonstances les chrysalides et les papillons des Bombyx 
prennent-ils des taches brunes ou noires sur diverses parties du corps ? 

Notre confrere M. J. Lichtenstein prie ceux de nos collegues qui s ? oc- 
cupent de 1 elevage des Lepidopteres (c est sans doute des chenilles dont 
on veut parler) de vouloir bien lui communiquer les observations qiTils 
auraient pu faire a cet 6gard, il leur en serait tres-reconnaissant. 

M. Bellier de la Ghavignerie ecrit a M. L. Buqnet, de Digne, a la 
date du l/i mai 187/1, une lettre de laquelle nous extrayons un passage 
relatif a ses chasses entomologiques ; 



Ill 

Depuis que jc suis dans les montagnes, ecrit-il, le temps a e"le fort 
mauvais et exceptionnellement froid ; il a meme gele pendant plusieurs 
nuits. La chasse aux Le pidopteres en a un peu soufTert. Quant a celle aux 
Coleopteres je n ai pas eu a m en plaindre, et je suis m6me tres-satisfait 
jusqu a present de ma recolte. J ajouterai que je suis sur la voie du fameux 
Drymochares Truquii, qui, a ma connaissance, a ete pris deux fois autour 
de Digne. Je vais m efforcer de decouvrir les moeurs et 1 habitat de cet 
insecte interessant qui, comme bien d autres, n est toujours demeure aussi 
rare probablement que parce qu on n a pas encore su le chasser. 

M. le docteur Fumouze fait la communication suivante : 

Dans son travail sur les vignes ame"ricaines, M. le professeur Planchon 
dit avoir rencontre vivant avec le Phylloxera un Acarien du genre Tyro 
glyphus qu il pense 6tre 1 animal destructeur de ces insectes. 

Le Phylloxera, comme tout animal, doit avoir son ennemi; mais il est 
probable qu il n appartient pas au genre Tyroglyphus. 

En eflet, les Tyroglyphus se nourrissent, les especes connues du moins, 
de matieres organiques vegetales ou animates et n altaquent jamais les 
animaux vivanls. 11 est done prudent de ne pas trop compter sur la pro 
pagation du Tyroglyphus de M. Planchon comme moyen dc destruction 
du Phylloxera. 

Le doute est d autant plus permis qu il n est pas rare de rencontrer des 
Tyroglyphus sur les vignes francaises atteintes par le Phylloxera, et leur 
presence n a jamais debarrasse la vigne de son ennemi. 

En 1868, ayant eu Toccasion d examiner des racines de vigne qui 
m avaient ete donnees par M. le docteur Boisduval, j y constatai la pre 
sence d un grand nombre de Tyroglyphus; mais, connaissant le genre de 
vie de ces Acariens, ce fait me parut tout naturel et je ne jugeai pas utile 
de le signaler. 

Dernierement j ai eu de nouveau 1 occasion d examiner des Acariens 
recueillis par M. Bourgogne sur des vignes francaises, et je n eus pas de 
peine a reconnaitre qu ils appartenaient a 1 espece Tyroglyphus cchinopus, 
espece decrite en 1868 par M. le professeur Robin et moi dans le Journal 
de t Anatomic et de la Physiologic. 

M. H. Lucas communique la note suivante relative au Plalyarthrus 
Hoffmanseggii, Grustace de Tordre des Isopodes et de la tribu des Clo- 
portides terrestres : 



112 

En 1858, Bullet, de la Soc. entom., 3 e se"rie, t. VI, p. ccxn, j ai signale 
aux environs de Paris, particulierement dans les forets de Se"nart, de Saint- 
Germain-en-Laye et de Fontainebleau, la presence dans les fourmilieres 
de Formica rufa et flava du Platyarthrus Hoffmanseggii Brandt. Depuis 
cette e"poque j ai retrouve" cet Isopode sur divers points de la France, par 
ticulierement en Bretagne (Roscoff), sur les cotes du Nord (Portrieux) et 
en Normandie, aux environs de Honfleur, dans le Calvados. (Test en aout 
et septembre 1873 que, chassant dans cette derniere localite", je trouvai 
sous des pierres assez humides, legerement enfonce"es clans le sol, des 
fourmilieres de Formica rufa, flava et nigra. L examen attentif que j en 
ai fait m a conduit a reconnaitre que ces industrieuses associations sont 
peu nombreuses, particulierement a Fepoque ou je les visitais, et que 
les galeries qui leur servent d habitations ne sont pas profonde ment 
creusees. 

En poussant plus loin mes investigations dans ces retraites souter- 
raines, assez sinueuses, ou la lumiere ne penetre jamais, j ai rencontre 
des Platyarthrus Hoffmanseggii qui se tenaient caches sous les nymphes 
des Formica rufa, flava et nigra et parmi les brindilles de bois sur les- 
quelles elles sont deposees avec beaucoup de precaution par les neutres 
ou ouvrieres de ces diverses especes de Formicides. 

Desirant savoir quel role jouent ces Isopodes dans ces associations, j en- 
levai avec beaucoup de soin une des fourmilieres, que je placai dans un 
receptacle reconvert d une rondelle ou obturateur en verre teinte de noir. 
Afm de changer le moins possible les conditions hygie"niques, j entourai ce 
vase, qui etait en terre cuite, d un linge que je mouillai de temps en 
temps pour les tenir a peu pres dans la m6me humidite . Les premiers 
jours je n observai rien de remarquable, si ce n est une grande inquietude 
et beaucoup de confusion parmi cette colonie de"placee. Enfin, peu a peu 
Fourmis et Crustac^s finirent par s habituer a cette maniere de vivre et 
semblerent supporter facilement leur captivite" ; je vis ensuite des Platyar 
thrus Hoffmanseggii d un blanc de lait sorlir de leur retraite et errer sur 
les parois du vase qui contenait toute cette association. J ai observe aussi 
que quelques Fourmis les suivaient et que de temps en temps elles ma- 
chonnaient ou comprimaient avec leurs mandibules Particle terminal de 
leurs fausses pattes, qui est assez de veloppe chez ces Isopodes. En voyant 
cette mancBUvre, quelquefois repete e, je me suis demande" si, en compri- 
mant ces fausses pattes avec leurs organes de la manducation, les Fourmis 
n obtenaient pas une secretion sucre"e dont elles sonl, comme on le sait, 
tres-friandes. S il en etait ainsi et qu il soit demontre que ces articles ter- 



- 113 

minaux transsudent par la compression, cela expliquerait la presence des 
Isopodes dans ces fourmilieres et le soin dont ils sont 1 objet de la part 
des habitants de ces republiques souterraines, ou regnent le plus grand 
ordre et Fentente la plus parfaite. 

Enfin je terminerai cette note en disant qu il est tres-probable que le 
Lucasius (Porcellio) myrmecophilus Luc., Rev. et Mag. de Zool., p. 335 
(1855); Kinahan, the Nat, Hist. Rew., t. VI, p. 130 et 131, pi. IZi, fig. 2 
(1859), que j ai d^couvert en Algerie, aux environs de M6deah, en mai 
1850, dans les fourmilieres des Myrmica testaceo-pitosa et Formica bar- 
bara joue, aupres de ces Hymenopleres sociaux, le meme role que le 
Platyarthrus Hoffmanseggii. 

Membres rccus. La Societe admet au nombre de ses membres les deux 
entomologistes dont les noms suivent, qui lui ont e"te" pre"sente"s par 
M. Jekel : 

1 M. Charles Haury, membre de la Socie te entomologique suisse , a 
Prague (Smichov, 333) (Coleopteres et Lepidopteres d Europe). Commis- 
saires-rapporleurs : -MM. Poujade et Javet; 

2" M. Roelofs, membre de la Societe entomologique de Belgique, a 
Bruxelles (Chauss^e de Haecht, 218) (Coleopteres, et pincipalement Curcu- 
iionides de tout le globe}. Commissaires-rapporteurs : MM. Chevrolat 
et Salle. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. 



(Seance du 13 mai 187Zj.) 

OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOGIETES 

SAVANTES. 

bulletin de la Societe des Sciences historiques et naturelles de I Yonnc, 
ann6e 1873, t. XXVII. 1 vol. in-8. Auxerre, 187/i. 

Sciences naturelles. LORIFERNE, p. 3, Lepidopteres de 1 Yonne 
(3 e liste). 



Comptes rendus des stances de la Societe entomologique de Belgique, 
n 08 98 (avril 1874). 

OU^EDVLIEG, p. 7, Sur le travail de M. Hofmann (Isopories des 
Rhopaloceres europeens). DE BORRE, p. 9, Meme sujet. 

Comptcs rendus hebdomadaires des seances de I Academic des Sciences, 
t. LXXVIII, n 08 16, 17 et 18 (avril et mai 1874) et tables du 2 e se- 
mestre 1873. 

PLANCHON, p. 1093, Le Phylloxera et les vignes americaines a 
Roquemaure (Gard). Max. CORNU, p. 1285, sur Hnfluence des 
chaleurs printanieres sur le Phylloxera. BOUTIN, p. 1289, Note 
sur les analyses comparatives des racines de la vigne a Tetat sain 
et de la vigne envahie par le Phylloxera. 

* Entomologist s monthly Magazine, n 120 (mai 1874). 

H. BATES, p. 265, New species of Cicindelidre (fin). J. SCOTT, 
p. 270, British Homoptera (Delphacidae). ID., p. 270. Hetero- 
ptera (two new species of Emesidae). ID., p. 272, Plagiotylus 
maculatus, new genus and species of Gapsidae, from Torla. W. 
HEWITSON, p. 274, Description of two West African Butterflies 
(genre Harma). 

Notes. P. 275, Larva of Apamea gemina. Larva of Nonagria 
neurica. P. 276, Sericoris irriguana and Daleana. On Lepido- 
ptera from South Wales. P. 277, Toeniocampa gothica, var. 
golhicina, in Yorkshire. Eupithecia dodoneata two years in the 
pupa state. Note on Geraleplus lividus. P. 278, Three Bri 
tish species of TenthredinidaB. Proceedings of the Linnean So 
ciety. P. 279, Proceedings of the Ent. Soc. of London. 
P. T-XXIII, Index. 

Feuille des Jeunes Naturalistes, 4 e annee, n 43 (mai 1874). 

A. T., p. 83, Belley, quelques mots sur sa faune entomologique. 
LELIEVRE, p. 87, Sur le Bombyx Yama-mai . CORCELLE, 
p. 87, Sur les Bombyx franconica et castrensis. LEVIEVRE, p. 88, 
Epoque d eclosion de Ghelonia purpurea. 

Philosophical Transactions of the royal Society of London, t. 163, 
part I and II, 1873 (pi. noires et teinte"es). 
Part i. SCHHFER, p. 429, On the Minute Structure of the 



115 

Water-beetle (pi. xxxm). R. VON WILLEMOES-SUHM, p. 629, On 
a new Genus of Amphipod Crustaceans (pi. XLIX et L). 

Proceedings of Philosophical Transactions of the royal Society of 
London, t. XXI, n 09 146-147 ; t. XXII, n os 148-150. 

Vol. XXL E. BEAUMONT et ROYSTON-PIGOTT, p. 422, Note on 
High-Power Definition as illustrated by a compressed Podura- 
Scale(fig.). 

Vol. XXII. R. VON WILLEMOES-SHUM, p. 42, On the Male 
and the Structure of Thaumops pellucida. J. MAC DONALD, 
p. 154, On the Anatomy and Habits of the genus Phronima 
(pi. i). 

Sitzungsberichte der k. Akademie der Wissenschaften in Wien, t. LX, 
livr. m-v ; t. LXI, livr. i (pi. noires et color.). Table des livr. 
51-60. 

POLOTEBNOW, p. 725, Ueber den Ursprung und die Vermehrung 
der Bacterien. 

Societe Linneenne du Nord de la France. Me"moires, t. Ill, ann. 1872-73. 
Bulletins mensuels n 08 20-23. 

Memoires. DOURS, p. 1, Catalogue synonymique des Hyme no- 
pteres de France. 

Bulletins. P. 20 et 33, Aphides nuisibles In I agricullure. 
DELABY, p. 47, Ghasse aux Goleopteres aquatiqucs. 

Transactions of the New-York State Agricultural Society, t. XXXI, 
annee 1871. Albany, 1873. 

P. 245, Insects injurious to Beets. 

Verhandlungen der k. k. zooLogisch-botanischcn Gcsc Use haft in Wten f 
annee 1873, t. XXIII (10 pi. noires et une photographic). 

FRAUENFELD, p. 1, Zoologische Miscellen XVII (1, Die neuesten 
Beobachtungen uber Phylloxera vastatrix. 2, Hydrachna geogra- 



116 

phica auf Dytiscus Arten schmarotzend). KRAUSS, p. 17, Beitrag 
zur Orthopteren-Fauna Tirols (fig.). GRZEGORZEK, p. 25, Ueber- 
sicht der bis jetzt in der Sandezer Gegend West-Galizieqs gesam- 
melten Dipteren. HORVATH, p. 37, Beilrag zur Naturgeschichte 
von Euraolpus vitis F. (fig.)- KRIECHBAUMER, p. Zi9, Hymeno- 
pterologische Beitrage. ID., p. 69, Heemophila, nov. gen. Taba- 
nidarum. MANN, p. 117, Verzeichniss der im Jahre 1873 in der 
Umgebung von Livorno und Pratovecchio gesammelten Schmetter- 
linge, nebst Beschreibung von zwei neuen Schnaben aus Sicilien. 

Low, p. 139, Zoologische Nolizen (fig.) (Asphondylia, Trioza, 
Hydrotsea). SCUDDER, p. !Zi5, Seltsarne Geschichte eines Tag- 
falters (Brent his). HAMPE, p. 165, Zwei neue Anthicinen (fig.) 
(Steropes hungaricus, Neogonus Plasoriii). GEIGER, p. 167, 
Beilrag zur Schmetterlingskunde Dalmatiens. FRAUENFELD, p. 183, 
Zoologische Miscellen (Neuer Kartoffelschadling in America. 
Zwei neue Gallmucken : Diplosis Schineri n. sp., Asphondylia 
cytisi n. sp. Neuer Phyllopode : Branchipus Braueri. Ange- 
bliches Mitlel gegen Phylloxera. Anobium paniceum in Paprika). 

BRAUER, p. 193, Die europ. Arten der G. Lepidurus, nebst eini- 
gen biologischen Bemerkungen uber Phyllopoden. ZELLER, 
p. 201, Beitrage zur Kenntniss der nordamerikanischen INachtfaUer, 
besonders der Microlepidopteren (2 pi. n.). HAGEN, p. 377, 
Beitrage zur Kenntniss der Phryganiden. KOWARZ, p. 453, 
Beitrag zur Dipteren-Fauna Ungarns. VON FRAUENFELD, p. 65, 
D r Schiner. BRUNNER VON WATTENWYL, p. 535, G. Ritter von 
Frauenfeld. BELING, p. 547, Acht neue Arten deulscher Dipte 
ren. ROGENHOFER et MANN, p. 569, Neue Lepidopteren gesam- 
melt von J. Haberhauer. BELING, p. 575, Beitrag zur Naturges- 
chichte verschiedener Tipuliden-Arten. MARENZELLER, p. 593, 
Ueber Diaptomus amblyodon (fig.). 

Sitzungsberichte. P. 9, Ueber schadliche Insecten. P. 36, 
Rapports entre les Chelifer et certaines especes de Muscides. 
P. 39, Stenz uber Verheerungen duroh Rhynchites. 



117 

(Seance du 27 mai 1874.) (1) 

OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAV ANTES. 



Berliner entomoLogische Zeitschrift, t XVII, anne"e 1873, n 3 et 4, 
et t. XVIII, anne"e 1874, n 09 1 et 2. 

Tome XVII. SCHENCK, p. 224, Ueber einige streilige imd 
zweifelliafte Bienen-Arten. STIERLIN, p. 261, Analytische ueber- 
sicht der Arten der Gattung Otiorhynchus. F. BAUDI A SELVE, 
p. 293, Europeae et Gircummediterraneae fauna Dasylidura et Mely- 
riduin specierum (suite). ID., p. 317, Coleopterorum messis in 
insula Cypro et Asia-Minore ab Eugenio Truqui congregates rensitio 
(pars quinta). Th. KIRSCH, p. 339, Breitriige zur Kenntniss der 
Peruanischen Kiiferfauna (suite). ID., p. 419, Eudaliscus Ska- 
litzkzi (n. sp.). BUDDEBERG, p. Zi20, Ueber Hydaticns austriacus 
St. und H. cinereus St. D r G. KRAATZ, p. 421, Beschreibung 
eines Maikafer-Zwitters. Beschreibungen difformer oder soge- 
nannter monstroser Kafer. Ueber einige Schwierige Opatrura 
Arten. KIESENWETTER, KRAATZ, p. 440, Synonymische bemer- 
kungen, etc. 

Tome XV HI. HAGENS, p. 25, Ueber die genitalien der Mann- 
lichen Bienen besonders der Gattung Sphecodes. H. VON KIE 
SENWETTER, p. 45, Revision der Europaischen Arten der Gattung 
Malthodes (suite). ID., p. 71, Zur nomenclatur der Cryptoce- 
phaliden. H. Low, p. 76, Ueber die Gattung Canace Hoi. 
D r G. KRAATZ, p. 83, Beitrage zur Kenntniss der Cassida Arten. 
ID., p. 103, Wieviei und welche Asida-Arten besitzen wir in 
Deutschland und der Schweiz. ID., p. 112, Asida pusillima, 
neue Art aus der Sierra-Nevada. L. VON HEYDEN, p. 116, 

(1) M. E. Simon, Vice-president, en 1 absence momentane e de M. L. Bedel, 
Archiviste adjoint, a bien voulu se charger de la redaction de ce Bulletin. E. D. 



118 

Ueber die Gattungs merkmale der kiifer Gatlung Orthopertis Steph. 
G. KRAATZ, p. 119, Ueber die Deutschen Orthoperus Arten. 
G. KRAATZ, BRAUNS, G. SEIDLITZ, VON HEYDEN, p. 123 a 134 (Bi- 
bliographie et notes synonymiques). D r BRANCSIK, p. 135, Zwei 
neue Deutsche Kafer (Othius pallidus, Scolytus amygdali). 
Fr. DIRNBOCK, p, 139, Kurzer Bericht uber eine entomologische 
Excursion nach Dalraatien. G. KRAATZ, p. 143, Dejean s Samm- 
lungen iu Dalmalien. Th. KIRSCH, A. HENSEL, G. KRAATZ, p. 146 
a 152 (Bibliographic et notes diverses). G. BRUNNER VON WAT- 
TENWYL, p. 153, Ueber die Hypertelie in der Natur. SCHENCK, 
p. 161, Aus der Bienen fauna Nassau s. E. VON HAROLD, p. 174, 
Beschreibung zweier neuer Aphodius Arten. ID., p. 177, Bei- 
trage zur Kenntnifs einiger Goprophagen lamellicornien. G. 
KRAATZ, p. 209, Erganzungen Nachtrage Hagen s Bibliotheca En- 
tomologica. D r K. BRANCSIK, p. 226, Neue Coleopteren aus 
Ungarn. 

Comptes rendus des seances de la Societe entomologique de Eelgique, 
n99 (mai 187Zi). 

DESBROCHERS DES LOGES, p. 3, Notes et rectifications sur les 
Sybines et les Tychius. MELISSE et FONDD, p. 4 et 5, Cole"opteres 
et L6pidopteres rares trouve"s en Belgique. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academic des Sciences, 
t. LXXVIII, n 09 19 et 20 (mai 1874). O 

* Entomologist s annual for 1874. (Offert par M. Stainton.) 

H.-T. STAINTON, p. 1, Observations on Tineina. ID., p. Zi8, 
Our utter ignorance. E.-C. RYE, p. 52, New British species 
(Goleoptera), corrections of nomenclature, etc. T.-A. MARSHALL, 
p. 114, New British species of Hymenoptera, etc. Frederick 
SMITH, p. l/i7, On hermaphroditism in Ants. G. KNAGGS, p. 149, 
Notes on new and rare British Lepidoptera. H.-T. STAINTON, 
p. 161, New British Tineina. ID., p. 166, An Entomologist visit 
to Dalmatia in 1873. 



119 



OUVRAGES DIVERS. 

* Anonyme. Introduction a 1 Histoire naturelle des Insectes, en forme 

d entretiens, avec figures lithographiees, par le conservateur du 
cabinet entomologique de la pension de M. Auguste Perriere. 
1 vol. in-8 de 107 pages. Paris (sans date). (Oflcrt par notre 
collegue M. de Gaulle.) 

* ERSCHOFF. Lepidopteres du Turkestan. Broch. in-Zi avec 6 planches 

coloriees. 1874. 

* ID. Molusques du Turkestan. Broch. in-& avec 3 planches. Q 

(Ges deux derniers ouvrages, publics en langue russe, ont e"t6 
oflerts par la Societe" imperiale des Amis des Sciences naturelles, 
d Anthropologie et d Elhnographie, attachee a runiversite" de 
Moscou.) 

** STEPHENS (J.-F.). A systematic catalogue of British Insects, etc. 
1 fort vol. in-8. London, 1829. (Acquis sur les fonds Pierret.) 

** STIERLIN (D r G.). et GAUTARD (V. von). Fauna Coleopterorum Helve 
tica (Die Kafer-Fauna der Schweiz). 1 vol. in-A de 372 pages. 
(Acquis sur les fonds Pierret.) 

* WERNER (P.-C.-F.). Vermium intestinalium praBsertim Taaniae hu 

mane, OEstrus, etc., brevis exposilio ; cum tab. a3n. VII, illus- 
trata. Lipsiee, 1782. 

Continuatio I ; cum tab. aen. 1782 (28 pages). 

Continuatio II, III, post mortem auctoris edita et aimadv. aucta 

J.-L. FISCHER; cum tab. IV et V (96 et 79 pages). 1796. 

(Offert par notre collegue M. de Gaulle.) 

Paris, 6 juin 1874. 



._ 120 



Avis divers. 



M. le Tresorier prie instamment ceux de ses collogues en retard de 
vouloir bien lui faire parvenir, aussitot que possible, le montant de leur 
cotisation pour 1 annee 1874. 



Par decision prise dans la stance du 28 mai 1873, chaque note inse re e 
dans le Bulletin des stances, sauf decision de la Societe, ne deyra pas 
comprendre a 1 avenir plus d une page d impression. 

Nous prions nos confreres de se conformer a cette decision s ils ne 
veulent pas que la Societe soil contrainte ou de reduire 1 etendue des 
travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier plus tard dans les Annales 
et non pas immediatement dans le Bulletin. 



La Socie"te" prie instamment tons les Entomologistes de vouloir bien lui 
envoyer leur portrait photographic, afm d augmenter le plus possible la 
collection qu elle forme depuis quelques anne"es et qui se compose actuel- 
lement de plusieurs albums renfermant 280 portraits-cartes. 



Toutes les reclamations relatives a Tenvoi du Bulletin bi-mensuel, ainsi 
que les demandes pour Tetranger (contre remboursement des frais de 
transport) , doivent 6tre adress^es au Tre"sorier adjoint, M. E. RAGONOT, 
rue de Buffon, 27, qui est charge" de Texp^dition du Bulletin des seances. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE el Cie, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



N" 29. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par 1*1. E. EIENMARENT, Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 1O Juin 

Presidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 
28 membres presents. 

M. Bellevoye, de Metz, assiste la stance. 

Lecture. M. E. Simon donne lecture d une nouvelle suite a ses fitudes 
arachnologiques. G est la Vll e partie de ce travail, comprenant la Revision 
des Tarentula du groupe de la T. narbonensis, qui habitent le midi de 
1 Europe, travail accompagne" d une planche : 

Les grandes Tarentula, qui ont e"te 1 objet de lant de travaux de la 
part des m6decins italiens, a cause des eflets singuliers attribu^s an- 
ciennement leur morsure, ont e"te" jusqu ici fort peu e"tudie"es des natu- 
ralistes. 

Les auteurs, du temps de Linne", n en connaissaient qu une seule espece : 
YAranea tarentula, qu i s croyaient uniform^ment r^pandue dans toutes 
les contr6es du midi de TEurope ; L. Dufour soutient encore cettc opinion 
centre Walckenaer, qui distingua bientdt trois especes de grandes Taren- 
lules : la narbonensis, VApulise el Vhispanica ; Walckenaer 6lait arrive" & 
(1874, 2 e annte.) 11 



122 

ce re"sultat uniquemeni par intuition, car les ve"ritables caracteres dislinc- 
tifs de ces especes lui ont e"chappe, et 1 nne d elles, Vhispanica, lui est 
meme restee inconnue en nature. A part deux especes de Grece decriles 
par Ch. Koch, la question en est restee la jusqu ici. 

En eflet, les auteurs qui suivirent, manquant de materiaux et de lermes 
de comparaison, appliquerent indislincteraent le nom KAputix a toutes 
les Tarentules ayant le ventre rouge traverse*, par une bande noire, et 
celui de narbonensis aux especes ayant la face venlrale entierement 
noire. 

J ai ete" assez heureux pour re"unir une collection nombreuse de 
grandes Tarentula et j en ai profile pour faire la revision que j ai 1 hon- 
neur de presenter a la Sociele" entomologique. 

J ai reconnu que les grandes Tarentula sont beaucoup plus nombreuses 
et plus localises qu on ne 1 a cru jusqu ici ; contrairement a 1 opinion 
ge"ne"rale, j ai constate que les regions mediterrane ennes : 1 Espagne, 
I ltalie, la Corse, 1 Algerie, etc., n ont point d especes en coinmun, mais 
possedent chacune un certain nombre de types propres. 

En resum6, mon travail renferme les descriptions de quinze especes, 
dont les trois quarts nouvelles. 

Communications. M. Javet oiTre a la Soci^te" plusienrs portraits litho 
graphies d Entomologistes celebres : Erichson, Klug, Masrkel, etc. La 
Socie"te" remercie notre collegue et decide que ces portraits seront places 
dans la salle de sa bibliotheque. 

M. Roelofs adresse son portrait photographic" pour Tun des albums 
de la Socie"te. 

M. C.-M. Gariel, secretaire du Conseil de 1 Association francaise 
pour 1 avancement des Sciences, adresse la note qui suit, et la Societe" en 
decide 1 impression dans son Bulletin comme pouvant 6tre utile aux natu- 
ralistes francais : 

L 1 Association francaise pour 1 avancement des Sciences tiendra sa 3 e ses 
sion a Lille, du 20 au 27 aout 187/i. Outre les seances generates et les 
stances de section , des excursions scienlifiques seront organisees par 
les soins du Comite" local de Lille. Le President du Comite" local est 
M. Kuhlmann, membre correspondant de 1 Academie des Sciences. Ce 



123 

Comite", compost de notability scientifiques et industrielles de la ville de 
Lille et du d^parlement du Nord, comprend en outre, comme membres 
honoraires, MM. le Prefet du departement du Nord, le general comman 
dant en chef le 1" corps d arm^e, le premier President de la Cour d appel 
de Douai, le xMaire de la ville de Lille et le baron Alphonse de Rothschild, 
president du Gonseil d administration du chemin de fer du Nord. M. Ad. 
Wurtz, membre de 1 Institut, est President de 1 Association pour 1 ann^e 
1874. 

Pour tous les renseignements; s adresser au Secretariat de r Association, 
76, rue de Rennes. 

M. des Gozis, a Montlucon (Allier), place de rH6tel-de-Ville, 6crit 
que, se proposant d aller vers le 22 juin faire pendant quelques jours des 
chasses entomologiques a la Grande-Chartreuse et dans les montagnes 
voisines, il desirerait vivement que quelqu un de ses collegues, qui aurait 
en vue un semblable voyage, voulut bien se joindre a lui. 

M. le Secretaire annonce que notre collegue M. Maurice Girard vient 
d etre nomme dengue de 1 Academic des Sciences pour Tetude du 
Phylloxera. C est, avec M. le professeur Balbiani, le second membre de 
notre Societe charge de cette mission. 

M. Bellevoye dit qu il observe depuis quelque temps que les racines 
des vignes des environs de Metz et des bords de la Moselle sont en parlie 
couvertes d Acariens, mais que la presence du Phylloxera n y a pas 616 
signaled. II montre a ses collegues des dessins repr^sentant les Acariens 
dont il vient de parler, et ajoute qu il donnera une note a ce sujet lorsque 
M. le docteur Fumouze aura pu etudier ces Articul^s. 

M. Maurice Girard communique la diagnose d un genre nouveau de 
Goleopteres, qui prendra probablement place dans la famille des Silphiens, 
non loin des Gatops, parmi les genres anormaux et varies des petites 
especes de cette tribu. 

SGOTOCRYPTUS. 

Corpus convexum, ovatum. 

Caput caecum, latins quam longius, antice truncatum , ad latera sub- 
angulatum. 



124 

Antennae subclavotse, undecim articutis inaequalibus, primis articulis in 
sutco infra caput Lateraliter quiescentibus. 

Thorax lotus, antice angustior ; scutellum minimum, trianguliforme ; 
elytra antice latiora, postice angustata, rotundata ; alse nullse. 

Femora lata; tibise elongatse, ad apicem spinosse; omnes tarsi triarti- 
culati, articulis insequalibus ; abdomen parvum, segmentis longitudinaliter 
subsequalibus. 

Le genre est etabli sur Fespece Scotocryptus meliponx Girard, vivant 
dans les nids des Melipones des environs de Bahia (Bre"sil). Trois individus 
e"taient compris dans un envoi a la Societe" d Acclimatation de nombreuses 
especes de Melipones et de Trigones, avec divers insectes rencontres dans 
leurs ruches, envoi fait par M. Brunei, re"sidant dans la localite". L espece 
sera decrite et figuree, avec les details tres-grossis, dans nos Annales. 

Le mme raembre, dans une seconde communication, annonce que 
le Jardin d Acclimatalion du bois de Boulogne vient de recevoir deux 
ruches de deux especes de Me"lipones des environs de Bahia (Bre"sil), 
adresse"es de Bordeaux par M. Drory, qui a reussi & garder en hiver un 
grand nombre de ces ruches. 

I/une est le Melipona scute llaris Latr., espece deja 61ev6e en France 
notamment au Museum, mais qui a toujours pe"ri aux premiers froids 
d octobre. Ces Melipones sont tres-douces, et on peut ouvrir le nid quand 
on veut sans les irriter ; on les nourrit en partie avec du miel d Abeilles 
qu on place dans les grandes amphores de cire brune qu elles construisent 
comme reservoirs. 

L autre espece, beaucoup plus petite, le Melipona dorsalis Smith, est 
au contraire d un naturel violent et irritable. Ces petites Melipones entrent 
en fureur des qu on ouvre leur ruche , contenue comme 1 autre dans une 
boite cubique en bois, et se jettent sur 1 observateur, penetrant dans 
son cou, ses oreilles, sur ses bras, de facon a etre tres-g6nantes, bien 
que de"pourvues d aiguillon. Elles sortent par deux pelits trous de la 
boite, Tun predispose" a cet effet, 1 autre accidentel, et elles ont cons- 
truit en dehors, autour de chaque trou, an tres-joli cornet 6vase en cire 
d un brun roussatre, ayant 1 aspect en quelque sorte de cr&pe ou de 
dentelle raide. 

M. E. Simon communique les deux notes suivantes : 

1 J ai recu de M. le docteur Ch. Leprieur un nouvel envoi d Arachnides 



- 125 - 

alge"riens, re colte s & Bordj-Menaiel, premiere station de la Kabylie dans 
la province d Alger. 

J y ai trouve la plupart des especes signalers dans le premier envoi, 
de plus un certain nombre de types indiquant un changement de localite" 
et aussi un changement de saison ; tels que : 

Singa semi-atra L. Koch ; Attus Bresnieri Lucas, algerinus Lucas et 
nitidiventris Lucas ; Dictyna puelta E. Simon ; Pholcus rivulatus 
Forskal; Tlieridium rufolineatum Lucas et mandibulare Lucas; 
Phrurolithus Romanus L. Koch.; - Prosthesima spadix L. Koch; 
Trogulus africanus Lucas ; Xysticus robustus Hahn. 

Trois especes me paraissent nouvelles ; j ai 1 intention de les de"crire 
sous les noms tfEuryopis setulosa, Erigone leonina et Platylophus atratus. 

2 Les Arane"ides dont la lisle suit ont e te pris pour moi a rile de Re" 
par notre obligeant collegue M. A. Bonnaire, dont 1 habilete pour la chasse 
des insectes est bien connue. 

Plusieurs de ces especes oflrent un grand intere t au point de vue de la 
geographic entomologique : 

Drassus iapidicolens Walck. el troglodytes C. Koch; Tetragnatha 
extensa L.; Epeira cucurbitina Cl.; Xysticus Kochi Th.; Tho- 
misus onustus Walck.; Philodromus emarginatus Schranck; Tita- 
nseca k-guttata H., cette derniere se trouvant dans toute 1 Europe, mais 
tres-rare partout; Philodromus fallax Sund., espece rare decouverte 
en Suede, trouve"e depuis en Angleterre et en France seulement sur les 
cotes de la mer du Nord et de la Manche ; Tile de Re" est jusqu ici sa sta 
tion la plus me"ridionale ; Clubiona vegeta L. Koch ; Theridium man 
dibulare Lucas; Tarentula numida Lucas ; Attus castaneus E. Simon ; 
Drassus dalmatensis L. Koch; Dictyna bicolor E. Simon, elZora 
parallela E. Simon (inedit). 

Ces sept dernieres especes sont toutes du midi de 1 Europe; plusieurs 
e"taient jusqu ici consider6es comme exclusivement propres aux regions 
mediterrane ennes. 



L Excursion entomologique annuelle de la Socie te a eu lieu le dimanche 
\.k juin 187A, a Cernay-la-Ville (Seine-et-Oise), dans la valle e de TYvette, 
et a quelques kilometres de Chevreuse et de Dampierre. 



126 

Malgr6 le lemps peu favorable pour les recherches enlomologiques, dix 
membres de la Soctete" (MM. Berce, Chevrolat, Desmarest, Lartigue, 
Power, Rattet, Reiche, Taton, Thevenet et le ge"nral de Valdan) ont fait 
partie de cette excursion. 

L aspect des environs de Cernay rappelle un peu celui de la foret de 
Fontainebleau par la nature du sol, par ses bois couvrant des plateaux 
Sieve s et des vallees, et surtout par ses montagnes pre"sentant des chaines 
de rochers de gres, accidentees, peu e leve es, mais tres-pittoresques. A ces 
beauty s viennent s ajouter de nombreux cours d eau arrosant parfois les 
rochers, y formant de petites cascades, puis allant serpenter dans la 
plaine ; en outre, des pres d une grande richesse de vegetation, des e"tangs 
et des marais d une etendue tres-conside>able viennent embellir le 
pay sage. 

Nul doute qu un tel pays, deja recherche" par les artistes, qui y trouvent 
de nombreux sujets d etudes, ne soit excellent aussi pour les botanistes 
et pour les entomologistes. Ceux-ci, dans un espace relativement restreint, 
pourront y faire de bonnes captures d Insecles propres aux forels, aux 
eaux mare" cage uses, aux plaines et aussi aux sablonnieres. 

Le temps un peu froid et surtout le vent violent qui regnaient di- 
manche dernier n ont pas permis d y rencontrer tous les Insectes qu on 
aurait pu espe"rer y trouver ; cependant quelques especes interessantes 
pour la Faune parisienne ont etc" recueillies et il en sera parle" dans Tune 
des prochaines seances de la Societe. E. D. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. 



OUVRAGES PfiRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 
SAVANTES. 

Academic imperiale des Sciences de Saint-Peters hour ff, Vfl e se>ie, t. XVIII, 
bulletins n 08 3-5; t. XIX, me"moires n os 6-10, bulletins n 1-3; 
t. XX, m^moires n bs 1-5 ; t. XXI, m&noires n of 1-5. Q 



127 

Bulletin de la Societe imperiale des Naturalistes de Moscow, annee 
1873, n 3 (1 pi. noire). 

Baron DE CHAUDOIR, p. 85, Materiaux pour servir a I &ude des 
Feroniens. 0. DE BURMEISTER-RADOSZKOWSKY, p. 133, Sup 
plement indispensable a 1 article public" par M. Gerstacker en 1869 
sur quelques genres d Hymenopteres (pi. n.). 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de CAcademie des Sciences, 
t. LXXVIII, n 21 et 22, juin 1874. 

Ch. MENE, p. 15M, sur les falsifications de la cire des Abeilles 
avec la cire du Japon. A. FUMOUZE, p. 1581, Sur les Tyrogly- 
phus qui vivent sur la vigne. E. PERRIER, p. 1582, Note sur un 
nouveau genre indigene de Lombriciens terrestres (Pontodrilus 
Marionis). 

* Entomologist s monthly Magazine, n 121, juin 187&. 

SHARP, p. 2, Descriptions of some new species of the G. Pachy- 
tricha. G. WATERHOUSE, p. 6, Descriptions of 5 new Lucanoid 
Coleoptera. DOUGLAS, p. 9, British Ilemiptera, additional species. 
C. BARRETT, p. 12, Notes on British Tortrices (suite). H. 
BATES, p. 22, Notes on Gicindelida3 and CarabidaB and descriptions 
of new species (suite). 

Notes. P. 15, Captures of Coieoptera near Llangollen and 
Manchester. A brood of Termites at Kew. P. 16, On Aphe- 
locheirus aastivalis. Eupithecia3 two years in the pupa state. 
On Eubolia lineolata. On Rhopalocera from Africa. Larva of 
Dianthcecia albimaculata, a British species. P. 18, Cosmopteryx 
Scribai ella bred. P. 19, Eudorea coarctalis hibernating. 
Early appearance of Gatoptria aspidiscana. 

* Feuille des Jcunes Naturalistes, li e annde, n lib, juin 1874. 

M. REGIMBART, p. 89, Moeurs et metamorphoses de TOdynerus 
rubicola. E. LELIEVRE, p. 96, L e chenjllage (suite). DE GAULLE, 
p. 97, Bibliographic. P. 98-100, Notes diverses sur les Lepido- 
pleres et les Formicides. 



128 

Sitzungsberichie der kaiserlichen Akademie der Wissenschaften. 
Mathematisch-Naturwissenschaftliche Classe, LXVIIE Band, I und 
II Heft, Jahrgang 1873, Juni und Juli. Erste Abtheilung. Wien, 
1873. 

* SocUU de geographic de Paris. 

Lisle des questions soumises au Congres international des Sciences 
geographiques pour 1875. Q 

Societe Linneenne du Nord de la France, bulletin mensuel n 24 
(juin 1874). 

E. DE VICQ, p. 80, Notice sur 1 Apus cancriformis. 

The Transactions of the entomological Society of London, anne"e 1873, 
n V; anne"e 1874, n 1-2 (une pi. col.). 

Annie 1874. D. SHARP, p. 1, The Staphylinidae of Japan. 
ID., p. 105, The Pselaphidae and Scydma3nidse of Japan. MANSEL 
WEALE, p. 131, Notes on the Habits of Papilio Merope with a des 
cription of its Larva and Pupa. ROLAND TRIMEN, p. 137, Obser 
vations on the Case of Papilio Merope. HERBERT DRUCE, p. 155, 
Descriptions of Fifteen new species of Diurnal Lepidoptera, chiefly 
from South America. 

OUVRAGES DIVERS. 

* SEIDLITZ. Fauna Ballica, die Kafer, 3 e livraison. Dorpat, 1874. 



M. le Tre"sorier prie instamment ceux de ses collegues en retard de 
vouloir bien lui faire parvenir, aussitot que possible, le montant de leur 
cotisation pour I annSe 1874. 

Paris, 19 juin 1874. 



PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE el Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N" 50. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

^r_ _JF* 

Recueilli Wfggf^. E. DESIMAREST , Secretaire. 




Paraissant deux fois par mois. 



Seance <lu 94 Juin 

Prudence de M. C.-E. LEPRIEUR. 

29 membrcs presents. 

Communications. M. Henri Deyrolle donne lecture de la note sui- 
vante : 

J ai 1 honneur de faire passer sous les yeux de la Society un groupe de 
Coleopteres Lamellicornes pen connu, peu rgpandu, vu la rarete" et le petit 
nombre de ses especes, mais ayant pourtant un representant parmi les 
especes europeennes. 

II s agit des Euchirides. Les divers auteurs qui se sont occupe s de cette 
division ont plus ou moins erre dans leur classification parmi les Lamelli 
cornes : les uns les ont compris parmi les Golialhides, d aulres parmi les 
Dynastides, d aulres enfin parmi les Melolonthides. 11s viennent si naturel- 
lement avec ces derniers qu on est etonne de voir que leurs ve"rilables 
rapports n aient pas 616 de suite saisis par les premiers naluralistes qui 
s en sont occupes. 

La repartition des especes de cette division en diflerents genres a donne" 
lieu a tout autant d erreurs; car, tout en admettant plusieurs genres, 
Euchirus, Cheirotonus et Propomacrus, tous les auteurs ont jusqu ici 
re parti les cinq especes connues d une maniere erronee, ne tenant sou- 
vent meme pas compte des caracteres qu ils assignaient eux-m6mes aux 
divers genres. 

(1874, 2 e annte.) 12 



130 

Le nombre des especes met aussi les auteurs en disaccord; tandis que 
les uns en admeltent cinq, d autres n en veulent reconnaitre que quatre : 
M. de Harold est de ces derniers. L inspeclion de la collection Mniszech, 
qui comprend toutes les especes connues, de montrera suffisamment 1 er- 
reur, je crois, et prouvera surabondamment qu il y a cinq especes et non 
quatre. 

Enfm les sexes eux-m6mes onl donne" lieu & la controverse, puisque, 
d apres Lacordaire, M. von Heyden cite un accouplement de Propomacrus 
bimucronatus ou I individu a longues palles aurait 16 la femelle. 

A Toccasion de la publication d une sixieme espece, le Propomacrus 
Davidi, je pre senle a la Socie le une etude, accompagne e d une planche, 
sur ce groupe, dans laquelle je re"duis le nombre des genres a deux, reu- 
nissant les Cheirotonus aux Propomacrus , et non aux Euchirus comme 
1 ont fait plusieurs auteurs. 

J ajoulerai enfin que cette nouvelle espece figure dans la collection du 
Museum de Paris et dans celle du comte de Mniszech. 

Pour prendre date, et en attendant la publication de la description 
complete qui sera inseree dans les Annales, je crois devoir donner imme - 
diatement la diagnose de cette espece. 

PROPOMACRUS DAVIDI H. Deyrolle. 

D un marron clair testace, avec la tete, la suture et la bordure des 
e"lytres, la bordure du prothorax et celle des tibias (plus ou moins), les 
genoux et les tarses, noirs. Prolhorax plus 1 once que les elytres, denticule 
laleralement, e"parsement et irr^gulierement convert de gros points ronds, 
garni laleralement en dessous d une epaisse fourrure de poils roux qui le 
debordent. Tibias anterieurs tres-longs, garnis sur leur face inferieure 
interne de poils cilie"s analogues a ceux du prolhorax ; arme s inte"rieure- 
ment de deux longues epines, Tanterieure difforme, situ^e a Textre mile , la 
seconde, simplement un peu arque"e, situee aux deux tiers de la longueur. 

Patrie : Chine centrale, province de Kiang-Si. 

M. Chevrolat lit une note sur la synonymic de deux Timarcha : 

Notre collegue M. L. Fairmaire, dans le qnatrieme trimeslre des Annales 
de 1874, p. 52^, dit, a propos de la Timarcha amdhystipes que j ai publiee, 
qu il doute de la provenance indiquee el qu a son avis elle n est antre 
qu une T. pimelioides. 



131 

Je crois que cette Timarcha, qui faisait partie (Tune collection de 
Coteopteres captures par M. Blanche aux environs de Tripoli, est bien 
dislincte, et j indique les differences qui separent les deux especes : 

T. PIMELIOIDES, ?. T. AMETHYSTIPES, ?. 

tlytres r6gulierement sphe"riques, tilytres de forme spherique allon- 

d un noir profond, couvertes de pe- gee, d un noir assez brillant, oflrant 

tits points rdgulierement espaces ; un pointille tellement fin qu il est 

marge portanl de pelits plis trans- peu perceptible ; marge des elytres 

versaux, entremeles de fosselles sans vestiges de plis, suture fendue 

peu marquees. a son extremite. 

Pygidium rentrant sous les etuis, Pygidium tres-developpe, fine- 
son somrnel convexe, plus grossie- ment et dense"ment poinlille, oflrant 
rement pointille. un sillon longitudinal 6troit et pro- 

fond. 

En maintenant cette espece comme valable, j espere recevoir avant peu 
le sexe male, qui viendrait confirmer mon opinion. 

La Timarcha gallsecia (Hevue zoologique, 1840, p. 20) a etc" mise en 
synonymie par M. L. Fairmaire comme n 6tant que la T. chloropus Germ. 
Elle n est aulre que la T. Gougeleti Fairmaire (Ann. Soc. ent. Fr., 1859, 
p. 216). Ce qui est cause que cette espece n a pas 616 reconnue est I omis- 
sion faite par moi de la coloration des cuisses qui sont d un rouge pourpre. 

M. Reiche dit, an sujet des observations faites, dans plusieurs r^centes 
seances de la Soci^te, sur les poils que presentent les larves de VAnthrcnus 
verbasci, qu il lui semble que cette etude devrait etre complet^e et sur- 
tout elendue non-seulement a plusieurs especes du genre Antlirenus , 
mais encore aux larves des groupes generiques de la meme famille : 
Dermestes, Attagenus, Mcgaioma, etc. (1) II croit que Ton pourrait y trou- 
ver des particularites inleressanles et des caracteres propres b. difTerencier 
des larves d esperes dont la caracterislique n est pas donnee jusqu ici 
d une maniere cerlaine. Aussi recommande-t-il a ses collegues ce sujet 
d e"tude. 

M. Thevenet ajoute qu il a observe sous ce point de vue les larves du 



(1) MM. Eichlioff et Becker ont public, dans le Berliner Zeitschrifl, 1866, p. 279, 
un memoire interessant sur la larve des Hadrotoma corticalis. 



132 

Megatoma (Tiresias) serra et qu il a vu des particularity qu il sera peut- 
6tre ulile de signaler, ce qu il se propose de faire dans Tune de nos pro- 
chaines seances. 

M. L. Bedel signale la de"couverle , aux environs de Paris , d un 
Coleoptere nouveau pour la faune francaise, le Strophosomus curvipe 
Thomson, indique seulement de Suede et de I Allemagne du Nord. 

Notre confrere a recueilli deux exemplaires de ce Gurculionide pres de 
Fontainebleau, dans les sables. du desert d Arbonne, Tune des Iocalil6s les 
plus remarquables du departement de Seine-et-Marne. Tons deux ont 6t6 
pris au mois d avril, sur un pied de bruyere. M. Fuss, qui a trouve cette 
espece en nombre aupres de Cleves, Ta renconlr6e egalement dans des 
sablieres entourees de bruyeres, aux raois de mai et de juio. (Voyez Berlin, 
ent. Zeits., 1873, p. A/i5.) 

MM. Bedel et S6dillot ont aussi repris dans la fort de Fontainebleau, 
au mois d avril, quatre exemplaires de VAphodius cervorum Fairm., vivant 
dans le fumier de Cerf, en soci6t6 de nombreux Aphodius fcrtidus Fabr. 

M. Maurice Girard envoie la note suivante : 

En me rendant de Paris & Cognac pour 6tudier la marche du Phylloxera 
dans les Charentes, je me suis arrete" une journee a la campagne, pres 
d Orleans, et j ai 616 frappe aussitot des ravages de VYponomeuta mali- 
nella sur les pommiers, soit des jardins, soit des vergers : ils sont roux et 
non verts, toutes les feuilles rongees et pleines de toiles; la plupart des 
chenilles etaient a leur grosseur le -19 juin; le fruit manquera complete- 
ment. Les paysans se contenlent de vous dire que les brouillards ont 
amen6 les chenilles, et n ont pas Tidee de flamber on de goudronner les 
petites toiles du debut, a la sortie de I o3uf. J ai retrouve le meme aspect 
de de"sastre a tous les pommiers que j ai vus ensuite d Orleans & Tours, 
puis a Poitiers, puis k Angouleme. De cette derniere viile a Cognac les 
degats etaient analogues , et , d apres notre collegue M. Delamain , de 
Jarnac, les pommiers acheves par TYponomeute avaient 616 commenc6s 
par le Eombyx neustria. Ce L6pidoplere a 6te" tres-funeste cetle ann6e 
dans la Charenle, et j ai vu les toiles de ses chenilles dans les bois de 
chfene, dont le feuillage a 6t6 en certaines places presque entierement 
detruil. 

M. H. Lucas adresse la note suivante relative aux Tyrog typhus et 
Hypopus, Acariens de la famille des Sarcoptides : 



133 

Dans un travail plein d inle"rel ayant pour litre : M^moire anatomique 
et zoologique sur un nouvel Acarien de la famille des Sarcoptides, le 
Tyroglyphus rostro-serralus, et sur son Hypopus, qui a paru dans le 
Journal d Anatomic et de Physiologic de noire collegue M. Ch. Robin 
(1873), M. Me"gnin demontre, en s appuyant sur Petude suivie qu il a faile 
des diverses metamorphoses subies par celte nouvelle espece , que les 
Hypopus ne sont que des nymphes adventives de Tyroglyphus. Un de ces 
genres doit done disparaitre ou au moins doivent-ils elre tous deux consi 
dered comme synonymes. 

M. Me"gnin, dans son travail, qui est accompagn^ de trois planches sur 
lesquelles sont represented, pi. x et xi, les deux sexes de cette nouvelle 
espece, pi. xn, ses diverses transformations ainsi que Pappareil buccal vu 
en dessus et en dessous, a remarque, en etudiant le Tyroglyphus roslro- 
serratus, que cet Acarien est social et se rencontre ordinairement en 
troupes nombreuses, ou tous les ages sont represented, vivanl sur des 
champignons en voie de decomposition, parliculierement sur les champi 
gnons des couches (Agaricus campestris Linne). 

Pour eludier dans toutes ses phases le developpemenl du Tyroglyphus 
rostro-serraius, M. M6gnin a eu Pidee de disposer de petites cages de 
verre, fermant hermetiquement et pouvant elre mises sur le porte-objet 
du microscope, et dans lesquelles, veritables petits pares en miniature, il 
elevait de nombreuses generations de cet Acarien en lui fournissant sim- 
plement des debris de champignon qui lui servent en meme temps de 
nourriture et d habitat. 

Ce precede ingenieux 1 a rendu temoin d un fait extrememenl curieux, 
qui donne la solution d un probleme u histoire naturelle souleve par Du- 
jardin et non encore r^solu, a savoir : que sont ces tres-petils Acariens, 
octopodes, mais imparfaits, h teguments coriaces , que Ton rencontre 
vivanl en parasites sur un grand nombre d animaux arlicules, tels que les 
Faucheurs, les Myriapodes, les Dipteres, les Coleopteres, et que Ton 
nomme Hypopus, Homopus et Trichodactylus ? Depuis De Geer et Her 
mann, qui en virent les premiers, on les considerail comme formant des 
especes et meme des genres dislincls. Mais Dujardin reconnul que c elaienl 
des Acariens imparfaits et les reg irda comme des larves sans bouches, 
veritables ceufs ambulants, qui donnaient naissance ^ des Gamases, se 
basant, pour emettre cette opinion, sur ce qu il avail cru reconnaitre, 
dans Pinterieur d un Hypopus pres de muer, la forme d un Gamase. 

Un fait avait frapp6 M. Megnin en observant ses petits eleves, c est que, 
quand le champignon sur lequel les femelles deposent leurs 03ufs, tendait 



a se desse"cher, les Tyroglyphus disparaissaient en grande partie et e"taient 
remplaces par des legions d un Hypope particulier ayant tous les carac- 
teres de YHypopus fcroniarum L. Duf.; ils couvraienl toutes les parlies 
de la cage et s accumulaient surtout dans le voisinage des interstices, par 
lesquels ils cherchaient a s echapper. L exploration avec le microscope de 
tons les coins et recoins de la boile ne montrait aucun Gamase, ni rien 
qui donnat la clef de ce myslere. 

En renouvelant la provision de champignon, ce qui ramenait I humidite, 
M. Me"gnin a remarque" que c elaient les Hypopes qui disparaissaient a 
leur tour, remplaces par des myriades de Tyroglyphus. Vingt fois le 
mme phenomene s est produit sous ses yeux. 

Apres avoir inulilemenl isole des Hypopes dans une petite cage de verre 
sans obtenir la moindre mue, M. Megnin cut i ide"e de mettre dans leurs 
cages des parcelles de champignon, parfaitement debarrasse"es d onifs et 
d animalcules. Dans ces nouveiles conditions, les Hypopes ont mue et se 
sont transformes en Tyroglyphes non encore adulles. 

Ce fait demontre que THypope est un age transiloire du Tyroglyphe ; 
mais rilypope vient-il de 1 oeuf, ou est-il le re"sultat de la transformation 
des larves hexapodes, ou des nymphes ? 

En poussant ses recherches avec persistance, M. Megnin est arriv6 a 
rencontrer une nymphe octopode inerte , contenant un Hypope pres 
d eclore. 

Cette derniere observation, qui est concluante, demontre : que ce sont 
des nymphes de Tyroglyphes qui se transforment en Hypopes, et recipro- 
quement des Hypopes qui redeviennent des nymphes de Tyroglyphes. 

Mais pourquoi cetle mutation ? 

En reflechissant, on comprend le but qu a eu la nature. Quand on a vu 
des Tyroglyphes a scie, dont les mouvements sont si lents qu ils par- 
courent a peine un millimelre en trente secondes, on se demande com 
ment ils peuvent, a 1 etat de nature, arriver d un champignon a un autre; 
il est facile de s assurer que, prives d humidite, ces Tyroglyphes ne vivent 
pas longtemps; s"il n y avail pas un moyen parliculier de conservation, la 
moindre secheresse qui fait disparattre les champignons aurait du meme 
coup aneanli 1 espece. Au moyen des Hypopes, celte destruction complete 
esl evitee, el, de plus, grace a la tendance a la vie parasitaire de ces ani 
malcules et a 1 appareil d adherence qu ils possedent, au moyen duquel ils 
s attachent a tous les pelits etres plus agiles qu eux qui passent a leur 
port^e, les Hypopes sont un admirable moyen de dissemination. I/Hypope 



135 

remplit, en un mot, & regard du Tyrolgyplie, le m6me r61e que les Kystes 
de conservation de M. Gerbe, remplissent a regard des Infusoires du 
genre Kolpode. Ce qui vient encore a 1 appui de cette opinion sur le role 
des Hypopus, c est la t&nacite extraordinaire de la vie chez ces pelits lres 
qui n ont pas un cinquieme de millimetre de long el qui re sistent inieux 
aux agents exte"rieurs que les Acariens les mieux armes pour cela, comme 
les Gamasus et les Oribatcs. Tandis que ceux-ci ne vivent que quelques 
secondes dans 1 essence de lereben thine qui tue instantanement les Aca 
riens mous, M. Megnin a vu des Ilypopes faire encore des mouvements 
une demi-heure apres avoir e"te baignes dans ce liquide; d autres ont ve"cu 
huit jours dans une solution concentree d alun. 

Maintenant, tous les Acariens onl-ils, outre leurs nymphes ordinaires, 
des nymphes adventives he teromorphes, ou Ilypopes chargees de la con 
servation et de la dissemination de 1 espece ? C est une question que 
M. Megnin espere re"soudre avec le temps; toujours est-il que, outre les 
onze especes (YHypopus de"crites par Dujardin, M. Megnin en connait six 
autres qu il a collectionnees et qui loutes probablement apparliennent a 
des Acariens diflerents. 

La solution de cette question, ajoute 1 auteur du curieux m^moire dont 
nous venons de reproduire les principaux passages, inte>esse non-seule- 
ment le naturaliste, rnais encore le pathologiste ; car s il vient a 6tre 
demontre" que les Acariens psoriques eux-memes ont leurs Hypopes, la 
connaissance de ce fait 6clairerait Tetiologie de la gale d un jour tout 
nouveau. 

M. le Secretaire donne communication de la note qu il a inse"ree 
dans le dernier Bulletin, pages 125 et 126, au sujet de FExcursion ento- 
mologique de la Socie te aux environs de Cernay-Ia-Ville, qui a eu lieu le 
14 juin dernier. II ajoute que M. Thevenet, qui connait parfaiteraent le 
pays exploit et qui y a trouve* des Insectes int^ressanls de divers ordres, 
a bien voulu, avec une complaisance extreme, y guider ses collegues. 

M. L. Reiclie entre 6galement dans quelques details sur cette localite", 
qui, dans d autres circonstances que celles dans lesquelles nous 1 avons 
parcourue, doit donner de bons re sultats sous le point de vue des recher- 
ches entomologiques. 

M. le general de Valdan fait passer sous les yeux de ses collegues une 
lisle des Coieopteres qui ont 6t6 recueillis. Parrai ceux-ci nous citerons 
seulement, comme rares pour la faune parisienne, les Anthaxia nitidula , 



136 

Gryptocephalus marginatus et Luperus belulinus, trouves par M. Chevrolat 
et par plnsieurs autres de nos membres. 

M. Berce ajoute que la course rapide qui a e"te" faite, jointe au vent 
violent et au froid glacial de la journe e, n ont pas permis aux deux 16pi- 
dopterisles, M. Rattet et lui, qui assislaient a 1 excursion, de bien se 
renseigner sur les Lepidopteres de cetle charmante locality ; mais a en 
juger par 1 aspect des lieux et la variet6 des productions vegetales, elle 
merite d etre signaled aux amateurs de papillons. 

Les roseaux, dont les e~tangs sont couverts, doivent certainement nourrir 
quelques Nonagria. 

Les bouleaux, les peupliers et les chenes ont procure les chenilles des 
Cymatophora ocularis, or et ridens. 

Les saules-tnarceaux etaient couverts de chenilles de la belle Vanessa 
Antiopa, ainsi que de celles de \ Abraxas grossutariata. 

La jolie chenille de YAnarta MyrtiLLi etait tres-commune sur les 
bruyeres. 

La Zygsena trifolii n e"tait pas rare dans les prairies, et sous nos pas 
s envolaient, emport^s par le vent, un grand nombre de petiles G6ometres 
et de Microlepidopteres qui n ont pas encore ete determines. 

Pour bien etudier cctte localile, dont quelques parties rappellent la 
foret de Fontainebleau, il faudrait plusieurs jours dans de bonnes condi 
tions de temperature et surtout y faire quelques chasses de nuit. 

Membres presentes. 1 M. Georges-Hippolyte Turquin, de Laon (Aisne) 
(CoUopteres et Lepidopteres), presenle par M. L. Buquet, au nom de 
M. Maurice Dolle. Commissaires-rapporteurs : MM. Jekel et Ragonot. 
2 M. Pierre Seize, pharmacien stagiaire au Val-de-Grace (Entomologie 
generate, Helminthologie}, presente par M. Bedel. Commissaires-rappor 
teurs : MM. le docteur Munier et Sedillot. 

Paris, 4 juillet 1874. 

L abondance des matieres nous oblige a remettre le Bulletin bibliogra- 
phique au prochain nnm^ro. 

Le 1" num6ro des Annales pour 187A sera distribue dans la seance du 
8 juillet. 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et tfe, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 51. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

.?oJu?.Yv^ ,.Au ..;<; i:(\ 
Rccueilli par 151. K. iiEKIIIAREST, Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Nous croyons devoir rappeler a nos collogues que la Societe", dans sa 
stance du 28 mai 1873, a decide que chaque note du Bulletin bi-mensuel 
ne depasserait pas une page compression, sauf decision spe"ciale. Dans 
le cas cependant ou les matieres destinees a un numerd du Bulletin ne 
pourraient former une demi-feuille ou une feuille entiere, des notes de 
plus d une page pourront exceptionmttcment y fctre ins6rees. 

Le but que s est propose la Socie te par cette reglementation est de ne 
pas donner a cette partie de son recueil une etendue que ne pent com- 
porler un journal paraissant deux fois par mois ; et, d un autre cote., elle 
ne veut pas que la parlie des Annales consacree aux memoires soil absorbee 
par celle r(5serv^e au Bulletin. 



Dans la Stance du 22 juillet, la Soci6t6 proc&lera a la nomination de 
la Commission du Prix Dollfus pour 1 annee 1874. 

, -MJ/; ;.;A no ,ijj ) Jj <\\\^\ 
(187/1, 2 e annee.) 



^ 138 

Seance tin 8 Juillet 

Presidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 

32 membres presents. 

M. le docteur G.-H. Horn, Vice- President de la Socie"le entomologique 
de Philadelphie, assiste & la seance. 

Correspondance. M. R. Mac Lachlan demande a la Socie"te la permission 
de reprendre le manuscrit et les dessins du Synopsis des Phryganides de 
la. faune europeenne, qu il comptait publier dans DOS Annales. L etendue 
considerable de ce me"moire, qui comprendrait au moins 500 pages d im- 
pression et plus de 70 planches, ne lui semble pas compatible avec une 
publication semblable a celle de nos Annales, dans laqnelle il occuperait 
une place trop considerable, tout en ne pouvant 6tre cependant imprime 
enlierement que dans plusieurs anne"es. Il se voit done oblige" de renoncer 
an double avantage que lui offrait une publication en langue francaise et 
une execution parfaite de la gravure de ses planches. Il voudrait acluelle- 
ment publier son travail sur les Phryganides en Anglelerre et en dehors 
de toute association scientifique. 

Notre collegue desire vivement conlinuer les relations amicales qui 
existent entie lui et la Societe, et il lui adressera pour les Annales diverses 
notices sur les Insecles de Tordre des Nevropteres autres que les Phryga 
nides. 

La Socie"te, tout en de"plorant la decision prise par M. R. Mac Lachlan, 
mais appreciant les raisons qu il lui donne, accede a son desir et met son 
manuscrit a sa disposition ; elle prend acte en meme temps de 1 oflre qu il 
lui fait de travaux qui viendront enrichir les Annales. 

M. Georges Viret e"cnt, au nom de la Societe des Amis des Sciences 
naturelles de Rouen, dont il est 1 archiviste, pour demander des details 
sur la maniere de vivre d une Coccinellide a laquelle M. Aug. Chevrolat a 
donn6 le nom de Poly gramma undecim-punctata, et qui, en Am^rique, 
produirait, dit-on, des de"gats con side" rabies dans les cultures de pommes 



139 

de terre. Gomme cette espece, en s acclimatant en France, pourrait e"ga- 
lement etre nuisibie, il demande quels moyens on pourrait employer pour 
la detruire. 

M. Horn, vice-president de la Socie"l6 entomologique de Philadelphie, 
dit qu il ne croit pas quo cet insecte soil reellement nuisibie en Ame rique, 
au moins dans la partie du continent qu il habile, car ce sont uniquement 
les feuilles du ve ge lal qu elle attaque. Les journaux americains d enlomo- 
logie agricole s en sont occupe"s. Quant aux mceurs de la Polygramma, 
elles doivent elre analogues a celles de toutes les autres Coccinellides. 

Lectures. M. le docteur E. Gobert, de Mont-de-Marsan, adresse la des 
cription d une espece nouvelle KAcilius, qui doil consliluer dans ce genre 
une troisieme division a laquelle M. Gobert donnerait la denomination 



La Sociele charge son Secretaire de demander a notre collegue s il ne 
jugerait pas convenable de joindre a sa description une figure repre"sentanl 
VAcilius Duvergeri , ainsi que quelqucs dessins de la caracterislique 
ge"ne"rique. 

En attendant la description complete de cet Acilius, que MM. Ed. Perris, 
Gh. Brisout de Barneville et Pandelle ont declare etre nouveau, 1 auteur 
en donne une diagnose tres-succincte : 

ACILIUS DUVERGERI. 
Long. 13 a 13 1/2 mill., larg. 7 a 7 1/2 mill. 

Forme generate des Acilius. Tele jaune, finement ponclue e. Premier 
article des palpes maxillaires tres-pelit, les deux suivants d ^gale longueur, 
le dernier d un tiers environ plus long que le troisieme. Corselet jaunatre 
avec le bord ant6rieur assez largement noir et deux bandes transversales 
de meme couleur n atteignant pas les cotes. Elylres ayant leur plus grande 
largeur vers le milieu ou un peu au-dela. Regions scutellaire et sulurales 
presque lisses, sauf post^rieurement. La region subhumerale est lisse ^ga- 
lement jusque vcrs le tiers de la longueur de 1 elytre. Le reste de la 
surface est couvert d une poncluation tres-sensible et comme rapeuse dont 
les pointes se re"unissent souvent en lignes Iransversales plus ou moins 
sinueuses ; ponclualion plus forte en arriere. Elytres brunes, sauf une 



IZiO 

ligne saturate assez courte et le bord externe jusque pres de Tangle sutu- 
ral jaune. Dessus du corps fonc6, poitrine noire, sauf le proslernum qui 
est jaune. Ponctualion tres-fine et serre avec des traces de lignes trans- 
versales ondule"es. Abdomen a ponctuation fine avec apparence de reticu 
lations. Pattes anterieures jaunes; les trois premiers articles des tarses 
anterieurs du male dilates en une palette garnie de trois cupules a pen 
pres egales. Tarses interme diaires tres-peu dilates, recouverts en dessous, 
sur les deux premiers articles, de fines granulations. Tibias et tarses pos- 
te"rieurs de couleur brunatre. 

Femelle a e"lytres lisses. Celle-ci ne differe du male que par la simplicite 
des tarses anterieurs et 1 absence de granulosites aux tarses interme"- 
diaires. 

Dedie a notre collegue M. Duverger, qui 1 a capture" aux environs de 
Dax (Landes). ^m^ 

M. Ch. Brisout de Barneville lit nn momoire de M. Albert Fauvel, 
intitule : Les Staphylinides de la Nouvelle-Caledonie. 

Dans ce travail, Pauteur donne nn Synopsis des neuf especes de Staphy 
linides jusqu ici signalees dans la Nouvelle-Caledonie. Six de ces especes 
se rapporlent aux genres Stenus, Paederus, Metoponcus, Xantholmus, Greo- 
phiius et Cafius; trois autres sont nouvelles : ce sont les Noumea (g. n.) 
serpens, Metoponcus variegatus et Diplosiictus (g. n.) Chenui. 

M. Bar, de Cayenne, adresse, par 1 entremise de M. Ch. Oberthiir, 
une note ayant pour litre : Reponse aux observations de MM. Guene"e et 
Goossens, relativement a la Pcduslra Laboulbeni : 

Tout en regreltant que Tetendue de cette note ne permette pas, comme 
le demandait son auteur, de 1 inserer en entier dans le Bulletin, dont elle 
formerait au moins a elle seule un numero erilier, la Societe, en ren- 
voyant ce travail a sa Commission de publication , decide qu une analyse 
en sera donnee immediatement dans le Bulletin de la seance. 

M. Bar assure de nouveau que la chenille et le papillon decrits et figure s 
dans nos Annales (1873, p. 297 et pi. 8) appartiennent a la meme espece. 
11 fait remarquer que s il a compare la chenille de sa Patustra Laboulbeni 
a celle du Eombyx qucrcus, il n a pas voulu dire cependant qu elle devait 
etre plac^e clans le meme groupe. II adopte, au reste, le rapprochement 
indiqu6 par M. Guen^e en Ire les Cnetkocampa et les Palustra, tout en 



faisant observer que ces derniers doivent prendre place pariui les groupes 
qui servent de transition entre les Cnethocampa ct les Bombyx. 

La chenille de Palustra vit pendant de longues heures dans la profon- 
deur des eaux, ou elle passe ses instants de sorameil, ou elle devore avec 
avidite les feuilles de la Mayaca, et d ou elle vient de temps en temps a 
la surface. A 1 air libre, mais dans nn milieu humide, elle peut vivre 
environ vingt-quatre heures. 

Notre collegue entre ensuite dans des details sur les hypotheses que 
Ton peut admettre pour expliquer le mode de respiration de cetle che 
nille. 

Lorsque la chenille vent se chrysalider, elle va a la surface de 1 eau se 
placer pres de la rive sur des debris vegetaux : c est la qu elle construit 
son cocon, qu elle place a pen pres verticalement et qui servira de noyau 
a un disque plus ou moins large, sur lequel peu a peu d autres chenilles 
viennent ajouter leurs cocons au premier et former une agglomeration 
assez considerable et dans laquelle chaque chrysalide a sa partie anterieure 
placee hors de 1 eau. Une crue subite des cours d eau peut detacher un 
ou plusieurs de ces cocons que Ton voit alors flolter horizontalement a la 
surface de Teau. 

Les ceufs sont deposes par petites plaques sur les diverses especes de 
Gramine es et sur un Piper, qui encombrent les canaux dans les endroits ou 
il y a peu de prolbndeur ; ces oeufs sont recouverts d un feutre compost de 
poils gris jaunatre et maintenus par une matiere le"gerement collante, 
comme cela a lieu pour les ceufs de plusieurs Bombycides. 

Communications. M. Ernest Olivier envoie, par 1 intermediaire de M. L. 
Keiche, la note qui suit : 

La plupart des auteurs qui se sont occup^s de bibliographic entomolo- 
gique se sont trompes sur la part qui revient a Olivier dans la redaction 
de { Encyclopedic methodique. 

Percheron, Hagen et la plupart des autres auteurs ne lui attribuent les 
articles que jusqu a la leltre E, landis qu il a fait jusqu a la lettre P. Son 
dernier article est Paon de jour, a la fin du tome V11I. 

Mais il eut dans ce travail deux collaborateurs. Vers la fin d octobre 
1792, le VIP volume de 1 Encyclopedie n en 6tait qu a la lettre L et 
Olivier parlait, charge d une mission du gouvernement francais, pour la 
cour de Perse, voyage qu il devait utiliser en meme temps pour 1 histoire 



142 - 

natnrelle. II abandonna alors son travail et chargea du soin de le conti- 
nuer B.-E. Manuel, professeur d histoire naturelle a Paris, n6 a Dra- 
guignan, dans le meme pays que lui et qu il connaissait depuis longlemps. 
11 lui laissait de nombreuses notes et les manuscrits de son grand ouvrage 
sur 1 Enlomologie, qui, jusqu au tome IV inclusivement, 6taient deja entre 
les mains de l e"diteur. 

B.-E. Manuel n eut done rien a faire, en ce qui concernait les Coleo- 
pleres, qu a copier soil 1 ouvrage, soil les manuscrits d Olivier. 11 redigea 
lui-meme les articles concernant les aulres ordres d insecles et ceux tels 
que Larve, Meikode, etc., qu il eut, du reste, le soin de signer soit de la 
premiere letlre de son nom, soit du norn lout entier. 

11 fit ainsi jusqu a 1 arlicle Mouc/ie inclusivement. Olivier etait alors 
revenu et reprit la redaction de 1 Encyclopedie, qu il enrichit desormais 
de la description des especes uouvelles qu il rapportait de son voyage. 

Mais Tediteur, Agasse, le pressait pour terminer cet ouvrage commence 
depuis longtemps de"ja. Alors, ainsi qu il 1 explique a la note de la 
page 468, tome VIII, it engaged M. Latreille, dont les travaux sont si 
connus et si apprecies des entomologistes, a se charger dorenavant dc 
quclques articles qui seront souscrits des trois premieres lettres de son 
nom. 

Le premier article de Latreille fut Ogcodes, et il traita jusqu a la fin du 
tome VIII une quinzaine d articles relatifs aux ordres d insecles aulres 
que les Coleopteres, qu Olivier s etait reserves entierement. 

Ainsi, jusqu a la fin du tome VIII (Paon de jour) tons les articles rela- 
lifs aux Goleopteres ont 6l ti aites par Olivier, et, sauf la part de collabo 
ration restreinte qui revient a Manuel et Latreille, les articles concernant 
les autres ordres d insectes ont tons aussi ete rediges par lui. 

Je rectifierai en m6me temps une erreur de M. Hagen, qui a ete 
reproduce par M. Fauvel dans sa Faune gallo-rh^nane. Olivier est ne 
aux Arcs, pres Draguignan ; a 1 epoque de sa mort, il etait charge" du 
cours de zoologie a 1 Ecole velerinaire d Alibrt, mais c est a Lyon qu il a 
succombe a la maladie dont il souflrait depuis longtemps deja. 

M. Hagen a oublie aussi, dans lY.nume ralion des divers ouvrages d Oli 
vier, d indiquer sa part de collaboration (Insectes) au Nouveau Diction- 
naive d Histoire naturelle, public" par Deterville en 1803, dans lequel 
Latreille et lui ont fait tout ce qui concernait I enlomologie. 

M. Just Bigot communique une note sur les moeurs du Balaninus 



143 

Elephas, et sur les degats causes par la larve de ce Curculionide aux 
recolles de chataignes; et la Societe en decide I irupression in extenso 
dans le Bulletin : 

11 y a qnelques annees, un de mes bons amis, M. Richard, se rendant 
en Belgique pour affaires commerciales, me montra des echantillons de 
snperbes chataignes provenant des environs de Kedon, en Bretagne, sur 
la vente desquelles il fondait de grandes esperances. Mon attention fut 
eveillee, non-seulement par la beaute des fruits qui elaienl vraiment 
d une grosseur remurquable, mais surtout par ce fail qu un certain nombre 
d eutre eux elaient perces d un trou, indice revelaleur de la presence d un 
insecte. J aporcus bientot an fond du sac qui contenail ces echanlillons 
cinq ou six grosses lanes que je reconnus de suite pour des lanes de 
Curculionide, et que lour ressemblance avec celles qu on rencontre dans 
les glands et les noisettes me fit immediateuient rapporter a une cspcce 
du genre Balaninus. Je pris ces larves dans rintenlion de les elever, mais 
je les oubliai et elles perirent faute de soins. 

Je regrettai vivement ma negligence lorsque, quelques mois plus tard, 
mon ami me raconta tons les deboires qu il avail protives dans son com 
merce de inarrons. Coiifiant dans les nombreuses promesses d achat qu on 
lui avait I ailes, il n avait pas hesil6 a faire venir, pour son coinpte, un 
chargement complet qui, arriv^ a Bruxelles , s etait gravement avari6 et 
elait devenu absolument invendable. Selon lui, par suite d un voyage 
tres-long dans des wagons fermes, par un temps cliaud et humide, les 
marrons avaient fermente et les Vers s y elaient mis; il en 6tait resulte 
une putrefaction generate. J eus quelque peine a d^truire dans son esprit 
celte hcr^sie enlomologiqnc et a lui faire comprendre que les larves, 
causes de lout le mal, existaient dans rinterieur des fruits bien avant 
Tepoque meme de leur recolte, et que c elait leur sortie en masse et leur 
mort immediate qui avaient determine cette fermentation ayant eu pour 
facheux resultat la perle to tale de son chargement. 

Curieux de savoir quel etait Tinsecle qui pouvait causer d aussi grands 
dogals, je consultai plusieurs de mes collogues ; aucun d eux ne connais- 
sail fexistence d un Cliaraiifon vivant a 1 etat de larve dans rinterieur des 
chataignes. 

Quand parut, dans les Annales de la Sociele eiitomologique, la Mouo- 
graj)hie des Balaninus de noire collegue M. Deslrochers des Logos, 
j ouvris avec cmpressement eel ouvragc, esperant y Irouver quelque ren- 



seignement sur le fail qui m occupait ; mais, la encore, rien de relalif a 
ce sujet. 

Mon savant maitre et ami M. le docteur Marmottan, auquel je suis 
heureux de pouvoir rendre un le"moignage public d estime, d afieclion et 
de reconnaissance, m engagea fortement a poursuivre la solution du pro- 
blerae qui s etait pose a moi, en tentant I education de la larve qui m in- 
triguait si fort. Je fis done venir de Bretagne line petite quanlite de 
chataignes; mais, malgre mes recommandations et croyant bien faire, on 
pril soin de ne m envoyer absolument que des fruits perce"s, desquels, par 
consequent, les larves etaient deja sorties. C etait un nouvel insucces. 

J en eiais reste la lorsqu un soir de 1 annee derniere je trouvii en ren- 
trant a la maison un petit lot de chataignes qu on venait d acheter pour 
les besoins comestibles du menage. Un coup d ceil investigateur me fit 
decouvrir une larve qui venait de sorlir de 1 un des fruits. Je saluai cette 
ancienne connaissance et la deposai delicatemenl dans un vase rempli de 
terre, oil elle ne tarda pas a s enfoncer. Elle creusa de nombreuses gale- 
ries et disparut a mes yeux. Je 1 aurais peut-etre encore oubliee, assailli 
que j etais alors par de graves preoccupations, si notre collegue M. Paul 
Nadar, dans une visile qu il me fit au mois de mars dernier, ne m avail 
fait remarquer qu elle s etail definitivement installee dans une cavite sur 
les parois memes du vase en verre qui la renferrnait. Je pus alors Fob- 
server quolidiennement et recommencai a 1 entretenir dans un 6tat d hu- 
midile convenable. Vers le 15 juin, elle a accompli sa transformation en 
nymplie, et Finsecle parfait, eclos dans les premiers jours de juillet, est 
venu, sous la forme d un magnifique Balaninus Elephas femelle, m apporter 
la reponse au point d inlerrogation qui se dressait devant moi depuis 
bientot dix ans. 

A la suite de cette communication, plusieurs membres indiquent diverses 
larves d insectes qui vivent dans les chataignes : 

M. Ghevrolat dit qu on y trouve les larves d un Coleoptere de la faniille 
des Byrrhides, la Syncalypta setosa Wall (S. setigera Suffrian). 

M. le docleur Boisduval indique un Lepidoptere, la Carpocapsa splen- 
dana, comme vivant aux depens du meme fruit. 

M. Em. Ragonot ajoute qu on a signale egalement une autre espece du 
meme genre Carpocapsa, la Reaumurella. 



145 

M. Charles Brisout de Barneville signale les especes suivantes de 
Coleopteres qu il a trouvees a Sainl-Germain-en-Laye, malgre la grande 
se"cheresse de cette annexe : 

Un Callidium spinicorne (Varini); 

Une Aleochara spissicornis 

Une Myrmedonia HaiTortkii; 

Un Eryoporus cernuus ; 

Plusieurs Lithocharis castanea; 

Une Lithocharis diluta, espece tres-rare ; 

Plusieurs Aphanisticus clongatus sur des Graminees ; 

Une Cassida subreticulata ; 

Et une vingtaine de Ceutorhynchut topiarius sur la sauge (Salvia pm- 
tensis). Get insectc se trouve a six ou huit centimetres de profondeur, 
autour des racines. 

M. Aug. Alexandre annonce qu il a trouve, le 30 mai dernier, aupres 
de Viroflay, dans les bois de Meudon, un Lepidoptere de la famille des 
Chelonides, qui n avait encore ete signale par aucun auteur comme propre 
a la faune parisienne. Get insecte est la jolie Deiopeia pulckclla Linne 
(Deiopcia pulchra S.-V. God.), qui n est pas rare dans le centre et dans 
le midi de la France, et qui a ete egalement indique comme d Alsace et 
du departement du Doubs. 

M. Berce ajoule qu il n a jamais rencontre cette espece dans Jes envi 
rons de Paris. 

M. J. Fallou fait remarquer qu en 1834 son beau-frere a pris un exem- 
plaire de la Deiopeia puichetta dans les bois de Meudon, mais que depuis 
il ne 1 a jamais retrouvee. 

I\l. Clement dit egalement que recemment une personne de sa connais- 
sance a capture deux exemplaires du m6me Lepidoplere dans les bois de 
Meudon. 

M. E. Desmarest engage les Lepidopteristes a rechercher en ce moment 
la chenille de celte Ch^lonide, qui, d apres M. Berce (Faune des Le"pi- 
dopteres, t. II, p. 119), ressemble beaucoup a celles des Emydia et qui 
vit principalement sur 1 lieliotrope (Heliotropium europseum). 



146 

M. Th. Goossens lit la note qui suit : 

M. Le Roy et moi avions projete cle faire une excursion lepidopterolo- 
gique & Dunkerque : nous voulions visiter specialement les dunes des 
sables maritimes. Le temps, peu favorable, nous a beaucoup genes; cepen- 
dant nous avons pris la Leucania littoralis Curt., dont M. Mabille a donne 
1 hisioire complete dans nos Annales (1862). Cette espece, encore rare, 
habite done le nord et 1 ouest de la France. 

Nous avons pris aux memes endroits YEubolia lincata ; mais ce qui est 
le plus abondant, c est VOrgya facclina. Dans cefte centred oil le genet 
manque, la chenille vit aux depens cle Vllippophea rhamnoidcs; malheu- 
reusement la Liparis chrysorrhe.a de"vore tout, et YOrgya est obligee de 
descendre sur les petites touffes de trefle, qu elle partage avec le Bombyx 
trifolii, lequel peut se prendre par centaines. 

Nous avons trouve quelques belles chenilles de T. rubricosa , celles de 
S. irrorea, etc. II est probable qu exploitee par un temps calme, cette 
locality offrirait d agreables surprises. 

M. le docteur Boisduval prescnte plusieurs communications : 

1 11 eutretient la Societe des degals considerables causes cette annee 
aux pruniers des environs d Agen par une espece d Yponomeute. 

En 1872, ces Yponomeutes n etaient pas en tres-grand nombre ; en 1873. 
ils 1 etaient beaucoup plus, et, cetle annee, leur abondance a prcsque en- 
tierement detruit la recolte. 

Notre collegue conseille, pour remedier, en partie an moins, au mal 
produit, de reunir, pour les bruler, les paquels de chenilles, en les arra- 
chant des arbres au moyen de balais de houx. 

M. Ragonot pense que cette espece est IT. malinella. 

M. J. Fallou ajoute que, aux environs de la foret cle Senart, il a reussi 
delruire et a bruler un grand nombre de paquets de chenilles d Ypo- 
nomeules qui couvraient une longue haie cie prunelliers en les arrachant 
au moyon d un rateau. 

M. le docteur Laboulbene rappelle a cette occasion a la Societe que ce 
n est pas la premiere Ibis qu il est question des ravages de r Yponomeula 
malineLla dans les environs d Agen. En 1866, M. Laboulbene 1 ut consulte 
par le preTet de Lot-et-Garonne, M. Feart, aux sujet des dommages causes 



aux pruniers d Ente, qui fournissent la prune estimee di te d Agen. (Voir 
nos Annales de 1866, Bulletin, p. xxvin.) Le chilTre des degats depassait 
plusieurs millions. M. Laboulbene, apres avoir consulte la Societe a cet 
egard, repondit officiellement. 

2 M. le docteur Boisduval apporte a la seance des tiges de rosier sau- 
vage ou eglantier disposees pourrecevoir I ecussoii de roses de diflerenles 
varietes. Ces eglan tiers se dessechent et p^rissent dans tout leur tiers 
supcrieur. Des larves vivent dans le canal medullaire absolument comma 
celles de VOsmia aurutenta. Ces larves, au nombre de qualre a cinq, a la 
file les unes des autres, sont enlierement d un jaune orange. M. Boisduval 
pensait avoir des Osmia a I eclosion ; mais, au lieu de ces insectes, il n esl 
sorti que des petites betes noires qui lui sonl inconnues. Sont-ce bien les 
bien les vrais proprietaires de la galerie iongitudinale des eglantiers? 
That is the question ? 

3 11 dit aussi qu une petite espece de Mouclie a occasione de tres- 
grands dommagcs aux Cineraria, aux Ageratum et aulres Synantherees 
cu!tivei!S dans les serres. La petite larve de celte Mouche vit entre les 
deux epidermes du parenchyme des feuilles, et cela pendant les mois de 
Janvier, de feeder et de, mars. C est a la fin de ce dernier raois qu elle se 
change en nymphe pour 6dore en mai. Elle a sans doute une secondc 
generation en el6, car ce ne sont pas les individus eclos au printemps 
qui propageront Tinsecle dans les serres pour l anne suivante. 

II pense que ces petites Mouches, des qu elles sentent la chaleur du 
printemps, pondent sur les feuilles des plantes de la famille des Cora- 
poshes, et que ce sont les insectes provenant de cette seconde generation 
qui ptfnetrent dans les serres lorsque le froid se fait sentir. 

M. Boisduval en a eleve des centaines dans les feuilles de diflerentes 
Synanlh^rees ; elles ont donne, sans exception, la meme espece. 

M. le docteur Laboulbene, en reponse aux deux precedentes notes de 
notre savant membre honoraire, dit que Tinsecle sorti des eglanliers n esl 
pas un parasite, mais bien un Hymenoptere nidifiant de la famille des 
Crabronides ou Pemphrcdonides : le Ccmonus uniculor Lep. On sail que 
ces insectes ont des larves lignivurcs; MM. Goureau, Giraud, Leon Dufour 
et Pern s en onl eleve dans les tiges des divers bois, dans les roseaux, le^ 
ronces seches, etc. 

La petite Mouche lui a donne assez de peine pour sa determination 



148 

exacte. Cependant il croit pouvoir affirmer que cette espece, dont les 
larves mineuses, vivant dans le parenchyme des feuilles et entre les deux 
epidermes, ont fail perir cette annee dans les serres les Cineraria crucnta, 
les Ageratum mexicanum et caslesttnum et d autres Synantherees, fait 
partie, non pas du genre Pegomyia, comme le pensait d abord M. Bois- 
duval, mais du genre Phytomyza; elle n a qu une senle nervure trans- 
versale aux ailes. 

D apres la coloration generate grise, la t&te jaunatre a vertex noir et 
excavee entre les yeux, les antennes noires, 1 abdomen noir sombre, ayant 
cliez la femelle un lisere blanc jaunatre, et toutes les pattes ayant les 
genoux d un blanc jaunatre, etc., M. Laboulbene rapporte cette espece a 
la Phytomyza geniculata Macquarl, mieux de"crite par Sclnner (Die F lie- 
gen, t. II, p. 316). Notre collegue M. Gonreau a nomrae" cette espece 
Phytomyza horticola (voyez nos Annales de 1851, p. 148, pi. 6, n X) et 
il Pa trouve"e dans diverses plantes. 

Zi M. le docteur Boisduval parle encore d un Acarien du genre Tetra- 
nychusy assez rapproche du T. tiliarum, quoique plus grand, et consti- 
tuant probablement une espece nouvelle, qui ravage en ce moment les 
poiriers culture s dans la pepiniere du jardin du Luxembourg. 

" " 

M. le docteur Al. Laboulbene qu il vient de recevoir une larve de 
Erachycerus vivant dans Fognon du Narcissus Tazetta. Il eleve cette 
larve, et se propose de presenter a la Societ6 les remarques qu il pourra 
faire. V r 

M. C.-E. Leprieur, a la suite de cette communication, dit que dans les 
dunes de Bone, en Alge"rie, oil les Brachyceres ne sont pas rare, on 
trouve trois especes de Liliacees : la SciUa maritima, le Pancratium 
maritimum et une espece d Asphodele, qui probablement nourrissent les 
larves de ces Coleopteres. 

M. H. Lucas communique, par 1 entremise du Secretaire, la note sui- 
vante relative a des Arachnides qu il a rencontrees dans le Calvados : 

J ai dejc\ signale dans la Revue et Magasin de Zoologie, p. 229 (1870), 
quelques Araneldes rencontrees dans le Calvados, particulierement aux 
environs de Honfleur. Ces especes, au nombre de soixante environ et dont 
j ai public la liste, ont ete recueillies pendant que la secheresse se faisait 
le plus vivemeat sentir dans cetle partie de la France, condition qui rend 



U9 

la recherche de ces animaux extr&mement pe"nible et difficile. De sirant 
computer ce travail, je retournai dans la meme localite en 1873, et les 
six semaines que j y ai passees ayant e"te assez pluvieuses et humides, il 
m a e"te" possible de me procurer trenle-cinq especes qui avaient e chappe 
a mes premieres investigations en 1870. J en donne ici la lisle (1), en in- 
diquant autant que possible les conditions diverses dans lesquelles ces 
Araneides ont ete" reneontre"es : 

Pholcus pkalangioides d, $ Walck. Les encoignures des maisons, les pla 
fonds et les cornicbes des chambres peu visiles et qui laisseut beau- 
coup a de"sirer pour le soin et la proprete* sont recherche es par cette 
espece. Les deux sexes semblent vivre en bonne intelligence, car je 
les ai quelquefois rencontres sur la mme toile. 

Dictyna viridissima c?, $ Walck. Cette espece n est pas tres-rare dans les 
environs de Honfleur. Elle se plait sur le lierre (Hedera helix) qui 
de"core les maisons et entoure quelquefois de son feuillage les plus 
grands arbres. C est sur les feuilles de cette plante qu elle dtablit so 
toile ouveiie aux deux bouts; les deux sexes vivent aussi en bonne 
intelligence, car j ai souvent recueilli male et femelle r6unis sur la 
meme toile. D. puella $ E. Sim. et latent $ Gh. Koch. C est sous 
les pierres le"gerement humides, peu enfonce es dans le sol et dans les 
lieux ombrage"s que f ai trouve" ces deux especes. 

Lethia humilis ? Blackw. Je n ai rencontre qu une seule fois cette espece. 
que j ai prise sous les decrees d un chfine. 

Clmracanthium nutria; <3, ? Walck. Elle etablit son habitation dans les 
epillets des Hotcus Lanatus et Aim flcxuosa. Consultez, au sujet dft 
cette Araneide inleressanle, la note que j ai publiee dans le Bull, des 
Ann. de la Soc. entom., p. ecu (1873). 

Clubiona negle.cta <$, $ Clerck, brevipes d 1 , ? Blackw. En frappant la som- 
mite" des jeunes chenes, je me suis procure" plusieurs individus des 
deux sexes de ces deux especes. C. corticalis d, ? Blackw. C est 
sous les e"corces des cli&nes et des ormes que j ai pris cette CLubiona, 
dont la demarche est assez vive. 

Enyo gaUica $ E. Sim. C est sous les pierres peu humides, & peine enga- 
ge:es dans le sol que j ai rencontre cette jolie petite espece extreme- 
ment agile et dont je n ai trouve qu un seul individu. 

(1) Le commencement seulement de cette liste esl donne dans ce Bulllelin ; elle 
sera terrainee dans le Bulletin 11 32. E. D. 



150 

M. J. Fallow entretient ses collegues du resultat d experiences qu il 
vient de tenter aupres de la foret de Se"nart pour la cliasse des Insectes 
an moyen de la nasse ou filet special invente par M. de Peyerimhoff pour 
prendre les papillons pendant la nuit. On sail que cet instrument, dont il 
a etc" dit quelques mots dans le Bulletin et dont la description complete 
a etc" donne" dans le n 67 des Petites Nouvelles entomologiques, est des 
tine" a attirer les Le"pidopteres, qui, une fois entry s dans la nasse, sont 
obliges d y rester. 

Les experiences qu*il a tcnte"es pendant la nuit ne lui ont pas donne" un 
resultat satisfaisanl ; il n a captur^ ainsi qu un petit nombre d especes : 
des Catocala et aulres Lepklopteres communs. 

Mais il a essaye de se servir du meme instrument pendant le jour, et, 
en le placant 1 ombre, il a pu ainsi se procurer divers papillons, et il a 
pris de la meme maniere un tres-grand nombre d Hymenopleres et de 
Dipteres, qui, entry s dans le filet, ne peuvent plus en sortir; les Cole"o- 
ptires, au conlraire, ne sV trouvent que rarement. Noire collegue recom- 
mande aux iiyme iioplerologisles et aux dipteristes ce moyen de cbasse 
qui pourra peul-etre leur donner de bons r6sultats. 

Membres recus. La Societe admet au nombre de ses membres : 

1 M. Pierre Seize, pharmacien stagiaire au Val-de-Grace, a Paris (En- 
tomologie gmerale, Helminthologie), pr^sente par M. L. Bedel. Com- 
missaires-rapporleurs : MM. le docienr H. Munier et Maurice S6dillot; 

2 M. Georges-Hippolyle Turquin, proprietaire a Laon (Aisne) (Gotto- 
ptercs, principalcincnt Lonyicorncs, et L&pidoptercs cT Europe), presente 
par M. L. Buquet, au nom de M. Maurice Dolle. Commissaires-rappor- 
teurs : MM. Jekel et Ragonot. 

Membre presente. M. Leloup, eludiant en medecine, boulevard Mont- 
parnasse, 161 bis (Entomologie generate, principalement Lepidopteres 
d Europe), presente par M. Berce. Commissaires-rapporteurs : MM. le 
docteur Boisduval et Th. Goossens. 



151 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archivisle adjoint. 



(Stance du 24 juin 1874.) 

OUVRAGES PERIODIQUE3 ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Comptes rendm hebdomadaires des seances de I Academic des Sciences, 
t. LX XVIII, n 23 et 2/i, juin 187Zt. 

DUMAS, p. 1609, Moyens de eombattre I invnsion du Phylloxera. 

BOULEY et THENARD, p. 1618 et 1619, Meme sujet. MARES, 
p. 1620, Des progres de la maladie de la vigne pendant 1 hiver; 
des moyens pratique de la combattre. DE CHEFDEBIEN, p. 1640, 
Sur Temploi du sulfure de carbone pour combaltre le Phylloxera. 

LICHTENSTEIN, p. 1641, Sur 1 emploi du sable dans le traitement 
des vignes attaqu6es par le Phylloxera. MEGNIN, p. 1657, Sur les 
metamorphoses des Acariens de la famille des Sarcoptides el de 
celle des Gamasides. BLANCHARD, p. 1677, Observations sur la 
communication de M. Lichtenstein relative au Phylloxera. 



ULIVI (GIOTTO). La Parlenogenesi e Semipartenogenesi delle Api. Broch. 
in-8. Florence et Rome, 1874. 



152 



(Stance du 8 juiUet 187/u) 

OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Anncdes de la Societe entomologique dc France, 5 e se"rie, tome troisieme, 
1874, 1" trimestre. 1 vol. in-8 avec A planches noires et coloriee. 
Paris, 8 juiliet 187&. (Deux exemplaires pour la bibliolheque.) 

Comptes rendus kcbdomadaires des seances de CAcademie des Sciences, 
t. LXXVIII, n os 25 et 26, juin 187Zi. 

FOUQUE, p. 1759, Emploi du sulfure de carbone pour combattre 
le Phylloxera. DUMAS, p. 1560, Observations a ce sujet. L. 
PETIT, p. 1560, EfTels du coaltar centre le Phylloxera. BOULEY, 
p. 1807, Rapport sur les mesures administratives a prendre pour 
preserver les territoires menace s par le Phylloxera. Ch. MONES- 
TIER, p. 1828, Sur 1 applicaLion du sulfure de carbone melange au 
goudrou et aux alcalis pour la destruction du Phylloxera. LECOQ 
DE BOISBAUDRAN, p. 1829, Sur 1 attaque du Phylloxera par le sul 
fure de carbone. SCHEURER-KESTNER, DUCLERQ, DE LAVAL et 
MAHIEU, p. 1830-1831, Moyens d action conlre le Phylloxera. 

* Feuille des Jeunes Naturalistes, k c annee, n A5, juiliet 187/t, une pi. 
lithogr. 

P. M., p. 109, De la bouche des Insectes. LELIEVRE, p. 112, 
Lilhosia caniola, Lycsena Icarus (hermaphrodite), L. alsus. 
CORGELLE, p. 112, Chasse de la Dichonia aprilina. 

Societe entomologique de Eelgique, Compte rendu n 100, juin 187/t. 

ROELOFS et VAN VOLXEM, p. 5, Rapports sur le travail de 
M. Tournier, intitule" : Mate"riaux pour servir a la monographic des 
Erirrhinides. 

Paris, t8 juiliet 1874. 

PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N u 32. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOGIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Rccueilli par IU. E. BESMAREST , (Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 29 Julllet 174. 

Presidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 
24 membres presents. 

MM. westwood, membre honoraire, et le docteur Horn, de Philadel- 
phie, assistent a la stance. 

Communications. M. Aug. Salle" annonce la mort de notre collegue 
M. Crotch, de Cambridge (Angleterre), delete a Philadelphie le 15 juin 
dernier. 

MM. Ch. Oberthur, de Rennes, et Riley, de Saint-Louis (Missouri), 
adressent leurs portraits photographies. 

M. le docteur Horn dit que ses remarques (Bulletin n 31, p. 139) 
relativeraent a la Doryphora (Poly gramma) decemlineata Say ont 16 mal 
comprises. Cette Chrysomelide, contrairement a ce qui a 616 imprint, est 
tres-nuisible, en Ame"rique, a toutes les Solan^es, sptolement a la pomme 
de terre, dont elle mange les feuilles; mais elle rtst pas venimeuse 

(187/t, 2 e annie.} 



pour I homme, qui peut la prendre el m.me Tavaler sans aucun incon- 
ve"nient 

Dans ses habitudes originaires, cet insecte vivait sur une petite espece 
de Sotanum dans le Colorado ; mais, quand la culture des pommes de 
terre fut etendue a cette region, ce Cole"optere s en nourrit conjointement 
avec Tautre Solane"e. La Chrysomelide se jeta de preference sur la nou- 
velle plante, qui etait plus abondante, et, dans plusieurs endroits, la 
recolte fut entierement de"truile. 

II parait que le temps chaud et see en et6 est tres~de"favorable au de"ve- 
loppement de eel insecte, les pupes mourant par faute d humidite dans 
le sol. 

M. fid. Ferris signale les fautes typographiques suivantes qui se sont 
gliss^es dans sa Note sur les metamorphoses du Brachycerus albidentatus 
(Annales 1874, p. 125) : 

Aux pages 128, 129 et 132 on a mis plusieurs fois au fe"minin le mot 
bulbe, qui doit etre au masculin ; 

A la page 127, ligne 14, le mot peritreme, consacr6 pour designer la 
bordure subcorn^e des stigmates, a e"t6 a tort remplac6 par celui de piri- 
metre. 

M. Ragonot indique les changements a faire de deux noms de Le"pi- 
dopteres qu il a indiques dans le dernier Bulletin : 

Page 144, ligne derniere, au lieu de : Carpocapsa Reaumurella, lisez : 
C. Reaumurana ; 

Page 146, lignes 26 et 33, au lieu de : Yponomeuta malinella, lisez : 
Y. padella. 

M. Riley e"crit, au snjet des moeurs et du genre de vie des Cassides, 
dont on s est plusieurs Ibis occupe dans le Bulletin, que, dans son pays 
(Missouri), ces Cole"opteres se trouvent principalement sur les plantes de 
la famille des Convolvulace es. 

M. le docteur Gobert adresse les types male et femelle de la nouvelle 
espece ttAciliw (A. Duvergeri) dont il a donn la description a la der 
niere stance (Bulletin n 31, p. 139). 



155 

La Soctete remercie notre collegue de cette communication, et remet 
les deux Acilius a MM. Ghevrolat et Reiche, qui jugeronl s il est utile de 
les faire figurer. 

M. le capitaine Berard presenle, par rcntrcmise de M. Thevenet, 
quelques observations teudant a confirmer les remarques de MM. Ed. 
Ferris et Peragallo, publiees dans les Annales de 1873 (p. 91 et 251), 
relalivement a des Mammiferes Carnassiers qui de"voreraienl des Hannetons 
et d aulres insectes. 11 a vii plusieurs fois, aupres de Monllieu, dans le 
deparlemenl de la Charenle-Infe rieure, une chienne manger avec avidili*. 
des Hannetons qu elle reclierchait avec soin ; en Alge"rie, il a pu egalement 
constater que des chiens se nourrissaient des Sauterelles qui, parfois, s y 
trouvent en si grand nombre, et que les excrements des Carnivores deno- 
taient par leur coloration la proie qu ils avaient devore"e. 

M. Aug. Salle" ajoute qu au Mexique il a de meme plusieurs fois cons- 
tale" que les chiens sauvages et domestiques mangeaient aussi les Saute 
relles et autres insectes. 

M. G. de Tromelin, membre de la Socie"t6 gSologique de France, 
e"crit au President, du chateau de Rosulien pres Quimper (Finistere), 
1 obsei vation suivanle : 

Je viens de constater un fait zoologique qui offre peut-elre quelque in- 
teret. Tons les ouvrages entomologiques a ma disposition indiquent que 
seul le Lampyre femelle est lumineux ; or, j ai pris un Lampyre aile", c est- 
a-dire male, qui jouissait de la meme proprie"te". La lumiere s eteignil 
seulement une minute environ apres que je me fus saisi de 1 insecte el 
j eus le temps de le montrer a plusieurs personnes. 

Tout en d6cidant Pimpression de celle note dans le Bulletin, la Socie le 
aurait desire pouvoir determiner scientifiquement 1 espece de Lampyride 
trouve*e par M. G. de Tromelin, et accepte 1 ofTre qu il lui fait de le lui 
communiquer. 

M. Henry de la Cuisine, de Dijon, adresse le Catalogue complet des 
especes et vari6t6s de Carabus, de Morpho, de Pavonia et d Uraniens fai- 
sant partie de sa collection. 

La Socie"t6 decide que ce travail, qui est accompagn^ de figures de va- 



156 

rise s inte ressantes de plusieurs Le pidopteres dont les genres sont indi- 
que"s plus haut, sera de pose a la Bibliotheque et mis ainsi a la disposition 
de ses membres. 

M. C.-E. Leprieur donne lecture de 1 extrait d une lettre que son fils, 
M. le docteur Gh. Leprieur, vient de lui adresser au sujet de ses chasses 
entomologiques en Algerie, et la Socie te en decide Timpression in exlenso 
dans le Bulletin : 

Arrives a Dra-el-Mizan le l er juillet a dix heures du matin, nous en 
sommes repartis vers trois heures de 1 apres midi pour aller coucher a 
Hallouan, dernier village kabyle au pied du Jurjura. Nous dormons a la 
belle etoile, sous un arbre , et repartons a trois heures du matin sur des 
mulets que nous sommes obliges de laisser apres une heure de marche. 

Notre objectif etait le sommet nomme Aiit-Ali-Heizer, le troisieme 
pour la hauteur de la chaine du Jurjura (2,066 metres). Pendant pres de 
qnatre heures, nous longeons les cretes rocheuses de ces hauts sommets, 
ayant a notre droite la valle"e du Sahel, splendide par son etendue et sa 
vegetation, et gauche la partie montagneuse du cercle du Dra-el-Mizan. 
Les pentes sont si abruples qu un de nos compagnons, pris de vertige, 
est force" de nous quitter. Malgre la difficult^ de la route, je recueille ce 
que je peux en Insectes et en Araigne"es ; mais les herbes du sommet 
6taient grille es et notre excursion, pour etre fructueuse, aurait du se faire 
au moins un mois plus tot. Malgre" cela j ai e"te" fort elonne" de trouver sur 
ces cretes, & 2,000 metres au moins d altitude, une Pime"lide qui, je crois, 
te fera plaisir. 

De temps en temps nous rencontrons des banes de neige et nous 
nous re"galons de sorbets extemporanes , sans lesquels noire ascension, 
faite par un sirocco des plus accentue"s, eut eie" extrmement fatigante. 

Enfin, & force de boire, de suer, et apres plus ou moins de glissades, 
nous atteignons le sommet, ou on a e leve une pyramide indiquant un 
point de la triangulation ge ne rale. De 1ft on voit au sud la valle e du Sahel, 
Bordj-Bouira, Aumale et les sommets du Djebel-Dira ; au nord, la plus 
grande partie de la Kabylie et la mer. Jamais je n avais embrasse" d un 
coup d o3il une si grande elendue de pays. Cela ressemblait a une carte 
vue a vol d oiseau, et, sans la brume, nous aurions pu voir Alger, ^loigne" 
cependant de plus de 80 kilometres. 

Sur ces sommels il n y a pas un arbre, mais seulement des pierres et 



157 

une maigre ve"ge"tation. A quelques pas au-dessous se voyaient des trou- 
peaux de chevres gardes par deux ou trois bergers kabyles. 

Vers neuf heures nous commencons a descendre et nous nous re"fu- 
gions a 1 ombre d une aube*pine rabougrie et encore en fleurs, pour man 
ger les provisions que nous avions eu soin d emporter. Sous nos pieds une 
source limpide sort d une grotte peu profonde que j explore sans le 
moindre re"sultat. 

Nous descendons directement au-dessous de I Ait-Ali-Heizer par un 
chemin impossible, et au bout de peu de temps j avais perdu les talons 
de mes souliers et une partie des semelles, de"vore"s par les pierres. Nous 
atteignons enfin une valle e limitee d un cote" par une for6t de cedres et de 
1 autre par des escarpements rocheux. J aurais bien voulu m arr6ter quel 
ques instants dans la foret, mais nous avions quatre heures de marche 
encore, et je me suis contente" de recolter des Clytra qui e"taient en assez 
grand nombre sur les herbes du bord du chemin. Vers le soir nous arri- 
vions a un village kabyle ou nous avions laisse" nos mulcts, et nous pas 
sions la nuit, toujours a la belle etoile, chez le president des Ait-Ismail. 

Le lendemain, deux heures de marche a travers une immense for&t 
d oliviers nous amenaient a Aiin-Sultun, ou on doit cre"er un village fran- 
cais. Ce pays est aussi beau que les plus belles parties des Vosges, avec 
de 1 eau en quantite" et des jardins magnifiques, plantes d orangers, de 
grenadiers, de noyers, etc. A trois heures nous nous arrachons a cette 
localite" enchanteresse et nous repartons pour Dra-el-Mizan, en passant 
par Bordj-Borni. 

En somme, et maigre des fatigues inevitables, je suis enchante" de 
mon voyage au Jurjura , et je me propose de le recommencer, s il y a 
moyen, vers le mois de septembre, mais principalement au point de vue 
entomologique. 

M. C.-E. Leprieur, a la suite de cette lecture, montre les Coteopteres 
recueillis par son fils ; il fait surtout remarquer deux especes nouvelles 
des genres Pachy child et Timarcha, et signale, comme ayant e"te" trouve"e 
pour la premiere fois en Algerie, la Lebia cyathigera, que Ton n indiquait 
jusqu ici que comme propre au midi de 1 Europe. 

M. Maurice Girard adresse les communications suivantes : 

1 Ma mission dans les Charentes a Toccasion du Phylloxera m a perm 



158 

de constater certains ravages produits par diverses especes de Lepido- 
pteres. Beaucoup de jeunes bois de chene pr6sentent 1 aspect de"sole de 
1 hiver par 1 action des chenilles du Liparis dispar, qui ont acheve 
1 oeuvre commencee par le Bombyx neustria. Les precautions pour Teche- 
nillage de ces deux funestes engeances sont si simples qu il est fort a 
regretter de voir toute 1 incurie et Tignorance qui regnent a cet egard. 
Quand ferons-nous moins de politique ? Quand 1 instruction agricole se 
repandra-t-elle dans les campagnes ? 

En allant voir, a Jarnac, notre excellent collegue M. H. Delamain, j ai 
616" frappe" de 1 abondance du Liparis salids sur les penpliers d ltalie. 

2 Une discussion a etc re"cemment souleve"e, et tres-justement, par 
notre collegue M. Lichtenstein au sujet des mceurs de la larve de I Eu- 
molpe de la vigne (Bromius vitis). Get insecte fait beaucoup de tort, en 
certaines annees, aux vignes de 1 arrondissement de La Rochelle (Cha- 
rente-Infe"rieure) . Je me suis assure, a la ferme-e"cole de Puilbbreau, diri- 
gee par M. Bouscasse, que ce Coleoptere pond ses 03ufs sur le cep, non 
loin du collet, et que les larves descendent en lerre et perforent les 
racines. 

3 J ai visite de nouveau les deux ruches de Melipones bre"siliennes du 
Jardin d Acclimatation, dont j ai parle a la Societe dans une precedente 
seance. La petite especo, le Melipona dorsalis Smith, a maintenant a Ten- 
tree de sa ruche un long tuyau cylinclrique en cire brune, un peu con- 
tourne, de 5 a 6 centimetres de long sur 1 centimetre de diamelre, se 
terminant au dehors par un cornet roussatre e"vase. Ge boyau d entr^e 
ressemble au tuyau sablonneux des nids de certains Hymenopteres soli 
taires. 

L autre espece, le Melipona scutellaris Latr., a d autres mo3urs. Les 
ouvrieres ont 6tabli, en cire brune, grenue et molle, une sorte de mur 
qui ferme comple"tement la large fente d entree qui avait etc etablie au 
bas de la caisse de bois qui leur sert de ruche. Ge travail doit avoir pour 
but de les soustraire a la lumiere et d empecher 1 acces des insectes 
ennemis. Les Melipones qui veulent entrer ou sortir font brfiche a ce mur 
opaque, mais peu consislant. Si on y pratique un trou, il ne tarde pas a 
6tre bouche". 

M. Westwood, a la suite de cette derniere communication, dit que 



159 - 

M. Fritz Muller a re cemment publie" dans divers journaux anglais des 
details inte ressants sur les moeurs des Melipones et sur leur nidifi- 
cation. 

M. E. Simon donne lecture d une note sur la synonymie de deux 
especes de la famille des Thomisidae, appartenant la faune des environs 
de Paris : 

1. MOPMESES PIGER Walck. , 1802. 

Arcmea pigra Walck., Faun. Par., 1802. 
? Thomisus Lynceus Latr., Gen. Crust., etc., 1806. 

pigrus Walck., Faun. Fr., 1825. 
- biiineatus Walck., Apt., 1836. 

piger Walck., Apt., 1836. 
Xysticus cweotus Ch. Koch, Ar., t. IV, 1838. 
Thomisus cuneolus E. Simon, Ann. Soc. ent. Fr., 1866. 

Les deux phrases descriptives de Walckenaer, bien que tres-courtes et 
tres-incompletes, ne peuvent s appliquer qu a cette espece ; la forme de 
1 abdomen allonge, plus gros la partie posterieure, en pyramide qua 
dra ngulaire, ne peut convenir a aucun autre Thomisidae des environs 
de Paris. Le Th. piger parait 6tre la variete type ; le Th. biiineatus serait 
une variele", assez commune, ^ bandes noires late"rales, les petites lignes 
Iransverses de Tabdomen ont seulemenl e"te" prises pour des stries. 

Le Thomisus Lynceus de Latreille est beaucoup plus douteux ; sa colo 
ration convient parfaitement au Th. piger, mais la description de 1 abdo 
men donne des doutes ; cet abdomen est en eflet compare" celui du 
Th. onustus, qui est totalement different. 

Plusieurs auteurs ont voulu rapporter le Th. Lynceus au X. horticola, 
mais cette synonymie nous parait erronee. 

2. PHILODROMUS HISTRIO Latr., 1819. 

Thomisus histrio Latr., Nouv. Diet., t. XXXIV, 1819. 
Philodromus fallao) Wst., Forteckn., etc., 1859. 

eUyans Blackw., Ann. and Mag., 3 C s^rie, 1859. 



160 

Philodromus decorus Wst., Ar. Suec., 1861. 

etegans T. Thorell, Rem. Syn. Spid., p. 268, 1871. 

II est impossible de ne pas reconnaitre cette espece dans la courte des 
cription de Latreille ; la coloration de 1 abdomen, qui est si caract6ristique 
chez ce Philodromus, est surtout depeinte avec une rare exactitude : 
Le dos presentant a la base une tache fonc^e d un rouge noiratre, 
oblongue, unidente"e de chaque c6t6 ; elle est circonscrite par deux 
lignes blanches formant un ovale donl la pointe prolonged est tronque"e. 
Au-dessus de 1 anus est un triangle forme" par trois lignes blanches ; 
les cote s de Tabdomen sont traverses chacun par trois autres lignes 
blanches, etc. 

Dans son dernier ouvrage (Apt.), Walckenaer cite le Th. histrio a la 
synonymie de son Philodromus cespiticolis ( primitivement cespitum}; 
mais nous ferons remarquer que les premieres descriptions du Philodro 
mus cespiticolis, dans la Faune parisienne et la Faune francaise, ne se 
rapportent pas a 1 espece, mais simplement a une variete du Ph. aureolus. 
Dans sa derniere description seulement Walckenaer a intercate quelques 
phrases de celle de Latreille, de sorte que le nom fthistrio Latr. doit 
pr6valoir sur celui de cespitum Walck. 

M. T. Thorell n ayant pas eu connaissance du t. XXXIV du Nouveau 
Dictionnaire d Histoire naturelle, qui contient la premiere mention de 
1 espece, il lui a Iaiss6 le nom de PH. ELEGA.NS Bl., qui naturellement 
doit disparaltre. 

M. H. Lucas donne la fin de ses remarques sur les Arane"ides obser- 
ve"s par lui dans le departement du Calvados. Le commencement de ce 
travail a 6te" publi6 aux pages IZiS et 149 du Bulletin n 31 : 

Theridium trianguliferum <?, $ Walck. Les maisons peu ou non habitues, 
particulierement le dessous des meubles rarement visiles, mal tenus, 
ou le balai et le plumeau passent rarement, sont recherches par cette 
espece, qui se nourrit de YAcanthia lectularia et dont j ai trouve" 
male et femelle. J ai etudte son cocon, qui est volumineux, sph- 
rique, a enveloppe composee d une soie blanche, fine et a tissu serre ; 
il 6tait suspendu a la toile, et les oeufs qu il renfermait e"taient gros, 
testac6s et non adherents entre eux. T. varians $ Blackw., bima- 



161 

culatum ? Thor., ont e"te" trouve"s sous les pierres le"gerement humides. 
Le cocon de cette derniere espece est sphe"rique et 1 enveloppe en est 
formed par une sole fine et serree. T. limatum $ Blackw., bipunc- 
tatum $ Westr. (Test en fauchant les grandes herbes que j ai pris ces 
deux especes. 

Phrurolithum festivum $ Koch. Sous les pierres le gerement humides. 

Linyphia tenebricola $ Sund. Se plait sur les buissons qui forment des 
haies impe"ne"trables et sur lesquels elle e"tablit sa toile. En fau 
chant les grandes herbes sur les lisieres des bois, j ai pris les L. fre- 
nata ? Reuss, bucculenta 3, $ Clerck et thoracica $ Reuss. La 
L. comata Reuss, dont j ai rencontre" deux femelles, afFectionne le des- 
sous des pierres legerement humides , ou elle construit une toile de 
forme tres-irreguliere. 

Epeira umbratica ? Glerck. Se plait sous les decrees des arbres. E. tri- 
guttata $ Koch. Rencontre"e en fauchant la sommite des bruyeres, par- 
ticulierement des Erica ou Caltuna vulgaris. 

Zitla x-notata c?, $ Clerck. Habile les interstices des planches disjoin tes, 
particulierement celles des palissades. 

Attus depressus $ Walck. En fauchant la sommite des Erica ou Calluna 
vulgaris. Je n ai rencontre que deux individus de cette espece. 
Suivant M. E. Simon, cet Attus serait tres-abondant en Corse et se 
liendrait sur des buissons. 

Arctosa cinerea $ Ch. Koch. Errant sur les chemins de traverse dans la 
campagne et qu elle parcourt avec une grande rapidite". A. leo- 
parda $ Sund. Affeclionne les lieux are"naces. 

Lycosa nigriceps $ Walck., annuLata $ Thor. Se plaisent dans les bois 
humides et ombrages. 

Philodromus rufus ? Walck., dispar ejusd. En fauchant les grandes 
herbes et en frappant la sommite des jeunes Quercus sessiliflora. 

Xysticus praticola tf, ? Thor. Aflectione les pierres legerement humides, 
peu enfoncees dans le sol. 

Opilio grossipes ? Herbst. Se tient sous les pierres humides. Cette espece 
n avail encore 6te" signaled que comme habitant des altitudes assez 



162 

grandes. 0. saxatilis <j> Ch. Koch. Dans les lieux ar6nace"s, deque s 
d arbres el de broussailles. 

Liobunum hemisphsericum 9 $ Herbst. Rencontre errant dans les lieux 
ombrages, particulierement sur les bords des fosses et des lalus qui 
limitent les proprie tes. 

Nemastoma bimaculatum $ Clerck. Affectionne les lieux ombrage s, hu- 
mides et couverts d herbes. 

Sderosoma quadridentatum $ Guv. Se plait a la base des grandes herbes, 
dans les lieux humides et ombrage s. 

Je crois que le S. bispinosum, que j ai de"crit et figure* dans les Annales, 
3 e serie, t. VI, p. 93, pi. 12, fig. 1 (1858), doit 6tre conside>e" comme ne 
formant qu une variete" du S. quadridentatum. En effet, ayant examine", 
depuis la publication de ce travail, un, grand nombre d individus de ce 
Sclerosoma, j ai remarque" que le petit tubercule spiniforme situe" pres de 
la base de la grosse epine conique s oblite"rait plus ou moins et que les 
tubercules pre"sente"s par Tabdomen en dessus formaient quelquefois quatre 
ou deux rangees seulement, selon que ces saillies sont plus ou moins 
accuseds. 



Nominations. La Societ6 precede a la nomination des membres qui, 
conjointement avec les membres titulaires du Bureau, formeront la Com 
mission du Prix Dollfus pour Fannee 187Zi. Sont elus membres de cetle 
Commission : MM. Berce, Aug. Chevrolat, le professeur P. Gervais, H. Lucas 
et L. Reiche. 

M. Westwood , a la suite de ces nominations, felicite la Socie te de ce 
que le don ge"nereux de M. Jean Dollfus lui ait permis de fonder des prix 
pour re"compenser les ouvrages facilitant 1 acces de la science aux jeunes 
entomologistes. II croit que c est un excellent moyen pour faire progresser 
la partie de la zoologie dont nous nous occupons plus specialement, et 
espere qu en France, apres Pierret, le protecteur de notre bibliotheque, 
M. Dollfus trouvera des imitateurs. 

De"ja en Angleterre le R6ve"rend Hope a donne" plus de 200,000 francs 
pour fonder le Musee entomologique d Oxford ; et plus re"cemment, la 
veuve du meme savant a consacre 15,000 francs pour y joindre la riche 
collection de Lepidopteres de M. Saunders. 



163 

En Amerique, les donations e"normes de Smithson, Cornell, Peabody, etc., 
ont fait progresser toutes les sciences naturelles en creant des Associa 
tions et Academies et ont permis d etablir des musees, des bibliotheques 
et des publications importantes ; tout recemment encore, M. Anderson a 
donne a Agassiz Tile de Penikeese, valant 350,000 francs, pour y 6tablir 
un aquarium. 

Enfin, a Sydney, a la Nouvelle-Hollande, M. Williams Mac Leay a le"gue" 
au Musee les magnifiques collections entomologiques recueillies par son 
grand-pere, par son pere et par lui, et dont la valeur s eleve a plus de 
150,000 francs. 

M. le docteur Horn ajoute que la Societe" entomologique ame ricaine, 
dont le siege est a Philadelphie, doit en quelque sorte son existence au 
docteur Thomas B. Wilson, mort en 1865, qui Fa dotee d une somme de 
100,000 francs et d une belle bibliotheque. 

Membre recu. La Socie te, a la majority des suffrages, admel au nombre 
de ses membres : 

M. Charles Leloup, e"tudiant en me"decine, boulevard Montparnasse, 
161 bis (Entomologie generate, principatement Lepidopteres d Europe), 
presente" par M. Berce, Commissaires-rapporteurs : MM. le docteur 
Boisduval et Th. Goossens. 

Membre prtsentt. M. Miedel, membre de la Societe" entomologique de 
Belgique, rue Lairen, 72, a Li6ge (Entomologie generate), present^ par 
M. L. Reiche. Commissaires-rapporteurs : MM. Chevrolet et Salie. 



- 164 - 

BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, ArcMviste adjoint. 



(Stance du S juillet 1874, suite et fin.) 

OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 
SAV ANTES. 

* Entomologist s Monthly Magazine, n 122, juillet 1874. 

H. BATES, p. 25, Notes on Cicindelidae and Carabidae (suite). 
G. BARRETT, p. 28, Notes on British Tortrices (suite). J. WEST- 
WOOD, p. 32, Insect Monstrosities : Lucanus Elaphus (fig.). 
D. SHARP, p. 35, Agestrata Samson, a new species of Cetoniadae. 
W. HEWITSON, p. 36, New Lycaemdas from West Africa. 
HERBERT DRUCE, p. 36, Three new Butterflies from Costa-Rica. 
ELEANOR ORMEROD, p. 46, Life History of Meligethes. 

Notes. P. 37, Rare Kentish Coleoptera. P. 39, Aphodius 
villosus ; On Oxyura and other Hymenoptera. P. 40, Larva 
of Boarmia roboraria. P. 41, British hemiptera. P. 42, On 
Acanthosoma griseum. P. 43, Rewiews. P. 45, Proceed, of 
the Ent. Soc. of London. 

* SocUU Linneenne de Bordeaux. 

Troisieme rapport sur la maladie nouvelle de la Vigne. 

Societe Linneenne du Nord de la France, Bulletin mensuel, n 25, 
juillet 1874. 

Notes sur la Doryphora decemlineata et ses d6gats aux fitats- 
Unis. 



165 

* Transactions of the American Entomological Society, t. II, n 1-4, 
1868-1869, pi. n. et col.; t. IV, n 08 1-4, 1872-1873, pi. n. 

Tome IL NORTON, p. 321, Catalogue of the Tenthredinidae and 
Uroceridae of North America. LINTNER, p. 313, Grapta umbrosa, 
n. sp., and Notes on G. interrogationis. SHIMER, p. 319, Descrip 
tions of two Acarians bred from Acer dasycarpum (Vasates et Aca- 
rus). W. EDWARDS, p. 369, New species of diurnal Lepidoptera 
from United States. CRESSON, p. 377, N. Am. Species of Aleiodes 
(Hym6nopt.). SHIMER, p. 383, On Chermes pinicorticis, etc. 
(Eutelus? Scymni, nov. sp.). ID., p. 386, Study of hickory 
Galls. 

Tome IV. GROTE, p. 1, On the N. Am. Species of Catocala. 

ID., p. 20, 89 et 293, Descriptions of N. Am. Noctuidae. 
CRESSON, p. 29, Synopsis of N. Am. Leucopsis, Smicra and Chalcis. 

W. EDWARDS, p. 61 et 343, Descriptions of new species of 
diurnal Lepidoptera from Uinted States. BLAKE, p. 71, Additions 
to the Synopsis of N. Am. Mutillidae. NORTON, p. 77, Notes on 
N. Am. Tenthredinidae , with descriptions of new species. 
CRESSON, p. 87, Nasaris Edwarsi, n. sp. HORN, p. 109, Sy 
nopsis of the Malachiidae of the United States (fig.). ID., p. 127, 
The Brenthidae of the United States. ID., p. 130, Revision of 
the species of Lebia of the United States (fig.). ID., p. 143, 
Descriptions of some new N. Am. Coleoptera (fig.). CRESSON, 
p. 153, Hymenoptera Texana. HORN, p. 311, Revision of the 
Bruchidae of the United States. CROTCH, p. 349, Synopsis of the 
Erotylidae of Boreal America. ID., p. 359, Synopsis of the Endo- 
mychidae of the United States. ID., p. 363, Revision of the Coc- 
cinellidae of the United States. ID., p. 383, Revision of the 
Dytiscidae of the United States. GROTE, p. 424, Tortrix Lintne- 
riana, n. sp. GROTE et ROBINSON, p. 425, Supplement to the 
descriptions of American Lepidoptera. 



* SOTJVERBIE et MONTROTJZIER. Description d especes nouvelles de Co- 
quilles de 1 Archipel catedonien. Broch. in-8, pi. col. (Extr. du 
Journal de Conchyliologie.) O 



166 



(Stance du 22 juillet 1874.) 

OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOGIETES 

SAVANTES. 

Comptes rendus hebdomadaircs des seances de t Academie des Sciences, 
t. LXXIX, n 09 1 et 2, juillet 1874. 

Gh. ROBIN, p. 16, Sur le parasitisme et la contagion, a propos 
du Phylloxera. DDMAS, p. 18, Meme sujet. FOUQUE, p. 22, 
Moyens d employer le sulfure de carbone contre le Phylloxera. 
GIARD, p. 44, Sur I embryogSnie des Rhizoce phales. MEGNIN, 
Sur une gale du cheval a caractere intermittent, cause" par un Aca- 
rien psorique en hiver et parasite en e"te". BOURGEOIS, p. 97, 
Obstacles qu il faudrait opposer au Phylloxera. DE CHEFDEBIEN, 
p. 98, Moyen de retarder la vaporisation du sulfure de carbone 
employe contre le Phylloxera. GUIGNET, p. 98, Meme sujet. 
SOLA CROUP, p. 99, Emploi du savon noir contre le Phylloxera. 

SOCIETE DES MINES ET UsiNES DE SAMBRE-ET-MEUSE, p. 99, SO- 

lution pour de"truire le Phylloxera. GATZAROS, p. 99, Apparition 
du Phylloxera en Grece. LIE DE BEAUMONT, p. 99, Emploi de 
la neige et influence de la gelee contre le Phylloxera. 

* Le Cultivates du Sud-Ouest et du Centre, l re anne"e, n 12. 

ROHART, p. 250, Destruction du Phylloxera (suite). 

* Memoires de la Societe des Sciences naturelles et historiques de Cannes, 

t. Ill, 1873, n 3. 

MILLIERE, p. 161, Catalogue raisonne" des Le"pidopteres des 
Alpes maritimes, 2 e partie. 

Mittheilungen der Schweizerischm entomologischen Gesellschaft, t. IV, 
1874, n 4, 2 pi. lithogr. 

STIERLIN, p. 149, Darstellung der Lebenweise von Haemonia 
equiseti. ID., p. 149, Ueber Bombyx Pernyi. BOLL, p. 150, 



167 

Amerikanische Microlepidopteren. FREY-GESSNER, p. 150, Xya 
variegala, Pterolepis alpina, etc. BISCHOFF-EHINGER, p. 152, 
Carabus Fabricii, var. FREY, p. 152, Microlepidopleren der 
Schweiz. SCHOCH, p. 153, Ueber die Seide von Bombyx Pernyi. 

REUTER, p. 156, Ameisen-Aehnlichkeit unter den Hemiptern. 

ID., p. 159, Die Slridulations-Melhode des Coranus subapterus. 
BISCHOFF-EHINGER, p. 160, Lebensweise und Minier-Arbeiten des 
Tomicus Cembra. BRUNNER DE WATTENWYL, p. 163, Systeme 
des Gryllides. TOURNIER, p. 170, Curculionides nouveaux. 
FREY, p. 191, Cosmospleryx Scribaiella. SCHOCH, p. 193, Kleine 
Faunen. DESBROCHERS DES LOGES, p. 196, Observations syno- 
nyraiques et remarques diverges. KRIECHBAUMER, p. 199, Ueber 
Anthidium strigatum und contractual. 

Proceedings of the Zoological Society of London, anne"e 1873, 3 e partie ; 
anne"e 1874, l re partie. PI. lithogr. 

1873. BUTLER, p. 686, Description of three new Species of 
Diurnal Lepidoptera. ATKINSON, p. 736, Description of two new 
Species of Butterflies from the Andaman Islands (pi. LXIII). 
BUTLER, p. 772, Revision of the Genus Protogonius (pi. LXIX). 

1874. REED, p. A8, On the Coleoplera Geodephaga of Chile 
(pi. xin). 

Societe entomologique de Belgique, Compte rendu n 1, 2 e se"rie, 
juillet 187/i ; avec fig. sur bois. 

TOURNIER, p. 7, Cole"opteres nouveaux europe"ens et circum- 
europeens (genres Gnemeplatia, Chiloneus, Eusomus, Polydrosus, 
Strophomorphus, Tanymecus et Ccenopsis). TOURNIER et DE 
BORRE, p. 7, Mceurs de FAtherix Ibis. MELISSE, p. 7, Excur 
sion de la Societe a Baudour (Hainaut) et liste des Coleopteres et 
Le pidopteres qui y ont e"t6 trouves. MAURISSEN, p. 14, Capture 
de plusieurs Le pidopteres et parliculierement de la Deiopeia pul- 
chella, trouve"e pour la seconde fois seulement en Belgique. 
DE BORRE et MELISSE, p. 15, Coteopteres beiges interessants. 
FOLOGNE, p. 16, Varied du Csenonympha Hero (areteoides). 

Transactions of the Zoological Society of London, t. VIII, parties 7 
et8. 



168 
OUVRAGES DIVERS. 

(Brochures offertes par M. Westwood, membre honoraire.) 

* WESTWOOD, An address read before the entom. Soc. of London, 1873. 

Broch. in-8. Londres, 1873. 

* ID. An address read before the entom. Soc. of London, 1874. Broch. 

in-8. Londres, 1874. 

* ID. Descriptions of some new exotic species of Lucanida3. Broch. in-8, 

2 pi. lithogr. (Trans. Ent. Soc. of Lond., 1871.) 

* ID. Descriptions of some new Papilionidse. Broch. in-8, 2 pi. color. 

(Trans. Ent. Soc. of Lond., 1872.) 

* ID. Descriptions of twelve exotic species of Pselaphidae. Broch. in-8. 

(Trans. Ent. Soc. of Lond., 1870.) 

* ID. Illustrations of several additional species of Lucanidae in the Col 

lection of Major Parry. 1 pi. lithogr. (Trans. Ent. Soc. of Lond., 
1874.) 

* ID. Insects of Orchidaceae, avec fig. dans le texte. (Extr. du Garde 

ners Chronicle.) 

* ID. Notice of a new Order of Hexapod Insects (Platypsyllus castorinus). 

Broch. in-8. (Ent. Month. Magaz., VI.) 

* ID. Remarks on the genus Ectrephes, and Descriptions of new Exotic 

Coleoptera. (Trans. Ent. Soc., 1869.) 

Paris, 31 juillet 1874. 



PARIS. Typog. FfiLIX MALTESTE et C e, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



N 35. 

BULLETIN DES SfiANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Reeueflli par M. E. ii:su tin;* i . Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



M. le Tre"sorier prie instamment ceux de ses collogues en retard de 
vouloir bien lui faire parvenir, sansfrais, aussitot que possible,\le raon- 
lant de leur cotisation pour Panned 187 li. 

TV, 1 

> *v _ 7 



Seance du 1 Aout 1874L 

Prtsidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 

36 membres presents. 



MM. le docleur Auzoux, d Ecrosville (Eure); Tabbe" Glair, de retour de 
Constantinople ; Capronnier, de Bruxelles ; et Le Roi, de Lille, assistent 
a la stance. 

Lecture. M. Aug. Sall6 donne lecture d une notice ne"crologique sur 
Nieto, et la Socie"te en decide Timpression immediate dans le 2 e num6ro 
des Annales de 1874. M 

Communications. M. le Secretaire annonce la mort d^ notre collegue 
M. le docteur Jean-Marie-Antoine Dours, deced6 a Amiens le 23 juillet 
1874, a 1 age de 50 ans, et qui appartenait a la Soci<H6 depuis 1850. 
(187Zj, 2 e annle.) 15 



170 

La Soctete charge M. le docteur Laboulbene de lui donner pour les 
Annales une notice necrologique sur M. Dours. 

M. Leloup remercie la Socie"te de ce qu elle a bien voulu 1 admettre 
au nombre de ses membres. 

M. Ang. zllexandre offre pour Tun des albums de la Societ6 son 
portrait photographie. 

M. Ernest Olivier, a propos des remarques de M. le capitaine Be>ard 
au sujet de chiens de"vorant avec avidile des Hannetons, ecrit que ce fait 
se reproduit tres-frequemment et que tons les Mammiferes carnivores de 
noire pays mangent des insectes quand ils en ont 1 occasion ou qu ils n ont 
pas pu se procurer une proie plus nourrissante. La plupart des jeunes 
chiens s amusent a courir apres les Sauterelles et les mangent; les renards 
aussi leur font la chasse : il en a observ6 souvent au mois de juin, alors 
que les foins sont grands, attrapant en plein jour les Saulerelles et autres 
Orthopleres dans des prairies avoisinant des bois. Du reste, leurs excre 
ments en font foi, ainsi que ceux des martes, des fouines et autres plus 
petils Carnivores. II est ties-rare que Ton n y trouve pas des de"bris de 
Geolrupes et autres Lamellicornes, Timarcha, Garabides et des Orthop- 
teres. Le loup lui-meme, maigre sa grande taille, ne dedaigne pas une 
aussi petite nourrilure, quand une autre plus succulente lui a fait deTaul. 
II a vu dans des excrements de loup, parmi des debris de lezards verts 
et de souris , des elytres entieres et parfaitement reconnaissables du 
Garabus canceUatus. Enfin, dernierement. au commencement de juillet, 
il a el6 temoin du fait que relate M. fid. Ferris dans les Annales de 1873 
(p. 91). Tous les soirs un chat venait sur une pelouse au moment ou en 
sortait un essaim de Rhizotrogus soLstitialis et en devorait des quantites, 
les saisissant alors qu ils s envolaient ou quand, pendant raccouplcmenl, 
ils se laissaienl tomber des arbres, ou bien encore quand, ayant fini leur 
vol, ils revenaient s abatlre sur le gazon. 

M. Leprieur, au sujet de cetfe communication, dit que, dans les Vosges, 
il a souvent observe des excrements de Mammiferes dans lesquels il a 
trouve de nombreux debris de Geotrupes. 

M. L. Bedel ajoute aussi qu il a constate" un fait semblable dans des 
excrements de blaireau. 

Au sujet de la communication presentee dans la pre ce denle stance 



171 

(Bulletin n 32, p. 155) par M. G. de Tromelin sur un Lampyris male 
lumineux, plusieurs communications sonl faites a la Socie"t6 : 

M. le docteur Al. Laboulbene dit que, quoique cela ne soil pas indique" 
dans la plupart des ouvrages, plusieurs auteurs ont de"ja cependant fait 
remarquer que des males el m6me des nymphes de Lampyres sont lumi 
neux, de meme que les femelles. 

M. le docleur Boisduval indique qu il a plusieurs fois observe" dans la 
foret de Fontainebleau que des Lampyris males e"taient lumineux : ces 
organes lumineux sont places sur les arceaux des derniers segments de 
1 abdomen qui produisent la lumiere. 

M. E. Desmarest a pu observer le meme pbe nomene dans la locality 
que vient d indiquer M. le docteur Boisduval. 

M. Aug. Chevrolat fait remarquer que, comme les femelles, les males 
de la Luciola lusitanica montrent en volant une lumiere Ires-visible. 

M. le docteur Auzoux ajoute qu a Singapour il a vu souvent pendant la 
nuit un grand nombre de Lucioles, plus d un millier, volant sur de vieux 
paleMuvicrs, et produisant de moment en moment une lumiere qui sem- 
Llail scintiller, par suite de leur arrive e et de leur depart presque simul- 
lanes. 

M. Ernest Olivier, de Moulins, e"crit qu il a eu plusieurs fois 1 occasion 
en Alge"rie de remarquer la propriete lumineuse clu Lampyris mauritanica 
mAle. Sur certains individus piques, la lumiere 6" tail visible pendant plus 
de vingt-quatre heures apres leur mort, quand on les placait dans 1 obs- 
curile. 

M. Peragallo e en! qu il a constate" depuis longtemps dans le midi de la 
France que certains males de Lampyres jouissent comme les femelles de 
la propriete d etre phosphorcscents ; plus recemment il a observe dans le 
centre de la France, dans un petit village monlagneux de la Cote-d Or, 
une veritable invasion de Lampyres ailes, males sans aucnn doute, et 
puissamment lumineux; el, comme M. G. de Tromelin vient d observer 
le meme pbenomene dans le nord-ouest de noire pays, il en conclut 
qu il est general, et qu un certain nombre de males des Lampyres 
peuvent, comme toutes les femelles, presenter le phenomone de la pbos- 
phorescence. 

M. Gandolphe fait, enfin, remarquer que la propriete" lumineuse n est 
pas 1 apanage exclusive des femelles de Lampyres, comme on le dit asse/ 



172 

gen6ralement. II a constate, en effet, que, au moins dans certaines especes 
meridionales, les males sonl phosphorescents aussi bien que 1 autre sexe : 
ainsi, les males du Lampyris mauritanica , espece Ires-commune en 
Algerie, sont parfaitement lumineux. Dans les mois de juin et de juillet 
on les voil en grand nombre, attires par les lumieres des cafes et des bras 
series en pl< in air, s abattre sur les tables, en se renversant sur le dos, 
et montrer, pendant qu ils font de penibles efforts pour se retourner, leur 
abdomen illumine d une lueur verdatre extrememenl vive. 

M. J. Fallou signale le passage d une nue"e de Coieopleres composee 
surtout tfHarpalus griseus et d un nombre moins considerable d /f. cal- 
ceatus, qui a e"t6 remarque e le l er aout, de 9 a 11 henres du soir, par 
une belle soiree et une douce temperature de 22 degre"s. 

Ce ile apparition a eu lieu au village.de Champrosay, dans la parlie 
longeant la forel de Senart qui fait face a la Seine. 

Une qunnliie considerable de ces insectes sonl entire s dans les maisons 
dont les fenetres etaient eclairees, el ils ont envahi toules les chambres 
ouvertes; lorsqu on fermait les fenfires, ils s aballaient sur les vitres, ce 
qui produisail un bruit semblable a celui de la grele qui tombe, tant le 
nombre en eiail grand. Plusieurs personnes ont pu, comme je 1 ai fait, en 
detruire une grande quanlile, c est-a-dire plusieurs cenlaines. 

M. Leprieur, a la suite de cette communication , fait remarquer que, 
a pen pres a la meme epoque, il a e"te t6moin, a Thopilal mililaire de 
Vincennes, d une apparition semblable d une tres-grande quantite" d Har- 
palus, dont il n a pas determine 1 espece. Les meublesdes chambres donl 
les fenetres elaient ouverles en etaient couverts. 

M. Aug. Chevrolat dit egalement qu en 1831 il a vu une fois les salons 
de 1 etablissement thermal de Vichy envahis par une nu6e dCHarpalus 
seneus. 

M. Gandolphe lit la note qui suit : 

En etudiant les Slaphyliniens de ma collection, j ai (rouve parmi ceux 
que j ai recolles en Algerie un seul individu d une espece excessivement 
rare, le Pseudopsis sulcatus JNewmann. L habitat de cette espece, qui eiait 
considere jusqu a present comme tout a f. iit propre aux regions du nord- 
ouest de TEmope, est done beaucoup plus etendu qu on ne le croyait, el 
sa decouverte conslilue une interessante acquisition pour la faune alge- 
rienne. 



173 

C est de rile de Wight, suivant Lacordaire, que provenait 1 insecte sur 
leqnel Newmann a fonde" le genre et 1 espece. MM. L. Fairmaire et 
Al. Laboulbene, en leur assignant 1 Anglelerre et surtout 1 Irlande pour 
patrie, ajoutent que pourlant un exemplaire unique a 616 tronve" en 
France, dans la Touraine, en baltant un fagot. D un autre c6te", Jacquelin 
Duval, qui n a pu voir, dil-il, que le seul exemplaire de cetle rarissimo 
espece apparlenant a M. L. Fairmaire et qu il croit elre unique dans les 
collections de Paris, regrelte IMinpossibilile ou il s est Irouve" de conslater 
les organ?s buccaux, et il fait observer, en note, que, comme eel exem- 
plaire manquait d anlennes, M. Jules Migneaux, en le dessinant, n a pu 
que figurer approximalivement ces organes , d apres la description de 
Newmann. 

J e"prouverais aussi, je 1 avone, des scrupules a soumetlre mon exem 
plaire aux manipulations ne"cessaires a 1 e tude de ses organes buccaux, 
mais ses antennes, qui sont inlacles el bien elates, peuvent servir & rec 
tifier la figure 138 de la planche 28 e clu r.enera. Rendons toutefois pleine 
justice au beau lalenl de noire collogue M. Jules Migneaux, en reconnais- 
sanl que, sauf les antennes qu il a du representer d apres la definition 
insuffisante de Newmann, son dessin reproduit avec une enliere fidelile le 
fades du Pscudopsis sulcatus. 

Newmann, dont la description est reproduite par Jacquelin Duval, s est 
conlente de dire que les anlennes sont de onze articles , le premier 
e>iis, le deuxieme bien plus petit, mais globuleux, les derniers epaissis, 
les penulliemes transverses, Tapical un peu conique. II aurait du ajou- 
ter, d une part, que les articles Irois a six elaient beaucoup plus petils 
que le deuxieme, aussi globuleux, egaux entre eux, monilil ormes ; et, 
d autre part, que le onzieme n ^tait pas plus large ni plus long que le 
dixieme. M. Jules Migneaux, qui ignorait ces details, a donne" au dernier 
arlicle des antennes une forme oblongue el aux articles Irois a six 
une forme oblongue triangulaire. Il en resulle que, dans la figure, ces 
organes paraissent allonges, landis qu ils sont, au conlraire, relalivement 
courts. 

Ce remarquable insecle provient de la montagne d Edough, pres Bone. 
11 est eclos dans des cepes rapportes de cetle localite" par M. le conseiller 
Lelourneux. 

M. E. Reveliere, dans une letlre adressee de Porto-Vecchio 5 M. Achille 
Bonnaire, et qu il le prie de communique! 1 a la Sociele, donne des details 
relatifs aux observations sur les moeurs des Cebrions, publiees sous son 



nom par M. Chevrolet (Annales 187/i , p. 17 a 20), et indique quelques 
rectifications a faire : 

Tons les Ce"brions que j ai pris en Corse sortent pendant la premiere 
grande pluie d orage qui lombe assez regulierement vers la mi-aout et 
seulement lorsqne cetle pluie a ete assez abondante pour delremper le 
sol jusqu a la profondeur a laquelle ces insecles ont subi leur derniere 
transformation. Us volent pendant la pluie; silot qu elle cesse ils dispa- 
raissent. Lorsqne la premiere pluie a lieu la nnit, on peut en prendre un 
grand nombre dans les appartements, en laissant une fenetre ouverle et 
une lampe allumee. La femelle sort comme les males, mais pour chercher 
a se renfermer bien vile dans une nouvelle galerie, ou elle se trouve 
olors avoir la tete enfonce e et le bout de F abdomen dehors. L accouple- 
ment se fait souvent pres de la surface du sol, puis la femelle cherche a 
s enfoncer davantage. J ai pris des Cebrions accou pie s a 30 centimetres 
de profondeur, la galerie etant litte>alement bourree de males qui auraient 
mis la femelle en pieces si elle n eut pas fui leur poursuile. 

Lorsque les pluies ne sont pas assez abondantes au mois d aout, 1 insecte 
sort plus tard. Ainsi 1 ete dernier, par une exception rare, Tapparition des 
Cebrions a eu lieu, a Porto-Vecchio , en octobrc; et I altitude agit alors 
en sens inverse de ce que dit M. Aug. Chevrolat, attendu que ces se"che- 
resses prolonged n ont jamais lieu qu a la plage : c est a quelques metres 
seulement d altitnde que j ai fait cette chasse exceptionnellement lardive, 
et non a 9,000, comme cela a ele imprime par erreur typograpbique. 

J ai pris plusieurs fois en abondance, a Quenza, entre 800 et 900 metres 
d altilude, un Cebrio que plusieurs de nos collegues regardaient comme 
differant du corsicus ; la plupart des individus sont plus grands que dans 
le corsicus de Porto-Vecchio et plus velus. La variete a corselet entierement 
ferrugineux sans ta,clie noire y est plus frequenle. Y aurait-il la une autre 
espece ? II n est pas impossible que plusieurs especes ayant les monies 
moeurs paraissent en meme temps. 

Au sujel de la larve du Cebrio gigas, on peut voir dans 1 ouvrage de 
MM. Chapuis et Candeze (Gat. des larves de Col.) que les materiaux ras- 
semb!6s par Lefebure de Cerisy n ont pas ete" perdus; ces messieurs 
donnent une tres-longue description de la larve accompagnee de figures. 

M. Aug. Salle communique la note suivante : 

A la fin de mars 1872, j acquis du docteur ame ricain Chas. H. van 
Patten les deux Pelidnota a eclat metallique que j ai Thonneur de faire 



175 

passer sous les yeux de la Societe; je crois 1 espece nouvelle et je propose 
de la nomraer Pdidnota chrysargyrea. 

M. H. van Fallen n avail que ces deux individus provenant des environs 
de San-Jose" de Costa-Rica; Tun etait dans un liquide compose d huile de 
petrole, d acide phe nique, d eau, etc., et I aulre elait pique. 

Ce dernier est blanc d argent tres-brillant, ou plulot il ressemble une 
boule de mercure. La moitie anlerieure de la tele el une large marge de 
chaque cote du corselet sont d un rose mat; les p^lpes, les mandibules et 
les antennes sont coulenr de poix ; les patles sont d n un rouge brillant 
nacre, nuance de vert ; les tarses ont les quatro premiers articles d un 
vert metallique, avec le dernier article bleu d acier ; la poitrine est cou- 
verte de poils soyeux blanchatres. Long. 26 mill.; larg. 13 mill. 

Celui qui etait dans la liqueur n est pas moins brillant, mais il est cou- 
leur d or, sauf les parties roses du premier, qui sont ici d un rouge fonce; 
les tarses sont de la meme couleur que chez Tautre individu. Je crois sa 
coloration peut-etre alteree par la liqueur, aussi ai-je fail lous mes efforts 
pour lacher, en le lavant, de le faire revenir a la meme couleur que 
1 aulre exemplaire sans pouvoir y r&issir. Long. 29 mill; larg. l/i mill. 

J en donnerai une description plus detaillee pour nos Annales. 

M. Louis Bedel lit la note suivante sur un point de la nomenclature 
des Meloe d Europe : 

Le Gatalogus Coleopterorum Europae et confinium (1866) de M. de 
Marseul menlionne pour la premiere fois, a cole" des Meloe purpurasccns 
Germ, et ternus Tausch., un M. Lalreillei Reiche, ayant pour synonyme 
le M. aeneus de Castelnau. Le Catalogue de MM. Gemminger et de Harold 
reproduit egalement ce M. Latreillci corame riorn in litteris, propose pour 
e viler une confusion entre les M. seneus Tausch. et M. ssneus Cast. 

Je ne sais a quelle erreur on doit cette designation nouvelle, dont 
M. Reiche ne croil pas ftlre 1 auleur et qui n a pas de raison d etre, le 
M. fi ncus de Castelnau elant incontestablement synonyme de M. purpu 
rasccns Germ. 

En tous cas, il y a lieu de rectifier ainsi la synonymic : M. purpurascens 
Germ. (= seneus Cast. = Latreillei de Marseul, in lilt.). 

Quant an M. seneus Tausch., c esl une especc russe bien distincte et 
qui parait fort peu r^pandue. 

M. le docteur Auzoux fait passer sous les yeux de la Societe une 



176 

certaine quantite de Sagra purpurea, qu il vient de rapporter de la Chine, 
et qui sont encore vivants. 

Notre collegue raontre egalement des larves du Rhynchophorus elegans, 
qu il a recueilies dans des cocotiers. 

M. Lichtenstein adresse de Luchon, a la dale du 27 juillet 1874, la 
note qui suit relative a une rectification a faire a une communication 
insert dans le Bulletin n 31 : 

Je recois ici, dans le dolce far nicnte des bains des Pyrenees, noire 
Bulletin de la stance du 8 juillet, et comme on fait dire par erreur a 
noire collegue M. le docteur Al. Laboulbene une he"re"sie en compagnie 
de nos maitres Leon Dufour, fid. Ferris, J. Giraud, etc., je liens a faire 
corriger ce lapsus. 

Le Bulletin porte, page W : On sail que ces insectes (Cemonus uni- 
color Lep.) ont des larves LIGNIVORES. 

C est tout le contraire, tons les Crabronites, et notamment les Cemonus, 
dont les metamorphoses sont parfaitement connues, ont des larves carni 
vores. La mere empile des Pucerons dans les petites galeries qu elle creuse 
dans les tiges de ronce ou d eglantier et depose un ceuf sur le tas d Aphi- 
diens. La larve qui en sort, blanche d abord, devore les Pucerons, puis 
elle se change en pseudonymphe immobile jaune (Cemonus unicolor} ou 
orange (Cemonus rugifer Dahlbom); celte pseudonymphe change de peau 
ei son tour et apparait comme nymphe d ou sortent les insecles parfaits. 

J ajouterai que les deux especes unicolor et rugifer se ressemblent tel- 
lement sous la forme parfaite, car ils ne different que par le plus ou 
moins de brillant de 1 espace cordiforme du rnelalhorax , que je les avais 
considerees comme de simples varietes avant de connaitre les nymphes ou 
plutol les pseudonymphes, d un jaune Ires-clair chez \unicolor et d un 
orange" vif chez le rugifer. 

M. le docteur Al. Laboulbene dit que 1 erreur signalee par M. Lichtens 
tein ne repose que sur une faute typographique ; on aurait du metlre, 
comme dans son manuscrit, que les larves du Cemonus unicolor e"taient 
aphidivores, et non pas lignivores. 

En eflet, les larves de Cemonus remises par M. le docteur Boisduval 
etaient dans des tiges de rosier, disposers dans des loges creus^es dans 
la moelle. Ces larves sont aphidivores et mangent des Pucerons (Aphis] 
deposes par leurs parents aupres d elles. 



177 

M. le docteur Boisduval lit la note qui suit : 

Sauf M. Felder, toutes les personnes qui s occupent de L6pidopteres 
confondent ensemble deux especes des mieux caracterisSes. La plupart 
n ayant jamais vu le veritable Papilio Servillei de Godart, y ont rapporte" 
a tort mon Hippodamus, qui en est voisin, mais tres-different ; s ils 
avaient lu avec attention 1 excellente description donnee par Godart ils 
auraient vu que le Servillei avail, sur le bord marginal des ailes infe- 
rieures en dessus, une se"rie de pelites taches blanches, I exlr6miie de la 
queue fauve, etc.; tandis qu il n y a rien de semblable chez [ Htppodamus, 
aujourd hui 1 especela plus repandue dans les collections. En consequence, 
je crois qu il est ulile de retablir ainsi la synonymie des deux especes 
que je mets sous les yeux de la Socie"te" : 

P. HIPPODAMUS Boisd. Felder. 

Papilio Servillei Kirby, p. 555, n 238. 

Papilio columbus Kollar, Deutschr. Ak. Wiss. Wien., pi. 42, fig. 1-2. 

Nouvelle-Grenade. 

Kirby n a jamais vu le veritable Servillei. 

P. SERVILLEI God., Enc., IX, Suppl., p. 309. Boisd., Spec, gener., 

p. 346, 187. Felder, Spec. Lepid., n 166. 
Ecuador. 

M. E. Desmarest dit que dans le dernier numero du Compte rendu 
de la Socie"te enlomologique de Belgique (2* se"rie, n 1), M. Maurissen 
annonce qu il a trouve le 1" juin dernier, dans un pr6 a Schalboven, 
dans le Limbourg beige, un individu male de la Dciopeia pulchella, Che- 
lonide que, de son cote", M. Aug. Alexandre a capturee aupres de Paris a 
la meme epoque (Soc. ent. Fr., Bull. n 31, p. 143). 

M. Capronnier ajoute qu il avail ddja pris, en ^te, a Bruxelles meme, 
il y a quelques annees, un exemplaire du meme Diurne, el que cet indi- 
dividu et celui rencontre" par M. Maurissen sont les deux seuls qui aient 
el6 jusqu ici decouverts en Belgique. 

L epoque de la capture de ces divers papillons semble demontrer, 
comme le dit Duponchel (Cat. me"th. des L^pidopl. d Europe, p. 57), que 
son apparition doit avoir lieu vers le mois de juin, et non au mois de 
septembre, ainsi que le rapporle M. Stainton : a inoins toutefois, ce qui 
est peu probable, qu il n y ail deux periodes annuelles d eclosion. 



178 

- M. A. de Graslin ecrit de Chateau-du-Loir, 24 juillet, la nole qui 
suit : 

Je vois, dans le Bulletin de la seance clu 8 de ce mois, que notre savant 
collegue M. le docteur Boisduval entrelient la Sociele des de gals cause s, 
par une Hyponomeute, aux pruniers des environs d Agen. Je pense que 
c est la meme espece qui a devore les haies de prunellier dans dans ce 
pays-ci, et qui est YHyponomeuta padella Hubner; mais ces de"gats sont 
bien petits en comparaison du tort que YIL malinella a fait aux poni- 
iniers, dont loutes les feuilles sonl comme si elles avaient ele grilles par 
le feu. Voila la seconde annee que ce fle"an frappe nos environs. J ai 
delruit un bon nombre de chrysalides de malinella, parce que j ai re mar 
que" qu une grande partie des chenilles descendenl pour faire l j urs cocons 
a la base des grosses branches aupres du tronc, et aussi aux bifurcations 
de ces memes branches : on y trouve souvent des pelotons de chrysalides 
presque aussi gros que le poing. 

Celte anne"e est tres-ferlile en insectes destructeurs des ve"getaux. 
Une espece SAcarw fait un tort considerable a diverses plantes : aux 
haricots, aux courges et surlout aux melons. Gette espece, que les jardi- 
niers apppllent la Grise, bien visible *eulement a la loupe, est d un jaune 
pale verdatre et a souvent une tache brune, presqne ovale, de chaque 
cole du dos; elle se tient toujours sous la partie inferieure des feuilles. 
Les deux premieres de ses huit pattes, plus longues que les autres, sont 
toujours en mouvernent et semblent, par une sorte de tremblement con- 
tinuel, piquer la surface de la feuille, probablement pour en faire sorlir 
un sue dont 1 animal se nourrit. Les plantes habitues par cet Acarus lan- 
guissent et ne vegfctent presque plus. 

Connait-on un moyen de le detruire ? J en ai employe un assez efficace, 
mais qu on ne pent appliquer en grand : c est de retourner les feuilles 
attaquees et de les frotter sur toute la partie inferieure avec un pinceau 
rude, que les peintres a i huile nomment brosse. Par ce moyen on delruit 
V Acarus lui-meme et de plus ses 03ufs, qui sont isole s et places ca et la 
et paraissent suspendus a un fil. 

A quelle cause peut-on attribuer la multiplication si exuberanle et si 
facheuse de ces especes nuisibles ? 11 y en a peul-etre qui ne sont pas 
connues, mais il est a croire que la secheresse extreme et prolongee doit 
y contribuer aussi. Le fait est qu apres certaines annees marquees par les 
grands ravages de rHyponomeute, le fleau cesse comme subitement ; les 
especes nuisibles ne disparaissent pas tout a fait , mais les individus 



179 

deviennent si peu nombreux que le tort qu ils font est peu appreciable. 
11 esl certain que VAcarus est tres-peu abondant dans les annees hu- 
mides. 

M. le docteur Boisduval, a la suite de cette lecture, dit que VAcarus 
observe par M. A. de Graslin est Line espece bien connue : c est le Tctra- 
nychus telarius. 

M. le docteur Al. Laboulbene donne des details relatifs a la syno- 
nymie de la Ghique (Pulex pemtram] : 

M occupant, dit-il, en ce moment, pour le Dictionnaire encyclopeclique 
des Sciences medicales, du Pulex penetrans de Linne, vulgairement appele 
Cliique ou Nigua, j ai du recliercher avec soin le nom de genre qui doit 
etre donne a cet insecte. 

Karsten a impose le nom de Rhynchoprion, & tort, selon moi, car ce 
terme a ete cree par Hermann pour designer un Arachnidc du genre 
actuel Argas-, Oken a adopte le meme nom, croyant que la Chique tftait 
un Araclmicle. 

Rejetant ce nom si peu caracteristique d ailleurs de Rhynchoprion, 
j adopte celui de Dcrmatophiius, propose" par Gue"rin-Meneville avant celui 
de Sarcopsylla Weslwood. 

M. E. Simon donne lecture d une liste d Arachnides recueillis par 
M. le docleur Ch. Leprieur dans son ascension a 1 Alt-Ali-Heizer, sommel 
eleve faisant partie de la chalne du Jurjura : 

Dictyna puella E. S. Onyopes gentiiis G. Kocb. Attus hamatus C. 
Koch. Callietherus scitulus E. S., connu seulement de Sicile. 
Epeira cucurbitina Cl. Enyo macuiata E. Simon, decouvert recemment 
an Maroc. Xysticus dcfectus Cb., nouveau pour 1 Algerie, decouvert 
recemment en Provence et en Italie. Thanatus oblongiuscutus Lucas. 
Thanalus rufipes E. Simon. Sparassus Letourncuxi E. Simon, figu 
rant de"j& dans les precedents envois de M. Ch. Leprieur. 

A part le Xysticus defectus, qui habile les montagnes de la Provence, 
aucune de ces especes n apparlient a une faune verilablement alpine. 

M. H. Lucas adresse la note suivante relative ft une Aranftde du 
genre des Attus Walckenaer ou Salticus Latreille : 

En juin 1873, je cherchais a me procurer des Sitaris muralis, (jue je 



180 

prenais ordinairement tous les ans sur les murailles qni entourent la foret 
de Sainl-Germain-en-Laye, particulierement dans la portion qni regarde le 
village si pittoresque de Chambourcy. Ges murailles tres-anciennes, dont 
les moellons sont en partie disjoints, donndent asile a une tres-grande 
quantile de nids appartenant a un Hyme noptere solitaire nidifiant, YA?I- 
thophora parietina de Latreille. C esl vers le milieu de juin, qu en dmo- 
lissant ces habitations forme es de terre assez dure, je prenais dans leur 
interieur des Sitaris muralis qni, ayant subi toules les phases de leur 
vie Evolutive, etaient sur le point de sortir des nids qui leur avaient 
donne asile. Mais cetle anne"e, grande a ete ma deception, car celte partie 
du mur, tombee en ve luste sur une longue elendue et qui me fournissait 
une ample moisson de ces Trachelides, ayant (He reconstruite, il ne m a 
plus ele" possible de me procurer un seul individu de ce Cole"optere vesi 
cant, a demarche lente et indecise. 

NSanmoins, en faisant ces rerherches par un soleil ardent et une tem- 
peralure tres-e levee, mes regards furent attires par la presence d une 
Araneide sauleuse, et, m en etant empare, je fus agreablement surpris de 
voir que j avais affaire au Plexippus (Attus) Adansonii de Savigny, qui 
n avait ete signale que de 1 Espagne me ridiunale (Andalousie) el d Egyple. 
Je ne cite pas le nord de I Afrique. parce que le Salticus oraniemis que 
j ai decrit et figure" dans mon Hist. nat. des Anim. Art. de I Algtfrie, t. I, 
p. IZiZi, pi. 5, fig. 8 (18/i9), et que M. E. Simon considere, mais avec 
doute, comme synonyme de \" Adansonii, en est une espece bien distincte. 
En effet, elle en difTere par la longueur relative des organes de la locomo 
tion, par la plaque ce"phalique qui est noire seulement anterieurement, 
par la couleur des poils dont les palpes et les pattes sont ornes, et enfm 
par Tabdomen qui, au lieu d etre d un noir veloute comme cela a lieu 
chez V Adansonii, est au conlraire jaunalre. II est aussi a remarquer que 
la parlie mediane de Tabdomen ne porte pas une bande roussatre, diffuse, 
et que ce meme organe presente snr les cote s lateraux une ligne assez 
large, d un rouge fonce, qui entoure, du cote externe, les points blancs 
de la partie posterieure. 

Je ne crois pas devoir m etendre davantage sur les caracteres qui diffe- 
rencient ces deux especes, notre confrere M. E. Simon ayant public une 
note rectificative sur ces Arane ides, Rev. des Attid. Europ. in Ann. Soc. 
ent. Fr., p. 330 (1871). 

Membre recu. La Socie" te , a la majority des suffrages, admet au nombre 
de ses membres 



181 

M. Pierre-Theodore-Joseph Miedel, membre de la Soci6te" entomolo- 
gique de Belgique, rue Lairesse, 72, a Liege (GoUopftres d Europe), 
present^ par M. L. Reiche. Commissaires-rapporteurs : MM. Chevrolat 
et Salle. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVA NTES. 

Annales de la Societe entomologique de Belgique, t. XVII, 1874, fasc. I, 
une pi. col. 

CAPRONNIER, p. 1 et 61, Epoques d apparition des Le"pidopteres 
Diurnes du Brgsil (descripl. d especes nouvelles). TOURNIER, 
p. ZiO, Tableau synoplique des especes du genre Mecinus. 
PUTZEYS, p. Zi7, Cicinde lides et Carabiques recueillis en Portugal 
par M. van Volxem. TOURNIER, p. 63, Matlriaux pour servir ft 
la monographie des Erirrlnnides. PUTZEYS, p. 117, Cicindeles 
et Carabiques recueillis a rile d Antigoa. ROELOFS, p. 121, Cur- 
culionides recueillis au Japon par M. Lewis (2 e partie). 

Berliner entomologische Zeitschrift, 18 e aWe, 187/1, 3 e et 4 e tri- 
mestre, une pi. lilhogr. 

VON KIESENWETTER, p. 2H, Die Malacodermen Japans. 
KRAATZ, p. 289, The SlaphylinidaB of Japan by Sharp. ID., 
p. 293, Ein Dyliscus-Bastard. JD., p. 297, Ueber Erchomus 
colchicus Kr. = Goproporus gallicus Ferris = Cilea colchica Pand. 
ID., p. 299, Ueber einige Harpalus von Sarepla. ID., p. 301, 
Ueber Hyperaspis erythrocephala Fabr. ID., p. 302, Ueber Hyp. 
A-maculala Redt. und 6-gullala Bris. ID., p. 303, Ueber Cocci- 
nella aegyptica Reiche. ID., p. 304, Liste der Brachycerus-Arten 



182 

nach H. Bedel s Mitlheilungen. VON ROTTENBERG, p. 305, Re 
vision des europuischen Laccobius-Arten. ID., p. 325, Beschrei- 
bung neuer Garabiden. ID., p. 330, Lalhrimaeum fratellum, 
nov. sp. ID., p. 331, Derotoma Lederi Reilt. = D. (Monoloma) 
sericella Rott.; Omophlus fallaciosus Rolt., sp. dist. HORVATH, 
p. 332, Neue Heferoptera aus Ungarn. SCHENCK, p. 337, Aus 
der Bienen-Fauna Nassaus. ID., p. 347, Die systematische Ein- 
theilung der deutschen Bienen. ID., p. 350, Einige Abnormi- 
taten an Bienen. KRAATZ, p. 351, Ueber Neogonus Plasoni 
Hampe. ID., p. 352, Die stellung der Galtung Boros. 
VON HEYDEN, p. 352, Uloma cypraa und Perroudi. *LOEW, 
p. 353, Neue nordamerikanisohe Dasypogonina. ID., p. 378, 
Neue nordamerikanische Diptera. KIRSCH, p. 385, Beitriige 
zur Kenntniss der Pernanischen Kaferfauna. ROLPH, p. A33, 
Ueber die genealogischen Systeme Haeckel s. KRAATZ, p. 442, 
Zur JNomenclatur des Kartoffelkafers Leplinotarsa. VON HAROLD, 
p. 444, Die Larve der Leplinotarsa (Chrysomela) decemlineata. 
EMERY, p. 445, Krilische Bemerkungen uber die europuischen 
Mordellidae. 

Comptes rendus hebdomadal res des seances de C Academic des Sciences, 
t. LXXIX, n os 3-5, juillet-aout 1874. 

BODLEY, p. 143, Sur le Phylloxera. BOUTIN, p. 149, Effets de 
la submersion des vignes en Grimee. ROUSSEAU, p. 150, Emploi, 
centre le Phylloxera, des re"sidus d enfer des moulins a huile. 
P. 151-152, Notes sur la maladie de la vigne et le Phylloxera. 
Gh. NAUDIN, p. 197, Objection au proce"de de 1 arrachage des 
vignes pour la destruction du Phylloxera; indication d un autre 
procede. DUMAS, p. 200, Rapport sur le memoire de M. Cauvy 
(p. 151) concernant les moyens de preserver les vignes du Phyl 
loxera. Maurice GIRARD, p. 215, Etat actuel de I invasiou du 
Phylloxera dans les Charentes. P. 217, Notes sur le Phylloxera. 
HALLEZ, p. 243, Note sur le developpement des spermatozoi des 
des Decapodes Brachyures. P. 311 et 312, Notes sur le Phyllo 
xera. 

* Entomologist s monthly Magazine, n 123, aout 1874. 

EL. ORMEROD, p. 49, Lite History of Meligethes (fig.). C. WA- 



183 

TERHOUSE, p. 52, On two new Rulelidac. GORIIAM and LEWIS, 
p. 5/i, Cyanouges Gorhami, nov. gen., of Endomychidae. WEST- 
WOOD, p. 55, Grematoschilus crassipes, nov. sp. from California. 

HEWITSON, p. 56, Two new species of Butterflies. - BUTLER, 
p. 57, On a collection of Butterflies from Cape Coast, with des 
cription of Pseudocrsea Trimeni, nov. sp. BARRETT, p. 59, 
Notes on British Tortrices. SAUNDERS, p. 62, Additions to the 
list of British Hemiptera. 

Notes. P. 63, Abdera 3-guttata in Britain. P. 6/1, Coleo- 
tera at Aviemore. P. 65, List of British Tenlhredinodae (addi 
tions). Chrysopa tenella, etc., at Weybridge. On Bolivian 
Rliopalocera. P. 66, Larva of Erastria fuscula and Pyrausta pu- 
raicealis. P. 67, Larva of Agrotis subrosea. P. 68, Nola albn- 
lalis in North Kent. P. 69, Proceed, of the Ent. Soc. of London. 

Necrotogic, p. 70, R. Keely. G. Crotch. 

* Feuille des Jcuncs Naturalistcs, A c annee, n /i6, aout 187/1. 

E. SIMON, p. 115, Etude sur les Araignees maconnes des genres 
Cteniza et Nemesia. LANCELEVEE, p. 117, Excursion entomolo- 
gique dans PEure. D ANTESS\MY, p. 120, Mceurs de TAnlhaxia 
salicis. DE GAULLE, p. 12/i, Trichodes alvcarius parasite, a Tetat 
parfait, d un Hyrnenoptere. 

* Memoirs of the literary and philosophical Society of Manchester, 

3 C serie, t. IV, 1871, pi. noires. Q 

* Proceedings of the litterary and philosophical Society of Manchester, 

1. VIII-XII, 1869-1873. 

Tome VIII. DANCER, p. 156, On the Morkings on the Pleu- 
rosigma angulalum and on the Lepisma saccliarina. MORRIS, 
p. 158, On Pediculus pubis. SIDEBOTHAM, p. 71, On Cynips 
lignicola and the Comparative Value of English and Aleppo Galls. 

ID., p. 155, On the Moth Anaphe reticulata. ID., p. J56, 
On the Nest of the Mason Spider. SIMPSON, p. 76, On Acantho- 
cinus sedilis. WATSON, p. 132, On the Plumules of Lepido- 
ptera. 

Tome IX. SIDEBOTHAM, p. 112, On Varieties in Lepidoptera. 



ID., p. 62, Notes on the Pupa and Imago of Acherontia 
Atropos. 

Tome X. BINNEY, p. 55, On the larva of Tipula oleracea. 
RUSPINI, p. 59, Contributions towards a know ledge of Antliophila 
in the Mersey Province. SIDEBOTHAM, p. 25, On the Variations 
of Abraxas grossulariata. SIMPSON, p. 212, Observations on the 
Bilharzia hsematobia. 

Tome XL SIDEBOTHAM, p. 23, Notes on Dorcatoma bovistae. 

ID., p. 90, On Neraosoma elongata. 

Tome XII. PLANT, p. 146, Note on a Fossil Spider in Frons- 
tone of the Coal Measures. 

* Societe centrale d apiculture et d insectologie. 

Programme de 1 Exposition des Insecles utiles et nuisibles, dans 
1 orangerie des Tuileries, du 6 au 30 seplembre 1874. 

* Societe Linneenne du nord de la France, Bulletin n 26, aout 1874. 

P. 113, La Doryphora 10-lineata et les Solane"es ame ricaines 
(suite). 



OUVRAGES DIVERS. 



* ANDRE" (Ernest). Manuel descriplif des Fourmis d Europe pour servir 

& Thistoire des insectes myrme cophiles. Broch. in-8, une pi. 
lithogr. Paris, 1874. (Extr. de la Rev. et Mag. de Zool.) 

* HEWITSON. Exotic Butterflies, part 91 : Nymphalidsc. 2 pi. color. 



Paris, 22 aout 1874. 



. - Typog. FELIX MALTESTE el C, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



N 54. 

BULLETIN DBS SEANCES 

DE L\ 

SOC1ETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

\ 

Recueilfii par HI. E. DESMAREST , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du *4 Aout 

Prudence dc M. C.-E. LEPRIEUR. 

26 mcmbres presents. 



MM. Le Roi, de Lille; P. Mabille, revenu de Tours, et le docteur Horn, 
de Philadelphia, assislent a la seance. 

Communications. M. L. Fairmaire adresse la note suivante : 

Dans la stance du 12 aout, M. Gandolphe a indique le Pscudopsis sul- 
catus comme une acquisition nouvelle pour la faune algerienne. Deja 
M. Lallemant m avait communique, il y a plusieurs annees, un individu 
de cot insecte inleressant trouv^ par lui aux environs d Alger. En outre, 
il est signale dans le Catalogue des Coleopteres d Algerie par MM. Reiche 
el Lallemanl comme rencontre aux environs de Bone par noire collegue 
M. Leprieur. En ce qui concerne la France, je n avais vu qu un seul indi 
vidu trouve il y a longtemps dans la Touraine et qui existe encore dans la 
collection Aube; mais un de nos zeles collegues, M. Gallois, a eu la chance 
d en <16couvrir plusieurs individus pres de Sainle-Gemme-sur-Loire, en 
juin 1872, sous des branches de chenes restees longtemps en terre el 
(1874, 5 e annte.) 16 



186 

pourries. En septembre 1873, il en a capture" un seul individu sous des 
detritus de paille dans un endroit oil des fagots avaient e"te" amoncele s. 
Lorsque M. Gallois a pu meltre la main sur un certain nombre de Pseu 
dopsis, ils eHaient au milieu ti Omalium et KHomalota, comme on en 
trouve dans les fagots en decomposition. Au premier abord cet insecte ne 
se distingue guere de certains Omalium, et il est probable qu on l a 
quelquefois laisse" passer sans y faire attention. 

M. Fauvel e"crit sur le meme sujet : 

M. Gandolphe signale comme nouveau pour la faune de rAlge rie la 
Pseudopsis sulcatus Newm., mais 1 espece e"tait dejci connue depuis long- 
temps de cette region, ou on la trouve assez frequemment, surtout pres 
d Alger et de Bone. Je ne puis que renvoyer & cet egard noire collegue 
au Catalogue des Coleopteres de L Algerie par MM. Reiche et Lallemant 
(1872, p. l\k) et a ma Faune gallo-rhenanc (t. Ill, p. 23, et Suppl., p. 2), 
ou est note"e Textension geographique de ce curieux insecte. 

M. Leprieur confirme les observations qui viennent d etre presentees. Il 
a pris plusieurs individus de ce Staphilinide aupres de Bone , dans le 
tronc d un peuplier dans lequel se trouvaient des champignons en voie de 
decomposition. 

M. le docteur Horn fait remarquer que le Pseudopsis sulcatus a e"te" 
pris e"galement au Canada, et en plus grande abondance mme qu en 
Europe. 

M. Aug. Salle" ajoute qu il a rencontre 1 ce me"me Coleoplere au Mexique, 
aupres de Caracas. 

M. II. Lartigue, an sujet de la lumiere en quelque sorte scintillante 
dont a parle M. le docleur Auzoux (Bull. n 33, p. 171) comme produilo 
par I arriv^e et par le depart presque simultane s d un tres-grand nombre 
de Lucioles sur des pale"tuviers, dit qu au Bresil il a ete temoin de fails 
analogues produits par des nuees d Aspidosomus hesperus Fabr., mais 
qu il explique ce phenomene d une autre maniere que noire collegue. On 
sail, en eflet, que les Lampyrides jouissent de la proprie te de produire 
une lumiere apparente et instantane^ment d e"teindre comp]e"tement cetle 
lueur parfois tres-vive ; c est par ce mecanisme naturel que la lumiere pcut 
paraitre scinlillanle, surtout dans les lieux oil les Lampyrides sont ires- 
nombreux. 



187 ~ 

M. le docteur Gh. Leprieur adresse les remarques suivantes : 

1 Je donne quelques mots de rectification au sujet des deux pre"ce"dents 
Bulletins (n 32, p. 156, et n 33, p. 179) : 

La montagne escalade^ porte le nom d Aitzer. Ait-Ali-Heisjer est un 
nora kabyle qui indique une tribu, et le mot AU correspond au mot arabe 
bent. 

La hauteur de 1 AItzer est de 2,060 metres et non pas de 2,12Zi metres 
comme 1 indique a tort la carte de Tetat-major. 

2 Je remarque aussi qu on signale le fait d insectes mange s par des 
chiens et autres Carnassiers. J ai vu ceci se produire souvent et certains 
chiens se regaler soit de Sauterelles adultes, soil de leurs nymphes. Les 
Kabyles connaissent fort bien ce detail, et e"tant en course du cote" de la 
mer et le long de Tlsser, j ai vu les chacals descendre de la montagne au 
coucher du soleil et gagner la riviere. Les Kabyles me racontaient que 
non-seulement ces Carnassiers venaient pour boire, mais que depuis Tar- 
rivee des Sauterelles ils venaient plus fre"quemment dans cette localite oil 
elles e"taient tres-abondantes et s en regalaient, mais sans que le nombre 
de ces affreuses betes parut le moins du monde diminue. 

M. Bauduer, de Sos, transmet, par I entremise de M. Ch. Brisout de 
Barneville , des descriptions de nouvelles especes de Cole"opteres : les 
Plectroscelis Perrisii et orientalis, Crepidodera Abeiltei, et Malachius 
Abcitlei. 

Nous publierons successivement ces descriptions qui, par leur longueur, 
ne peuvent paraitre dans un seul Bulletin, et nous commencons par celle 
des Malachius : 

MALACHIUS ABEILLEI Bauduer. 

Allonge", vert, avec une large bordure rouge laterale sur le corselet, 
laterale et apicale sur les elytres. Bouche flave, mandibules brunes, palpes 
labiaux et maxillaires bruns, avec le dernier article me" t alii que. Pattes 
vertes ; trochanters verts, avec le sommet jaune ; tarses jaunes. 

3 1 . Antennes prolongees jusqu au tiers des e lylres; premier article gros, 
renfle au bout, obliquement coupe a son angle antero-interieur, pr^sen- 
tant une pointe mousse a son exlremile en dessous; deuxieme tres-court, 
renfle a son extremite ; troisieme de meme longueur que le premier, pro- 
Iong6 en pointe mousse a son extremite inferieurej.auatrieme a dixieme 



188 

terminus en poinle courte et mousse dans les quatrieme et cinquieme, 
mousse et plus longue dans le sixieme, aigue et graduellement moins 
prolongee dans les seplieme, huitieme, neuvieme et dixieme; le onzieme 
subcylindrique ; noires verdatres, couvertes d une pubescence tres-serre"e 
qui masque la couleur dti fond, sauf sur le premier article, qui est plus 
brillant que les autres ; les sept et quelquel ois les huit premiers articles 
jaunatres a leur extre mite inferieure. Dernier segment abdominal 16gere- 
ment (^chancre et fendu jusqu aux trois quarts de sa longueur. 

$. Antennes prolonged jusqu au cinqnieme des elylres , a premier 
article renfle, deuxieme court, e"paissi an bout, troisieme subconique, 
quatrieme. a dixieme plus courts que le troisieme, de mme forme que 
lui ; onzieme en ovale allonge. Noires verdatres, couvertes d une pubes 
cence serre"e, sauf sur le premier article, qui est plus brillant que les 
autres. Dernier segment de 1 abdomen arrondi an bout, sans trace de 
fente. 

Tele couverte d une pubescence blanche couche"e, herissee de longs 
poils noirs, tres-finement ponctue"e, marquee entre les yeux, qui sont 
tres-saillants, de deux petites lignes e"leve"es transversales, et plus en avanl 
d une petite fossette. 

Pronolum de m6me largeur que les dytres, un peu plus large que long, 
arrondi sur les coles, fortement releve aux angles poste>ieurs, arque a son 
bord ante>ieur, droit et finement rebord^ a la base ; vert, avec une bor- 
dure rouge orange" occupant le cinquieme de la surface de cliaque cote ; 
bord antrieur avec un fin lisere rouge; obsoletement ponctu^, reconvert 
d une pruinosite assez dense. 

teisson transversal, arrondi, vert, pruineux. 

filytres trois fois de la longueur du prothorax, subparalleles, vertes, avec 
une bordure laterale et une tache apicale rouges, non interrompues ; la 
bordure lal^rale part de 1 epaule, ou elle est tres-etroite, se dilate brusque- 
ment et fortement apres le calus humeral, et de ce point va en diminuant 
jusqu au point de rencontre de la tache apicale ; couvertes d une pruino 
site blanchatre assez dense ; herissees de poils noirs peu nombreux aux 
epaules, marquees d une legere impression entre le calus et 1 gcusson. 

Dessous du corps vert, avec le prosternum rouge; quatre premiers seg 
ments abdominaux verts, avec une bande mediane rouge et une tine bor 
dure laterale de meme couleur plus ou moins obliterees sur le quatrieme; 
cinquieme entierement vert. 

Cette magnifique espece a et6 prise a Jaffa par mon excellent ami 
M. Abeille de Perrin, auquel je 1 ai d^die e. 



189 - 

M. Guen^e envoie une note intitule : Une promenade dans les mon- 
tagnes du Cantal (l re partie) (1) : 

J arrive tout recemment d une petite excursion dans les montagnes du 
Cantal, locality inexplore e jusqu ici, je crois; et il me semble que nos col- 
legues ne seront pas faches que je leur signale une station de ces mon 
tagnes, aussi agreable pour le se"jour que fructueuse pour les r^coltes 
entomologiques. 

Cette station, ou Ton se trouve de plain pied au centre des excursions, 
et oil, grace a 1 altitude ou Ton est parvenu, ces excursions ne sont que 
de courtes promenades, a encore Tavantage d etre pourvue d une gare de 
chemin de fer, en sorte que toute fatigue et tout embarras de voiture 
sont 6pargnes a 1 heureux entomologisle qui se trouve install^ en descen 
dant de wagon. 

Ce lieu privilegie s appelle Le Lioran : il suit immediatement la petite 
ville de Murat, dont il n est distant que de 11 kilometres. Il est situ6 au 
point culminant de la route de Glermont a Aurillac, a une altitude de 
1,158 metres, et pre"cisement au pied du plomb de Canlal, qni le domine 
de 700 metres environ, et dont 1 ascension n exige pas plus de deux a 
trois heures de marche. (Test une promenade un pen plus longue que les 
autres, voila tout. Deux tunnels superposes, Tun pour le chemin de fer et 
1 autre pour la route, chacun de 2 kilometres de longueur, conduisent 
dans la belle valle"e de Gere ; mais on n est point reduit a celte longue 
traversee obscure, et on 1 evite aisement en passant par-dessu?. 

Une seule maison existe au Lioran, independamment de la gare et de 
ses annexes, et cette maison est une auberge ou rentomologisle trouvera 
bon accueil, bonne cuisine, guide complaisant et service attentif. 

A part le mouvement tres-aclif que cree la route d Anrillac, ces hau 
teurs ne sont frequenters que par des palres qui composent tout le per 
sonnel des Eurons ou vacheries, ou Ton se livre a la fabrication, sur une 
vaste e"chelle , des fromages qui sont le seul produit induslriel de ces 
riches coritrees. La mendicile y est inconnue, et les habitants, francs et 
bienveillants, laissent une liberty complete a rentomologisle dans ses 
recherches de jour et de nuit. J insiste sur ce sujet pour nos collegues qui 
peuvent se rappeler de tegeres tracasseries qui ont un pen assombri notre 

(t) Le defaut de place dans ce numero du Bulletin nous force a remeltre la fin 
de cette note, comprenanl la partie exclusivement entomolosique, an Bulletin n" 35 ; 
mais les deux parties de ce travail seront reunics dans les Annalos proprement diles. 



190 

sSjour dans une contr6e voisine. Quant a la se"curite", elle est absolue dans 
ces solitudes. 

Je m y suis installe sur 1 indication de notre aimable collegue M. Lamotle, 
professeur de la Faculte" de Medecine de Clermont et conservateur du 
Muse"e Lecoq, et tout ami de la science pourra s y recommander de lui et 
de moi. 

Apres Tindication des votes et moyens, et avant d arriver aux produc 
tions naturelles de ces contr^es d un abord si facile, qu on me permette 
de consacrer encore quelque.s lignes aux jouissances du touriste. 

Pour arriver a cette petite Suisse, on suit une route digne de ce dernier 
pays. Depuis Arvant, on pourrait meme dire depuis Clermont, c est un 
enchanlement continuel : les rives de 1 Alagnon pr^sentent une succession 
presque continue de vallees pittoresques, de sites boises , de rochers 
abruptes ou bien Stages, de villages et de maisons bien niche s, de coups 
de lumiere bien menages, de petites horreurs qui relevent ca et la la gaite" 
des autres aspects; lout cela est digne du crayon et des jumelles : 1 ceil, 
sans cesse ouvert, est sans cesse flalte". Le Lioran couronne celte serie de 
vues par un paysage severe, un defile enserr6 dans des forets de sapins et 
s ouvrant des deux cole s, tantot sur de petits cirques verdoyants et 
entour^s de pics, tanlot sur de larges values dont on appr^ciera la beaut6 
et 1 ensemble en se reposant au sommet du plomb sur les gazons meles 
de re"glisse qui le tapissent en entier, car dans ces montagnes la pierre 
n est qu un accident et le gazon vous suit jusqu aux plus hauls sommets. 

M. Maurice Girard adresse a la Societe" la note qui suit : 

Dans les quelques jours que j ai passes a Granville (Manche), j ai pu 
constater les fails suivants : 

Sur les plages sablonneuses de Saint-Pair et de Douville se trouvait 
seulement 1 espece Cidndela hydrida, les 15 et 16 aout, tres-certainement 
de seconde eclosion ; la variete nemoralis ne s y rencontrait plus, ayant 
exactemenl disparu a la meme epoque que Fannee precedente. La Cicin- 
dele hybride cesse de voler sur ces plages entre qualre et cinq heures, 
du soir. 

A partir de ce momenl on rencontre assez abondamment sur les sables 
et les dunes un grand Asile gris, voisin des Asitus flavesccns Macq. et 
trigonus Meigen. Les deux sexes volent accouples, les corps sur la meme 
ligne, tete opposee, la femelle enlrainant le male, plus faible, mais encr- 
giquemenl crarnponnc a son abdomen par les crochets copulaleurs. 



191 

J ai aussi e"te" frappe" du grand nombre dMndividus d une espce bien 
commune de Le"pidopteres, le Macroglossa stellatarum (Sphingiens), qui 
volent centre les rochers et les dunes, d^pourvus de toute fleur mellifcre, 
et qui ont 1 air de reconnailre le terrain place par place. Je crois que ce 
sont des sujets femelles, que 1 instinct de la ponte oblige a rechercher les 
plantes appropriees a 1 espece , lesquelles croissent volonliers dans les 
lieux arides. 

Enfin, j ai retrouve le Callimorpha Hera, variete jaune, comme deux ans 
auparavant, pres de Saint-Malo, sur le littoral breton en regard. 

Ce qui est plus curieux, c est la capture, pres de Granville, d une 
femelle de Satyrus Mgeria, de la varie te Meone, a laches fauves, comme 
dans le Midi ; les autres exemplaires etaient du type parisien ou septen 
trional. Dans les Gharentes on ne rencontre que Meone, sauf dans les 
parties froides confinant au Limousin, ou reparalt le type. Les especes du 
Midi remontent assez haul le long des cdtes ; c est un fait analogue a la 
capture que notre collegue M. Oberthur a faite pres de Rennes KArgynnis 
Pandora, qui est commune par places dans les Charentes. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

Comptcs rcndus hebdomadaires des stances de C Academic des Sciences, 
t. LXXIX, n 7, aout 1874. 

P. 457-462, Notes relatives a la destruction du Phylloxera. 

Sociele entomologique de Bclgiquc, Compte rendu, 2 e serie, n" 2. 

FONDU, p. 4, Lisle de Lepidopteres recueillis a Dinant. DE 
SELYS-LONGCHAMPS, p. 5, Excursion a Maeseyck. MABILLE, 
p. 9, Mceurs et habitat dc la Deiopeia pulchra. 



192 



OUTRAGES DIVERS. 

* BALBIANI. Memoire sur la reproduction du Phylloxera du chene. 

Broch. in-/i. Paris, 1874. (Extr. des Memoires de F Academic 
des Sciences.) 

* BOULEY. Rapport sur les mesures administratives a prendre pour pre"- 

server les territoires menace s par le Phylloxera. Broch. in-4. 
Paris, 187Zi. (Extr. des Comptes rendus de TAcad^mie des 
Sciences.) 

* DUMAS. Memoire sur les moyens de combatlre 1 invasion du Phyl 

loxera. Broch. in-A. Paris, 187Zt. (Extr. des Comptes rendus 
de 1 Academic des Sciences.) 

* FAUCON. Memoire sur la maladie de la vigne et sur son Iraitement 

par le proce de de la submersion. Broch. in-A. Paris, 187a. 
(Extr. des Memoires de 1 Academic des Sciences.) 

* LECONTE. The Classification of the Rhynchophorous Coleoptera. Broch. 

in-8. Washington, 187Zi. 

* LICHSTENSTEIN. Les cepages americains classes et annote"s d apres les 

auteurs des Etats-Unis. Broch. in-8. Monjtpellier, 1874. 

* MULSANT et REY. Histoire naturelle des Coleopteres de France : Ale"o- 

chariens (suite). 1 vol. in-8, 5 pi. noires. Paris, 1873. 



La Society d Apiculture et d Insectologie ge"n6rale organise une Exposi 
tion des Jnsectes utiles et de leurs produils, des Insectes nuisibles et de 
leurs degals. Dans cette exposition, qni aura lieu dans 1 orangerie des 
Tuileries du 6 au 30 septembre, de nonxbreuses questions d entomologie 
appliquee seront trait^es et plusieurs conferences seront faites. 

S adresser, pour les renseignements relalifs a cette exposition el pour 
se procurer le programme, a M. Hamet, secretaire general, rue Monge, 59. 

Paris, 3 septembre 1874. 



PAKIS. - Typog. FELIX MALTESTE et O, rue des Deux-Pork-s-St-Sauveur, 22. 



N- 55. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE L-V 



SOC1ETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Kecucilli par IM. E. HEMMAREST . Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois, 



Seance du 9 Septcmbre 1874. 

Presidence de M. EUGENE SIMON , Vice-President. 

26 membres presents. 

MM. Mulsant, de Lyon, correspondant de 1 Academic, et Horn, de Phi- 
ladelphie, assistent a la stance. 

Lectures. M. Desbrocbers des Loges envoie des notes supplementaires 
a sa Monographic des Anisorhynchus, pre"sente"e precedemment ; il y joint 
la description d une nouvelle espece de ce genre appartenant a la faune 
de la France me ridionale, et dont voici la diagnose : 

ANISORHYNCHUS GALLICUS Desbr. (Test, avec 1 A. bajulus, la seule 
espece connue dont la femelle pre"sente la carene apicale du dernier seg 
ment abdominal elevee en sail ie triangulaire a ses extremites. Elle ne 
pent et e confondue avec la bajulus, a cause du deuxierne ar icle du funi- 
cule plus long que large, conique, au Leu d etre tr.msverse et subcylin- 
di ique. 

Le meme membre transmet une longue lisle de Cottopteres rares ou 
nouveaux pour la faune du centre de la France, et specialement pour les 
d6partemenls de TAllier et du Puy-de-Dome. 

I" annte.) 17 



L etendue de ce travail ne permettant pas de Hnse rer dans le Bulletin, 
il sera public plus lard dans les Annales. 

M. E. Ragonot adresse la premiere partie d un memoire sur de nou- 
velles especes francaises de Microle"pidopleres , travail accompagne" de 
figures. 

L auteur, en attendant la publication de cette notice clans les Annales, 
donne pour le Bulletin les diagnoses de huit especes, ainsi que quelques 
remarques sur la famille fas Choreutidae ; et la Societe en decide 1 impres- 
sion in extenso dans le Bulletin : 

1. TJNEOLA BIPUNCTELLA mihi. Espece de la taille de la Tinea 
lapclla fib., lui ressemblant un peu, mais facile a reconnaitre a sa cou- 
leur ocrace"e, a la coulenr blanchatre des ailes inferieures, a 1 absence sur 
les ailes superieures du petit point fence" au-dessus de la tache sur le pli, 
et enfin, surtout, par 1 absence des palpes maxillaires, caractere distinctif 
du genre Tineola d Herrich-Schaffer. 

2. NEMOTOIS AURICELLUS mihi. Celle-ci est probablement 1 espece 
dont a parle mon ami M. de Peyerimhoff (Ann. Soc. ent. Fr., 1872, p. 14) 
et qu il rapporte a Vinauratellus Dup.; mais je la considers comme dis- 
tincte, e"tant plus grande que VinaurateLlus Dup., avec la frange des ailes 
inferieures pales et non noiratres, avcc les antennes blanches et non 
grises, et la tete noire au lieu de couleur de bronze comme 1 indique 
Duponchel. 

JTai pris un certain nombre de specimens males et femelles; la femelle 
a les ailes infe rieures d un pourpre violatre et la t&te jaune. 

3. DEPRESSARIA BRUNNEELLA mihi. Espece tres-voisine de la badiella 
Hb., s en distinguant par sa couleur plus foncee et plus uniforme, par sa 
ligne blanche m6diane plus distincte et avec un angle fortement accuse", 
par ses dessins plus dislincts, et enfm par ses ecailles plus grossieres. 

k. ANACAMPSIS (GELECHIA) OBLIQUELLA mihi. Voisine de la vorti- 
cella Sc., mais s en distinguant par la bande blanche plus e"loignee de la 
base, tres-droite et place"e tres-obliquement, la partie appuyee contre la 
cote plus rapproche e de la base; les ailes paraissent aussi plus pointues. 

5. BUTALIS TRIANGULELLA mihi. Voisine de \* acanlhella God. Dup., 



195 

mais s en distingue facilement par sa pins petite taille, la couleur d un 
blanc pur du fond de I aile, par la disposition de la bande mediane a 
prendre line forme triangulaire, et enfin par 1 apcx de I aile, qui esl forle- 
ment tnchete" et pointille de gris. 

M. Stainton, qui Pa vue, me dit que ce n est pas la desidella Ld., espece 
6galement tres-voisine de V acanthella. 

6. COLEOPHORA PULMONARIELLA mihi. Extremement voisine de la 
Cot. albitarsella Z., mais s en distingue par ses antennes, qui sont enliere- 
ment blanches sur presque deux tiers de leur longueur; par les palpes, 
qui n ont aucune touffe d ecailles sur 1 article du milieu faisant saillie 
anterieurement comme dans V albitarsella, el les libias des pattes poste- 
rieures velus et non presque lisses comme clans 1 espece voisine. Enfin, 
le fourreau qu on Irouve dans nos bois sur la Pulnwnaria saccharata 
iliffere un peu de celui de Y albitarsella. 

7. LITHOCOLLETIS psEUDOPLATANiELLA mihi. Espece voisine de la 
sylvella; mais il est impossible de la confondre avec elle. La chenille vit 
a la surface inferieure des feuilles du sycomore (Acer pseudoplatanus), an 
centre de la feuille. 

8. LITHOCOLLETIS GENICULELLA mihi. Voisine dshpseudoplataniella, 
mais plus grande, et, comme la sylvella, ayant une bande me diane 
forme"e de deux taches sur la cote el le bord externe ; mais cetle bande a 
un angle tres-fortement accuse, ce qui la distingue facilement de la syl 
vella. 

La chenille vit, comme celle de la pseudopiatanicUa, sur le sycomore, 
el dps Educations futures decideront si elle forme une espece distincte on 
si elle n est qu une variete de la pseudoplataniella ; mais elle est si tran 
che" e et si constanle que le nom devra lui resler. 

NOTA. J ai de"ja donne les diagnoses de ces deux Litkocolletis dans les 
Petites-Nouvelles entomologiques, 1873, n 86. 

En terminant cette note, je dirai que je suis en train de travailler a un 
memoire sur la famille des Ghoreutidx, petite famille de Lepidopteres qui, 
par la singularity de leurs formes, des dessins, et aussi par les moeurs des 
chenilles, ont toujours donnc beaucoup de peine aux classificateurs, qui 
les ont places soil parmi les Tortricina, les Pyralina ou les Tineina, et 
que mes Etudes m obligent a considerer comme consliluant une famille 
voisine mais distincle des Tineina. 



196 

Dans ce me" moire je cree un nouveau genre pour reoevoir la Dolosana 
H.-S., qni, tres-improprement, a ele placed par Herrich-SchafTer dans le 
genre Chorculcs, & cole de la Bjerkandrella, Cependant la forme et la 
nervulalion des ailes, Jenrs couleurs el leurs dessins, la forme et les moeurs 
de la chenille, le cocon, tons les caracteres qu elle presente prouvent 
surabondamment que la DoLusana n est pas line Choreutes, et je propose 
(Tapppler ce nou\eau genre Millieria, en Thonneur de noire estime" 
collegue M. MilUVre, qui nous a le premier fail connai.re les moeurs si 
interessantes de la chenille de la Dolosana, ainsi que celies des Cho 
reutes Bjerkandrella et Pntiosana. 

Communications. M. Aug. Chevrolat lit la note qui suit : 

M. E. Reveliere, dans le Bulletin n 33 de notre Socie"te, a adresse", par 
1 enlremise de M. Achille Bonnaire, de nouveaux details sur les moeurs du 
Cebrio corsicus, et je Ten remercie pour ma part ; ceux que j ai publics 
sous son nom dans nos Annales, je les avais copies d une de ses lettres. 

L erreur typographique de 9,000 metres au lieu de 900 metres d alti- 
lude, attribute au Cebrio trouv6 a Quinza, m avail totalement echappe". 

Quant a la prelendue espece distincte du Cebrio de Quinza avec celui 
de Porto-Vecchio, je n ai vu enlre eux que de simples varie tes que j ai 
indiquees somm;drement. 

Je serais heureux si M. E. Reveliere voulait bien m indiquer ou sont les 
figures qu il dit avoir ete publics par MM. Chapuis et Candeze. 

M. Bedel signale quelques Coleopteres recueillis par lui, a la fin 
d aout, dans la commune de Lhome (Orne), pres des limites de ce depar- 
tement et de celui de 1 Eure, a vingt et quelques lieues seulement de 
Paris : 

Dans les friches, principalement sur les collines sablonneuses ou les 
talus exposes au Midi : Amara tibialis, Harpalus neglcctus, Cerocoma 
Schaefftri, Clconus turbatus, Sitones ononidis et gemellatus , Gronops 
lunatus, Orthochetts setiger, Cassida chloris, cette derniere, que Ton 
prencl, ^ Paris, sur le Tanucetum vulgare, vivant, comme dans le Cal 
vados, sur une Anthemis et sur une Matricaria, trois plantes du meme 
groupe. 

Dans les pre"s tourbeux : Sitones suturalis, Orchestes pratensis, Apion 
llookeri, Plectroscelis subcserulca Kutsch., Cassica thoracica et pusilla, 
Coccimlla hieroglypkica lype et variele noire. 



197 

Enfln, notre collegue a trouve la Feronia (Pcecilus} vcrstcolor St., et 
sous les tiges du Lotus corniculatus, quelques exemplaires du Sitones 
Waterhousci. 

Certains de ces insectes sont indiqnes pour la premiere fois siir un 
point dussi rapproche de notre centre enlomologique, et meritcnt, a ce 
litre, que Ton prenne note de leur presence. 

M. Bauduer adresse les descriptions suivantes de Coleopleres nou- 
veaux : 

1. PLECTROSCELIS PERRISII Bauduer. 

Allongee, lres~convexe, d un bronze" brillant. Ant^nnes ferrugineuses, 
avec les derniers articles rembrunis au moins au sommet. Pat les avec les 
cuisses bronzees et les jambes d un ferrugineux plus ou moins obscur. 

Tele avec le vertex finement rugueux, marque parfois de quelques 
poinls plus gros. 

Pronotnm transversal, altenue en avanl, arrondi et reborde sur les 
cot< s; angles anterieurs saillants et rcleves; biimpressionnp la base, qui 
est Irgerement sinuee en arriere de rhncune des impressions; couvert 
d une poncluation egale, nolle et serree. 

Elytres plus de quatre fois p!us longues que le prothorax, plus larges 
que lui, pnralleles jusqu au sommet, ou elles sont brnsqnemenl arrondies, 
striees-poncluees ; intervalles coinerts d une ponctualion forte et tres- 
serree formant des rides transverstiles. 

Longueur : 3 ijli a 3 3/Zi millimetres. 

Par sa I6te carene e, cette espece rentre dans le premier groupe de 
M. Allard. Sa grande taille et sa forme aliongee la rapprochent exclusive- 
menl des P. major, chlurophana et Coyei, dont il est cependant facile de 
la dislinguer, savoir : de la P. major el de la P. chlorophana par sa forme 
parallele et ses interslries rides; de la P. Coyei par les impressions de la 
base du corselel. 

Cette belle espece a e te" de"couverte & Sainl-Jean-d Acre par M. Peyron 
mon ami M. Abeille de Perrin Ta retrouvee en mai dans les environs de 
Jyffa. 

Je 1 ai decliee a mon excellenl maitre et ami M. Ferris, dont je suis fier 
d etre Te leve. J ai voulu que ma premiere descriplion fut un temoignage 
de gratitude et d afleclion. 



198 

2. PLECTROSCELIS ORIENTALIS Bauduer. 

En ovale court, bronze ires-brillant sur la tele et le corselet. Elytres 
lestace"es, avec une bancle noire sur la suture tres-dilatee anterieurement 
et une seconde sur le bord lateral. 

Antennes avec les quatre premiers articles ferrugineux, les derniers 
rembrunis an bout. Pattes testacees ; cuisses ant6rieures et intermediates 
rembrunies a la base, posterieures bronzees. 

Tete avec le vertex tres-convexe, couvert d une ponctuation tres-fine 
et espace"e. 

Pronotum transverse, re"treci en avant, couvert d une poncluation exces- 
siveraent fine et espace"e ; sans impression a la base. 

Elytres deux fois et demie plus longues qne le pronotum, de meme lar- 
geur que lui, dilatees a partir de la base mais ne formant pas cependant 
avec lui un ovale regulier; strie"es-ponctuees ; intervalles subconvexes , 
marques d une poncluation excessivemenl fine ; testacees, parses d une 
bordure late>ale noire partant de l e"paule, allant jusqu a Tangle apical, 
dilatee au milieu et reduite a une tranche mince a Fextremite ; et d une 
bande suturale tres-elargie en avant, ou elle se relie a la laterale par un 
trait tres-e"troit, de meme couleur, situe tout a fait a la base. 

Longueur : 1 1/2 millimetres. 

Celte espece, par sa tele carende, se place dans le premier groupe de 
M. Allard. Sa forme courte, son prothorax sans impression a la base et 
sa coloration la rapprochent des P. conducta et chrysicollis ; on la dis- 
tinguera de toutes deux par la distribution de ses couleurs, et, en outre, 
de la P. conducta par sa tete plus convexe, ses yeux tres-saillants, son 
pronotum plus finement ponctue, plus convexe, et enfin par les stries for 
me" es de points plus gros et plus serres, par suite les intervalles plus 
etroits et plus convexes ; de la P. chrysicollis par sa forme large et courte 
et sa faible ponctuation thoracique. 

Elle a et6 prise au mois de mai, dans les environs de Mersina, par mon 
ami M. Abeille de Perrin. 

II serait possible que ce fdt la la veritable P. conducta de Motschulsky, 
que cet auteur d6crit d Armenie. La P. conducta de MM. Foudras et 
Allard en difTere. Si on venait a constaler ce fail a 1 aide des types de 
Fauleur russe, je propose d appeler celle des aulres auteurs P. Foudrasi 
Bauduer. 



199 

M. Desbrochers des Loges, dans une lettre adresse"e au Secretaire, 
fail la communication suivante : 

11 a ete question a plusieurs reprises, dans rios Annales, d un Pyro- 
phorus rapport^ vivant de Cuba par M. de Dos Hermanas, et dont les 
organes lumineux ont ete 1 objet de diverses communications et notam- 
ment d un travail anatomique important de MM. les docteurs Laboulbene 
et Robin. Get Elate"ride est de^signe partout sous le nora de Pyrophorus 
noctilucus Linne. 

Je possede deux individus de cet insecte, donnes a mon ami M. le doc- 
leur Senac et provenant de M. de Dos Hermanas, et ils me paraissent se 
rapporter non au noctilucus Linne, mais au plagiophthalmus Germar 
(Candeze, Monogr., p. 15-2). Cette derniere espece, plus large, a elytres 
plus convexes transversalement, a le prothorax aussi large en avant qu en 
arriere (abstraction faite du prolongement des angles poste"rieurs), le re- 
bord lateral presentant en avant, vers les angles anterieurs, comme 1 ob- 
serve M. Candeze, une expansion large de deux tiers de millimetres envi 
ron. La forme du segment thoracique rappelle ainsi celle du P. clarus 
Germar. Chez le P. noctilucus, le rebord lateral est uniformement etroit 
el lout son parcours sans explanations. 11 est a remarquer, en outre, que 
\Qnoctilucus est surtout repandu dans le Bresil, la Bolivie, etc., tandis 
que, d apres 1 auteur pre cite, le plagiophthcdmus serait originaire des 
Antilles. 

Apres avoir entendu cette communication , plusieurs membres font 
remarquer que les Elaterides rapportes de Cuba, au nombre de 12 a 
1,500 par M. de Dos Harmanas, ont ete Studies a Paris par plusieurs de 
nos collegues qui tous y ont reconnu le Pyrophorus noctilucus. 

Sous le point de vue de la ge"ographie entomologique, on fait egalemenl 
remarquer que, dans 1 Histoire naturelle de Tile de Cuba, Ramon de la 
Sagra et, plus re"cemment (Ann. Soc. ent Fr., 1867, p. 611), M.Chevrolat 
ne signalent dans cette lie que trois Pyrophorus : les noctilucus Linne, 
lygniferus Candeze et havanensis Laporte de Castelnau, et que M. Candeze 
(loc. cit.) donne pour patrie au noctilucus toute 1 Amerique intertropicale, 
tandis que le plagiophthalmus, dont il n a connu que deux individus, 
serait propre a Tile de la Jamai que. ; de plus, 11 dit que c est le noctilucus 
qui doii etre consider^ comme e"tanl le Cucullo ou Coccuyo des Espagnols 
des Antilles. 

~ M. H. de Peyerimhoff envoie, de Moulin, les remarques suivantes : 
1 Le hasard vient de me met Ire sous les yeux le Bulletin des Annales 



200 

de la stance du l/i Janvier dernier. Notre collegue M. Maurice Girard nous 
y apprend, page x, que la Locusta viridissima L. a des mo3urs beaucoup 
plus carnassieres qu on ne le supposait jnsqifa present: il cile pour 
exemple les Educations de YAttacus Cynthia Drury, faites pres de Mont-de- 
]VIarsan par M. de M lly, et durant lesquelles le proprietaire a pu coustater 
le tort que faisait aux chenilles fOrlhoptere dont il s agit. 

A Fappui de ce fait, je puis en citer un autre de moindre importance, 
mais qui peut avoir son interet. Je me rappelle avoir examine sur un 
buisson de ronce la Locusta viridissima pendant qu elle devorait toute 
vivante une malheureuse Zygsena qu elle e"!ait parvenue a saisir par Fex- 
tremite de Fabdomen; j assistai a tout le repas et fus des lors convaincu 
que les grosses Saulerelles, on tout au moins cette espece, ne sont pas 
exelusivement frugivores. 

Un second fait , moins caracte"ristique encore, tendrait a inculper de 
gouls carnassiers un autre Orthoptere beaucoup plus commun : je veux 
parler de Tune de res Saulerelles si vulgaires en aout et septembre dans 
les lieux arides, a vol bruyant, a ailes inferieures rouge ecarlate ou bleues 
(Acndium stridulus et ccerulescens}. 

Dans le courant ou a la fin de FEte dernier, en chassant avec activite 
sur une penle chaude, je m etais mis en transpiration au point que j otai 
ma chemise pour la faire secher sur le sol. A peine y e"tait-elle Slendue, 
que deux ou Irois Acridies du voisinage vinrent se poser dessus ; je pensais 
que le hasard seul les y avail amenees, mais bientot je les vis faire deux 
ou trois petits pas d un air evident de satisfaction et se mettre a jouer des 
mandibules sur les plis de Fetoffe. Je regardai de plus pres, qunique avec 
precaution pour ne pas les elTaroucher, et je les vis, a ma graniie stupe 
faction, tailler avec vigueur dans la toile et engloutir tout ce qu elles deta- 
chaient. J avoue que je ne laissai pas Inexperience se poursuivre trop long- 
temps, et qne deux ou trois trous, gros comme le doigt, suffirenl a me 
convaincre du gout de ces insectes pour la sueur humaine. Je ne pense 
pas, en elTet, que le lin ou le chanvre seuls soient de nature a exciter 
leur appelit, autrement il y a longtemps qu on aurait Ete oblig6 de renon- 
cer au blanchissage de la toile au grand air. 

II n est du reste pas un LepidoptEriste qui ne connaisse le gout de cer 
tains Satyrides, tels que Hermione, Circe, Senele, etc., pour la transpiration 
de rhomme, qu ils viennent chercher parfois jusque sur le chasseur. La 
Venilia maculata m a montre un jour les memes dispositions. 

2 Comme trait a conserver, relativement a riiilelligence des insectes, 



201 

je crois devoir relever le suivant. En regie generate, quand un amateur 
rap orte une chenille parvenue a sa taille, il h place dans une botte ou 
un bocal quelconque : I insecte fi e son cocon on s enfonce en terre, sans 
s inquieler de Pouverture par laquclle il retrouvera la liberty comme 
insecte parfait. Un Cossus ligniperda, que j elevai cette annee, se momra 
beaucoup plus prevoyant. Je Pavais mis dans une petite boite de bois 
remplie plein bord de sciure et de terre et comple lemenl ferrne e; pen 
dant deux ou trois jours j entendis mon prisonnier Iravailler avec ardeur 
a ronger le bois; je m attendais une Evasion et avais pris mes mesures 
en consequence, lorsque le troisieme jour, tout bruit ayant cesse", j exa- 
minai la boite et ne fus pas pen elonne de la voir percee pres du cou- 
vercle d une ouverture ronde d environ un centimetre de diametre, et 
recouverle elle-meme d un mince diaphragme forme" de soie et de debris 
de bois entremele s. De cette ouverture, destinee evidemment a la sortie 
de Pinsecte, jusqu au cocon, qui avail e"te construit conlre une des parois 
laterales, regnait un tuyau de soie destine & conduire le papillon directe- 
menl au point de sortie qu il s etait ainsi menage d avance. Pareille archi 
tecture se rencontre fre queniment, je le sais, chez le ligniperda ci Petal 
sauvage, mais Pinsecte y est naturellement amene" par la disposition des 
lieux, tanclis qu en captivite" je 1 avais loujours vu tisser son cocon au fond 
du vase ou il etait renferm6, sans plus s inquieter de la suite. 

M. Guene"e adresse la 2 e partie de sa note intitulee : Une promenade 
dans les montagnes du Cantat : (Voir la l re partie : Bull. n 3/i, p. 189.) 

Arrivons maintenant aux Le"pidopleres. Qm conque a 1 habitude des hau 
teurs pent se faire une idee de ce qu on y voit voler en Diurnes, car on y 
voit voltr, el abondamment ; c est dej^i un merite a Tepoque de penurie 
ou nous sommes arrives. Pour ce qui me concerne, je m y suis pris trop 
lard et j y suis trop peu reste (premiers jours d aoul); c est juillet qu il 
Taut y passer, comme dans toutes les montagnes, aussi n ai-je vu que des 
sujets passes. En Erebia, Licjea sauiillait par centaines; Euryale, Cassiope 
finissaient; Blandina d^butait et Neoridas ne paraissait pas encore. Ce sont 
la, tout le monde le sail, les especes de cetle zone ; quelques autres plus 
alpines doivent voler stir le p omb; mais a Theure oil je suis arrive et 
par le vent violent qui m y accompagnait ces insectes se tenaient cois. 

Quelques femelles ft Apollo planaient encore, me"lange>s, comme tou- 
jours, A la cratxgi, mais point d aulres Pierides, meme vulgaires. 

Les Argynnes Adippc, Aglaia et Niobe et toules leurs vari6te"s s y con- 
fondaient en grand nombre; Athalia et Parthcnia etaient en debris. 



En Lycenides, virgaurcse y etincelait par milliers, mele de quelques 
Gordius et Chryseis. De loules les Lycenides bleues il ne restait que 
Arion, Euphemus et Acts. 

Enfin, les Syrichtus carthami, alveus et serratulae, jointes a Comma, 
sylvanus, lineola et Actcon, represenlaient les Hesperides. 

Les fleurs , enlassees sur certaincs pentes a 1 exposition du midi , 
n abondenl pas parlout. La Gentiana lutca, qui avail passe fleur, en est 
la principale : elle ne m a point donne, comme au monl Dore, les Miami 
fascicuscula et YHipt. ochreago; mais je ne doule pas qu elles s y Irouvent 
dans la saison. La Charseas graminis bourdonnait en plein jour. 

Larentia didymata etait dans sa fraicheur; mensuraria abondait; prx- 
formata volait en lambeaux. 

line grande quantity de Pyralides, Crambides el Microlepidopteres par- 
taienl des fourres, la plupart decolores ; mais, en iriant bien, on aurait pu 
remplir passablement ses boiles. 

J en ai dit assez, je crois, pour caracteriser, aux yeux du le"pidopteriste 
exerce, la faune de ces locality s, et il n esl point difficile de prevoir, avec 
les donne"es ci-dessus, ce qu on pourra recolter en juin et juillet d une 
annee ordinaire. Y trouver du nouveau serait peut-etre une grande ambi- 
lion, mais y faire une bonne moisson d especes subalpines, bien fraiches, 
assez vari^es el sans aucune peine, c est ce que je crois pouvoir promettre 
a quiconque voudra m y succ6der. Mes collegues qui ont fait partie avec 
moi de Texcursion du mont Dore en 1859 savent d avance ce quMls 
peuvent s en promettre. 

J ai recolte ca el la quelques chenilles sans grand interet. Celle de la 
Macroglossa bombyliformis y elait commune, grimpee le soir au sommel 
des scabieuses. La Genista purgans, qui abonde ici, y nourrissail par 
masses la Fidonia compicuata. Ou doil y renconlrer en juin une foule 
d autres especes, car c est, comme on le sail, une des planles les plus 
produclives. Les aulres genels fournissaieut les especes ordinaires. 

Mais je me suis livre surtout a la recherche d une Acronycta qui ise 
differe guere de notre Auricoma, mais qui vit a une tout autre epoque el 
exclusivement sur la gentiane. Cette chenille, loin de fuir la lumiere, 
s expose au milieu de ses larges feuilles au soleil du matin. La race est 
inlermediaire entre P Auricoma typique de nos environs et la curieuse 
Acronycta que Freyer a figured sous le nom frAtpina, et qui a fait jus- 
qu ici mon desespoir, puisque j en ai eleve plusieurs sujets a bien des 
reprises sans pouvoir obtenir son papillon qui ne m est pas aulhentique- 



J03 

ment connu. Nous verrons ce que donnera la race du Cantal, et si le 
resultat en vaut la peine j aurai soin d en informer la Socie"te". 

M. le docleur Puton ecrit sur le m^rae sujet : 

Notre Collegue M. Guene e a mille fois raison de signaler la station du 
Lioran (Cantal) comme un petit paradis pour Fentomologisle qui aime la 
belle nature, les inseoles rares, 1 absence des importuns et aussi des 
fatigues que la jeunesse seule recherche. 

Je 1 ai visited il y a deux ans avec mon ami M. Lethierry, et nous 
1 avons deja recommandee a tous les collegues de notre connaissance. C est 
la que nous avons trouve un Elateride nouveau, le Corymbites Pulonis 
Desbr., qui vit sur les sapins, et la Psylla Delarbrei Put, qui vil sur le 
Genista Delarbrei. Nous y avons pris aussi un Adclops, mais un seul exem- 
plaire qui a e"te perdu et n a pu etre determine; il serait, je crois, facile 
de le retrouver sous les mousses. 

M. J. Fallou presente quelques remarques au sujet de la Deiopeia 
pulchella dont il a ete plusieurs fois question dans le Bulletin : 

Deux exemplaires de ce Lepidoptere ont ete pris recemment de nouveau 
aux environs de Paris. 

L un dans un petit champ enlre deux plantations de vignes bordant la 
foret de Senart, pres de Draveil, le 14 aout 1874. 

L autre est entre dans une maison de Champrosay, dans la soiree du 
2 septembre, vers neuf heures, attire par la lumiere d une lampe. Get 
individu est d une fraicheur remarquable, faisant supposer qu il n a pas 
ele" apporte" par le vent, et qu il a du eclore dans le voisinage du lieu oil 
il a ete pris. 

Notre collegue recherche en ce moment la chenille de la Deiopeia sur la 
viperine (Echium vulgare), commune aupres de Champrosay; il se pro 
pose de communiquer a la Societe le resultat de ses recherches. 

M. Lichtenstein communique une note pour servir a Thistoire du 
Phylloxera vastatrix : 

Vous savez, mes chers collegues, avec quel ze e depuis six ans je traque 
ce petit Homoptere americain, qui est, pour moi, la cause seule et unique 
de la mortalite de nos vignes. J en ai souvent cntretenu la Soci6le. 

il y a done six ans que je sais et que je vous ai dil que le Phylloxera, 



- 204 

apres avoir pass6 Phiver sous forme de tres-jeune larve et sans grossir, 
commencait en fevrier on mars a s ;irrondir, a pondre et ft couvrir les 
racings de souches de milliers de pelits. Parmi ceux-la, quelques-uns, qui 
se tiennent de preference sur des radicelles que leur piqure dpforme, 
changent de peau , deviennent des nymplies a fourreaux d ailes fort 

visibles, et enfin sortent du sol, deviennent des insectes aile"s et vont 

je ne savais ou. 

Aujourd hui je le sais, ils vont dans nos garrigues et la se posent sur le 
chene kermes (Quercus coccifera], arbrisseau des plus communs dans nos 
terrains en friche. La ils deposent, non pas des oaufs comme devraient 
le faire des insectes adultes et complets, mais une petite pupe entouree 
d une mince pellicule qui se fend bientot pour donner passage a des 
insectes adultes sexues qui s accouplent immediatement avec la plus 
grande ardeur. 

(Test une des me tamo phoses les plus bizarres dont notre chere ento- 
mologie, si riche pourlant en miracles, nous offre 1 exemple. Chez les 
insectes, le sexe est deja acqnis et reconnaissable dans lefi nymphes, au 
moins dans le plus grand nombre de cas chez le Phylloxera. La nymphe 
qi e j attribue au male est conrte, ova e, tandis que la nymphe femelle 
est allonge e et etrai glee au milieu. Celte nymphe se change en insecte 
aile, Pun vif, agile, jaune clair, Fautre plus iouid, plus lent, rouge 
orange. 

Tres-ignorant en anatomie interne d aussi petiles beles, j ai cru long- 
temps que je verrais ces insectes ailes s accoupler et pondre des oaufs. 
Point du tout : ils parent sans aucun rapprochement et vont sur les 
feuilles dn kermes laisser cote a cole deux pelits sacs qui s ouvrent 
et livrent deux insectes sexue s, male et femelle, qui s accouplent alors, 
pendant que les insectes ailes qui leur ont servi de vehicule meurent 
aupres d eux. 

Que sont ces insecles ailes, ni males, ni femelles ? Ge sont des cocons 
volants renfermant une chrysalide ou pupe de laquelle sort 1 insecte par- 
fait sexue". 

Et ce qui est encore plus eMonnant, la pupe male me paralt unique, 
mais la pupe femelle est souvent double dans 1 abdomen, comme il y a des 
cocons a deux chrysalides. Je vois ici un insecte livrant deux pupes d ou 
sortent deux insectes adultes parfaits. 

Pour moi, le mot ceufesl lie a une idee de germe, de de"but d existence : 
il doit en sortir un animal incomplet, inepte a se reproduire sans avoir 



205 - 

parcouru une phase d existence plus ou moins longue et subi plus ou 
raoins de metamorphoses ; mais une enveloppe d ou sort un insecte par- 
fait qui s accouple sur-le-champ me paralt 6tre une chrysa ide ou pupe 
et non un oenf. J ajoulerai que. les Phylloxera vastatrix qui sortenl de la 
pup* 1 avec des appareils de generation qui seml)lent complets sont de"- 
pourvus de roslre ou sucoir. Ceci n est pas nouveau et, si je ne me 
trompe, bon nomhre de Lepidopleres et autres sont dans le mem? cas et 
ne prennent point de nourriture a Petal parfait. 

Au point de vue d interet general pour rgriculture, ma decouverte de 
Hiabitat du Phylloxera a 1 elat sexue" pourra etre utilement mise a profit 
pour le de*lruire. 

Membres presentes dans la seance : 

1 M. Gilnicki presente pour faire partie de la Socie"t6 M. Charles- 
Louis-Joseph Pollet, de Fecamp, qui s occupe de 1 etude des Coleopleres 
d Europe. MM. Chevrolat et Reiche sont charges de faire un rapport sur 
ce candidat. 

2 M. E. Desmarest presente ^galement M. J. Traherne Moggridje, de 
Richemond (Surrey), 2, Toxton Villas, qui a publie des travaux sur les 
moeurs des Fourmis et des Arai^nees. MM. H. Lucas et E. Simon sont 
indique"s pour faire un rapport sur ce candidat. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par II. Louis BEDEL, Arcliivisle adjoint. 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOGIETES 

SAVANTES. 

Annales de la SocilU Ltnne enne de Lyon, ann6e 1873, t. XX. 187/j. 
2 pi. et un portrait. 
MULSANT et REY, p. 1, Description de divers Goleopteres bre"vi- 



206 

pennes. MDLSANT el GODART, p. M, Descr. d un genre nouveau 
de Curculionites (Stolalus INicolasi). ID., p. 47, Gymnetron 
mixtura, n. sp. (de Narbonne). MULSANT et KEY, p. 52, Dorcus 
semisulcatus, n, sp. d Algerie). ID., Histoire naturelle des Pu- 
naises de France : p. 65, Tribu des Roduvides ; p. 169, Tribu des 
fimesides. MULSAST, p. 191, Notice sur Antoine Ecoflet. 
MULSAINT et REY, p. 215, Supplement aux Altisides de Foudras. 
ID., p. 258, Liste des Coleopteres dont les metamorphoses oni 
e"te publiees par M. Schiodte. MULSANT et GODART, p. 265, 
Acalles Giraudi, n. sp. (du Var). MULSANT et REY, p. 285, 
Algochariens (suite), Aleocharaires. 

Comptes rendus hcbdomadaires des seances de C Academic des Sciences, 
t, LXXIX, n 08 6, 8 et 9. 

GIRARD, p. 364, Etat de 1 invasion du Phylloxera dans les Gha- 
rentes. LA PERRE DE Roo, p. 365, Emploi des de"chels de lin 
centre le Phylloxera. FAUCON, p. 365, Vignes phylloxe re es 
traite"es par le sable. LECOQ DE BOISBAUDRAN, p. 367, Appari 
tion du Phylloxera aile des le mois d aout. P. 367-378, Notes 
sur le Phylloxera et la maladie de la vigne. HECKEL, p. 512, 
Phe^nomenes de localisation de substances minerales chez les Arti- 
culs. P. 51Zi-521, Notes sur le Phylloxera et la maladie de la 
vigne. BALBIANI, p. 562, Sur le Phylloxera aile et sa progeni- 
ture. BAZILLE, p. 569, Migrations du Phylloxera et effets de la 
submersion. P. 571-573, Notes sur les insecticides et sur le 
Phylloxera. 

* Entomologist s monthly Magazine, t. XI, n 124, septembre 187/1. 

BUCKLER, p. 73, Larva and pupa of Deilephila euphorbias 
BUTLER, p. 77, 2 new species of Ileterocerous Lepidoptera from 
Ega and Moreton-Biy. LEWIS, p. 78, 3 new species of Eroty- 
lidee from Japan, Siberia and Korea. SHARP, p. 79, 2 new ge 
nera and some new species of Pselaphidas. BATES, p. 95, Notes 
on Carabidae (Siagonina3 and Scaritina3) and description of new 
specier. 

Notes. 8/1, A curious race of Harpalus latus. Variety of 
Liodes humeralis. P. 85, Goccinella eating Lepidopterous ova. 
Halonota grandasvana at Uartlepool. Elachista serricornis. 



207 

On Endopisa nigricana. Crymodes exulis. P. 86, Natural 
History of Larentia olivala. P. 87, Natural History of Asthena 
Blomeraria. P. 89, Capture of Noctua sobrina. Capture of 
Pachnobia alpina. P. 90, On the larva of Noclua subrasea. 
On Lobesia reliquana, Domestic Entomology : A word in sea - 
son. P. 92, Aphelocheirus eestivalis in Norfolk. On some 
Odonata from the Sandwich Islands. Rewiew, p. 93, On the 
transformations of the common House Fly, by Packard. Proceel. 
of the Ent. Soc. of London. 

* Feuille des Jeunes Naturalisles, A e annee, n Zi7. Une pi. lithogr. 

E. SIMON, p. 125, Etude sur les Araignees maconnes des genres 
Ctenila et Nemesia (suite). GORCELLE, p. 132, Chasse a la 
miellee. LELIEVRE, p. 135, Varied de Zygaena hippocrcpi- 
dis, etc. 

* Societe Linnecnne du Nord de la France, bulletin meniuel n 27, 

septembre 187Z[. 

* Transactions of the American entomological Society, t. Ill, 1870-71. 

U pi. n. et col. 

W. EEWARDS, p. 1, Noles on Graptas C-aurcum and inlerroga- 
lionis. ID., p. 10 et 205, Descr. of New Species of Diurnal 
Lepidoptera. HERMAN BEHR, p. 23, Synopsis Noctuidarum hu- 
cusque in California repertarum. G. HORN, p. 29, Synopsis of 
the Parnidffi of the United States. ID., p. /i2, Notes on some 
Genera of Coprophagous scarabeidae of the U. S. OSTEN-SACKES, 
p. 51 et 343, Biological notes on Diptera. ID., p. 54, Contri 
butions of the Natural History of Cynipidae of the U. S. and their 
galls. E. COPE, p. 65, On some new and little known Myria- 
poda from the Southern Alleghenies. CH. BLAKE, p. 68, Descr. 
of two new species of Mulilla froni Mexico. J. HORN, p. 69, 
Contributions to the Coleopterology of the U. S. ID., p. 97, 
Descriptive Catalogue of the species of Nebria and Pelophila of 
the U. S. ID., p. 105, On the species of Oodes and allied genera 
of the U. S. ID., p. 110, Description of the species of Aphodius 
and Dialytes of the U. S. ID., p. 13Zi, Descr. of new species of 
Histeridae of the U. S. CRESSON, p. l/i3, Descr. of new species 



208 

of Pimplarise found in America north of Mexico. GROTE and 
Robinson, p. 173, Remarks on D r Boisduval s Le"pidopteres de la 
la Californie. ID., p. 176, Descr. of American Lopidoplera. 
GROTE. p. 183, List of the Sphingidse, ^geridse, Zygaenida} and 
Bombyci ffi of Cuba. W. EDWARDS, p. 189, Descr. of new North 
Amer. Diurnal Lepidoptera. LINTNER, p. 197, On Graptse in 
terrogation is nnd Fabricii of Edwards. BLAKE, p. 217, Synopsis 
of the Mutillidse of North America. W. EDWARDS, p. 266, Descr. 
of new species of North American Butterflies. G. HORN, p. 278, 
Synopsis of the species of Corphyra of the U. S. ID., p. 284, 
Synopsis of Aphodiini of the U. S. ID., p. 297, Remarks on the 
Species of the Genus Isomalus Er., of the U. S. ID., p. 299, 
Descr. of new Species of ElateridaB of the U. S. ID., p. 325, 
Descr. of new Goleoptera of the U. S., with notes on known spe 
cies. CRESSON, p. 348, Descr. of two new species of Masaris. 



OUVRAGES DIVERS. 



* TOURNIER. Curculionides nouveaux. (Extr. des Millheil. schw. ent. 

Ges., 1874.) 

* ID. Materiaux pour servir a la monographic de la tribu des Erirrhi- 

nides. (Extr. des Ann. de la Soc. ent. de Belgique, 1874.) 

* ID. Observations sur les especes europe"ennes et circumeuropeennes 

de la tribu des Tychiides. (Extr. des Ann. de la Sociele ent. de 
France, 1873.) 



Notre collegue M. Robert Mac Lachlan annonce la publication prochaine 
de son ouvrage sur les Phryganides, intitule : Monographic Synopsis and 
Revision of the T/iclwptera of the european Fauna. Il reclame le concours 
de tous 1 s entomologistes et specialement de ceux qui habitent le midi 
de 1 Europe, pour completer les elements de son travail. 

Paris, 18 septembre 1874. 
PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 56. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOC1ETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Uecueilli par M. E. BESJtfAREST , Secretaire. 



Paraiaxant deux fois par mo is. 



Seance du 3 Septembre 

Presidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 

23 membrcs presents. 

M. des Gozis, de Montlucon (Allier), assiste a la seance. 

Lectures. M. Aug. Chevrolat reraet la fin de sa Monographic des Ce- 
brionites, comprenant plus sp^cialement les especes exotiques de cette 
famille (genres Scatolenus, Cebriorhipis, Septelytron, Musopsis, Selenodon 
et Anachilus). 

M. V. Signorel depose sur le bureau la 13 e partie de son Essai sur 
les Cochenilles ou Gallinsectes, renfermant le genre Kermcs. Travail 
accompagn6 d une planche. 

Communications. M. Miedel envoie sa photographic pour Tun des 
albums de la Societe. 

Le Reverend Pere Belon adresse de Saint-Maximin (Var) les notes qui 
suivent : 

1 L annee derniere (Petites-Nouvelles entoraolog., n 90, 15 de"cembre 

1873), notre collegue M. Elz^ar Abeille de Perrin donnait connaissance 

aux entomologistes d une decouverte interessanle que nous avons faite 

ensemble, au mois d aout et dans un terrain parfaitement sec, en soule- 

(1874, 2 annee.} 18 



210 

vant des piquets que j avais plantes moi-meme quelques mois auparavant. 
Dix-huit exemplaires du fameux Lyreus subterraneus trouves en compa- 
gnie d assez nombreux Adelops Aubei ! G 6tait line surprise quMl 6tait 
utile de signaler pour faciliter des recherches ulte"rieures sur les moeurs et 
1 habitat de ces insectes. Pour mon compte je me proposals bien de sur- 
veiller activement mes piquets el de reprendre le Lyreus en quantity et 
sous tous ses elats. Cependant je ne suis pas encore parvenu a mon but ; 
c est en vain que de temps a aulre j allais explorer mon terrain de chasse: 
pas le moindre Lyreus, ni Tinsecte parfait, ni sa nymphe, ni sa larve. 
J esp6rais meilleure chance au mois d aout , qui devait etre 1 e* poque de 
son apparition; mais line absence m aempech6 de re"ussir. Des ma rentree 
a Saint-Maximin, c est-a-dire dans la seconde semaine de septembre, je 
courus a mes piquets : il e"tait un pen tard probablement, car je n ai cap 
ture" qu un tres-pelit nombre de Lyreus, loujours en compagnie de V Ade 
lops Aubei , mais point de larve. 

En appelant de nouveau sur ce point I aUenlion des entomophiles, peut- 
etre obtiendrons-nous des resultats plus heureux. II me semble pourlant 
pouvoir assurer des aujourd hui que le Lyreus recherche de petites fon- 
gosite"s verdalres qui se forment sous Fe"corce des piquets de chene 
enfonce"s en terre, et, bien que le terrain soil d une grande aridite", il y a 
Ik une humidite" relative dans Jaquelle Finsecte pent se developper et 
vivre. 

2 Dans le Bulletin des seances (n os 32 et 33), il a ete question de la 
lumiere des Lampyris males. Aux renseignements qui ont ete fournis par 
nos collegues je puis ajouter que les Lamprorhiza, et specialement le 
L. Detarouzei male, qui est assez commun ici, donnent dans Tobscurit^ 
une lumiere tres-faible. Cette lumiere me parait prendre un peu d inlensile 
au moment de la copulation. Elle est situ^e pr^cis^ment aux arceaux de 
Tabdomen ou Jacquelin Duval (Glanures entomologiques , l er cahier) 
signale des laches flaves. 

Dans les lies de la Me"diterrane"e (Malte et Corse en particulier), le Lam 
pyris Lareyniei male est doue de la meme propriety, et j ai pu observer 
maintes fois que celle espece emet la nuit une lueur assez vive et que 
celte lueur se conserve meme assez longtemps dans robscurite" apres que 
Tinsecle a e"le" jele dans le flacon et tue par la benzine. G esl dans ces 
condilions seulemenl que j ai conslat le fait; je n ai point remarque" cetle 
lueur pendanl le vol de Tinsecle, mais il esl possible qu elle soil distincte 
alors si on y fait attention. 



211 

Je profile, en terminant celte note, de 1 occasion qui se presente de 
parler clu Lamprorhiza Delarouzei pour faire remarquer que cette espece 
apparait a Saint-Maximin des le commencement de juin, mais qu on 
n en retrouve plus apres la premiere semaine de juillet. Cette particula- 
rite ne me semble pas avoir et6 signalee par les auteurs. 

M. Bauduer transmet la description d une nouvelle espece de Go- 
leoptere : 

CREPIDODERA ABEILLEI Bauduer. 

Corps ovale court, pubescent, bronze. Antennes ferrugineuses, avec le 
dernier ou les derniers articles enfumes au sommet. Jambes testacees, 
avec les cuisses anterieures et intermediaires rembrunies a la base; poste- 
rieures brunes. Dessous du corps noir. 

Tete peu convexe, avec le vertex tres-finement ponctue. 

Pronotum transverse, deux fois anssi large que long, couvert d une 
ponctualion forte et serree, marque a la base d une impression assez pro- 
fonde, limilee inte>ieurement, de chaqtie cote, par une petite fossette ; 
retreci en avant, arrondi sur les cotes. 

Elytres quatre fois plus longues que le pronotum, plus larges que lui, 
dilatees apartir de 1 epaule jusqu aux trois cinquiemes, arrondies ensemble 
au sommet. Stries ponctuees, les points des stries plus forts que ceux du 
pronotum; intervalles fmement rugueux, porlant chacun une rangee de 
petits poils blancs disposes en serie longitudinale. 

Longueur : 1 1/4 4 1 1/3 millimetre. 

Par ses elytres velues, cette espece se range dans le sous-genre Epitrix 
de Foudras. Elle se distingue nettement, et au premier abord, des quatre 
especes qui le composent par sa couleur franchement et uniform^ment 
bronzee. 

Cette espece a et6 prise au mois d avril, dans les environs de Jerusalem, 
par mon excellent ami M. Abeille de Peirin, auquel je suis heureux de la 
dedier en temoignage d affection. 

M. Javet fait passer sous les yeux de la Society de belles series de 
deux tres-rares variet^s de Carabus : les C. arrogans = Ulrichi var. 
et C. versicolor = monilis var., provenant de Servie. 

JVI. V. Signoret lit la note suivante relative au Phylloxera vastatrix ; 
Dans le dernier numero du Bulletin, page 203, je vois une note de 



212 

M. Lichtenstein sur le Phylloxera de la vigne qui exprime nne opinion 
qui me semble bien risquee sur les moeurs de cet insecte. Ainsi, dit-il, 
les nymphes sortent du sol et deviennent des insectes ailes. Je lui 
demanderai si ce sont les nymphes ou les insectes ailes eux-memes qui 
sortent de terre ? Puis il ajoute : et vont dans nos garrigues et la se 
posent sur le chene kermes, y dgposent, non pas des O3ufs, mais une 
petite pupe entoure"e d une mince pellicule qui se fend pour donner 
passage a des insectes adultes sexue"s qui bientot s accouplent avec 
ardeur. M. Lichtenstein parait done penser que le Phylloxere du chene 
kermes est le meme que celui de la vigne, ce qui ne se trouve pas d accord 
avec ce que vient de communiquer a 1 Academic des Sciences M. Balbiani, 
qui, dans une note a ce corps savant (Gomptes rendus, 2 e semestre 1874, 
n 11, iU septembre), vient d annoncer qu il a trouve a Montpellier trois 
Phylloxera : celui de la vigne, celui du chene et celui du chene kermes; 
que, parmi eux, celui de la vigne est seul nuisible; que, quant a la nou- 
velle espece vivant sur le chene kermes, elle est en telle abondance que 
toutes les plantes voisines et meme la vigne en sont couvertes. M. Balbiani 
propose d appeler ce dernier Phylloxera Lichtensteini, M. Lichtenstein 
1 ayant signale le premier. 

Le fond de la note de M. Lichtenstein tombant, il deviendrait inutile 
de discuter les diverses opinions emises par son auteur ; cependant je 
trouve son idee, de conside"rer les individus aile"s ni males ni femelles 
comme des cocons volants, assez hasardee. D abord, y a-l-il des individus 
ailes ni males, ni femelles ? C est un point qui Tembarrasse, ayant avanc6 
autrei ois qu il avail trouve un male, que j ai prouv6 n etre pas tel ; mais 
j ajoute quMl n y a, avant Fapparilion de la ge"ne>ation sexuee, que des 
femelles qui pondent ou ont ponclu. Il n y a pas jusqu a present de 
generation neutre. Peut-etre M. Balbiani la trouvera-t-il, lui qui est sur 
les lieux de la production phylloxerienne. 

On a parle de Phylloxera a Lyon et dans le Beaujolais. J ai demande 
des insecles, et j en ai recu en assez grande quantity. 

Je demanderai de quel pays M. Lichtenstein fera venir la nouvelle 
espece, lui qui indique les deux autres comme originates d Amerique? 

Enfm j ajouterai que je possede toujours chez moi la vigne sur laquelle 
j ai fait mes premieres eludes en 1869 , que tous les ans j y mels les 
Phylloxera que Ton m envoie, soil ceux des racines, soil ceux des galles, 
et que cetle vigne vit toujours malgre" les Phylloxeres qui sont sur les 
racines; qu elle n est pas tres-belle comme longueur de sarments, mais 



213 

qu elle est tres-verte et qu il n est pas e"tonnant qu elle soil pen riche en 
bois, e"tant depuis cinq ans dans la m&me terre et dans le m6me pot. 

Au moment de venir & la stance, je recois de M. Lichtenslein un envoi 
des especes signale es. Je vais m empresser de les etudier; seulement il 
parait que je n ai clans cet envoi que des pupes du Phylloxere du chSne 
kermes. J ai aussi en abondance le Phylloxera corticalis Kalt., que je ne 
connais que d apres M. Liechtenstein ; nous verrons. Je ne connais que le 
corticalis vivaut sur le pin ; pour ceux que je viens de recevoir, & premiere 
vue je crois que c est le Ph. Rileyi Lich., Mss., figure" par M. Riley, 
6 e rep., Ann., p. 64, 1874. 

M. Maurice Girard adresse la communication suivante : 

J ai recueilli cette anne*e, dans les bois des environs de Cognac, un 
grand nombre de cocons de Eombyx neustria Linne", afin de faire des 
essais de cardage, et j ai pu observer un fait analogue & celui qui est 
connu pour le Ver a soie (Sericaria mori}. Des chenilles filent parfois 
leurs cocons accoles les uns conlre les antres, et m6me, ce qui est plus 
curieux, peuvent se re"unir ensemble pour filer un cocon commun, comme 
les douppions des raagnaneries. J ai rencontre" particulierement un de ces 
amas de cocons assez grand pour avoir au premier abord 1 aspect d un 
gros cocon de Paon de nuit (Attacus pyri Linne") blanchi par les rose es. 
II faut bien remarquer qu il s agit d insectes a Fetal libre et nullement de 
sujets d education gftn^s dans des boites et dans des conditions anor- 
males. 

M. J. Fallou fait savoir que, depuis sa derniere communication stir 
la Deiopeia pulchella, il a encore et6 pris, du 10 au 16 septembre, a la 
lumiere, a Champrosay meme, quatre exemplaires de ce Lepidoptere. 

M. E.-L. Ragonot communique les notes suivantes : 

1 J avais lu avec beaucoup de. plaisir les notes si interessantes sur les 
premiers etats de divers insectes, inserees dans les Promenades entomolo- 
giques de notre estime collegue M. d. Ferris, mais ce sont surtout celles 
relatives aux chenilles de Microlepidopteres qui ont attire mon attention, 
et, d^sirant obtenir de plus amples renseignements, je me suis adress6 i 
M. d. Ferris, qui, avec la grande obligeance qui le caracterise, s est 
empresse de m envoyer plusieurs de ces chenilles. 

L une d entre elles est particulierement inte ressante : c est celle d une 



Conchy its (C. udana Gn. ?) qui vit dans les liges de YAlisma plantago; 
mais, avant d en parler plus longuement, je voudrais examiner avec soin 
la synonymic tres-embrouillee de cette espece. 

J ai e"te" aussi tres-agre"ablement surpris en recevant de M. fid. Ferris un 
certain nombre de chenilles de la Coleophora meliloli Scolt , car cette 
belle espece, la plus grande du groupe, ayant les ailes d un vert dore 
metallique et 1 apex cuivreux, n avait encore ete" signaled que d Angleterre 
et d Allemagne. Herr Wocke ne cite que 1 Angleterre comme patrie, 
paraissant ignorer la de"couverte de cette espece par Herr. Muhlig en 
Allemagne. 

Comme je ne trouve aucune description de la chenille, je crors bien 
faire en la donnant : 

COLEOPHORA MELILOTI Scott. Chenille. Longueur : 5 a 6 millimetres. 
- Jaune pale. Tele brun pale, les lignes, les ocelles et le bord posterieur 
plus fence s ; deuxieme segment brun pale, le bord anle>ieur blanchatre, 
posterieurement avec un ecusson etroit, brun fonce luisant, formant bor- 
dure et divise au milieu; la partie posterieure de la tSte rentrant sous le 
bord du deuxieme segment lui donne une couleur plus fonc^e; troisieme 
segment avec quatre petites laches triangulaires brun fonce; le quatrieme 
segment avec deux petits points bruns peu distincts; chacun des deuxieme, 
troisieme et quatrieme segments avec une tache lat^rale brun fonce\ 
Plaque anale et pattes ecailleuses couleur d ambre. 

Fourreau. Longueur : 7 millimetres. Brun, droit, court, cylindrique, le 
bout triangulaire, la bouche att^nu^e, un peu oblique ; forme de graines 
evidees. D abord la chenille se sert d une seule graine, mais plus tard elle 
p^netre dans une autre graine qu elle attache grossierement a la pre 
miere; apres Tavoir videe, elle redresse les deux graines, qu elle renforce 
de soie, formant aussi de soie le bout triangulaire et la bouche. 

La chenille vit en aout et septembre, sur les graines de Melilotus ; en 
Angleterre et en Allemagne, sur le M. officinalis, et M. fid. Ferris Fa 
trouvee sur le M. macrorhiza. Herr Muhlig a obtenu le papillon au mois 
d aout de 1 annee suivante : douze mois d altente ! 

2 En parlant de Goleophora, j ajouterai aux M especes que j avais ren- 
contr^es aux environs de Paris (voir Annales 1873, Bulletin, p. cix) les 
suivantes : 



215 - 

nrilvipennis. ycnistse. 

cornuta. trifarieUa. 

olivaceella. therinella. 

putmonariella. nutantella. 

ibipennclla. argentula. 

saturatella. virgaurex. 

Quant aux especes de ma derniere liste dont j attendais Peclosion pour 
etre bien fixe", les conyzae (?) et lineolea (?), 6taient bien ces especes ; 
celle de la pulmonaire m a produit une nouvelle espece (pulmonariella 
mihi), et celles de la Coronilla varia m ont donn6 la serenella, mais la 
Col. coronillss est bien une espece parisienne, car j ai trouve le fourreau 
en grande abondance Meudon, sur les gousses de YAstragallus glyci- 
phyllos. 

J ai aussi rencontre communement la chenille de la Col. fuscocuprdla 
sur le noisetier. 

Ainsi la liste des Colcophora de nos environs s eleve de"jft ft cinquante- 
six especes, et il est probable que beaucoup d autres restent ft decouvrir. 

M. H. Lucas communique la note suivante relative au Tetranychus 
lintearius, Arachnide trache"enne de la tribu des Acaridies : 

En me rendant de Chambourcy a Retz, vers les premiers jours de sep- 
lembre 187Zi, pour explorer les bois qui entourent ce village situ6 dans le 
canton de Saint-Germain-en-Laye, je remarquai, sur les bords de la roule 
qui conduit ft cette locality, des toufles luxuriantes de vegetation tfUlea- 
europseus. En examinarit ces ajoncs ayant acquis un assez grand develop- 
pement, mes regards furent attires par la vue de toiles fines, soyeuses, a 
mailles tres-serre"es et qui enveloppaient la plupart des liges de cetle 
plante. Ces toiles, non adherentes au toucher, d une consistence assez 
grande malgr6 leur delicalesse extreme, me rappelaient, par leur disposi 
tion et leur contexture, celles que favais souvent rencontrees et observees 
en Bretagne, en Normandie, aux environs de Bordeaux, de la Tesle el 
d Arcachon, et qui sont i ouvrage du Telranychus lintearius. N ayant 
jamais rencontr6 cette rnicroscopique Arachnide aux environs de Paris, 
j eus peine ft croire ft la presence de cette espece dans cetle locality 
Forlement intrigu6 et arme d une loupe, je me mis ft la recherche de 
Inhabitant constructeur de ce fin tissu. Je ne remarquai d abord rien sur 
ces toiles d un blanc laiteux et tenues avec une propret6 irr^prochable ; 
mais, en explorant les ajoncs, je decouvris ft Taisselle de leurs feuilles 



216 

spinit ormes assez difficiles a examiner, de petites masses arrondies, rou- 
geatres et immobiles. En secouant forlement les tiges sur une serviette 
avec le manche de mon filet, je les fis tomber, et, a 1 aide de ma loupe, 
je vis tous ces petits corps sphe riques, d abord immobiles, se de"sagrger 
peu a peu et courir ensuite avec une tres-grande rapidite" comme aulant 
de petits points mouvants. Je m apercus, en observant les allures et en 
etudiant la conformation de ces corpuscules, que j avais affaire a une 
ancienne connaissance, le Tetranychus Lintearius de notre tres-regrette 
et savant confrere Leon Dufour. Grande a el6 ma satisfaction, parce que 
cette de"couverte, curieuse au point de vne de la geographic entomolo- 
gique, enrichit d une espece nouvelle la faune des environs de Paris, 
car le Tetranychus lintcarius, qui a e"te" si bien de"crit et figure par Leon 
Dufour dans un travail auquel j ai ajoute quelques faits nouveaux (Ann. 
Soc. ent. Fr., p. 741, 1869; loc. cit., Bulletin, p. LVIII) qui avaient 
e"chapp6 aux yeux de ce scrutateur consciencieux de la nature, n avait 
encore etc" signale que des environs de Saint-Sever, de Bordeaux, de la 
Tesle, d Arcachon, de Roscoff, du Portrieux et de Fecamp. 

Enfin, pour completer cette observation, je me fais un plaisir de mettre 
sous les yeux de la Societe plusieurs liges d } U lex curopxus enveloppe"es 
de soie, et si, a 1 aide de la loupe, on examine ce tissu, on remarquera 
encore engages sur cette toile, qui rappelle par sa contexture une fine 
batiste, un certain nombre d individus de ce tisserand rnicroscopique. 

Membres rccus. La Socie"l6 admet au nombre de ses membres : 

1 M. J. Traherne Moggridge (Entomologie ge?ierale, mceurs des In- 
sectes], qui habile acluellement Menton (Alpes-Maritimes), maison Gas- 
laldy, present^ par M. E. Desmarest. Commissaires-rapporteurs : 
MM. H. Lucas et E. Simon. 

2 M. Charles-Louis-Joseph Pollet, principal clerc de nolaire (Entomo 
logie generate, plus specialemcnt Coleopteres et Lepidopteres d Europe], 
rue Sainte-Croix, 28, a Fecamp (Seine-Inferieure) ; present^ par M. Gil- 
nicki. Commissaires-rapporteurs : MM. Chevrolat et Reiche. 



Le Bulletin bibliographique de la seance du 23 septembre paraitra dans 
le Bulletin des seances N 37. 

Paris, 30 septembre 1874. 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE el O, rue des Deux-Porlrs-Sl-Sauveur, 22. 



N 37. 



BULLETIN DES STANCES 



DE LA 



SOGIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par ill. E. DESMAREST, Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 14 Octobre 1S74. 

Pr6sidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 

27 membres presents. 

Rapport et decision. Apres avoir entendu lecture d nn rapport de la 
Commission de publication, la Socie"te decide que le 3 e nume^ro trimestriel 
des Annales pour 1874 sera compose" des me moires dont les litres 
suivent : 

1 CHEVROLAT, Suite de la Revision des Cebrionites, genre Cebrio (fin) ; 

2 BIGOT (J.-M.), Notice sur des especes nouvelles des genres Rutilia et 
Formosia ; avec une planche colorize ; 

3 DEYROLLE (Henri), Revue du groupe des Euchirides, de la famille des 
Melolonthides, et description d une espece nouvelle da genre Pro- 
pomacrus (P. Davidii); avec une planche coloriee ; 

!\ THEVENET, Note sur les metamorphoses de la Corticaria pkaraonis; 
avec figures ; 

5 GOBERT (docteur E.), Description d une nouvelle espece du genre 
Acitius (A. Duvergeri], foimant une coupe sous-g6n6rique nouvelle 
sous le nom tiCHomcelytrus ; 

6 FAUVEL (Albert), Les Staphylinides de la Nouvelle Cal6donie ; descrip 
tion de deux genres nouveaux : Noumea el Diplostichus ; avec 
figures ; 
(187A, 2 C ann&e.} 19 



218 

7 CAPIOMONT (G.), Monographic du genre Lixus (l re partie), d apres les 
manuscrits laisse"s par notre collogue et mis en ordre par M. C.-E. 
LEPRIEUR ; 

8 Bulletin des seances et Bulletin bibliographique pour la fin du 3 e tii- 
raestre de 187Zj, recueillis par MM. E. DESMAREST et L. BEDEL. 

Lecture. M. Reuter d Helsingfors, adresse, par Fentremise de M. le 
docieur Pulon, un travail intitule" : Remarques synonymiques sur quelques 
He te ropteres. 

L auteur donne des descriptions, observations diverses sur les moeurs et 
la synonymic de vingt-quatre especes se repportant aux genres Schizus, 
Eerytus, Cymanus, Scotopocleptus, Galcathus, Acalypta, Campy losteira, 
Coniscus et Acanthia. 

Communications. M. le Secretaire annonce que, sur sa demande, M. le 
Minislre de 1 Instruction publique vient d accorder a la Societe entomo- 
logique, pour sa bibliotheque, un exemplaire du Journal de Zoologie, 
public" sous la direction de M. le professeur Paul Gervais. 

M. L. Buquet fait savoir que notre collegue M. J.-M. Bigot, blesse 
a la chasse, est actuellement en voie de guerison. 

M. E. Desmarest dit e"galement que M. Ch. Piot, qui a e"te" tres-gra- 
vement malade, va maintenant un peu mieux. 

M. Eugene Simon, en offrant a la Socie te le premier volume d un 
ouvrage intitu!6 : Les Aracknides de France (1), s exprime ainsi : 

Le livre que j ai 1 honneur d offrir a la Societe entomologique est le 
tome premier d une faune francaise des Arachnides, a laquelle je travaille 
depuis longtemps et dont j ai enlrepris cette annee la publication. 

L introduction paraitra plus tard avec une pagination speciale. 

Dans ce premier volume je donne le commencement de Tordre des 
Aranese ou Araigne es proprement dites; les families traitees sont celles 
des Epciridse, des Uloboridx, des Dictynidse, des Enyoidse et des Phol- 
cidss. 

(1) Les Arachnides de France, tome I er . Un volume in-8 de 270 pages avec 
3 planches gravees. Prix : 12 francs. Chez Rorct, libraire, 12, rue Hautefeuille, 
Paris. 



219 

J ai de"crit avec detail lous les genres et toutes les especes, ajoutant sur 
celles-ci dcs indications precises de local He s et des details de moeurs ; j ai 
fait preceder chaque division, genre ou famille, de tableaux dichotomiques 
pour faciliter les determinations. 

Mon ouvrage est accompagne de planches gravees representant un sp6- 
cimen de chaque genre et beaucoup de details relatifs aux especes difficiles 
& reconnaitre. 

Le second volume, qui est sous presse, comprendra les families des 
Agelenidce et des Tliomisidss. 

M. E. Desmarest depose sur le bureau la these presentee & la Faculle" 
des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur es-sciences natu- 
relles par M. E. Oustalet , que notre collegue 1 a charge d offrir a la 
Societe". 

Get ouvrage, qui renferme 556 pages d impression et 12 planches (con- 
tenant 210 figures), est intitule : Recherches sur les Insectes fossilcs dcs 
terrains tcrtiaires dc la France, et est divise en deux parties : Insectes 
fossiles de 1 Auvergne, et Insectes fossiles, plus particulierement Coleo- 
ptcres, d Aix en Provence. 

L auteur, apres avoir passe" en revue les travaux de geologic public s sur 
le sujet qu il traite, entre dans de savantes considerations entomologiques 
et geologiques qu il nous est impossible d indiquer dans une courle ana 
lyse, mais que nous recommandons aux meditations de nos collegues qui, 
comme nous , apprecieront I importance de la direction dans laquelle 
M. E. Oustalet a fait entrer I histoire naturelle des insectes de notre 
pays. 

1 Dans la faune entomologique teriiaire de I Auvergne, 1 auleur d^crit 
et figure Zi5 especes (dont un petit nombre, des Brachycerus et des Bibio, 
etaient anlerieurement connus), se rapportant & 20 genres dont nous 
croyons devoir dormer remuneration, esperant que les auteurs de mono- 
graphics des especes actuellement vivantes ou de t aunes locales ne man- 
queront pas de les citer a 1 avenir. Ce sont : 

Coleopteres : genres Eunectes, Laccobius, Brachycerus, Cleonus, Ihjlo- 
bius, Anisorhynchus, Piinthus, Bayous et Gurculionitcs (groupe ft insert* 
sedis crei 1 par Heer); 

Orthopteres : des debris d une espece non de termine e ; 

JXevropleres : genres LibeUula, Ascalap/nts et Phryganca ; 



220 - 

Hyme"nopteres : un seul repre"senlant du groupe des Anthophorites ; 

Dipteres, les plus nombreux de tous, puisqu on en compte 29 especes, 
qui sont propres aux genres Penthetria, Plecia, Bibio, Protomyia (groupe 
fonde par Heer) et Stratiomys ; 

Le"pidopteres : une seule espece du groupe des Noctuites de Heer. 

2 Pour la faune des Insectes fossiles des environs d Aix en Provence, 
beaucoup plus riche que celle d Auvergne, M. E. Oustalet ne s occupe 
quant a present que de ceux de 1 ordre des Goleopteres. 11 donne la des 
cription et les figures de 84 especes (dont 5/i nouvelles pour la science et 
30 precedemment indique"es par Marcel de Serres, Germar, Hope ou Heer), 
re"parlies dans 51 genres : Nebria, Calosoma, Panagseus, Bcmbidium, 
Feronia, Stomis, Polystichus, Hydrophilus, Hydrophilopsis (genre cre"e 
par Heer), Hydrobius, Laccobius, Stenus, Aclienium, Erinys (genre de 
Staphylinides 1 onde par M. E. Oustalet), Lithocharis, Xantholinus, Sta- 
phy Linus, Philanthus, Qucdius, Hygronoma, Scydmgenus, Corlicaria, Tri- 
phyllus , Ontophagus , Geotrupes, Eucncmis ?, Antliicm , Brachyccrus ?, 
Hipporhinus , Erachyderes, Sitones, Cleonus , Tanysphyrus, llylobius, 
Plinlhus, Phytonomus, Goniatus, Erirhinus, Hydronomus, Bcdaninus, 
Sy bines, Gryptorhynclms, Cceliodcs, Cossonus, Gurculionites, ttylesinus, 
Glytus, Crioccris, Ghrysomela, Gonioctcna et Cassidcu 

Apres avoir entendu la lecture de cette note, la Socie"te en decide Tim- 
pression in extenso dans son Bulletin, et charge son Secretaire de pre"- 
senter ses remerciements a M. E. Oustalet, en 1 engageant a continuer ses 
importants travaux sur les insecles fossiles. 

M. le Secretaire, en remettant sur le bureau un nouveau nume"ro 
de la Feuille des Jeunes Naturalistes, presente les remarques suivantes : 

Ce Journal, fonde" en 1870 a Mulhouse et continue a Paris depuis la 
guerre, est arrive aujourd hui a la fin de sa quatrieme anne"e d existence, 
c est-a-dire a son Zi8 e numero annuel. Son but est d initier les jeunes 
naturalistes a la science qui les attire, de les aider a surmonter les pre 
mieres difficult^s, et de leur permettre de publier leurs observations. 

Cree" sous les auspices de M. Jean Dolfuss, le t ondateur de nos prix 
annuels, et malgr6 la perte si regrettable de ses deux premiers r^dacteurs 
en chef, Ernest Dolfuss et Maurice Hofer, enleve"s si jeunes aux sciences 
naturelles, cet ouvrage, grace au devouement de ses redacteurs actuels 



221 

que lenr modestie nous empfiche de nommer, persevere avec succes dans 
la voie qui lui a e"te" tracee des son origine. 

Des ameliorations sensibles se font remarquer dans les douze nume"ros 
de 1 annee 1873-1874, qui contiennent des notices de nos collegues 
MM. G. d Antessanty, Glaudon, Sylvain Ebrard, de Gaulle, de Marseul, 
E. Simon, etc., et d autres entomologistes qui, nous n en doutons pas, 
feront bientol partie de notre Sociele. Cinq planches accompagnent le 
quatrieme volume, et desormais une planche paraitra au moins tous les 
deux mois. 

M. Peragallo adresse la note qui suit : 

Je lisais dernieremenl dans le Bulletin de nos Annales qu un de nos 
collegues, M. Guene"e, recommandail 1 excursion du Lioran (Cantal). 

Voici ce qu en juillet 1869 j e"crivais a Tun de nos maitres en entomo- 
logie : 

Je viens de parconrir une localite a peu pres inexplore e jusqu a ce 
jour et d une richesse entomologique a faire le bonheur d un jeune 
adepte. 

Prendre, au mois de juillet, le chemin de fer d Arvant a Figeac, qui 
traverse les vallees si pittoresque du Cantal ; s arre" ter au point de partage, 
a la station de Lioran (1,200 metres au-dessus du niveau de la mer); on 
se trouve la au milieu d une splendide forSt de sapins, forel interdite au 
betail, perce e de profonds ravins avec cascades et ou 1 herbe et les vege 
tations basses ont toute liberte pour naitre et mourir. 

Arrivez chaudement velu, vers le soir : un bon feu, un bon souper, 
un bon lit vous attendent a 1 unique auberge du lieu, qui en est aussi 
1 unique maison. Le lenclemain matin , de bonne heure , vous pouvez 
prendre pour guide le maitre d hotel lui-me me, homme des plus complai- 
sants, et visitor avec lui soil le Puits-Grillon , soil le Plomb-du-Cantal ; 
en rentrant, apres une heure ou deux de repos, vons enlrez en chasse en 
pleine forel derriere 1 auberge, a Imposition du midi ; la rosee, si abon- 
danle dans ces hautes regions, est alors a peu pres tombee, et si le lemps 
vous favorise comme il m a favorise, vous pourrez, au parapluie et a la 
filoche, capturer, en six heures, 1,500 a 2,000 Coleopleres formant plus 
de 200 especes et plus de 100 genres. 

Outre 1 inte rel entomologique, 1 interel artistique devrait attirer au 
Lioran ; le chemin de fer qui y conduit, surtoul en parlant de Figeac, est 
une merveille de hardiesse, vous parcourrez des rampes de 30 millimetres 



222 

avec des courbes incroyables; a chaque tournant le paysage change d as- 
pect, tantot une foret epaisse, tan tot de vertes et grasses prairies ou 
reposent les bceufs de Salers qui ont servi de modeles a Rosa Bonheur, 
de delicieux villages perdus dans des fr6nes, une grande route veritable 
ruban blanc qui lutte avec la voie ferre e pour passer en meme temps 
qu elle, mais au-dessus d elle sous un double tunnel de 1,100 metres, 
puis, plus haut que les prairies, plus haut que les foists, de grands pla 
teaux de basakes lugubres, soil en rognons, soit en tuyaux d orgue 
comme ft Murat, qui parfois se couronnent de chateaux en ruines ou se 
fendent pour laisser passer de longues gerbes d eau resplendissantes au 
soleil. 

Tel est le petit coin que je recommande a mes collegues, a ceux sur- 
tout qui , tout en aimant 1 entomologie , adorent la belle et grande 
nature. 

M. A. Fauvel communique, par 1 entremise de M. L. Buquet, une 
rectification relative a une espece de Staphyliniens : 

Je vois qu ft la seance de la Socie"le du 26 aout MM. Horn et Sall ont 
dit que la Pseudopsis sulcata se trouvait en Amerique. G est une erreur : 
1 espece d Amerique en est ires-voisine, mais dislincte ; c est ma P. colum- 
bica (Bull. Soc. norm. 1866, X, 11). 

M. II. Lucas communique la note suivante relative ft la vie Evolutive 
du Cebrio gigas : 

M. G. Reveliere, Bullet, des seances de la Soc. entom., p. 173 (1874), 
fait observer a M. Ang. Chevrolat qu il n a pas cite dans sa Revision des 
Cebrionides, Ann. Soc. ent., p. 9 (1874), le travail de MM. Chapnis et 
Candeze relatif aux transformations du Cebrio gigas. M. A. Chevrolat 
respond, Bulletin, p. 196, qu il serait heureux si M. Reveliere voulait bien 
lui indiquer ou sonl les figures qu il dit avoir e"te publiees par ces natu- 
ralisles beiges. 

A ce sujet je ferai remarquer ft notre confrere qu il a omis de signaler 
aussi la note de Guerin-Me neville sur les metamorphoses du Cebrio gigas, 
qui a paru dans les Comptes rendus de TAcademie des Sciences du 
31 Janvier 1853, p. 225, et qui a ete reproduite dans la Revue et Magasin 
de Zoologie, p. 87, 1853. 

Je signalerai encore ft 1 auteur de la Revision des Cebrionides le travail 
de notre ancien confrere M. Lefebure de Cerisy, insere dans la Revue et 



223 

Magasin de Zoologie el qui est accompagne" d une planche repre"sentant la 
vie evolutive de ce singulier Coleoptere, place" par Fabricius dans son 
genre des Gistela. Le travail de M. Lefebure de Gerisy, dans lequel sont 
devoile es les transformations du Cebrio gigas, a pour litre : Observations 
sur les metamorphoses des Goleopteres du genre Cebrio (Rev. et Mag. de 
Zool., p. 214, pi. 7) (1853). 

Enfin je terminerai cette note en disant que la description de la larve et 
de la nymphe faite par MM. Chapuis et Gandeze, et qui a echappe aux 
recherches de M. A. Chevrolat, a paru dans les Memoires de la Socie te 
des Sciences naturelles de Li6ge, t. VIII, p. 488, pi. V, fig. 4, a-g (1853), 
et que ce travail est egalement signal^ par Lacordaire , Genera des 
Cole" opt., t. IV, p. 239 (1857) et MM. Gemminger et de Harold dans leur 
Catalog. Col6opt., t. V, p. 1606 (1859). 

Les quelques remarques que je viens de communiquer a la Societe" 
n enlevent rien au merite du travail de M. Aug. Chevrolat ; c est seule- 
ment comme renseignemenls que j ai cru devoir signaler a notre confrere 
les divers ouvrages qui lui sont restes inconnus et dans lesqels sont 
decrites et figurees les metamorphoses du Cebrio gigas. 

M. le baron Bonnaire adresse la note qui suit relative a ses recherches 
entomologiques a Tile de Re (Gharente-Infe rieure) : 

Je crois devoir signaler a mes collegues de la Societe", parmi mes cap 
tures a 1 lle de Re, dans le courant de mai dernier, celle des Aepus Robini 
et JElocharis marina faite a maree basse. 

V Aepus n e"tait pas rare sous les pierres poshes a plat sur le turf exempt 
de gravier. L ile de Re conslitue jusqu a present, je crois, la station la 
plus meridionale connue de cette espece. 

Quant a YMtocharis, j ai e"te d autant plus content de la trouver que ce 
petit Staphylin, clecrit il y a pen de temps par M. A. Fauvel, n avait e"te" 
pris encore qu a Saint-Wast-la-Hougue, sur les cotes de la Manche. 

J ai decouvert la plante dont se nourrit le Brachyccrus Pradieri, a 1 ile 
de Re : c est une Gomposee, la Gentaurea aspcra, commune dans tout le 
midi et le sud-ouest de la France, mais inconnue a la faune de Paris. 
J avais eu le tort, dans mes excursions procedentes, de ne pas me preoc- 
cuper de la plante qui donnail abri a cet insecte; cette anne"e j ai pu 
constaler a maintes reprises que c etait sous la Gentaurea qu il se tenait 
uniquement ; j en trouvai une fois jusqu a huit individus sous une seule 
toufle. 



~ 224 

Les observations faites jusqu a present au sujet de plusieurs especes de 
Erachycerus donnaient a croire que le genre entier s attaquait exclusive" 
ment aux Liliace"es ; il peut done paraitre inte"ressant de signaler que le 
Pradieri fait exception k cette regie, puisqu il vit aux de"pens d une plante 
d une toute autre famille. 

C est e"galement en deracinant la Centaurea aspera que je trouve assez 
abondamment, vers la fin de juillet, dans un canton de 1 ile appele La 
Couarde, un joli petit Charancon, le Styphtus insignis. 

M. Desbrochers des Loges envoie des diagnoses de Brachyderides 
nouveaux : 

1 CNEORHINUS TINGITANUS. Long. 10-12 mill. Subovatus, niger 
subtus densius, supra maculatim squamulis virescentibus vel cupreis spar- 
sus ; striga frontali arcuata; rostro longiori; prolhorace minus crebre 
punctato ; elylris sat tenuiter punctato-strialis , interstitiis planis, striis 
valde latioribus, infra humeros extus oblique angulatim elevatis. 

Maroc. 

2 CNEORHINUS TUMIDUS. Dense griseo-squamosus ; fronte angusta 
striga subrecta; rostro angustiore elongate; elytris modice ampliatis, basi 
recte truncatis, striis tenuiter punctalis, interstitiis vix perspicue albido- 
setulosis ; tibiis angustis. 

Espagne. 

3 STROPHOSOMUS BAUDUERI. Griseo-squamosus, breviter parce setu- 
losus, oculis subrotundatis, haud acutis; prothorace transverse laleribus 
anlicis rolundatis, poslice sinuatim constricto, obsolete sulcalulo, distinc- 
lissime punctato; elylris suboblongis modice ampliatis, macula denudata 
infra- scutellari nulla, humeris elevatis, concinne striato-punctatis. 

Sos (Lot-et-Garonne). 

A THYLACITES AHENUS. Long. 7-9 mill. Dilute aeneus, macula 
media romboidale prolhoracis, vittis lateralibus maculisque in elylris, 
nigris ; supra pilis griseis longissime hirtus ; antennis articulis posterio- 
ribus Iransversim rotundatis; prothorace squamulis latioribus depressis, 
parcissime punctato ; elytris suboblongis parce inordinatim punctatis. 

Espagne. 

/ 

5 THYLACITES OLIVIERI. Obscure-aeneo, squamosus, brunneo cinereo- 



- 225 - 



que variegatus, nitidus, in prothorace ac capite longius, in elytris brevius 
ciliatus; rostro transverse, attenuate; antennis articulis posterioribus 
subrotundatis ; prothorace angustiori, densissime ruguloso ; elytris sat for- 
titer punctato-striatis. 

Bone. 

Dedie" a M. Olivier-Delamarche, qui 1 a de"couvert. 

- M. Lichtenstein transmet la note suivante par 1 entremise du Secre"- 
taire, et 1 impression complete dans le Bulletin en est exceptionellement 
de"cidee : 

Je suis en disaccord avec nos savants collegues MM. Balbiani et Signoret 
en ce qui touche les mceurs, en liberte, du genre Phylloxera. Or, comme 
je ne pourrai prouver ce que j ai avance, c est-a-dire les migrations des 
Phylloxera et leur metamorphose sur une plante autre que celle sur 
laquelle ils ont vecu, que lors de la nouvelle apparition de la forme aile e, 
toute discussion serait oiseuse jusque la. Je renvoie done mes contradic- 
teurs a Tannee prochaine, du 15 aout au 15 ou 20 septembre. 

A present, M. V. Signoret se trompe en disant qu il ne connait qu un 
Phylloxera corticalis vivant sur le pin. G est le KERMIS corticalis qui vit 
sur le pin (Kaltenbach Pflanzenfeinde, 1873, f 702), et le PHYLLOXERA 
corticalis (Kaltenbach, loc. cit., f 677) vit sur le chene. Trompe par le 
nom sp^cifique, notre collegue confond deux genres tout a fait difle- 
rents. 

M. Balbiani se trompe, de son cote, en baplisant Phylloxera Lichten- 
steinii un insecte deja connu et decrit en Amerique et en France. 

Done, pour nous entendre a Tavenir, un court tableau synoptique du 
genre Phylloxera me parait indispensable, et j espere que la Societe ento- 
mologique voudra bien 1 admettre immediatement dans son Bulletin. 

La famille des Phylloxeriens doit se placer entre les Aphidiens et les 
Coccidiens, car si par les quatre ailes des individus aile"s elle se raltache 
aux premiers, la forme du corps en poire renverse e ou en tortue chez les 
apteres, les poils boutonneux des tarses et la reproduction ovipares la 
rapprochent encore plus des Coccidiens. 

Les antennes de trois articles et la presence bizarre d un insecte aptere 
sexue" sortant d une pupe deposee par Tinsecte aile sont des caracteres 
propres aux Phylloxeriens. 

Je crois ce groupe propre a rAme"rique du Nord, et, jusqu a present, 



226 

en France il ne se compose que du genre Phylloxera cre"e par Boyer de 
Fonscolombe en 183Zi pour 1 espece qui vit sur les feuilles du chene 
blanc. 

Voici le tableau synoptique des especes : 

In secies aile"s Androphores ou Gynlphores, selon qu ils portent 
des pupes males ou femelles. 

1. Les deux chatons du troisieme article des antennes arrondis et 

e"gaux entr eux. 

PH. VASTATRIX Planchon, 1868. Vit en Amerique et en 
France sur diverses especes de vignes : tantot dans des 
galles sur les feuilles, tantot sur les racines. Insecte 
jaune ; emigrant, en aout et septembre, dans 1 Herault. 
L aptere adulte : jaune, a tubercules brunatres. 

SYN. : Pemphigus vitifolise Asa Fitch. 
Dactylosphgere vitifolise Shimer. 
Peritymbio vitisana Westwood. 

Les chatons du troisieme article ine"gaux ; 1 inferieur arrondi, le 

superieur ovale 2. 

2. Deux tubercules cylindriques re"tractiles entre les antennes. 

PH, BALBIANII Licht., 187Zi. Je n ai pris qu unefois, en cinq 
ou six individus, cette bizarre espece, qui pique le 
Quercus coccifera et vit isole"e sur les feuilles. Les 
apteres et les nymphes portent des tubercules cylin 
driques surmontes d une sphere. 

Pas de tubercules re"tractiles entre les anlennes 3. 

3. Insecle rouge ou rose" ; les apteres adultes rouges a tubercules 

blancs. 

PH. QUERCUS Boyer de Fonscolombe, 1834. Vit sur la face 
inferieure des feuilles du che"ne blanc sur lesquelles 
elle provoque de petites taches jaunes. Emigre en aout 
et septembre. 



227 

SYN. : Vacuna coccinca llcydeu. 

Phylloxera cocdnea Kaltenbach. 
Acanthochermes quercus Kollar. 

Insectes jaunes ; les apleres, adulles et larves, a tubercules noirs 
e"pineux et branchus. 

PH. RILEYI Liclit., 1872 (1). Vit sur Pe"corce des jeunes 
chenes blancs sans y provoquer d alte ration sensil)le. 
Emigre en septembre et octobre. Se trouve en Ame rique 
et en France. 

SYN. : Philloxera corticalis Kaltenbach, 1873. 
Phylloxera Lichtensteinii Balbiani, 187&. 

J ai trouve une fois a Geneve, une antre fois a Bagneres-de-Bigorre, 
un Phylloxera aptere, isole* sur le ch6ne, jaune avec deux taches oran- 
ge"es ; je ne puis le classer n en connaissant pas la forme aile"e. Je 1 appel- 
lerai Ph. bipunctatum. 

M. Maurice Girard communique la note suivante : 

On connait toutes les difficult^ que presente Teducation de YAttacus 
yama-mai Guer.-Me n., au point que certaines personnes doutent qu on 
puisse jamais naturaliser en France cette precieuse espece du Japon a 
soie devidable en grege. Voici un fait qui est de nature a encourager les 
esperances d avenir. 

M. le docteur Mongrand, a Saintes (Charente-Infe rieure), se livre a 
re"ducalion de celte espece, en outre de ses belles educations de grainage 
de Vers a soie par le systeme Pasteur. Le 3 avril 1874 il placa en pleine 
liberte, sur deux petits chenes, dans la commune de Fontcouverte, a 
5 kilom. de Saintes, cinquante petites chenilles ayant fait leur premiere 
mue. Les chenes furent enveloppes de filets contre les oiseaux. Les che 
nilles, en plein air, resisterent a des gele"es qui ont fortement agi sur les 
jeunes chines, les chataigniers, les vignes. Gomme les lezards et les cou- 

(1) Dans mes precedentes communications ^ I lnstitut j avais misle nom specifique 
de corticalis Kail, comuie principal et Rileyi comme synonyme. Mais quoique 
Kaltenbach disc avoir trouve l insecte en 1862, il ne 1 a decrit qu en 1873 (FHanzen- 
feinde, 1 677), et le Rileyi nomme par moi en 1871 a etc deciit en 1872 (Riley s 
Report, 1872, fo 66). Je conserve done la denomination de Rileyi. 



228 

leuvres faisaient leur office, M. Mongrand, desespe"rant de Texp^rience, 
enleva les filets et abandonna tout au hasard. Or, on trouva quelques 
beaux cocons, et, le 30 Janvier, un amateur de Saintes, M. Moine, pre- 
nail, a l e"Iat sauvage, a plus de 300 metres du depart, poses sur un 
cliene, un male et une femelle de yama-mai. 

Ce fait confirme une fois de plus ce qu on sait, qu il faut elever cette 
espece dans les conditions les pins voisines de Tetat libre, si on ne peut 
y arriver completement. Ce n est, au reste, que par I education en toute 
liberte sur les ailantes que VAttacus cynthia-vera Guer.-Me"n. est devenu 
une veritable espece de la faune francaise, et quelques essais dans le 
genre de celui de M. Mongrand peuvent en faire autant pour le yama- 
mai. 

M. J. Fallou annonce la capture aupres de Paris d un Lepidoptere 
qui n y avail pas encore 6te signalee. C est une Noctuelle du genre Leu- 
cania Och. : la vitellina Hiibn., dont il a pris trois exemplaires a la 
miellee vers la fin du mois de septembre dernier a Champrosay. 

M. Fallou fait passer cet insecte sous les yeux de ses collegues. 

Membres presentes dans cette stance : 

1 M. Kaufs, de Stultgard, presente par M. L. Buquet au nom de 
M. Kraalz. Commissaires-rapporteurs : MM. Depuiset et Jekel ; 

2 M. Reuter, d Helsingfors, presente par M. le docteur Puton. Com 
missaires-rapporteurs : MM. Reiche et Signoret. 

Decision. Sur la demande du Tresorier, la Socie te decide qu elle rayera 
de ses listes comme n ayant pas satisfait a leur engagement neuf de DOS 
anciens collegues, qui, rnalgre des reclamations reite"rees, n ont pas solde 
le montant de leur cotisation depuis plus de deux ans, et la plupart depuis 
trois et qualre ans. 

Les noms de ces entomologistes, s ils ne regularised pas d ici la leur 
position, seront indiques a la fin des Annales de 1874. 



229 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. louis BEDEL, ArcMviste adjoint. 



OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

(Seance du 23 septembre 1874.) 

Atti della R. Academia delle Scienze di Torino, t. IX, n 1-5, 1873- 
7Z|, pi. n. 

LESSONA et TAPPARONE-CANEFRI, p. 185, Nota sulla Macrocheira 
Kaempferi Sieb., e sopra una nuova specie del genere Dichelapsis. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academic des Sciences, 
t. LXXIX, n os 10 et 11, septembre 1874. 

GIRARD, p. 596, Experiences sur le Phylloxera. LICHTENSTEIN, 
p. 598, Nouveaux points de 1 histoire naturelle du Phylloxera. 
BALBIANI, p. 6/iO, Sur la pretendue migration des Phylloxeras aile"s 
sur les chenes a Kermes. ROMMIER, p. 648, Le Phylloxera dans 
le Beaujolais. GIRARD, p. 6Z|9, Le Phylloxera dans les Gharentes. 
P. 600-601, 6/i5, 651-653, Noles sur ie Phylloxera consider^ 
comme nuisible a la vigne. 

The Journal of the Unman Society of London, Zoology, t. XII, n 57 ; 
Botany, t. XIV, n cs 73-76 ; Additions to the Library ; List of the 
Society. 

Zoology. F. PASCOE, p, 1. Contributions towards a know 
ledge of the Curculionida3, Part IV (pi. i-iv). 

The Transactions of the entomological Society of London, t. XXVIII, 
k* partie ; I. XXX, l re partie. Q 

Tome XXVIJI. CAMBRIDGE, p. 523, On new and rare British 
Spiders (1 pi. n.). 



230 

GUENEE. Re"ponses au questionnaire de la Commission charged d exa- 
miner le Projet de M. Ducuing sur les Insectes nuisibles a 
1 Agriculture. (Extr. du Journal 1 ficho dunois.) 



(Stance du 14 octobre 1874.) 

OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETY S 

SAVANTES. 

Bulletin de la Societe des Sciences historiques et naturelles de I Yonne, 
t. 28, anne"e 1874. 

Sciences naturelles. POPULUS. p. 1, Catalogue des Hemipleres 
du departement de I Yonne. 

Bulletin de la Societe d etudes scientifigues d Angers, anne"e 1873. 

GALLOIS, p. 54, Excursion a Bauge; Entomologie. ID., p. 67, 
Materiaux pour une iaune entomologique de Maine-et-Loire. 

Compte rendu des seances de la Societe entomologique de Eeigique, 
2 e serie, n 3. 

FONDU, p. 6, Sept especes de Noctuelles a double Plosion. 
TOURNIER, p. 6, Coup d oeil sur quelques especes europeennes du 
genre Liophlo3us. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de L Academie des Sciences, 
t. LXXIX, n os 12-14. 

BALBIANI, p. 685, Sur quelques points de Thistoire naturelle du 
Phylloxera vastatrix. MOUILLEFERT, p. 773, et ROMMIER, p. 775, 
Notes sur le Phylloxera. SIGNORET, p. 778, Observations sur les 
especes connues du genre Phylloxera. LICHTENSTEIN, p. 781, 
Meme sujet. DELORME, NAUDIN, BALME, ADOR, p. 784-789, 
Notes sur le Phylloxera. 



231 - 

* Entomologist s monthly Magazine (The], n" 125, octobre 1874. 

BATES, p. 97, Notes on Gicindelidas and Garabidae and descr. of 
new species (n 18, fin). SHARP, p. 101, On a new family of 
European aquatic Coleoptera (Hydroscaphiaee). UEWITSON, 
p. lO/i, Descr. of new species of Lycaenidffi from Soutli America. 
CAMERON, p. 107, Notes on British Tenthredinidae, with descr. 
of a new species of Nematus. SCOTT, p. 119, Descr. of Liburnia 
Putoni, n. sp. from Biskra. ID., p. 120, On certain British Ho- 
moptera (Rev. of the G. Strongylocephalus). 

Notes. P. 109, British oak-galls. P. Ill, Fauna of Lundy 
Island. P. 112, Fauna of Shetland Isles. P. 113, Papilio Anti- 
machus. Hermaphrodite Gonopleryx Rhamni. Natural History 
of Lycaena Adonis. P. 116, Hybrids between Smerinthns ocel- 
latus and S. populi. Noctua Sobrina. Larva of Acidalia slra- 
roinata. P. 117, Crambus verellus and Lemiodes pulveralis at 
Folkestone. Coriscinm Brongniardcllum in Ireland. On Aphe- 
locheirus aestivalis. Brilisli Hemiptera, correction. P. 118, 
Hemiptera of Scotland and descr. of a new species. 

* Feuille des Jeunes Naturalistes, f\ e annee, n 48 (1 pi. lilh.). 

ROUAST, p. 139, Excursion a la Grande-Chartreuse (Le"pido- 
pteres). ENGEL, p. l/i6, Emploi da la Scorzonera vulgaris pour 
la nourriture des Vers a soie. 

Memoir cs cle la Societe de Physique ct d Uistoire naturcllc de, Geneve, 
t. XXIII, 2 e parlie, 1873-7/1. Q 

Memoirs of the Boston Society of Natural History, vol. II, part I, n ft, 
part II, n 1 ; vol. Ill, part II r, n 2. Q 

Mittheilungen der Schweizertschcn entomologisckcn Gesellscliaft, t. IV, 
n 5, 187Zi. 

FREY und WULLSCHLEGEL, p. 201, Die Sphingiden und Bomby- 
ciden der Schweiz. KRAATZ, p. 279, Ueber Orchestes pubescens 
Steph. und semirufus Gylh. 

* Societe Linneenne du Nord de la France, Bulletin mensuel, n 28, 

octobre 1874. 



232 - 



OUVRAGES DIVERS. 

* ABEILLE DE PERRIN. fitude sur les Salpingiens europe*ens. Broch. 

in-8, 187/i. (Extr. du Bull, de la Soc. d Hist. natur. de Tou 
louse, t. VIII.) 

* HUBNER. Tentaraen determinationis, digestionis atque denominationis 

singularum stirpium Lepidopterorum. In-8. Cambridge, U. S. A., 
1873. (Fac-simile by S. Scudder.) 

* OUSTALET. Recherches sur les Insectes fossiles des terrains tertiaires 

de la France (These presentee & la Faculte" des Sciences). 1 vol. 
in-8 (12 pi. noires). Paris, 187/u 

* SCUDDER (SAMUEL). Entomological notes, II. Broch. in-8. (Extr. des 

Proceed, of the Boston Soc. of Nat. Hist, t. XII, 1868-69.) 

* ID. Note on the Species of Glaucopsyche from Eastern North America. 

Broch. in-8, 1873. 

* ID. The two Principal Groups of Urbicola3 (HesperidaB auct.). Broch. 

in-8, 1873. 

* SIMON (EUGENE). Les Arachnides de France, tome I (families des 

Epeiridae, Uloboridae, DictynidaB, Enyoidae et Pholcidas). 1 vol. 
in-8 (3 pi. noires). Paris, 187/1. 



Avis. L abondance des matieres nous force remettre au Bulletin n 38 
des notes de MM. Tournier et Riley sur la phosphorescence des males 
de Lampyrides ; une description d une nouvelle espece de Cyrtotriplax, 
par M. L. Bedel ; une note de M. Lichtenstein, et, dans le Bulletin bibllo- 
graphique, 1 indication et Tanalyse de plusieurs ouvrages americains. 

Paris, 24 octobre 1873. 



PARIS Typog. FELIX MALTESTE et Cie, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 38. 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recucilli par M. :. i>E8ltf A RUNT , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 28 Octobrc 1*7 1- 

Prudence de M. C.-E. LEPRIEUR. 

30 membres presents. 



Lecture. M. le docteur Al. Laboulbene lit une notice n6croiogique sur 
le docteur An toine Dours. 

Sur la demande du Secretaire, il est decide" que cette notice sera irr<- 
prime"e dans le 3 e num6ro des Aunales pour 1874. 

Communications. M. J. Kunckel annonce le retour de Cochinchine de 
M. Jules Harmand ; et il ajoute que notre collegue entretiendra bientdt 
les meinbres de la Societe des recherches entomologiques qu il a pu faire 
pendant ses expeditions au Gambodge et au Tonquin. 

MM. Houry, de Mer (Loir-et-Cher), et Ferdinand Piccioli, de Flo 
rence, adressent leur demission a partir de 1875. La Societe" accepte 
la demission de M. Houry, et surseoit quant a celle de M. Piccioli. 

M. J. Fallou lit une lettre de M. P. Milliere. Notre collegue de Cannes 
annonce qu il va prochainement publier la derniere livraison de son 
Iconographie des Lepidopteres, et qu il a pr6par6, en outre, des notes 

(1874, 2 e annee.) 20 



234 

sur les metamorphoses tie divers Lepidopteres, et plus specialement ui 
memoire, accompagne" d une planche, sur plusieurs especes de Bnjophila, 
qu il destine a nos Annales. La Socie"te engage M. P. Milliere a lui 
adresser ses travaux. 

M. Depuiset monlre a la Society une notice sur quelques especes et 
variete s rares de Pavonides et de Morphides, par noire collegue M. Henry 
de Ka Cuisine. Ge travail est accompagne de quatre planches, dessinees et 
peinles avec le plus grand soin par M. de la Cuisine et renfermant les 
figures de sept magnifiques Le pidopleres. 

M. H. Tournier, de Geneve, adresse deux descriptions de nouvelles 
especes d Alge"rie, appartenant a la i amille des Curculionides, et la Societe" 
en decide 1 impression dans le Bulletin : 

1 PROCAS PUTONI. 
cf, long. 5 mill., larg. 2 1/5 mill.; 2, long. 8 3/Zi mill., larg. 3 1/5 mill. 

Allonge, mediocrement convexe. Noir ou d un brun fonce; totalement 
et tres-dense"ment couvert de petites ecaillettes d un gris plus ou moins 
jaunatre ou varie"es de gris et de jaunatre ; ,au-dessus des ecaillettes se 
montre une rare pubescence assez courte, couchee, irre gulierement dis- 
posee, excepte sur les e"lytres ou elle est subregulierement dispose"e en 
ligne sur les interstries. Tele peu convexe, marquee entre les yeux d une 
faible impression ovalaire ; rostre assez fort, faiblement courbe, un peu 
plus court que le prothorax ; mandibules visibles ; scrobes atteignant la 
commissure de la bouche; antennes me"diocres, scape atteignant les yeux, 
funicule a articles 1 et 2 allonge s, sube"gaux entre eux, 3 un peu plus 
court que 2, Zi-7 subegaux en longueur; massue d un ovale allonge", acu- 
mine e. Prothorax aussi long que large, subparallele sur les bords lateraux, 
arrondi et fortement retreci anterieurement pour former uii 16ger bour- 
relet; angles poste"rieurs arrondis; bord posterieur un peu arque, h peine 
bisinue". Scutellum mediocre, un peu arrondi. filytres un peu plus larges 
a leur racine que le prothorax a la base, a epaules tombantes, un peu 
arrondies; subparalleles sur les bords lateraux jusqu aux deux tiers de 
leur longueur, puis retrecies jusqu a 1 extremite oil elles sont de hiscentes ; 
surface assez fortement stride ; inlerstries un peu convexes, surtout les 1 
(juxtasutural), 2, ft, qui sont un peu releves a leur racine et a 1 extre"- 



- 235 - 

Pattes assez greles ; cuisses et tibias revfitus d ^caillettes comme 
celles qui recouvrent le corps, mais les tibias oflrent encore une pubes 
cence un peu longue et assez abondante; tarses allonges, villeux. 

Je ne puis parler cle la sculpture du prothorax et des elytres, la surface 
en est entierement cachee par la vestiture. 

Cette espece ne peut se confondre avec aucune de celles decrites dans 
le meme genre ; je n en ai vu qu un male et une femelle. Us ont ele" cap- 
lures a Biskra par M. le docteur Pulon, a qui je les dedie ; il a bien voulu 
enrichir ma collection de la femelle ; qu il en recoive ici mes remercie- 
ments sincere?. 

2" GRYPIIARIS LONGICOLLIS. 
Long. 2 5/6 mill.; larg. 1 mill. 

Allonge, de"prime; entierement d un testace rougeatre; assez dens&nent 
reconvert de petites gcaillettes tres-deprimees , diaphanes, et orne" sur 
chaqtie interstrie des elytres d une rangee de tres-petits poils courts, cou 
ched, jaunatres. Tete ronde, convexe, lisse ou paraissanl telle; rostre 
assez fort, aussi long que le prothorax, se pare du front par une faible 
depression transverse, marque en dessus de trois fines carenes qui sont 
courtes, brillant a son extremite ou il offre quelques points allonges. Pro- 
thorax allonge, environ d un tiers plus long que large, faiblement arque" 
sur les cote s, re"tr6ci anterieurement pour former un col me diocrement 
accentue, mais assez long; bord posterieur peu fortement mais reguliere- 
ment echancre en arc, erabrassanl pour ainsi dire la racine des elylres ; 
surface a ponctuation ronde, fine et serree, sans trace de lignes lisses ou 
d impression ; chaque point se Jrouve couvert par une ecaillette arrondie, 
ce qui fait qu ci premiere vue le prothorax paralt presque lisse. Sculellum 
invisible, filytres deux fois aussi longues que le prothorax, pas plus larges 
a leur racine que celui-ci a sa base ; deprim^es en dessus et tres-faible- 
ment concaves vers le milieu de la suture; epaules tres-lombantes, a 
peine marquees; bords lal^raux faiblement e"largis jusqu aux trois cin- 
quiemes de leur longueur, regulierement mais tres-faiblement arqu^s ; 
surface tres-fmement et superficiellement stride ; toutes les stries sont 
enlieres, obsoletement ponctuees, parees dans leur fond d une range~e de 
petites 6caillettes allonges ; la strie juxtasuturale est plus fortement 
accused que les autres ; interstries plans, marques sur leur milieu d une 
rangee de points obsoletes, de. chacun desquels sort un petit poil tr&s- 



236 

court. Dessous du corps paraissant lisse , offrant quelques petits polls 
courts, jaunatres ; deuxieme segment abdominal deux fois aussi long que 
les deux suivants r&unis. 

Je ne puis parler de la structure des antennes, ces organes e"tant caches 
dans 1 unique exemplaire que j ai sous les yeux. 

Ce Crypharis a e te recolle a Guelma par M. le docteur Puton, qui me 
1 a communique. 

M. le docteur Al. Laboulbene monlre & la Societe" des insectes qu il 
a obtenus <T6closion, sortant des tiges seches de la ronce. Ges especes 
e"taient destinies au docteur Dours. II donnera plus tard une liste des 
nidifiants et des parasites. 

Le m&me membre dit ensuite que M. Bonnaire ayant anonce" (stance 
du 111 octobre) que le Erachycerus Pradieri se trouvait sur la Ccntaurea 
aspera a 1 ile de Re", et que ce Brachycere se nourrissait de eette plante ; 
cet insecte ferait exception la regie du genre dont les larves vivent dans 
les bulbes des Liliacees. II fait des reserves a cet egard. 11 ne doute pas 
que le B. Pradieri ne se trouve sur cette Gentaurca, mais il ne pense 
pas que la larve vive dans la racine de cette planle. M. Laboulbene croit 
que la larve sera decouverle dans quelque bulbe de Liliacee encore ina- 
perQue sur le littoral de 1 lle de Re". 

M. L. Bedel appuie les remarques de M. le docteur Al. Laboulbene, et 
demande, comme notre collegue, que des observations probantes soient 
faites sur les mceurs du Brachycerus Pradieri et sur le genre de vie de 
sa larve. 

M. Desbrochers des Loges e"crit a la Socie" te" en la priant de nouveau 
d inse"rer dans son Bulletin la liste des Coleopteres rares ou nouveaux 
pour le centre de la France , principalement pour les de partements de 
FAllier et du Puy-de-D6me, qu il lui a adresse e dans la stance du 9 sep- 
tembre 1874 (1) : 

* Cicindela litter ata. Montlucon (des Gozis). 

* sylvattca. d d. 

* Potystichus vittatus. Moulins (E. Olivier). 

(1) Les especes precedees d un asterisque n ont pas encore etc signalees jusqu ici 
fommc habitant 1 Allier ct le Pny-de-D6me, a ma connaissance du moins. 



237 

* Masoreus WetterhaUii Bords de la Sioule, en aout. 

Aristus clypeatus. Chemilly (Allier); en nombre dans les luzernes, 
en aout (E. Olivier). 

* Zabrus curtus. Bords de 1 Allier (Goutay). 

* Acinopus tenebrioides. Issoire (Goutay). 

* Hydroporus opatrinus. Puy-de-D6me (Goutay). 

* Batrisus formicarius. Moulins (E. Olivier). 
Cephennium thoracicum Gannat; mousses, avril. 

* Corticaria elongata. Id., id., id. 
Necrophorus ruspator. Auvergne. 

* Agathidium atrum. Moulins (E. Olivier). 

* LatJiridius memnonius. Bourbon-l Archambault ; champignons (E. 

Olivier). 

* Mycetophagus h-guttatus. Moulins (E. Olivier). 

* fulvicollis. Id. (id.). 

* Eurythyrea micans, Montlu^on ; plnsieurs exemplaires (des Gozis). 

* Corcebus elatus. Gannat ; juillet, 3 exemplaires. 

* Anthaxia millefolii. Montlu^on (des Gozis). 

* Trachys PandeUei. Gannat. 

Gryptohypnus minutissimus. Gannat ; pins, en compagnie du Phra- 
tora vulgatissima, dans un endroit e leve , aride, comple"- 
tement de"pourvu d eau. 

* Stlesis determinatus. Montlugon (des Gozis). 

* Tharops melasoides. Moulins (E. Olivier). 

* Eucnemis capucinus. Id. (id.). 
Telephorus Erichsoni. Auvergne. 

oculatus. Id. 

* nigripes. Id. 

femoralis. Gannat, Montlu^on ; noisetiers, en avril. 

* Danacasa tomentosa. Gannat ; assez commun sur les r6sidus des 

terrains argileux-calcaires ; juillet, aout. 

* Liozoum angusticoLle. Auvergne. 

- parens. Gannat ; pins. 



238 

Liozoum fuscum. Gannat ; pins. 

molle. Id.; id. 
* Meloe coriaceus. Mont Dore. 
Zonitis prausta. Saint-Pourcain. 

(La suite de celte liste sera donne"e daus le prochain Bulletin, n 39). 

M. H. Lucas communique la note suivante relative a un Coleoptere 
et a un Acaridien qui nuisent simultanement aux ormes : 

Les remparts qui autrefois entouraient Suzanne forment actuellement 
dans cette ville, qui a pris une grande extension, une promenade assez 
recherch6e de ses habitants. Us sont plantes d ormes, la plupart fort 
anciens, remarquables par leur developpement, ayant une tres-grande 
altitude, se reunissant a leurs sommels et i ormant ainsi un ombrage impe 
netrable aux rayons du soleil. 

Pendant le sejour que j ai fait a Sezanne, en aout 187A, chez le general 
Levaillant, ami des sciences naturelles, j ai observe que la plupart de ce& 
ormes 6taient denudes de leurs feuilles et que loutes celles qui restaient, 
privies de leur parenchyme, formaicnt des dessins rappelant ceux d une 
fine dentelle. 

J ai remarque aussi un Coleoptere ptiytophage, extremement abondant, 
que je prenais tantot au vol, tan tot a terre, errant sur les banes de cette 
promenade, mais le plus souvent poses sur les feuilles de ces ormes, et 
que je reconnus pour etre le Galeruca calmariensis des auteurs. 

En examinant ces feuilles, j en apercus d auties qui e"taient seulement 
dess^che es. J explorai a la loupe ces feuilles ainsi modifiees et je decouvris 
sur celles qui conservaient encore un peu de leur parenchyme les depouilles 
d un tres-petit Acarien, assez semblables a celles de YAcarus tiiise, dont 
la presence en immense quantite a et6 tres-nuisible cette annee aux 
tilleuls du Jardin-des-Plantes. N ayant pu, malgr6 toutes mes recherches, 
me procurer les proprietaires de ces enveloppes, je ne puis dire a quelle 
espece appartiennent les nombreuses depouilles que j ai rencontre" es. 

De ces deux observations presque semblables, quoique faites sur des 
animaux de classe et de genre bien differents, on peut tirer la conclusion 
suivante : que le depouillement de ces ormes et la chute de leurs feuilles 
sont dus a la presence du Galeruca calmariensis et a celle d un Acarus, 
le premier en decoupant en dentelle ces feuilles, le second en les desse"- 



239 

chant seuleinent sans les mettre a jour, et tous les deux apres en avoir 
prealablement absorbe" le parenchyme. 

Je terminerai cetle note en faisant observer que je n ai remarque" ces 
de"gats que sur des ormes extrftmement vieux, ayant acquis un grand 
d6veloppement , tandis que. d autres moins ages avaient conserve presque 
toutes leurs feuilles et formaient un contraste frappant qui attirait invo- 
lontairement 1 attention de Tobservateur. 

M. E. Simon lit la note qui suit : 

Depuis mon dernier memoire sur la famille des Eresidae, que la Societe 
entomologique a bien voulu insurer dans ses Annales (1873, *p. 328), on 
a acquis la certitude que les Eresus rouges sont les males des Eresus 
noirs. 

Ces deux types 6laient regarded jusqu ici comme formant deux groupes 
distincts dans le genre Eresus ; Gh. Koch en avail meme fait deux genres 
sous les noms ftErythrophora et tiCEresus. 

Le fait singulier que les especes du premier groupe e"taient toujours 
repre sente es par le sexe male, tandis que les femelles du second groupe 
etaient seules connues, devaient mettre sur la voie ; mais plusieurs cir- 
constances ont contribue" a entretenir 1 erreur : d abnrd les Eresus noirs 
n ayant jamais ete" trouves dans le nord de 1 Europe, landis que les especes 
rouges y sont connues depuis tres-Iongtemps, on leur avait attribue des 
habitats diffe>ents; ensuite, d anciens auteurs n ayant pas su reconnaitre 
le sexe des individus qu ils decrivaient, ont avance que la femelle de 
VE.-cinnaberinus ne diffe rait point du male par les couleurs (voy. Walck., 
Apt., t. I, p. 395). 

Aujourd hui la question est tranchee. Gette de couverte, qui change 
completement la classification des Eresus, a ete faite presque simultane"- 
ment, en Grece pour YE. Walckenaerius, et anx environs de Paris pour 
YE. cinnaberinus. 

G est a La Varenne-Saint-Hilaire que la femelle de ce dernier a ete 
decouverte : la premiere, trouv^e au mois de jnin de cette anne"e, etait 
jeune, et elle elait profondement enfoncee en lerre; la seconde, trouvee 
au mois de septembre, a Fe poque oil les males se rencontrent assez com- 
munement, 6tait adulte ; elle avait quitle" sa demeure sauterraine et elle se 
lenait dans les lichens courts et sense s qui, a La Varenne, recouvrent une 
partie des plaines sablonneuses. G est a notre collegue M. Berce que je 
dois sa capture. 



Cette femelle de VEresus cinnaberinus se rapporte VEresus tricolor 
E. Simon (Ann. 1873, p. 348 ; ad parlem : varieU alpine). 

Membre recu. La Societe" admet an nombre de ses membres M. O.-M. 
Reuter, professeur a 1 Universite d Helsingfors (Russie, Finlande), Ber- 
gattan, 5 (Entomologie generate ; principalement Hemipteres}. 



APPENDICE A LA seance du Ik octobre 1874. 



M. H. Tournier, de Geneve, adresse la note suivante : 

J ai lu dans le n 32 du Bulletin de la Societe", p. 155, une note de 
M. G. de Tromelin, dans laquelle il constate que les males de Lampyres 
ont la faculty d etre lumineux. J ai souvent aussi e"te" mis a meme de ve>H 
tier cette propri6te chez les males du Lampyris noctiluca. Je n ai pas 
cru devoir en entretenir mes collegues, parce que depuis fort longtemps 
ce fait est signale. Razoumowsky, dans son Histoire naturelle du Jorat et 
de ses environs, vol. I, p. 159 (note) (Lausanne, 1789), dit, en parlant des 
lueurs phosphorescentes des Lampyres : Cette tueur est uniformtment 
Itendue sur les anneaux abdominaux ou, beaucoup moms souvent, elle se 
presente sous forme de 2. 3, k et 5 points lumimux, et cela egalement chez 
les femelles comme chez les males, quoi qu en aient dit quelques natura- 
listes. 

Que M. G. de Tromelin me pardonne cette note, mon seul but etant. de 
de"montrer que depuis fort longtemps ce fait est connu, quoique peut-6tre 
il soit tombe" dans 1 oubli. 

II est cependant juste de dire que les males du Lampyris, au moins du 
L. noctiluca., ne sont pas pourvus aussi constamment et aussi abondam- 
ment de matieres phosphorescentes que les femelles. 

Razoumowsky (loc. cit.) entre dans certains details sur la maniere dont 
la phosphorescence se montre chez les Lampyres ; selon lui, la lueur est 
tant6t uniforme ment etendue ou apparait sous la forme de 2, 3, ti ou 
5 points lumineux dont il deTmit la position respective; il serait interes- 
sant de verifier ses observations; Tauteur n a e"videmment connu que 
Vespece appetee L. noctiluca, fort commune dans le Jorat. 



M. C.-V. Riley, de Saint-Louis (Missouri), e"crit au meme sujet : 

Relativement a la lumiere phosphorescente produite par les males des 
especes de Lampyrides, je ferai remarquer que tous les entomologistes 
americains admettent que cette proprie"te appartient aux deux sexes de ces 
insectes, et que j ai indique dans le Photynus pyralis non-seulement que 
cela avail lieu, mais encore que la lueur phosphorescente e"tait apparente 
dans la larve et dans la nymphe comme dans Tinsecte parfait. 

La Socle" te", apres avoir entendu ces deux dernieres communications, 
decide qu actuellement le fait de la phosphorescence de males des Lam 
pyrides e"tant surabondemment de montre , il lui semble de"sormais inu 
tile d y revenir. 

M. L. Bedel donne la description d une espece nouvelle du genre 
Cyrtotriplax Crotch (Tritoma Fabr. nee Geoffr.) de la famille des roty- 
lides : 

CYRTOTRIPLAX OCTONOTATA. Breviter ovata, convexa^ nitida, rubra, 
maculis duabus pronoti tribusque uniuscujusque elytrorum nigris, latis, 
pronoto inter stttiisque elytrorum dense punctulatis. Long. U mill. 

Corps brievement ovale, trapu, convexe, luisant, d un rouge Increment 
ferrugineux, orne" de grosses taches noires, isole"es, sur le pronotum et 
les elytres. Massue des antennes faiblement rembrunie. Pronolum fine- 
ment et densement pointing ses cote s legerement arqu^s, sa base garnie 
d un rebord excessivement fln de Tangle posterieur au niveau de la cin- 
quieme strie des e"lytres, sans rebord au milieu; orne de deux taches 
noires contigues h sa base, largement Isoldes sur la ligne mediane. ficusson 
semicirculaire, tres-fmement pointille. filytres sans calus humeral distinct, 
marquees de huit stries de points, les trois externes n atteignant pas la 
base des elytres ; celles-ci densement et tres-finement pointille es dans les 
interstries, ornees chacune de trois grosses taches noires : les deux pre 
mieres situees, sur la m6me ligne transversale, vers le tiers ante"rieur des 
elytres, Tinterne sur les interstries trois et quatre, empietant sur une 
partie des interstries deux et cinq, 1 externe sur les interstries sept h neuf, 
contigue a la marge. late>ale ; la troisieme subapicale, plus ecartee de la 
suture que de la marge laterale, situee sur les interstries trois a huit ; 
taches ant^ro-internes et subapicales des Elytres formant sur Tensemble 
du corps, avec les taches prothoraciques, deux series subparalleles de trois 
taches equidistantes. Pattes rousses, tibias anterieurs trigones. 

Transcaucasie (collection S^dillot). Un seul exemplaire. 



242 

Gette espece est remarquable par son systetne de coloration et sa forme 
massive. Ses elytres sont plus obtuses en arriere et, proportionnellement 
au pronotum, plus courtes que chez le C. bipustulata Fabr.; la ponctua- 
tion du pronotum et des e"lytres est aussi bien plus serree. 

Le genre Cyrtojtriplax, bien distinct des Triplax auxquels on a voulu 
le reunir, compte aujourd hui trois especes dans la faune europ6o-sib6- 
rienne : bipustulata Fabr., consobrina Lewis (Ent. Monthly Mag., XI, 
p. 78), voisin du precedent, et octonotata. Le surplus appartient au Japon, 
au nord de TAmerique et, suivant Lacordaire, au Bre"sil. 

M. Lichtenstein fait remarquer que dans le Bulletin de la derniere 
stance de septembre on a annonc6 la presentation de la 13" partie de 
1 Essai sur les Cochenilles de M. V. Signoret, renfermant le genre Kermes. 

En 1869, notre savant collegue place le genre Ghermes dans les A hi- 
dides, entre les genre Vacuna et Phylloxera (Annales 1869, p. 577). 

II y aura done deux genres d Insectes tout a fait differents : Kermes 
avec un K et Chermes avec Gh; ne sera-ce pas une confusion regret 
table ? 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

ftedige par Si. Louis BEDEL, Archivists adjoint. 



(Stance du 14 octobre 1874, suite.) 

OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 

American Naturalist (The), t. VI, 1872, n 12; t. VII, 1873, n 1-12; 
t. VIII, 1874, n 1. 

Tome VI, Revue. P. 761, Illustrations of the N. A. Moths. 
Id., Zoologie. P. 765, Fertilization of Yucca by a Moth. 



243 

P. 767, Embryology of Chelifer and Phalangium (fig.). P. 768, 
Embryology of Myriapods. P. 771, The Salt Lake Crustacean. 
P. 773, Marine Crustacea in Lake Michigan. Correction. 

Tome VII. RILEY, p. 16, Harvest Mites (fig.). MARY TREAT, 
p. 129, Controlling Sex in Butterflies. SAMUEL LOCKWOOD, 
p. 193, A Viviparous Fly (fig.). T. BUCHANAN WHITE, p. 268, 
The Influence of Insect-agency on the Distribution of Plants. 
PACKARD, p. /i53, On the Distribution of Californian Moths. 
CH. RILEY, p. 513, Controlling Sex in Butterflies. PACKARD, 
p. 524, Injurious and Beneficial Insects (fig.). CH. RILEY, 
p. 619, On the Ovipositor of the Yucca Moth. MOREHODSE, 
p. 666, The Structure of the Scales of Lepisma saccharina. 
PACKARD, p. 675, Farther Observations on the Entomology of Li- 
mulus, with Notes on its Affinities. UHLER, p. 678, On a Re 
markable Wasp s Nest found in a Stump in Maryland. BENNETT, 
p. 680, The Fertilization of Flowers by Insects and their mutual 
Adaptation for that Function. J. LE CONTE, p. 710, Hints for 
the Promotion of Economic Entomology in the United States. 
W. EDWARDS, p. 722, Notes on the Honey-making Ant of Texas 
and New-Mexico. 

Id., Revues. P. 108, Life Histories of our Butterflies and 
Moths. P. 227, New species of American Moths. Illustrations 
of N. A. Entomology. P. 471, Entomology in Missouri (fig.). 
P. 478, The Tineids of N. A. P. 626, Classification of N. A. 
Beetles. P. 627, New N. A. Beetles. 

Id., Zoologie. P. 173, The Sound Produced by the Death s 
Head Moth. P. 175, When is Sex determined? (fig.). P. 177, 
A New Species of Butterfly from Florida. P. 238, The food of 
Diptera. P. 244, Prof. Cope s Cave Crustaceans. P. 369, 
Swarming of a Brood of Winged Ants. P. 430, The Colorado Po 
tato Beetle Varying its Food. P. 432, The Ant-Lion. Classi 
fication of the Coleoptera. P. 437, OEstrus hominis in Texas. 

Agricultural Ants. Metamorphoses of Butterflies. P. 486, 
Embryology of the Lepidoptera. P. 489, Absence of Eyes in 
Crustacea. P. 490, Ocells in Butterflies. P. 492, Anatomy of 
the King Crab. P. 493, An Aquatic Bombycid Moth. P. 494, 
The Education of Apes. P. 498, Mode of Egg-laying of Agrion. 

P. 498, Habits of Monoammus dentator. P. 500, New N. A. 



244 

Hymenoptera. P. 566, Passage of Specific Characters from one 
Genus to another (Orthoptera). P. 749, Insect Galls. 

Tome VIII, Revues. P. 54, Lubbock s Monograph of the 
Podura. 

Annual Report of the Board of Regents of the Smithsonian Institution 
for 1872. Q 

Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences, t. I, n 4, 1874, 
7 pi. lith. et photogr. 

GROTE, p. 185, On the Butterflies of Anticosti. MORRISON, 
p. 186, Notes on N. A. Lepidoptera. GROTE, p. 190, On Eight 
Species of Noctuidae. SCUDDER, p. 195, The two Principal 
Groups of UrbicolaB (HesperidaB). ID., p. 197, Note on the spe 
cies of Glaucopsyche from Eastern North America. HARVEY, 
p. 262, New Patemoid Moths. J. LE CONTE, p. 266, Notes on 
the Species of Pasimachus. MORRISON, p. 274 , Descr. of two 
new NoctuidaB from the Atlantic District. HARVEY, p. 276, Rec 
tification of Treitschke s use of Hubner s generic term Cymato- 
phora. GROTE, p. 279, Determination of Brazilian Sphingidaj 
collected by Mr. Ch. Linden. 

Fifth annual Report of the Trustees of the Peabody Acandemy of 
Science for 1872. 

PACKARD, p. 15, Report of the curator of Articulates. CHAM 
BERS, p. 18, List of presented TineidaB. PACKARD, p. 23, Sy 
nopsis of the Thysanura of Essex County, with descr. of a few 
extraliraital forms. ID., p. 52, Descr. of new American PhalaB- 
nidffi. ID., p. 82, Notes on N. A. Moths (PhalsenidaB and Pyra- 
lidaB) in the British Museum. ID., p. 93, On the Cave Fauna of 
Indiana. ID., p. 99, Record of American Entomology for 1872. 

Journal of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia, new 
series, vol. VIII, part I, 1874 (pi. noires). Q 

Proceedings of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia, 
1873, parts MIL 

CROTCH, p. 19, Materials for the Study of the Phytophaga of the 



245 

U. S. ID., p. 8/1, Notes on the species of Buprestidas found in 
the U. S. LE CONTE, p. 100, Statement regarding a collection of 
Coleoptera. CRESSON, p. 104 et 374, Descriptions of Mexican 
Ichneumonidee. GENTRY, p. 274, Observations on changes of a 
Larva of Dryocampa imperialis. MEEHAN, p. 414, Fertilization 
of Yucca. 

Proceedings of the Boston Society of Natural History, vol. XV, 1872-73, 
parts I1I-IV ; vol. XVI, 1873-74, parts I-II. 

Tome XV. HAGEN, p. 263, Report on the Pseudoneuroptera 
and Neuroptera of N. A. in the collection of Harris. EMERTON, 
p. 303, On a My gale from California and the Ciniflonidae. HAGEN, 
p. 373, Notes on Mr. Scudder s Odonata of the Isle of Pines. 

Tome XVI. PACKARD, p. 13, Catalogue of the PhalaenidaB of 
California (1 pi. photogr.). ID., p. Ill, Occurrence of Rare and 
New Myriapods in Massachusetts. SGUDDER, p. 112, On a fossil 
Insect. PUTNAM, p. 114, Remarks on the Liparid. SCUDDER, 
p. 117, Remarks on Papilio Ajax. PACKARD, p. 136, Transfor 
mation of the Common House Fly (1 pi.). SCUDDER, p. 165, 
Ocelli in Butterflies. MORRISON, p. 194, New Phalaenidae. 



OUVRAGES DIVERS. 



PACKARD. Catalogue of the Phalsenidae of California, n II. Broch in-8. 
Boston, 1874. 

ID. Catalogue of the PyralidaB of California, with descriptions of new 
Californian Pterophorida3. Broch. in-8, 1873. (Extr. des Annals 
of the Lyceum of Nat. Hist. N. Y., t. X, n 9.) 

ID. Farther Observations on the Embryology of Limulus, with Notes 
on its Affinities. Broch. in-8. (Exlr. de I American Naturalist, 
t. VII.) 

ID. Our common Insects. 1 vol. in-12 relie (pi. noires). Salem, 1873. 

ID. Record of American Entomology, for the Year 1872. Broch. in-8. 
Salem, 1873. 



- 246 

* PACKARD. Synopsis of the Thysanura of Essex Counly, Mass., with 

Descriptions of a few extralimital Forms. Broch. in-8% 1873. 
(Extr. de 1 Ann. Report of the Peab. Acad. of Sc.) 

* ID. The Ancestry of Insects (Chapter XIII of our common In 

sects ). Broch. in-12 (fig. noires). Salem, 1873. 

* ID. Third annual Report on the injurious and beneficial Insects of 

Massachusetts. Broch. in-8. Salem, 1873. 



(Seance du 28 octobre 1874.) 

OUVRAGES PKRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES 

SAVANTES. 



Anales.de la Sociedad espanola de Historia natural., t. Ill, n 2, 1874, 
2 pi. col. 

PEREZ ARCAS, p. 112, Especies nuevas 6 criticas de la Fauna 
espanola (3 C partie, fin). GHEVROLAT, p. 157, Coleopterorum 
specierum novarum descriptiones (Asida serripes, Gleonus (Plagiog.) 
arciferus et C. (Porocleonus) alboguttatus). 

Annales de la Societe entomologique de France, 5 e serie, tome troisieme, 
1874, 2 e trimestre. 1 vol. in-8 avec 3 planches (4, 6 et 7); texte : 
p. 145 a 352 (13 feuilles); Bulletin : p. LXV a CXLIV (5 feuilles). 
Paris, 28 octobre 1874. (Deux exemplaires). 

Comptes rendus des seances de la Societe entomologique de Belgique, 
2 e serie, n 4. 

DE BORRE, p. 5, Note sur un nid de chenilles indeterminees. 
DE SELYS-LONGCHAMPS, p. 6, Xylocopa violacea en Belgique. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academie des Sciences, 

t. LXXIX, n 09 15 et 16 (octobre 1874). 

> 

DUMAS, p. 849, Communication relative a la destruction du Phyl- 



247 

loxera. MOUILLEFERT, p. 851, Nouvelles experiences sur le 
f mme sujet. BALBIANI, p. 854, Recherches sur Faction du 
coaltar dans le traitement des vignes phylloxerees. ID., p. 904, 
Reraarques sur les diverses especes connues du genre Phylloxera. 
ID., p. 907, Observations relatives a une note de M. Rommier 
sur le Phylloxera. M. GIRARD, p. 907, Influence de la tempe"ra- 
ture sur le developpement du Phylloxera. 

* Journal de Zoologic, par M. Paul Gervais, t. I, 1872 (24 pi. n.); t. II, 

1873 (21 pi. n.); t. Ill, 1874, n 08 1-Zi (11 pi. n.). (Ouvrage 
donne" par le Ministere de I lnslruction publique.) 

Tome 1. E. VAN BENEDEN, p. 41, Place que les Liinules 
doivent occuper dans la classification des Arlhropodes, d apres 
leur developpement embryonnaire. DONNADIEU, p. 45, Sur 
1 Acarus de TErinose de la vigne. P. GERVAIS, p. 412, Le Phyl 
loxera vastatrix et la maladie actuelle des vignes. P. VAN BENE 
DEN, p. 289, Decouverte d un Homard fossile de 1 argile de Rupel- 
monde. A. HUMBERT, p. Zi80, Sur 1 accoupleraent et la ponte 
des Glomeris. 

Tome IL F. PLATEAU, p. 126, L aile des Insectes. CHR. 
LUTKEN, p. 281, Cya*mes on Poux des Baleines. CH. ROBIN et 
LABOULBENE, p. 380, Organes phosphorescents thoraciques et ab- 
dominaux du Cocuyo de Cuba. 

Tome III. P. VAN BENEDEN, p. 30. Vie sociale des animaux 
inferieurs. TARGIONI-TOZZETTI, p. 313, Sur I Ornitholepas, Cir- 
rhipede parasite des Oiseaux. P. GERVAIS, p. 315, Cirrhipedes 
observes a Cette. 

* Nouvelles Archives du Museum d Histoire naturelle de Paris, t. IX, 

1873, fasc. 4; t. X, 1874, fasc. 4-2. (Ouvrage donn6 par le 
Ministere de I lnstruction publique.) 

Tome IX. A. MILNE-EDWARDS, p. 193, Recherches sur la 
Faune carcinologique de la Nouvelle-Caledonie, 2 e parlie (14 pi. 
n. et col.). 

Tome X. A. DAVID (1 abbe), p. 1, Journal d un voyage dans 
le centre de la Chine, 3 e partie. A. MILNE-EDWARDS, p. 39, Re 
cherches sur la Faune carcinologique de la Nouvelle-Caledonie* 
3* partie (1 pi. n).. 



248 

Proceedings of the Zoological Society of London, 1874, parties II-UI, 
pi. n. et col. 

FR. MOORE, p. 264, List of Diurnal Lepidoplera collected in 
Cashmere Territory. ~ A. BUTLER, p. 274, List of the Diurnal 
Lepidoptera of the the South-Sea Islands. ID., p. 330, List of 
the Butterflies of Costa-Rica, with Descriptions of new Species. 
O. CAMBRIDGE, p. 370, On some new Species of Drassidae (2 pi. 
n.). ID., p. Z28, On some new Species of Erigone from North 
America (1 pi. n.). 

Transactions of the Zoological Society of London, t. VIII, part 9, 
187/1. 



OUVRAGES DIVERS. 



* HEWITSON (WILLIAM). Exotic Butterflies, n 92 (Satyridse, Heliconida?). 

43 pi. col. 

* MILLIERE. Descriptions de Lepidopteres nouveaux d Europe. (Extr. de 

la Rev. et Mag. de Zool., 1874.) 

* THOMSON (JAMES). Physis (suite). Q 



M. 1 abbe Thomas Hamel, recteur de PUniversite" Laval, de Quebec 
(Canada), offre des Insecles de tous les ordres de cette contree en e"change 
d objets europeens de meme nature et plus particulierement francais. 

M. L. Buquet est de"positaire d une bolte renfermant un certain nombre 
d Insectes re"unis a la hate comme e"chantillons. 



Paris, 6 novembre 1874. 



PARIS. Typog. FELIX MALTESTE el C^e, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



N 39. 

- ; BULLETIN DES SEANCES 

DE LA 

SOC1ETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

necueilli par M. *:. BH:*:IIAIII:*T , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du 11 Hovembre 

Presidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 
25 membres presents. 

Lecture. M. V. Signoret depose sur le bureau la l& e partie de son Essai 
sur les Gochenilles (Homopteres-Coccides). 

Ce travail, accompagne" d une planche, comprend les descriptions des 
sept genres dont les noms suivent : 

1 ANTONIA, gen. nov., purpurea, sp. nov., que Ton trouve au collet des 
tiges d un chiendent indetermine" ; 

2 CAPULINIA, gen. nov. , Sallei, sp. nov. du Mexique, sur une plante que 

les naturels appellent Capulmo; 
3 NIDULARIA Targ., pulvinatus Planch., espece que Ton trouve dans le 

Midi sur le chene vert ; 
U GOSSYPARIA, gen. nov. pour Yulmi, espece ancienne, gramuntii Planch. 

et manniparus Ehrenberg ; 
5 ERIOGOCCDS Targ. , buxi Fonscolombe , rorismarini, Fonscol., thymi 

Schranck, ericas, sp. nov.; 

6 ACANTHOCOGCUS, gen. nov., oceriSf sp. nov., sur VAcer campestris; 
T RHIZOCOCCUS, gen. nov., gnidii, sp. nov., sur les racines du Daphne 

gnidium ; Midi de la France. 
(187/1, 2 annte.) 21 



250 

Communications. M. Piccioli, en remerciant la Society de ce qu elle n a 
pas voulu recevoir sa demission , annonce qu il est heureux de pouvoir 
la prier de le laisser sur la lisle de ses membres. 

M. Berger, de Paris, ne pouvanl plus s occuper d entomologie, pria 
la Socie te d accepter sa demission. Celte demission est accepted. 

M. Delahaye donne sa photographic pour I album de la Socie te . 

M. C.-E. Leprieur donne des nouvelles de notre collegue M. Raflray, 
qui est a Zanzibar, ou il se livre a des recherches entomologiques. Deja il 
a recueilli un grand nombre de Coleopteres, et spe"cialement une magni- 
fique espece nouvelle de Goliath de tres-grande taille. 

M. le baron Bonnaire lit la note qui suit : 

Si j en crois le Bulletin de la derniere stance, M. le docteur Al. Laboul- 
bene a fait des reserves au sujet d une communication que j avais soumise 
a la Socie te touchant les mceurs du Erachycerus Pradieri a Tile de Re. 
Notre collegue pense que la larve de cet insecte, pour ne pas deroger a 
la regie du genre, sera decouverte dans quelque bulbe de Liliacee encore 
inapercue sur le littoral de cette ile. J avoue que ce fait, s il se re"alisait, 
m etonnerait estrangement, par la raison que depuis six ans que je vais 
annuellement en excursion a 1 ile de Re, dont, soit dit en passant, la flore, 
comme celle de toutes les lies de peu d e"tendue, est tres-pauvre, je n ai 
apercu ni une Liliacee, ni un bulbe de Liliacee parmi le nombre conside 
rable de plantes que j ai de racine es. 

Je n ai pu suivre, il est vrai, jusqu a present, le Brack. Pradieri dans 
ses premiers etats, mes excursions ne coiincidant pas avec leur saison, 
mais je sais, d autre part, par mon ami M. Reveliere, aux observations de 
qui on rendra justice, qu en Corse, en ce qui concerne diffe rentes especes 
de ce genre, la meTne plante nourrit en meme temps et la larve et 1 in- 
secte parfait : ainsi de la Scille maritime pour le Brack, barbarus, et de 
YAllium ascalonicum, autrement dit 1 echalotte, pour le Brack, albiden- 
tatus. Il paraitrait done etrange, en partant de ce principe, que le Brack. 
Pradieri, a Fetat parfait, se rencontrat uniquement sous les feuilles, au 
collet ou m6me dans les racines, ainsi que je 1 ai expe" rime rite" plusieurs 
fois, de la Centaurea aspera, et que la larve ve cut au contraire aux depens 
d une autre plante. Toutes les presomptions se re unissent done pour 
donner la Centaurea aspera comme nourriture au Brack. Pradieri a ses 
difierenls ages. 



251 

Tout ce qui precede ne s applique, bien entendu, qu aux moeurs de cet 
insecte a 1 ile de R6 ; je n ai pas d opinion a emettre touchant sa maniere 
de vivre sur le continent, n ayant pas eu occasion de m en occuper. 

M. fid. Lefevre re"pond qu il doute beaucoup que la iarve du Brachycerus 
Pradieri se nourrisse des racines dures et minces du Centaurea aspera, et 
pense plutot que cette Iarve doit vivre dans les bulbes du Pancratium 
maritimum L. Cette plante qui, soit dit en passant, est une Amaryllide"e 
et non une Liliacee, croit en eflet assez commune"ment dans les sables du 
littoral de rOce"an, depuis la Vendee jusqu a Bayonne, et, chose remar- 
quable, la plupart des localites ou elle est mentionn6e dans nos flores de 
TOuest : 1 ile d Houat, les Sables-d Olonne, etc., sont preciseinent celles 
ou, d apres M. Bedel, se rencontre le Brachycerus Pradieri. II est vrai 
de dire cependant que le Pancratium maritimum n a pas e"te signale 
d une maniere eerlaine comme existant a Tile de R6; mais n est-il pas 
permis de penser que cette plante doit s y trouver quand on la voit cit6e 
comme abondante dans plusieurs localites voisines, entre aulres Tile 
d Oleron et tout le littoral du departement de la Gharente-Infe"rieure ? 

M. Lefevre e"met done Tavis que, non loin des Centaurea au pied des- 
quels M. Bonnaire a trouve le Brachycerus Pradieri, il devait exister 
quelques bulbes de Pancratium enfonces dans le sable. 

M. C.-E. Leprieur ajoute que les Brachycerus doivent etre considered 
comme des insectes nocturnes ; en Algerie, il n en prenait qu un petit 
nombre pendant le jour, et il n en a trouve en assez grande abondance 
que dans des trous creuses dans le sol ; parfois il en a capture sous des 
plantes et notamment sous une Centaurea, la nodifolia, qui, comme 
V aspera, peut leur fournir, par son etalement sur "la terre, un abri favo 
rable. 

M. A. Salle" presente des remarques synonymiques sur une espece de 
Goleopteres : 

Dans la Check List of the Coleoptera of America, par G.-R. Crotch, 
p. 21, Ampluzoa insolcns Lee. (Proc. of the Ac. nat. Sc. Philadelphia, 
1853, VI, p. 228) a pour synonymic Sahlbergii Mann. Quand mon ami le 
docteur G.-H. Horn vint a Paris, il me dit qu il croyait que le Dysmathes 
Sahlbergii Mann. (Bull, de Mosc., 1853, 1H, p. 26Zi) etait Amphizoa 
insolens de Leconte; cependant il y avail uu peu de doule, car Manner- 
heim ne parle pas de la forme du menton et il dit que les tarses 



252 

rieurs n ont que quatre articles. Pour savoir la ve rite , j e crivis a notre 
savant collegue M. le professeur F.-W. Maklin, a Helsingfors, le priant 
de vouloir bien comparer au type de Mannerheim VAmphizoa insolens 
que je mis dans ma lettre. Aujourd hui meme M. Maklin me repond qu il 
a compare VAmphizoa insolens Lee., que je lui ai envoye", a 1 exemplaire 
typique du Dysmathes SahLbergii decrit par Mannerheim, etque ces deux 
especes sont parfaitement identiques ; et il ajoute : Je n ai plus besoin 
de dire que 1 espece de Mannerheim appartient aux Pentameres. 

Lacordaire a place" le Dysmathes parmi les Ten6brionides, Genera des 
Col., t. V, p. 60, et naturellement MM. Gemminger et Harold, dans leur 
Cat. Col., t. VII, p. 183/i, en font autant. 

J ai le plaisir de pouvoir dire que le nom donne* par mon ami le docteur 
John-L. Leconte a la priorite, puisqu il a presents son memoire a 1 Aca 
deme de Philadelphie le 11 Janvier 1853, et que le comte de Mannerheim 
ri*a e"crit le sien que le 15 juillet de la meme anne"e. 

M. Elze"ar Abeille transmet, par Tentremise de M. L. Bedel, des notes 
et synonymies pour divers Col6opteres (l re partie) : 

1. Typhlocharis sylvanoides. M. Dieck a decrit sous cenom un Cole"o- 

plere aveugle tres-curieux, ressemblant assez pour la forme a cer 
tains Cucujides, et que, pour cette raison, il a place dans cette 
famille. Mais ses caracteres essenliels sont ceux des Carabiques, 
d apres les observations de M. Pandelle, et, malgre les cotes que 
1 on observe sur ses elytres, et qui constituent une forme un peu 
aberrante dans cette derniere famille, c est a cot6 des AniUus qu il 
devra se ranger. 

2. Lxmophlceus juniperi Grouvelle. Habite non-seulement le gene"vrier, 

mais aussi le cypres. Je Tai capture en effet sur ce bois a Lorgues 
(Var), et non a Marseille comme cela a 6t6 indique par erreur. 11 
elait parasite des Hyiesinus thuyse et Aubei. M. Aubert, de Toulon, 
vienl d en recueillir recemment trois exemplaires contre les vitres 
d un appartement ou avaient 6te deposees des buches de figuier et 
de frene. En m6me temps que lui, M. Aubert a remarqu6 un cer 
tain nombre dCHytesinus fraxini et de Phlceophthorus ; il est done 
incontestable qu il est aussi parasite de Tun de ces derniers 
insectes. 

3. Trogoderma hieroglyphica Ah.=>testaceicorms Perris c?. M. Pern s 



253 

n avait pas connu ce sexe, et MM. Mulsant et Rey I indiquent par 
erreur comme ayant cinq articles h la massue antennaire, ce qui 
m avait emp6che de le reconnaitre dans leur espece. 

l\. Anthaxia ditescens Ab. = viminalis Cast. M. Aubert ayant trouve 
quelques exemplaires formant le passage, je m empresse de detruire 
mon espece, qui ne se distinguait guere que par sa coloration tout 
a fait particuliere. G est une race tres-inte"ressante et dont la 
de"couverte modifie complement la description de la viminalis. 

5. Agrilus sulcaticeps Ab. = c&ruteus Rossi. Je ne puis etre respon- 

sable de cette erreur : possedant sous le nom de cseruleus deux 
especes bien dislinctes, je les avais communique"es a M. de Marseul, 
qui venail de trailer ce genre dans sa Monographic des Btiprestides. 
Mais notre collegue, absorbe" par ses importants travaux, m a ren- 
voy6 comme tant le vrai cxruleus la plus petite des deux especes, 
caracterisee par son faible sillon occipital et ses antennes tres- 
courtes. J avais done tout lieu de considerer Tautre comme nou- 
velle. Or, il se trouve que c est mon espece qui est le cteruleus et 
que la seconde est le pseudocyaneus Kiesw., non indique de France 
jusqu ici. 11 fandra done ajouter ce dernier sur notre catalogue 
national, puisqu il est abondant sur les saules et les osiers Voiron 
(Isere). Je 1 ai vu aussi de Sos (Lot-et-Garonne), oil il a e"te retrouve 
par M. Bauduer. 

6. Melanotus sublucens Ab. Fausse espece a effacer. 

7. Malachius laticollis Baudi = M. heteromorphus Ab. 

8. Anthocomus fenestrcdus Lind. == regalis Cbarp. Espece tres-valable 

que nos mattres lyonnais n ont pas connue dans leurs Vesiculigeres. 
Elle se distingue a premiere vue des varietes ^ taches plus pales 
de 1M. fascicdus, par sa tache anterieure tres-blanche et isole"e de 
la suture et du bord lateral, sa tacbe posterieure Ires-oblique ainsi 
que la troncature apicale, Tappendice lout autre, les tibias poste- 
rieurs du male presque droits, les epaules declives, etc. 

9. Cis sublineatus Wank. = C. fuscicornis Mel. 

10. Cis striatulus Mel. =flavipes Luc. 11 faudra cependanl conserver i 

cette espece le nom de Mellie, a cause du C. flavipes Mots., decrit 
avant celui de M. H. Lucas. 

11. Cis fuscatus Mel. = castaneus Mel., var. 



254 

12. Cis filimi Ah. esl nn Enncarthron. 3e n avais pu compter sos articles 
antennaires, n cn ayant cu qu un excmplairc pour nia description. 
J en ai vu dcpuis une cenlaine. 

- M. Desbrochors des Loges adresse les diagnoses suivantcs de Bra- 
chydc rides nouveaux (suite) : 

1. BARYNOTUS LATICEPS. Long. 9 mill. Elongntus, stibellipticus, 
griseo-squamosus , lalcribus albo-maculatus ; capite brevi, thoracc vix 
angustiorc ; roslro brcviore, apicc valdc ampliato, carinalo ; anlcnnis arti- 
culo 1 funiculi 2 soqucnlibus rcquali; prolhorace brevi; clytris lalcribus 
subcompressis, apice oblusis, baud setosis. 

Pyrenees (Er.). 

2. BRACHYDERES ANALTS. Long. 1012 mill. Forma et indumen 
tum B. incani. Rostro mugis conico; funiculi articu!is2 primis ffiqualibus; 
prolborace latiore, rude punclalo, anlicc non constricto; elytris dorso 
depressis ; d 1 abdominc segmento anali late impresso, $ lumci aclo. 

Ajaccio (M. Koziorowicz) . 

3. CHILONEUS BREVITIIORAX. Long. 4,5 mill. Breviter ovalus, 
gibbus , obscure-ferruginous, griseo-squamosus , nigro-maculatns ; rostro 
transverse juxla carinaui subapicalern non impresso; anlcnnis arliculo 2 
funiculi 1 brcviore ; prolhorace brevissimo, vix convcxo, parum dilalato ; 
elytris non costalis. 

Chypre (de la Brulerie). 

A. THYLACITES SERIE-SKTULOSUS. Long. G,2 mill. Forma T. tonsi- 
Brunneus, griseo aspere squarnosus; oculis leviter prominulis; rostro pia 
nissimo, leviler attenuate; anlcnnis arliculo primo funiculi dilatato sccun- 
doque longiore; protliorace transverse, angulis oblique Iruncalis; elytris 
serie-setulosis. 

Anti-Liban (de la Brulerie). 

5. TANYMECUS BIDENTULUS. - Long. 10 mill. Forma T. palliati $ 
Argenteo-squamosus, parcc breviter selulosus; oculis prominentibus; ros 
tro profunde sulcalo ; funiculi arliculo 2 1 breviore ; prolborace sub- 
quadrato, rugoso; clylris sinualim acuminalis, apice denticulo acuto ins- 
Iructis. 

Sarepta (von Heyden). 



255 

6. PSALIDIUM AimiGERUM. Long. 5-7 mill. c? angustus, $ latior ; 
niger, pedibus rufis, dense subaurco-squamosus; prolhorace non ruguloso, 
sparsim punctalo, subconico ; elytris ibrtiler laxe striato-punctatis, inler- 
stitiis uniseriatim punctatis ; c? tibiis anlicis intus arcualis. 

Syrie (de la Brulerie). 

M. II. Tournier, de Geneve, adresse la description suivante d une 
nouvelle espcce de Gurculionide d Alge"rie : 

IIOLCORiimus SEIDLITZI. 
c?. Long. 3 1/2 mill.; larg. 2 mill. $. Long. U 1/5 mill.; larg. 2 1/2 mill. 

Noir ; antenncs et tarscs (Tun. testace" rougeatre, tibias et cuisses plus 
on moins brunatres; quelques excmplaires un peu immatures sont bruns 
ou testaees, plus on moins fence s, avec les patles plus claires. Le dessus 
du corps cst parcimonieusement mais tfgalement recouvert de petites 
6caillcttcs grisatres ; le prothorax est orne" de quelques pelits poils tres- 
fins, ct les elylres sont parees, au milieu de chaque interstrie, surtout 
posttfrieuremcnt, de petits poils blanchatrcs, courts, un peu dresses. Tele 
arrondie, densement et fortement ponctue e ; roslre rugueux, un peu plus 
long que large, bien separ6 du front par une impression transverse un 
peu arqu^e ; antennes me"diocres, scape presque droit, funiculc peu e"pais, 
a articles 1 et 2 subcgaux en longueur ; massue assez forte, courte. Pro- 
thorax plus large que long, plus large chez la femelle que chez le male, 
fortement retr^ci ant^rieurement, arrondi sur les c6t6s, b. surface brillante, 
marqu6 sur son disque d une ponctualion forte, ronde, et entre celle-ci 
de tres-petits points peu serr6s. Scutellum ponctiforme. tlytrcs (males) 
d un tiers (I emelles), d un quart plus longues que larges, presque deux fois 
aussi larges que le prothorax, surlout chez la femelle; arrondies aux 
e"paules, ponctuees-stri6es ; points des strics asscz forts, bien marques, 
peu serre"s. Tibias poste>ieurs un peu dilates c l Tangle anttfro-interne en 
une pointe aigue; corbeilles un peu caverneuses au-dessus de 1 insertion 
du tarse, structure qui rapproche cette espece du parvicoUis Seidlitz; 
deuxieme segment abdominal droit ante"rieurement, sub^gal en longueur 
aux deux suivants reunis. 

Gelte cspc>ce a et6 trouv^e a Biskra par M. le docleur Puton ; j en dois 
deux excmplaires a ce savant entomologiste. 

M. Barbat, de Gbalons-sur-Marne, 6crit qne, dans cettc ville, il a 



256 

fait, sur la Galeruca xanthomelaena, des observations conformes a celles 
de M. H. Lucas (Bull. n 38). 

M. Lichtenstein donne les observations qui suivent : 

1 J ai le plaisir de vous annoncer que nous serons en mesure, M. Valery 
Mayet et moi, de computer tout & fait Thistoire du Vesperus Xatarti en 
donnant la description de la nymphe. Je viens, en eflet, de recevoir une 
cinquantaine de ces insectes de Collioure (Pyrene es-Orientales) dans divers 
e"tats de de"veloppemenl. (Test done en France, comme en Espagne, dans 
le mois de novembre que ces Longicornes sortent de terre pour s accou- 
pler, et c est a present le moment de leur faire la chasse. 

2 J eleve en ce moment les larves du Bromius vitis; elles sont sou- 
terraines et ravagent les racines de la vigne. Quoique cet insecte, connu 
sous le nom de Gribouri ou dC&crivain, soit des plus communs et fort nui- 
sible, son histoire n a pas encore ete faite dans nos Annales. Je serai en 
mesure sous peu de combler cette lacune. 

3 J ai trouve" une petite Psyllide qui n est pas encore de"crite et que 
j appelle Psylla (Aphalara) Targionii, en souvenir de la presence chez 
moi du president de la Societe entomologique dltalie , M. Targioni- 
Tozzetti. 

Voici sa description : 

Plus petite que loutes les Psylles de"crites par les auteurs, sa taille e"tant 
de 3/4 de millimetre. L absence de cones frontaux, les antennes de dix 
articles et Tabsence de stigma la font rentrer dans le genre Aphalara de 
Fb rster. Sa couleur est chamois clair, avec six laches blanches sur la 16 te 
et deux sur le prolhorax. Abdomen annele de brun. Les antennes, moitie 
aussi longues que le corps, ont leurs articles Regainment turbines, jaune 
clair, saufles deux derniers et le sommet des quatrieme, sixieme et hui- 
tieme qui sont brun fonce". Les ailes, dont les nervures blanches sont 
tache"es de noir par intervalles, offrent des taches n^buleuses qui forment, 
sur le bord de Taile," trois festons surmonl^s de quelques dessins en 
zigzag. 

La larve vit sur le lentisque, dont elle fait rouler longitudinalement du 
bord vers la nervure les feuilles terminales. 

La nymphe a les fourreaux des ailes et 1 abdomen garnis d e"pines 
radices. 



257 

L insecte parfait paralt en novembre aupres de Montpellier. 

Notre collegue M. Puton a trouve* cetle Psylle en Afrique au printemps. 

M. V. Signoret, au sujet de notes inserees dans les deux pre"c6dents 
Bulletins, presente les observations qui suivent : 

1 M. Lichlenstein me fait dire que je confonds le Lachnus corticalis Kail, 
avec le Phylloxera corticalis. Je lui demandais oil il avail trouve", vu, lu 
Phylloxera corticalis Kalt.; pour moi, je ne connaissais qu un Aphidien, 
corticalis Kalt., vivant sur le pin. Depuis j ai cherche" et j ai trouve" avec 
son aide cette description dans un nouvel ouvrage de Kaltenbach, et je ne 
suis pas encore certain que ce soil la meme espece que le Lichtensteini 
Balbiani; je pense aussi que le Phylloxera Balbianii pourrait bien en etre 
synonyme. Du reste, la plus grande confusion regne aujourd hui dans ce 
genre, et, faule d indication precise, j avais pris le Rileyi pour la meme 
espece que celle vivant sur le chene kermes qui m avait 616 envoye, le 
m6me tube renfermant les uns et les autres sans que Ton m ail dit que 
1 ecorce etait du chene ordinaire, et comme il y avail cetle e"corce avec 
des feuilles du chene kermes, j avais pris le toul comme appartenant a la 
meme plante. 

Je le re"pete, la plus grande confusion existe pour toutes les especes du 
genre, et ce ne sont pas des noles synonymiques qu il nous faudrait, mais 
une bonne monographic iconographique avec tous les e"tats de ces insectes 
bizarres. 

Je demanderai encore a M. Lichtenstein comment il pourra expliquer 
que tout le genre soil americain, ainsi qu il le dit encore dans une note ; 
car je ne sache pas que le Quercus cocci fera exisle aux fitals-Unis d Am6- 
rique. 

Enfin, puisque tout le monde reconnait avec lui 1 identite du Phylloxera 
vastatrix Planchon (1868) et du Phylloxera vitifolii A. Fitch (1855), 
pourquoi ne pas prendre ce dernier nom? d autanl plus qu on ne le 
trouve pas settlement aux racines de la vigne ; on le rencontre aussi 
sur les feuilles, el a celte occasion j ajoulerai que, de meme qu aulrefois 
M. Balbiani et moi avons fait produire des galles sur feuilles, aujourd hui 
M. Balbiani a pu, sinon faire produire, avec le type radical, des galles, 
mais il a pu faire vivre les insectes plusieurs mois sur des feuilles. 

J indiquerai, en terminanl, qu aujourd hui, que Ton sail ce qu est le 
male : ce n esl plus qu un jeu de le Irouver, el qu en eflet MM. Balbiani 
et Lichtenstein ont su en de"couvrir de toules les especes. 



258 

2 Dans le Bulletin N 38, M. Lichteinstein m adresse le reproche 
d amener une confusion en donnant le nom de Kermes (nom francais ou 
Ghermes, nom latin) a une serie de Coccites, et il ajoute que moi-meme 
me suis servi de cette qualification pour les Aphidiens (Annales 1869, 
p. 577). S il avail bien lu Particle qu il cite, il ne m en donnerait pas 
comme Tauteur, et il aurait vu que j indiquais la classification de Passerini. 
Du reste, ce n est pas la premiere fois que mon ami M. Lichtenstein me 
fait auleur de phrases qui ne sont que des citations et dont il s empare le 
plus souvent pour la defense et les besoins de causes mauvaises. 

Mais revenons au Kermes. Ce nom, connu de toute antiquity est allribue 
a une espece de Coccite produisant la pourpre des anciens ; je reserve 
cette denomination pour la restituer au genre qui renferme Fespece pro 
duisant cette couleur, le nom specifique restant vermiUio Planchon, afm 
d eviter toute espece de confusion generique ou sp&cifique. Je ne fais en 
cela que suivre Texemple du savant professeur florentin M. Targioni- 
Tozzetti , de Latreille dans son Genera , d Olivier dans 1 Encyclopedie, 
d Audinet-Serville et Amyot dans les Suites a Buffon, de Geoffrey et de 
Reaumur, tous ces auleurs renclant le nom de Kermes au genre dans lequel 
rentre 1 espece typique connue autrefois sous ce nom et bien avant Linne 
et Fabricius qui n onl retenu ce nom que pour des Psylles; tandis que 
Koch, Kaltenbach, Passerini et aulres 1 appliquent a des Aphidiens; et 
Foerster, d Aix-la-Chapelle, me donne raison en n employant ce mot de 
Chermes pour aucun genre dans sa Monographic des Psylles, dans laquelle 
il cite cependant les Chermes de Linn6. 

II ne taut done pas s en prendre a moi s il y a confusion, car je cherche 
au conlraire a retablir les fails lorsqu ils sont conformes a la verit6 et au 
bon sens, et cela malgre la grande el jusle autorite qui s allache aux 
noms a jamais illuslres de Linne el de Fabricius. 

M. Maurice Girard envoie la note suivante : 

J ai assisle assidument au double congres de Monlpellier. Les commu 
nications entomoiogiques sur le Phylloxera de la vigne n onl e"te qu au 
nombre de deux ; Tune de notre aimable et excellent collegue M. Lich 
tenstein, sera indiquee par lui dans nos Bulletins, et il 1 a enoncee, devant 
le Congres, avec la reserve expresse.d un supplement d observations en 
1875. 

L autre me parait trop importanle pour ne pas 6tre port^e brievement 
a la connaissance de la Societe", ainsi que je Tai promis a son auteur, 
M. Terrel des Chenes, redacteur en chef du Moniteur viticole. 



259 

M. Rossler, professeur & 1 Institut oeno-chimique de Vienne (Autriche), 
avait reconnu, a la fin d aout dernier, la presence d un tres-grand nombre 
de nymphes du Phylloxera sous les e"corces des pieds de vignes, a l\ ou 
5 centimetres du sol, et Pepoque qu il indique correspond chez nous a la 
fin de juillet, en raison de la difference de maturile" du raisin en France 
et en Autriche. M. Terrel des Ghenes assure de son cOte" avoir observe" 
dans le Beaujolais, a Villie-Morgon, le 13 octobre dernier, de grandes 
quantites de jeunes Phylloxera loges sous Pecorce, jusqu a 20 centimetres 
au dessus du sol, les plus petites larves a la station la plus haute, les 
insectes plus ages au dessous, pins bas des adultes, avec un petit nombre 
de femelles pondeuses, la partie souterraine des pieds etant couverte de 
femelles occupies a pondre. Un viticulteur bordelais, present au Congres, 
dit avoir fait une observation analogue dans la Gironde. 

M. Terrel des Chenes suppose qu en aoul s opere une Emigration 
ascendante des insectes devant donner des femelles fecondes ailees et 
apteres, puis, la reproduction operee, aurait lieu inversement une des- 
cente vers les retraites souterraines, a la fin de septembre ou au com 
mencement d octobre, suivanl la temperature ambiante. 

En admettant que Pobservation soit exacte, sans erreur de determina 
tion, il reste a se demander si Ton est en presence d un phe^nomene 
general, ou si le fait est accidentel et rare. Je crois devoir poser Petal de 
la question a la Societe", sans faire ni provision ni jugement preconcu. 
C est a Pobservation de Pete" de 1875 a repondre ; mais tous nous com- 
prenons Pimportance qu il y aurait a avoir le Phylloxera hors de terre 
pendant six a huit semaines, c esl-a-dire Pennemi a noire portee el pou- 
vant etre efficacement detruit. 

M. Th. Goossens fail connaitre la note qui suit : 

II y a deux ans, M. Samuel Scudder, comprenant tous les avantages 
qu offre une reunion de chenilles prepares, aussi bien au point de vue 
de la comparaison qu a celui de Pe"tude, voulut bien s adresser a moi pour 
connaitre le modus opcrandi. 

Depuis, de retour a Boslon, il a public, dans The American Naturalist, 
les plus recenls systemes d insufflalion, et je viens de recevoir de lui une 
lettre ou il m annonce que beaucoup de 16pidoplerisles se sont mis a 
Pceuvre. 

M. Scudder a bien voulu joindre a sa leltre quelques specimens de 
chenilles, prouvant qu il est parfaitement en mesure de demontrer a son 
tour. 



260 

Je vous pr6sente cet envoi, vous signalant une Mamestra picta, snperbe 
sous lous les rapports ; une inle"ressante chenille de Danais plexippus. 

Je ferai remarquer, sans tirer aucune conclusion, que la chenille du 
Papitto Polyxenes est en tous points semblable a celle de notre P. Ma- 
chaon. 

Vous avez aussi des Meiitssa, des Vanessa et deux especes de Nympha- 
lides. 

La chenille de YHesperia Tityrus est des plus bizarres : elle a la te"te et 
le premier segment d une couleur toute differente de celle du reste du 
corps. 

Enfin, les chenilles de Bombyx americains ont, comme celles de notre 
continent, des couronnes de poils entourant les pattes e"cailleuses. 

L entomologie aura certainement beaucoup a gagner a ce nouveau mode 
de communications, surtout si les collegues de M. Scudder pre"parent 
aussi bien que lui. Nous aurons beaucoup plus de certitude pour edifier 
ou re"unir les especes, quand nous pourrons en etudier les chenilles ; et, 
je Ier6pete, M. Scudder, en ouvrant cette voie, a rendu un grand service 
a notre science. 

M. J. Fallou pre"sente des observations sur plusieurs especes de 
Lepidopteres provenant d Algerie : 

Notre collegue M. Gandolphe ayant eu Tobligeance de mettre a ma dis 
position les Lepidopteres qn il a recolles en Algerie, particulierement dans 
les environs de Bone, ou il a sejourne plusieurs annees, j ai pu recon- 
naitre parmi eux un certain nombre d especes qui n ont pas encore e"te" 
signalees comme appartenant a la faune de ces contrees, et dans lesquelles 
il y en a certainement dMnedites ; mais ces nouveautes ne"cessitent encore 
des recherches approfondies, et je me propose d en faire le sujet d une 
nouvelie communication a la SocietS. 

Gependant deux de ces Lepidopteres m ont paru assez interessants pour 
vous elre soumis et pour que j appelle un instant votre attention. 

11 a deja e"te question d une de ces especes dans un m^moire pr6sent6 
a la Socie"t6 par Garreno en 1841, travail intitule : Notice sur un Insecle 
dont I ordre est incertain. L insecte qui fait le sujet de ce memoire est 
une femelle aptere ; il est figure, mais de grandeur exagere e, a la plan- 
che 5 du volume des Annales de 1 annee precite e. G est a la suite de la 
lecture de ce memoire que Teminent entomologiste Rambur proposa pour 
celte curieuse espece le nom de Trichosoma Pierreti, et plus lard, en 



- 261 

1866, dans son Catalogue syste"matique des Le"pidoptercs de 1 Andalousie, 
il crea pour cette seule espece le genre Nototrachus. 

Deux exemplaires de cet insecte existent, dans la collection de M. Gan- 
dolphe et portent Tetiquetle suivanle : Bone, mars 1866. A coW de ces 
Lepidopteres feraelles etait place le male d un Trichosoma portant la 
meme indication, et ne se rapportant a aucune des especes de crites. On 
peut done supposer que ce male est celui d un Trichosoma Pierreti, mais 
pourtant sans pouvoir raffirmer, puisque notre collegue ne les a pas pris 
accouples. Ces deux insectes ne pouvant, quant a present, resoudre la 
question sans la connaissance de leur premiers etats, nous appelons seu- 
lement Fattention des entomologistes qui s occupent en ce moment de la 
chasse des insectes en Algerie, et nous les engageons surtout a etudier les 
premiers etats des Lepidopteres qu ils rencontrent II y a beaucoup a 
faire, car les mceurs et les chenilles des Lepidopteres d Algerie sont a 
peine connues. Pour ne citer que le groupe qui nous occupe, dans le 
genre Trichosoma Rambur, qui ne se compose que de huit especes, les 
femelles de quatre de ces especes sont jusqu a present resides inconnues, 
ainsi que le male du T. Pierreti, si le notre n est pas ce male. 

Ainsi que Fa ecrit Rambur, au sujet de T. Pierreti, en 1866, dans son 
Catalogue systemalique, il faut que les recherches en Lepidopteres alge- 
riens aient ete presque nulles pour que le male n ait point e"te rapporte". 

J en dirai autant pour les femelles des Trichosoma pudens, atlanticum 
et mauriianicum, et pour beaucoup d autres especes de differents genres. 

J ai moi-meme un travail sur plusieurs Lepidopteres nouveaux prove- 
nant d Algerie dont j ajourne la publication faute d en connallre les pre 
miers 6tats (1). 

Espe"rons done que les nouvelles recherches faites pas nos ze"le"s enlo- 
mologistes en Algerie viendront enrichir la science de decouvertes int6- 
ressantes. 

Je ne parlerai pas de la femelle de Nototrachus Pierreti, puisqu elle est 
decrite et figuree dans nos Annales ; mais je donnerai seulement quelques 
details sur le Trichosoma, qui en est probablement le male. 

C est du T. atlanticum qu il se rapproche le plus ; il est cependant plus 
petit, ne mesurant que 25 millim. d envergure au lieu de 30 ; les poils 
soyeux du thorax, au lieu d etre d un marron clair, sont d un gris blan- 



(1) Annales de la Societe entomol. de France, 1871, Rull., p. xiv. 



262 

chatre ; le collier est blanc ; les taches des ailes supe"rieures n ont pas la 
meme disposition. En dessous, il difTere de VatLanticum par 1 absence de 
la bordure noire du bord externe des memes ailes. 

Le meme membre ajoute la note suivante : 

Je viens encore signaler un Le"pidoptere nouveau pour la faune pari- 
sienne : 

C est une Phalenite du genre Acidalia, A. Isemgaria Hb. J en ai pris 
plusieurs exemplaires, dans le filet Peyerimhoff, du 20 au 25 aout de cette 
annee, dans mon jardin a Champrosay, la nuit. 

Cette espece, assez rare, n est signalee jusqu a present que de la Gi- 
ronde, des Pyr6nees-0rientales, de 1 Indre, de Lyon et de Marseille. 

J en avais deja trouve" deux exemplaires : Tun a Audi, Tautre dans la 
Lozere. 

M. E. Simon lit la note suivante : 

M. O.-P. Cambridge, auquel la science est redevable de nombreux tra- 
vaux sur les Araehnides, vient de publier dans les Annals and Magazine 
of Natural History (ser. Zi, vol. XIV, p. 170, pi. xin) les descriptions de 
plusieurs especes et genres exotiques nouveaux. L une de ces especes, 
originaire d Australie, et nominee par Tauleur Sallicus volans, presente 
une particularity si remarquable et si nouvelle dans son organisation, que 
je crois devoir appeler sur elle Tattention de la Sociele entomologique. 

Par son cephalolhorax et ses paltes, le Salticus volans ne s eloigne pas 
sensiblement des autres especes de la famille des Attidte; mais son abdo 
men est reconvert en dessus d une grande plaque de tissu resistant, 
dilate"e, de chaque cote, en forme d ailes beaucoup plus larges que le 
corps lui-meme ; ces dilatations sont arrondies sur les cotes, planes en 
dessus, concaves et rebordees en dessous. 

Sans aucun doute le Salticus volans, qui appartient a la famille des 
Araignees sauteuses, s elance d un arbre a Tautre, et les dilatations de 
son abdomen lui servent a se maintenir, jouant ainsi le role de parachute; 
peut-elre aussi TAraignee peut-elle se diriger dans 1 espace en faisant 
mouvoir de haut en bas son abdomen avec rapidite, car on sait que chez 
tous les Attidse 1 abdomen est doue d une grande mobilite. 

La plaque dorsale du Salticus volans est d un vert metallique tres- 
brillant. 



263 - 

M. le docteur Fumouze fait une communication sur VArgas pcrsicus. 
La note de notre savant collegue ne pouvant, faute de place, paraitre 
immediatement, sera inse"re"e dans le Bulletin n 60. 

Membre recu. La Socie~te", a la majorite des suffrages, admet au nombre 
de ses membres M. F. de Krauss (Entomologie generale], de Stultgard, 
presente par M. L. Buquet an nom de M. Kraalz. Commissaires-rappor- 
teurs : MM. Depuiset et Jekel. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, ArcMviste adjoint, 



Bulletin de la Societe d histoire naturelle de Colmar, 16 e et 15 e ann&s, 
187/1. 

D r FAUDEL, p. 1, Bibliographic alsatiqne. F. REIBER, p. 667, 
Les Insectes de la promenade Lenotre a Strasbourg. ID., p. 675, 
Coteopteres nouveaux ou rares pour F Alsace et les Vosges. 
H. DE PEYERIMHOFF, p. 535, Supplement au Catalogue des Lepi - 
dopteres d Alsace. 

Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academic des Sciences, 
t. LXXIX, n 09 17 et 18. 

BALBIANI, p. 991, Sur 1 existence d une generation sexuee by- 
pog6e chez le Phylloxera vastatrix. 

* Entomologist s Monthly Magazine (The], n 126, novembre 1876. 

J. SCOTT, p. 121, On British Homoptera (Revision of the Gen. 
Strongylocephalus). D. SHARP, p. 123, Descr. of 2 new Genera 
of Scarabaeidas (Millingenia, Tolisus) C. WATERHOUSE, p. 126, 
Descr. of Toxicum tricornutum from Japan. ID., p. 127, On a 
new Genus (Demelius semirugosus) of Gerambycida3 from Austra 
lia. Re"v. BLACKBURN, p. 128, Apion Ryei, n. sp., from the 



264 

Shetland Isles. P. CAMERON, p. 128, Descr. of a n. sp. of Erio- 
campa from Scotland, with note on a variety of Taxonus equiseti. 

W. DISTANT, p. 129, Papilio Lormieri, n. sp., from Mada 
gascar. W. HEWITSON, p. 130, Descr. of 5 n. sp. of Acraa from 
West Africa. C. BARRETT, p. 132, Notes on British Tortrices 
(suite). DOUGLAS et SCOTT, p. 142, British Hemiptera. Additional 
Species. 

Notes. P. 135, Agabus maculatus (erratum). Helophorus 
tuberculatus in England. On imported Coleoptera. On a 
viviparous Ghrysomela. P. 136, On the existence of stridula- 
ting Organs in the Gen. Lomaptera. P. 137, On Aulacothorax 
exilis. On the mode of stridulation in Goranus subapterus. 
P. 138, On the resemblance to ants among the Hemiptera. The 
British Species of Chrysopa examined with regard to their powers 
of emitting bad odours. P. 139, Abnormal appearance of Noctua 
festiva. On the food-plant of Lygris reliculata. Emmelasia 
unifasciata three years in the pupa state. Micrologic. P. 140, 
Francis Walker. W. Lello. 

* Feuille des Jeuncs Naturalistes, 5 e anne"e, n 49. 

C. LANGRAND, p. 1, Ernest Dollfus et Maurice Hofer. ME- 
GUELLE, p. 11, Digne et ses environs, notes d un Le pidopte risle. 
J. DE GAULLE, p. 14, L Exposition des Insectes utiles et nuisibles. 

BLEUZE, p. 15, Une Chrysomele vivipare. 

* Society Linneenne du Nord de La France, Bulletin n 29. Q 



BEDEL (Louis). Revision des Brachycerides du bassin de la M6diter- 
rane"e. Broch. in-8, 1 pi. n., 1874. (Extr. des Aim. de la Soc. 
ent. de France.) 



Paris, 22 novembre 1874. 



PVHIS Typog. FfiUX MVLTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. 



N" 40. 

BULLETIN DBS SEANCES 

DE LA 

SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par M. I-;. ii:*:u.tui:*i , Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du *5 Novembrc 

Presidence de M. C.-E. LEPIUEUR. 
31 membres presents. 

MM. le docteur Grenier, de Bagneres-de-Bigorre, et Lichtenstein, de 
Montpellier, assistent a la seance. 

Lectures. M. L. Reiche lit une note ayant pour litre : Examen de 1 ou- 
vrage -intitule Voyage en Norwege par J.-Ch. Fabricius, 1779. 

M. P. Milliere adresse, par 1 entremise de M. J. Fallou, une notice 
sur les chenilles des Astkema Blouieraria Curt., Selidosema ambustaria 
lib., Bryophila Galathea Mill, et oxybicnsis Mill.; travail accompagne 
tl une planche coloriee. 

Communications. M. le Secretaire annonce que la Commission du Prix 
Dollfus pour 187/i, composee de MM. Berce, Chevrolat, Gervais, Lucas et 
Reiche, et des membres titulaires du Bureau de cette anne, s est reunie 
le 20 novembre pour se constituer. Elle a nomme : president, M. le pro- 
fesseur Gervais ; rapporteur, M. Berce. 

La Commission croit devoir indiquer de nouveau aux entomologisics 
(187/1, 2 e ann&e.) 22 



266 - 

que le concours restera ouvert jusqu au 1" Janvier 1875 ; clle engage ceux 
qui votidraient y prendre part a lui adresser leur demancle ; et en meme 
temps elle prie lous nos collegues de lui designer les ouvrages qui pour- 
raient me riter le prix. 

M. J. Fallou, archiviste-bibliothe caire (rue Hautefeuille, 30), rappelle 
a ses collegues les termes du troisieme paragraphe de Particle 36 du 
reglement, portant que : 

Tons les ouvrages prele s doivent lre reinlegre s a la Bibliolheque 
dans la derniere quinzaine de decembre, afm que 1 Archiviste en constate 
Fetal el fasse, s il y a lieu, son rapport a la Societe dans la premiere quin 
zaine de Janvier. 

M. Weyers, de Bruxelles, adresse son portrait photograph^ pour 
Tun des albums de la Socie te . 

M. Piochard de la Brulerie lit une note relative aux modifications 
de la forme des palpes labiaux des males dans le genre Cymindis, non- 
seulement d espece a especc, mais aussi entre les races geographiques 
d ime meme espece. Cette note sera jointe au memoire sur les Garabiques 
de Syrie que noire collegue a present^ a la Societe dans la seance du 
25 mars dernier. 

M. Maurice Girard annonce qu il vient de recevoir de noire collegue 
M. Henry Delamain , de Jarnac (Charenle), 1 avis de la trouvaille en 
terre de Hannetons vivanls et adultes. Ge fait, ajoute M. Girard, se pro- 
duit assez habitueliemenl en aulomne dans les annees chaudes, se trouve 
cite plusieurs fois dans nos Bulletins, et a etc rappele par moi dans mon 
Traite d Enlomologie, a propos du genre Mctotontlia. 

Dans une seconde leltre, 1M. Delamain ajoute ce detail inleressant que 
ces 6closions precoces sont cette annec en nombre considerable dans la 
Charente, puisque, dans une prairie devant Jarnac, on a Irouve" a quelques 
centimetres sous le sol une quantite" assez considerable de ces Coleopleres 
adultes pour remplir au moins 5 litres. 

M. Maurice des Gozis communique, par Tentremise de M. Bedel, les 
remarques synonymiques suivanles : 

i Plusieurs anne"es de suite> en aulomne, j ai en Toccasion de recueillir, 



267 

dans le Berry, un grand nombre tfAplwdius contaminatus Herbst et obli- 
teratus Panz., et je n hesite pas, apres une etude attentive, a proposer 
leur reunion. La seule difference signaled entre eux par M. Mulsant, dans 
son dernier ouvrage sur les Lamellicornes, se reduit a la presence ou a 
1 absence de cils aux bords lateraux du prolliorax, caractere qui depend, 
selon moi, de Tetat de conservation des individus. J ai toujours pris les 
deux formes ensemble et j ai toujours remarque que les exemplaires 
garnis des cils caracteristiques (contaminalus) se prennent soil au vol, 
soil sur des arbres ou des buissons, tandis que les individus a prolliorax 
denude (ob liter atus) ou garni seulement de quelques restes de cils late"- 
raux habitent exclusivement les matieres stercoraires ou plus d un frotte- 
mcnt peut determiner la chute de ces organes. La nierne remarque s ap- 
plique a la pubescence des elytres, bien moins etendue cliez YA. obliteratus 
que cliez VA. contaminatus, et vient a 1 appui de mon opinion. 

2 UExoccntrus Clarse Muls. n est qu une belle variete" de YE. puncti- 
pcnnis Muls. Cette reunion est de"ja operee dans la collection dc 1 auteur, 
qui a bien voulu me permettre d examiner les deux types. 

M. II. Lucas donne lecture de la note suivante relative au Colovocera 
Attx, Goleoplere de la famille des Lathridiides : 

Notre collegue M. Traherne Moggridge, oblige, pour cause de sante", de 
passer 1 hiver dans le midi de la France, ayant fait abatlre une vieille 
muraille siluee dans la ville de Menton, decouvrit un nid d Hyme"nopteres 
appartenant a YAtla structor Latreille. En 6tudiant les allees et venues de 
ces industrieux insectes deranges dans leurs habitudes et leurs travaux, et 
en explorant leurs galeries sinueuses et profondes, M. T. Moggridge a 
rencontre plusieurs individus d un Goleoptere que les entomologistes 
anglais considerent comme 6tant le Colovocera Altse Kraatz, Berlin Entom. 
Zeitschr., p. 1Z|0 (1858). 11 a aussi remarque" que ce Lathridiide est assez 
agile et qu il vit en bonne intelligence avec les habitants de cette colonie, 
dont les habitudes sont d etablir ordinairement leurs demeures dans les 
lieux sablonneux. 

Suivant Latreille, YAtta structor forme, avec les parcelles de lerre 
qu elle detache en creusant son habitation, une espece de cylindre ou de 
cone qui en recouvre Tentr^e. 

La rencontre a Menton du Colovocera Attss est curieuse au point de vue 
de la geographic entomologique, car cet insecte n a vait etc" signale" jusqu a 
present que comme habitant la Grece. 



268 
M. V. Signoret communique deux notes : 

1 L une sur une nouvelle forme d Hemiptere : 

En etudiant des Coccus aceris provenant de mon ancienne habitation, 
& Paris, je fus tres-e" tonne", en cherchant paraii les larves embryonnaires 
depose"es sur ma lamelle porte-objet, de voir un Phylloxera, ou du moins 
un insecte de meme forme quant au corps, aux antennes et aux pattes, 
mais ofTrant un appareil buccal complement idenlique a celui des Coc- 
cides, c est-a-dire une levre supe rieure formed d une masse trilobee por- 
tant 1 ossature sur laquelle s inserent les filets rostraux : ceux-ci pre"sen- 
tant la longueur de"mesuree que nous montrent la plupart des Coccides et 
depassant de deux a trois fois, quelquefois plus, si on pouvait les de"ployer, 
la longueur du corps; avec cela, la levre inferieure, ou menton, bilobe e. 

Sans les antennes tri-articulees comme chez les Phylloxeres, sans les 
doubles crochets, sans la double articulation des tarses, ce serait un 
Coccide. C est done un <Hre formant le passage entre les Aphidiens et les 
Coccidiens. 

Quelle est la signification de cette nouvelle forme de Phylloxere ? C est 
ce que je ne puis indiquer et j en laisse [ explication a plus habile que 
moi, et surtout a ceux qui, places dans les localite"s pbylloxeriennes, sont 
plus a meme d etudier ce genre prote"en. 

2 L autre relative au Phylloxera : 

En relisant toutes les communications de MM. Lichtenstein et Balbiani, 
j arrive a constater que tout le premier je me suis trompe" en attribuant 
au Phylloxera qui vit sur le chene ordinaire la synonymic de Phylloxera 
quercus, et deja M. Balbiani, page 644 des Gomptes rendus de 1 Aca 
demic, septembre 187Zi, disait qu il ne serait pas impossible que Fons- 
colombe eut observe les larves et nymphes dont on parlait plus haut 
(Phylloxera LicktensUinii), mais en les confondant avec celles du Qucrcus 
robur. 

Or, en analysant la description de Fonscolombe, Ann. Soc. ent. Fr., 
Vol. Ill, p. 223 (183/i), on voit que toute sa description a trait a Tespece 
qui se trouve dans le Midi sur le chene ordinaire et qui vit aussi sur le 
ch6ne kermes (espece que j ai re^ue de Marseille, dfcs 1868, de notre 
regrette collegue Lespes, et qui a e"te r^coltee aussi sur le chene kermes, 
aupres de Bordeaux, par le docteur Desmartis). En effet, dans la descrip 
tion de la larve, Fonscolombe dit : Corps parsemt en dessus de poils courts, 



269 - 

raides, noiratrcs, qui, a la loupe, paraisscnt se tcrmincr un peu en bouton. 
Insccte parfait avec quatre Opines noires placecs horizontalement au 

devant de la Ute ; prothorax epineux comme celui de la larve 

Get insecte vit dans Ics trois ctats sur Ic chcne ordinaire ou sur le chcne 
kcrmes. 

De cette description, il de"coule naturellement qu il faut restituer au 
Phylloxera Ralbianii Liclitenstein le nom dc Phylloxera quercus Fons- 
colombe, a 1 exclusion de la synonymie de Signoret, Ann. Soc. ent. Fr., 
1867, vol. VII, Zi c serie, p. 01, et 1869, vol. X, p. 579, et cette derniere 
espece reprendra le nom de Phylloxera cocdnca Heyden, Museum Seu- 
kenb., II, cah. 3% p. 289, 1837. Je ne puis rien dire de la description 
(1863) de Passerini, car il renvoie simplcment aux auteurs. Quant a 
M. Lichtenstein, page 226 du Bulletin, seance du IZi octobre 1874, qui 
indiquc des opines retracliles entre les anlennes, je pense qu il se trompe 
en distinguant deux cpines alors qu il y en a quatre, en les disant retrac- 
tiles et en ajoutant en outre que le type de Fonscolombe n a pas d e" pines, 
puisque ce dernier rapporte en avoir vu quatre. Jc sais tres-bien que j ai 
confondu les deux especes, mais ce n est pas une raison pour que d autres 
le repetent, surtout lorsqu ils font des rectifications et tableaux synony- 
miques. 

Quant au Phylloxera Rileyi, on ne peut pas le confondre avec la prece- 
denle espece, car il oflre de verilables epines, plus ou moins bifides dans 
la larvc adulle et la nymphe, et il en est priv6 dans 1 insecte parfait. C est 
done evidemment Tespece a Opines tuberculeuses vivant dans le Midi sur 
les chenes ordinaires et sur le chenc kerines qui est le type de Fonsco 
lombe. 

Pour notre espece parisiennc, il faut lui restituer le nom de coccinea 
Heyden; elle se distingue facilement des precedenles par Tabsence soit 
d epines, soit de tubercules 6pineux, bien que la place en soit indiquee 
par un simple poil ou meme une legere elevation. 

M. Liclitenstein presente quelques remarques au sujet des mceurs de 
divers insectes : 

Depuis que j ai signale les congregations bizarres de myriades dMn- 
sectes ai!6s du genre Phylloxera sur les petits chenes kermes dc nos 
garrigues, j ai cru remarquer que bon nombre de Pucerons du genre 
Pemphigus ct groupes voisins ont les memes habitudes ct quittent la 
plante oil ils ont v6cu pour aller deposer leurs oeufs un peu au hasard et 
sans parattre se preoccuper beaucoup de 1 avenir de leur progenilure. 



270 - 

J appelle Fattenlion de mes collogues sur les innombrables Aphidiens 
ou Coccidiens qui, soit sous forme d oeufs, soit sous forme de jeunes 
larves, hivernent sur les brindilles de bois, sur les feuilles desseche"es, etc. 
Apres de longs mois d hiver, j ai trouve* sur des ratines de vigne, arra- 
che es et separe"es du cep, laissees a Fair, au soleil, a la pluie, au froid, de 
jeunes Phylloxera un pea plus brims que d habitude, mais tres-bien por- 
tants. J ai garde un Dactylopius (Cocbenille des vignes) pendant deux 
mois enlre deux lames de verre sans qu il parut beaucoup en souffrir. Des 
lors on comprend que, meme en pondant loin des vignes, les insectes 
provenant de la forme ailee, que j ai appeles des cocons volants, vont 
semer au loin la desolation en confiant au premier endroit venu les germes 
de leur progeniture. Certainement des myriades de ces jeunes Pucerons 
perissent avant d atleindre la planle qui doit leur servir de nourriture, 
mais il suffit que quelques-uns d entre eux arrivent dans un vignoble pour 
le delruire en peu d annees, d autant plus que Fessaira emigrant vit 
parallelement a une colonie sedentaire. 

J ai vu cette annee-ci arriver le Lecanium hesperidum (la Cocbenille 
des Grangers) sur un jeune pied d oranger obtenu de semis dans un vase 
dans un appartement et expose seulement depuis quelques jours au grand 
air dans un jardin en le mettant dans un second vase tres-eleve et ver- 
nisse. II faut que le vent ou quelque insecte ait transporte FHomoptere 
sur la plante, car meme dans ce genre-la les femelles sont apteres. 

Enfin je soumets a mes collegues un exemple curieux de congregation 
d 1 Aphidiens en leur presentant une branche de chene blanc (Quercus 
pubescent} dc 60 centimetres litteralement couverte d oaufs du gros Puce- 
ron noir da genre Laclmus , le Laclmus qucrcus (Dryobius de Koch). 

J ai suivi pendant buit jours la manoeuvre de ces insectes arrivant, je 
ne sais par quel instinct, sur la meme branche, s accouplant avec six a 
huit males qui paraisscnt suffire a cent femelles , puis allant prendre 
leur rang pour deposer avec la plus grande regularile leurs ceufs qu ils 
recouvrent d un brillant vernis noir. Ce fait n est pas nouveau, je crois, 
mais Koch s extasiait deja sur ces ceufs deposes sur une longueur d un 
pouce : qu eut-il dit s il avait eu sous les yenx la branche de 18 a 20 
pouces que je vous montre, ou les ceufs ne forment qu une croule con 
tinue ? 

Ces oeufs sont souvent converts de neige et supportent des froids de 12 
a 15 degres au-dessous de zero sans perir. Us e"closent aux premiers 
beaux jours et les Pucerons qui en sorlent sont vivipares tout Fete; ce 
n est que dans les premiers jours de novembre (a Montpellier) que 
les males paraissent, etil y a alors accouplement et ponte d ceufs d hiver. 



271 

- M. E. Ragonot adresse les notes suivantes dont 1 impression dans le 
Bulletin est de cidee exceptionnellemcnt : 

1 En e"tudiant la nouvelle espece que j ai nomme e Butalis triangulella, 
j ai du examiner egalement 1 histoire de sa proche voisine, la Bulalis 
(Yponomcuta) acanthella God., et j ai vu dans Duponchel que Godart 
affirmait que la chenille vivait sur 1 epine, tandis que Duponchel rappor- 
tait que Rambur avait e leve cette espece de chenilles vivant sur des 
lichens. 

Ces renseignements etant si conlradictoires, ce ne fut pas sans un vif 
plaisir que j appris de M. de Peyerimhoff qu il avait e leve cette espece 
egalement de chenilles mangeant des lichens, et, sur ma demande, il me 
fournit des details tres-inleressants sur les mosurs de la chenille dont 
malheureusement il n avait pris aucune description. 

II e"tait re"serve a M. P. Mabille de comple ler les observations de son 
oncle le docteur Rambur; et en effet, tout recemment, il m a montre, 
parmi plusieurs Microlepidopteres qu il avait eleve"s, Vacanthella, dont la 
chenille, contrairemenl a celles qui sont connues du genre Butalis, n est 
pas striee de plusieurs lignes longitudinales sur le dos. Quant a ses 
mo3urs, M. P. Mabille m a confirme les observations de M. de Peyerimhoff. 

Convaincu que YacantheUa n etait pas une Butalis, je Tai etudiee com- 
pletement; examinant les antennes, la nervulation, etc., j ai pu constater 
qu elle differait essentiellement des autres especes du genre Butalis dont 
elle n a pas le fades, et qu elle devait consliluer un nouveau genre reliant 
le genre Blastobasis Zeller au genre Butalis. Je propose pour ce nouveau 
genre le nom de Bryophaga, par rapport a la nourriture de la chenille. 

M. Stainton, a qui j ai communique" la diagnose de ce nouveau genre, 
m annonce que la desideila Ld. et Vinertdla Z. ont les memes caracteres 
que Vacanthella et doivent faire partie du genre Bryophaga. 

Ainsi, ce genre comprend aujourd hui les especes suivantes : 

triangulclla mihi. desideila Ld. 

acanthella God. inertella Zell. 

Je donnerai prochainement tous les derails sur ce nouveau genre ainsi 
que sur la chenille. 

2 Je viens de recevoir 1 ouvrage intitule : The Tincina of Syria and 
Asia Minor, de M. Stainton, et j y trouve une note extraite du 3 C volume 



272 

des Memoires de Reaumur (p. M8-A50) ou il est par!6 d une chenille qui 
produit des galles sur une espece de Limonium dans 1 ile de Chypre. 
M. Stainton ajoute quMl espere que cette espece sera bienlot retrouvee, 
ne se doutant pas alors que ces voeux se trouveraient si promptement 
exauces. 

Cependant en 1869, noire collegue M. Guenee adressait a la Sociele un 
memoire sur les mceurs de YOEcocecis Guyonella, qu il avail eleve" de 
chenilles produisant des galles sur le Limoniastrum Guyonianum, el, en 
comparant la description de M. Guenee avec celles de Reaumur, on esl 
amene a conclure que leurs observalions se rapportent a une seule et 
me" me espece ; je suis meme surpris que ce rapprochement n ail pas deja 
ete" fait. 

Une remarque de M. Guenee au commencement de son travail me 
porle a croire qu il serait ulile de resumer en une lisle les noms des 
especes de Lepidopleres qui, d apres mes notes, sont connues comme 
produisant ou habitant des galles, et j espere qu en dirigeant particulie- 
rement Inattention sur ces inleressanles especes, on arrivera a conlroler 
les observations deja faites et a augmenter par de nouvelles decouvertes 
le nombre d especes gallicoles qui ont ete signalees. 

En Europe, un grand nombre de chenilles vivent dans les tiges el les 
branches des plantes el des arbres, mais la pluparl ne trahissent pas leur 
presence par le grossissement ou par la deformation de la partie attaquee 
de la plante. 

Les especes suivantes, au contraire, determinent des galles ou des bour- 
souflures sur les plantes indiquees : 

Sesia cephiformis O. Junipcrus communis (Hartmann). 
Grapholita duplicana Zett. Id. (id.)- 

incana Z. Artemisia campestris (Roessler). 

lacteana Tr. Id. (A. Schmid). 

Zebeana Ratz. Lartx europea (Ralzburg). 
^ Servillana Dup. Salix caprea (A. Schmid). 

* Cochylis liilarana H.-S. Artemisia campestris (Perris, elc.). 

Euptocamus morellus Dup. l^levee d une excroissance sur le Murier 
blanc par M. Barlhelemy. 



273 

* Gelechia sinaica Frauenf. Tamarix, en figypte (Frauenfeld). 

* cauliginella Schmid. Silene nulans (A. Schmid). 
clectella Z. Juniperus communis (Hartmann). 

* gypsophilse Sit. Gypsophila saxifraga (Stainton). 

* OEcocecis Guyonelta Gn. Limoniastrum Guyonianwn (Guyon et 

Guenee). 

Gen. ? sp. ? M. GuenSe a trouve dans une autre espece de galle, sur 
la plante precilee, une petile chrysalide de Lepidoptere 
ditferente de celle de la Guyonella, qu il n a pu elever. 

* Laverna decorella Steph., esp. div. ftEpilobium (Frey, Barrett, etc.). 

* Asychna ceratetla Z. Polygonum avicularc (Kaliscli, Ferris, etc.). 

Les especes qui suivent vivent en parasites dans des galles produites 
par d autres insectes : 

Gen. ? sp. ? M. Guene"e a observe" une chenille de Noctuelle (?) dans 
une galle sur le Limoniaslrum. 

Phycide ? M. Staudinger dit avoir trouve une chenille dans une 
grande galle sur le Pistacia tercbinthus produite par des 
Aphidiens ; mais je ne sais Tespece de Phycide qu elle a 
don nee. 

* Grapholita corollana H. Dans les galles du Populus tremula pro 

duites par la Saperda populnea (Zeller). 

* PhthorobLastis gallicolana Z. Decouverte par M. von Heyden dans les 

galles vieilles du Cynips quercus terminals. 

fimbriana. M. Kidd a eleve ce papillon des galles du 

Cynips quercus lignicola ; mais la chenille vit auss 
sur le bois pourri du chene. 

* Steganophycha corticana. Vit dans les galles des Cynips quercus 

terminates et pcdunculi (Goureau, etc.) et dans 
l^corce du chene. 

* Stathmopoda Guerinii Stt. M. Guerin-Meneville et ensuite M. Slau- 

dinger out eleve cette espece de chenilles trouve"es dans 
les galles mentionnees ci-dessus du Pistacia. 



~ 274 

II n y aaucun doute sur les moenrs des especes marquees d un aste- 
risque (*), et probablement que les observations au sujet des autres sont 
exactes ; cependant il serait desirable de les voir confirmees par d autres 
entomologistes. 

D aulres especes de Coleopteres gallicoles sont signalers hors de 1 Eu- 
rope, et de"ja, en 1867, M. B. Walsh, de Philadelphie, Snume rait une Sesie, 
une Noctuelle, quatre Tordeuses et quatre Tineites, comme elevees de 
galles en Amerique. 



APPENDICE A LA. stance du 11 novcmbre 1874. 

M. Elzear Abeille donne la suite de ses observations sur divers 
Coleopteres : 

13. Xylophiiuspatricim Ab. Cette espece a e"te" contestee et on a voulu la 
reunir au X. sanguinolentus, dont 1 eloignent considerablement ses 
pattes posterieures dentees pres de rextremite" des cuisses et a 
tibias renfles et contourncs, son troisieme article antennaire moins 
large et plus long, sa taille inferieure, sa couleur foncee et sa t&te 
re"trecie posterieurement au lieu d etre elargie derriere les yeux. 
Tons ces caracteres sont propres aux males. Elle est bien plus voi- 
sine du nigrinus, dont elle se differencie uniquement par la forme 
plus large et moins longue du troisieme article des antennes el la 
forme, ainsi que la ponctuation des elytres des males. 

ill. Xylopliiliispygmseus Gyl. M. le docteur Gobert, de Mont-de-Marsan, 
m a confie pour le decrire un Xylopbile male provenant des Landes 
et qui avail ete juge nouveau par notre savant collegue M. Charles 
de Barneville. Ayant e"tudie les auteurs qui ont traite" cette 
famille, je me suis convaincu que cette espece etait le veritable 
Xylophilus pygmaeus Gyl., et que Tespece qu on nomme g6nerale- 
ment ainsi est le X. oculatus (iyl. Je puis d autant moins com- 
prendre quo Ton ait reuni ces deux especes, que Gyllenhal de"crit 
fort bien les differences notables des males et ajoute, apres avoir 
decrit la femelle de Voculatus, que peut-^tre la femelle du vrai 
pygmsp.us lui est demeuree inconnue. On ne pouvait done consi- 
derer Voculalus comme femelle du pyginseus. Le male de cette der- 



275 

niere espece se distingue sans peine de celui de Voculatus par la 
taille snperieure, la longueur des antennes, et surtout par la forme 
caracteristique de lenrs articles qui sont profondement denies en 
scie, avec le dernier a peine plus long que le precedent au lieu 
d etre enorme. De plus, le corselet, a sa base, n est pas plus large 
que la moitte des elytres. 

15. Earidius tenuirostris II. Bris. = Eumycterus albosquamulalus Bohm. 

La forme tres-particuliere des yeux aurait du mettre sur la voie 
de cette synonymic. 

16. Rhyncolus Hervei All. == Pcntarthron Iluitoni Woll. La encore le 

nombre tres-excepliennel des articles du funicule et la longueur 
6gale de ses deux premiers articles auraient du faire reconnaltre 
cette espece, que son fades, du reste, rapproche plus des Cossonus 
que des RliyncoLus. 

17. Raymondia Delaromei II. Bris. Ce charmant insecte doit rentrer 

dans le genre corse Alaocyba Ferris. La direction du bee 1 indique 
surement. Mais il obligera a modifier legerement les caracteres de 
ce genre. 

18. Lasia meridionalis Mots. = L. globosa Schn. Celte espece, indiquec 

comme propre a la Russie me"ridionale, a 6te signalee depuis comme 
so rencontrant dans le sud de la France. M. Mulsant, dans son bel 
ouvrage sur les Coccinellides, declare que Tespece russe ne lui 
parait differer de Tespece typique que par la convexite* du corps et 
les angles anterieurs du corselet plus aigus et plus prolonges. J ai 
vu deux exemplaires de Sarepla pre"sentant bien, non pas le pre 
mier caractere, qui est inappreciable, mais le second. Nos Lasia de 
France m6ridionale forment exactemenl le passage entre les Lasia 
du nord et ces exemplaires. Voila probablement pourquoi on avait 
signale la meridionalis comme francaise. Or, comme le caraclere 
tire des angles anterieurs du corselet est tres-leger d une part et 
de 1 autre isole", en 1 etat des passages qui existent, je ne puis le 
considerer comme specifique. 

19. Hyperaipis concolor Suff. Espece reunie a la campcstris Herbst, dont 

on la considere comme tine simple variete de coloration. A ce signe 
distinctif se joignent une forme un peu difterente et une ponclua- 
tion sensiblement plus forte. Je crois done, et M. Pandellc parlage 
celle maniere de voir, que le concolor doit former une espece 
valable. 



~ 276 

M. Desbrochers des Loges adresse la suite de sa liste de Cole"opleres 
rares pour le centre de la France : 

* Helops Ecoffcti. Environs de Gannat ; pins, en mai ; pas rare. 
Polydrosus undatus. Mont Dore (Goutay). 

* fulvicornis. Id. (id.). 

* Otiorhynchus armadillo. Base da Puy-de-D6me, au pied des arbres, 

d apres la collection Bayle. 

* hcLvcticus. Un exemplaire pris cette annee dans la 

rneme localite. 

rugifrons. Gannat, bords de la Sioule. 
Pissodcs pini. Riom (Goutay). 

* Phytonomus cLongcdus. Mont Dore. 
Hypcra arvernica (i $). Id. 

Cteonus obliquus. Bords du Cher (Lamolte). 

* Apion scalptum. Riom (Goutay). 

* genistse. Bords de la Sioule, sur le Genista anglica ; juin. 

* elongatum. Saint-Gerand (Allier) ; pres Irjmides, en sep- 

tembre. 
flavimanuin. Id.; id. 

* Nemonyx lepturoides. Gannat, sur les flcurs du Delphinium conso- 

lida. 

* Rhynchltes giganteus. Genzac, pres Gannat, sur un sorbier ; en 

mai. 

Orobitis cyancus. Montlucon (des Gozis). 

* Tapinotus sellatus. Vieg (Allier) ; saules. 

Hylesinus Kraatzi. Gannat ; au vol le soir ; mars, avril. 

* Aubei. Moulins. 

* PhlcRotribus olex. Gannat ; avril ; 3 exempl. pris au vol. 
Xyleborus Saxcscni. Gannat, sur les troncs coupes de noyers. 

Dryoccstes capronatus. Saint-Bonnet, pres Gannat ; en nombre, 
volant en plein jour autour des sarments. 

* Clwragus Shcppardi. 

* Spermopliagus varioloso-punctatus. 

Ctytus cincreus. Un exemplaire de cette rare espece a e"te pris a 
Montlucon par le R. P. Mondon. 



- 277 

* Cerambyx miles. Montlu$on (des Gozis). 

* Agapanthia asphodcli. Puy-de-D6me (collect. Bayle), Moulins (E. 

Olivier). 

Stenostola ferrea. Mont Dore ; saules (Goutay). 
Leptura rufipennis. ~ Moulins (E. Olivier). Cette rare espece avail 
deja 616 prise a Riom, a Vichy et a Montlucon. 

* Donacia tomentosa. Moulins, Gannat. 

Lema puncticotlis. Gannat, sur un Carduus nutans. 

* Clytra Lacordairei. Montlucon (des Gozis). 

* Cryptocephalus tctraspilus. Moulins (E. Olivier). Je 1 ai pris cette 

anne e au pied du Puy-de-D6me, en juin, sur des 
trembles. 

tesselatus. Bords de la Sioule, sur le genS t a balais ; 
juin. 

* Orsodacne humeralis, var. cxmlescens. Moulins (E. Olivier). 
Chrysomela limbata. Bords du Cher. 

* Casstda vittata. Moulins (E. Olivier). 

* Plectroscelis tibialis. Saint-Gerand ; septembre; en batlant les 

pailles des meules de ble" (1). 

* Taphria nivalis. Moulins (E. Olivier). 

M. le docteur Fumouze lit une note sur YArgas pcrsicus : 

Chez les Acariens de la famille des Ixodes, Tintestin pre"sente un nom- 
bre plus ou moins grand de coecums, sortes de reservoirs dans lesquels 
ces animaux emmagasinent une certaine quantite de nourriture. Grace a 
cette disposition, leur existence est assuree pour de longs jours. U Argus 
reflexus, par exemple, comme Ta raontre M. Ghiliani, peut vivre 26 mois 
sans prendre de nourriture, et VArgas persicus vient de me fournir une 
observation du meme genre. * ; 



(1) Ce genre de chasse, t(ue je recommande aux enlomologistes, m a procure une 
quantite de Corticaria, Lathridius, Sacium, Atomaria, etc., non encore deter 
mines. D. des L, 



278 

Depuis deux ans, je garde, soumis a un jeune absolu, plusieurs indi- 
vidus de cette espece, et j ajouterai que j ai conserve pendant 10 mois 
des larves ft Argas persicus sorlant de 1 ceuf et condamne es a la m&me 
abstinence. 

Ce dernier fait me parait etre plus curieux que le pre ce dent, car il 
montre un animal pouvant supporter un jeune prolonge au sortir de 1 ceuf, 
c est-a-dire a une epoque de la vie ou, plus qu a toute autre, la privation 
d aliments est une cause de mort. 

L examen de ces larves m a e"galement permis d ajouter un fait inte"res- 
sant a 1 histoire des Argas. 

Parmi les caracleres qui distinguent ces Acariens des Ixodcs propre- 
ment dits, il en est un tres-important : la situation du rostre, qui est 
infere et invisible chez V Argas vu de dos, tandis que, chez les Ixodes, il 
est visible, etant situe* dans une sorte d echancrure que presente le corps 
a son extremite* anterieure. 

Se basant sur ce caractere, Latreille, tout en reconnaissant que Panimal 
appele par lui Caris etait le meme que celui decrit plus tard par Audouin 
sous le noni tfArgas de la Pipistrdlc, ne voulait pas admettre que ce 
petit Acarien fut un Argas, parce que, disait-il, son rostre etait, comme 
chez les Ixodcs, situe a I extremite anterieure du corps. 

Mes observations me permettent de dire qu Audouin avait raison centre 
Latreille ; son Argas de la Pipistrelle (le Caris de Latreille) est bien une 
larve ft 1 Argas. J ai pu en effet constater que, au sortir de Toeuf, les larves 
d 1 Argas out le rostre situe vers I extremite anterieure du corps. Leur 
aspect rappelle done celui des Jxodes; mais la s arrete la ressemblance, 
car, par un examen attenlif, il est facile de reconnaltre que 1 insertion du 
rostre est toujours infere, la base seule de celui-ci est recouverle par une 
petite avance de 1 extremite anterieure du corps, ce qui explique pour- 
quoi il fait saillie en avant. 

Mes experiences me conduisent aussi a penser que ces Acariens ne 
sont pas venimeux. Plusieurs fois j ai fait piquer des lapins par ces ani- 
maux ; une fois meme j en ai mis quatre sur un seul lapin, et tons ont 
re siste a cetle e preuve. Les piqures, fort petites, se sont toujours cica- 
trisees sans jamais presenter de traces d inflammation. 



279 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, 



Complcs rcndus dcs seances de la. Socicte enlomologiqm de Belgique, 
2 e serie, n 5. 

DESBROCHERS DES LOGES, p. 5, Notes critiques sur divers tra 
vail x de M. H. Tournicr sur Ics Erirrhinides, sur le genre Lio- 
phlseus et sur le Polydrosus deliciosus synonyme du P. cinctus. 
PLATEAU, p. 9, Sur le travail de M. E. Simon sur les Arachnides de 
France. DE BORRE, p. 11, Geotrupides de Belgique. VAN 
LANSBERGE, p. 20, Ennearabclus, gen. nov. (Onthophagus) loboce- 
plialus et Synapsis Rilsemae, sp. nov., de Java. PCTZEYS, p. 22, 
Goleopteres intcressants de la collection Wesmael. 

Complcs rcndus hebdomadaires dcs seances de I Academic dcs Sciences, 
t. LXXIX, n os 19 et 20. 

MAX. CORNU, p. 1042 et ll&O, Methode suiviepour la recherche 
de la substance la plus efficace centre le Phylloxera, a Cognac. 
BAUDRDIONT, p. 1061, Etudes relatives au Phylloxera. M. Gi- 
RARD, p. Il/i5, EiTets des premiers froids sur les vignes phylloxe- 
rees de Cognac. FUA, p. Il/i5, Emploi du cyanure de potassium 
contrc le Phylloxera. 

Memoircs de I Academic de Stanislas, 4 C serie, t. VI, annce 1873, Q 
OUVRAGES DIVERS. 

* CHEVROLAT (AUGUSTE). Catalogue des derides de la collection de 

M. Chevrolat. Broch. in-8. Paris, 187/i. (Extr. de la Revue de 

Zool.) 

* COBELLI (D r RUGGERO). Nuove contribuzioni alia teratologia del Bom- 

bice del Gelso. Broch. in-8, 1 pi. lithogr. Rovereto, 1874. 
(Extr. du Giornale Agr. di Rovereto, 187A.) Offert par 
M. Maurice Girard. 



280 

* FABRICIUS (J.-C.). Voyage en Norwege, avec des observations sur 

rilistoire nalurelle et FEconomie, traduit de Fallemand pas 
Millin et Winckler. 1 vol. in-8. Paris, an X (1802). Offert 
par M. L. Reiche. 

* GIRARD (MAURICE). Le Phylloxera de la Vigne, son organisation, ses 

mceurs. Ghoix des procedes de destruction. Broch. in-18, fig. 
dans le texle et cartes. Paris, 187/u 

* LE Roi (G.). Catalogue des Le"pidopteres du departement du Nord. 

Broch. in-8. Lille, 1874- 

* LETHIERRY (L.). Catalogue des Hemipteres du departement du Nord, 

2 e edition. Lille, 1S7A (1). 

* REIBER (FERDINAND). 1 Les Insectes de la promenade Lenotre & Stras 

bourg. 2" Coleopteres nouveaux ou rares pour 1 Alsace et 
les Vosges. Broch. in-8. Colmar, 1874. (Extr. du Bull, de la 
Soc. d Hist. naturelle de Colmar.) 

* RILEY (CH.). Descriptions and Natural History of two Insects which 

brave the Dangers of Sarracenia variolaris, Broch. in-8, fig. 
dans le texte. 187/u 

(1) Le noinbre des especes taentionnees dans la i fe edition est double dans la 
seconde, qui comprend egalement de nombreux tableaux dichotomiques pour la 
distinction des especes. 



M. Maurice des Gozis, avocat a Monllncon (Allier), acheve actuellement 
le inanuscrit d un Catalogue des Coleopteres de France, de petit format, 
destine a faciliter les echanges. Notre collegue serail heureux de recevoir 
en communication les renseignements dont les Cole"opte"ristes peuvent 
disposer a cet egard, et surtout les ouvrages nouveaux ou peu repandus 
que son isolement lui permet difficilement de consulter. 

Paris, 3 decembre 1874, 



, Typog. FELIX MALTESTE et C>e, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. 



N 41. 

BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

IKccncilli par 1H. E. IIENMAIIKST, Secretaire. 



Paraissant deux fois par mots. 



Avis Ires-important. 

Dans la prochaine seance, qui aura lieu le mercredi 23 decembre, la 
Societe, aux termes des articles 14, 15, 28, 29, 33 et 34 du Reglement, 
proce"dera au renouvellement annuel des membres de son Bureau et a la 
nomination des Commissions administrative, de publication et de la biblio- 
theque pour 1875. La seance commencera a 7 heures 1/2 precises; 
et la Societe" compte qu un grand nombre de ses membres assisteront a 
cette reunion. 



Seaaacc du 1* Blecembre 

Pr6sidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 

o3 membres presents. 

Lectures. M, Lichlenstein lit un memoire de M. Valery Mayet sur les 
mo3urs et les metamorphoses d une espece de Coleoptere de la famille des 
Vesicants : le Sitaris colletis. Travail accompagn6 d une planche. 

M. H. Tournier, de Geneve, adresse une notice intitulee : Tableau 
synoptique des especes du genre Strophomorphus Seidlitz. 
Dans ce travail I auteur donne 1 indication de dix especes de Stropho- 
(1874, T annte,) 23 



282 

morphus : quatre anciennement connues (albarius Reiche, brcviusculus 
Marseul, algcricus Tournier et hispidus Bohemann), el six nouvelles, 
propres a la Syrie (impressicollis, tesscllatus, bruncus, Milleri, minutus et 
crctaceus). 

La Societe, regrettant que l^lendue dc ce travail, qui, par sa nnture, 
ne peut elre fractionne, ne permette pas de le publier dans le Bulletin, le 
renvoie h sa Commission de publication afin qu il soil compris dans le 
corps des Annales. 

M. J. Kunckel donne lecture d un ( travail de M. Maurice Regimbart, 
ayant pour tilre : Observations sur la porite du Dytiscus marginalis et 
de quelques aulres insectes aquatiques. 

La Societe" renvoie ce memoire, qui est accompagne" de figures, a 1 exa- 
men de sa Commission de publication. 

M. Maurice Girard envoie une note sur les mceurs des Mdipones et 
des Trigones du Bresil, qui trouvera sa place naturelle a la suite du tra 
vail du meme auteur sur le Scotocryplus mdiponae. 

Le fait le plus curieux est Texisience constanle des colonies d un Hy- 
menoplere de ce groupe ft Finterieur des termitieres, en cohabitation 
pacifique avec une espece de Termites. 

MM. Lethierry et Puton adressent un memoire, accompagne" d une 
planche coloriee, ayant pour litre : Faunule des Uemipteres de Biskra. 

Les auteurs montrent que la faune de Biskra, jusqu ici composed de 
ll/i especes, parlicipe de plusieurs autres et qu elle est formee d un me 
lange de la faune mediterraneenne avec la faune francbement africaine. 
Les especes nouvelles se rapportent a 23 genres dilTerents. 

Communications. M. le Secretaire annonce que M. Maurice Girard a 
obtenu de la Sociele cenlrale d agriculture de France une medaille d ar- 
gent pour ses travaux relntifs a Thistoire naiurelle des insectes (Traite 
elem. d entomol., t. 1,1873). 

M. Jules Harmand fait connaitre le programme d une exploration 
soientifique qu il va enlreprendre dans Finterieur de 1 Indo-Chine. 

Apres avoir entendu celte communication, la Societe charge sa Com 
mission administrative de lui presenter un rapport sur les moyens & em 
ployer pour seconder M. Harmand dans son important voypge. 



283 - 

M. le docteur Pulon adresse les notes suivantes : 

1 Nous avons re"colte, le printemps dernier, M. Lethierry et moi , a 
Bone et a Conslantine, sur les Echium, quelques exemplaires de la Phy- 
txcia malachitica Luc. 

Cette espece presente un caractere important, et qui, je crois, n a pas 
encore etc signale : le male porte uu tubercule dentiforme a 1 extre mite 
des deux premiers segments abdominaux, le troisieme et quelquefois le 
quatrieme en oflYent une faible trace. La P. uncinata Redt. pre"sente cette 
dent encore plus saillante, mais sur les deux premiers segments seule- 
ment. 

M. Perez Areas, dans la 3 e partie de ses Especies nuevas o criticas de 
la Fauna Espanola, vient de de"crire, sous le nom de P. Bolivarii, une 
espece qui ne me parait pas differer de la malachitica, parce qu elle pre 
sente un caractere semblable; il propose meme un sous-genre (Hoplotoma), 
qui, a raon avis, n est pas naturel, parce qu il s applique a un seul sexe, 
et parce que des especes pre"sentant ce caractere se trouvent a la fois 
dans les sous-genres Phytseda et Opsilia. 

Je crois devoir appeler I aUenlion des cole opte ristes qui peuvent dis 
poser de grandes collections, comme a Paris, sur Tetude a faire des carac- 
teres sexuels dans ce genre difficile ; le dernier segment presente aussi 
des differences tres-nolables, et je crois qu on pourrail ainsi caract6riser 
d une maniere plus solide, des especes jusqu alors litigieuses et difficiles a 
delimiter, surlout dans le groupe Opsilia. 

2 Je ne sais si on a indique jusqu a present 1 habitat du Balbinotus 
Genei nous en avons trouve deux exemplaires sur le Nerium oleander, 
Tun a Philippeville, 1 autre a Hamman-Meskoutine. 

3" On trouve a Biskra, sur le tamarix, deux especes de Geranorhinus, 
Tun, plus petit, plus vert, est le rufiroslris Ghevr.; 1 autre est, je crois, 
le suturalis Mots. 

J avais, il y a quelques annees, envoye a M. Kirsch, sous le nom de 
rufirostris, un exemplaire du suturalis qui provenait du voyage de 
MM. Lelhierry et Marmotlan. M. Seidlilz ayant vu cet exemplaire en a 
eonclu que Tespece d Andalousie est diff^renle et lui a donne" le nom 
ftelcgans. J ai done 6te la cause d une erreur que je dois rectifier. Le 
nom tfelegans est par consequent synonyme de rufirostris. 

l\ On a 616 longtemps indecis sur la place syste"matique a donner au 
genre Lithophilus ; on s accorde cependant aujourd hui a le placer dans 



284 

les Coccinellides. Nous avons pu dans notre voyage con firmer cette opi 
nion par une observation prise sur le vif : le L. cordatus, qui se trouve 
sous les pierres a Biskra et El-Kantara, secrete par les articulations des 
pattes un liquide qui, par sa couleur et son ocleur, est exactement le 
meme que celui se cre le par les Coccinellides. 

M. G. Tappes envoie la description qui suit d une nouvelle espece 
de Coleopteres : 

CRYPTOCEPHALUS MANUELI G. Tappes. 
Long. 71/2 mill., lal. b mill. Palrie : Savoie, Moutiers. 

$. L&vis, nigro-piceus, nitidus, su tus niger subopacus ; capite nigro- 
seneo, rugose punctate, media longitudinaliter canaitculato, inter oculos 
duobus tubercuiis instructo ; antennis nigris, fHiformibus, articulis supe- 
rioribus comprcssis ; thorace convcxa, antics attcnuato, lateribus com- 
presso, l&vi, nitidissimo, subtiiissime et crebre punctato, punctis leviter 
aciculatis, viridi-acmo nigricante ; sculello triangulari, piano, nigro, 
nitido ; elytris nitidis subtiiiter rugoso-punctatis, punctis inordinatis, 
nigro-violaceo brunneis, macula vaga rubra apice ad suturam ornatis ; 
pedibus nigris, pilosis, tarsorum articuLi ultimi Lobis strictis produc- 
tisque. 

c?. Ignotus. 

Get insecte est tres-voisin du C. coryli, dont il reproduit presque toutes 
les formes et dont il pourrait bien e" tre une de ces variete s de coloration 
si communes parmi les Cryplocephales. Il n en difTere guere que par sa 
taille plus ramassee, son corselet beaucoup plus lisse et bronze, et le 
dernier article de ses tarses qui, au lieu d etre e"largi et aplali, est un 
peu cylindrique, etroit et allonge. Je crois qu il en difTere encore par ses 
antennes compl^tement noires aux six premiers articles ; je ne puis rien 
dire des autres, qui manquent dans 1 exemplaire que j ai sous les yeux. 
Les deux petites laches vagues du bout des elytres me paraissent !re la 
reproduction du meme fait qu on remarque dans quelques exemplaires du 
marginatus male, du bipusiulatus, du Grohmanni male, etc. 

Get insecte a e*le trouve 1 dans une toile d Araignee, a Moutiers, par 
M. le comte A. de Manuel, qui a bien voulu s en dessaisir en faveur de 
ma collection, et auquel je me fais un veritable plaisir de le dedier. 

M. Lichlenstein communique la note suivante : 

Je demanderai la permission a m^s collegues de presenter quelques 



285 

observations sur la deuxieme edition du Catalogue des H^mipleres du de"- 
partement du Nord, qui nous a 616 offert par notre collegue M. Lethierry. 
On ne saurait assez louer le soin avec lequel est trailee la premiere parlie 
du Calalogue se rapporlant aux Ileteropteres; la parlie relative aux pre 
mieres families des Ilomopleres est encore mieux faile, et les tableaux 
synoptiques qui accompagnent le joli groupe des Typhlocijba font de cet 
ouvrage une veritable monographie de ces charmanls insecles. 

Dans les Psyllodes, M. Lelhierry a utilise la Monographie de M. Meyer- 
Durr, de Burgdorf; mais il 1 indique comme Monographic des Psyllodtes 
de la Suisse. Or, cet ouvrage est une monographie des Psyllodes de toute 
I Europe, et nos genres exclusivement meridionaux, comme, par exemple, 
Euphyllura, Spanioneura , Anisostropha , etc., y sont decrits. II me 
semble juste de relever ce petit Lapsus et de ne pas amoindrir Toeuvre 
de notre collegue suisse. 

Meyer-Durr de"crit 120 especes de Psyllodes d Europe; Flor en decrit 42 
en Livonie, et M. Lethierry 35 dans le departement du Nord. 

Une erreur plus grave serait, d apres moi, celle que commet noire col 
legue en nous disant, au genre d Apbidiens Schizoncura, que le S. ulmi 
Lin. (le Puceron de 1 ormeau) pique les feuilles et y depose ses ceufs. Sans 
savoir au juste de quelle espece il s agit, car le nom linne"en pourrait 
s appliquer a plusieurs Pucerons de 1 ormeau, je crois qu ils sont tres- 
vivipares sur les feuilles et que c est la mere elle-meme qui s ensevelit 
dans les ampoules ou vessies des feuilles pour y fonder des colonies par 
des pontes parlhenogenesiques et vivipares. L ceuf n arrive qu en aulomne 
et alors apres accouplement et pas sur les feuilles de Forme. 

Dans les general iles sur ce groupe, notre collegue altribue aussi la 
cloque des pechers a un Aphidien, tandis qu il est 6tabli, je crois, par les 
travaux des botanistes, que c est un champignon. 

Enfin, noire collegue se plaint de ce que ces insectes ont 6le" peu Stu 
dies. Cela est malheureusement vrai pour la France; mais a Telranger, 
Passerini, Heyden, Kaltenbach et surlout Koch les ont bien decrils. 

En resume, le Catalogue de M. Lethierry inspire & ceux qui, comme 
moi, habitant le Midi, le plus vif de"sir de lui voir elendre au dela des 
limites de son department ses savanles Etudes. Il a en mains de pre"- 
cieux male riaux qui ne doivent pas elre perdus pour la science, et j ose 
le prier de nous donner bientot le catalogue complet au moins des Cica- 
daires de Fieber, en y ajoutant ses propres observations. 

M. P. Mabille lit la note suivante : 

Les couleurs et les lignes des especes du genre Pellonia ne pre" sen tent 



286 

pas de caracteres assez constants. Je me suis servi pour etablir des dis 
tinctions des caracteres fournis par les tibias posterieurs des males. 

J exlrais le tableau suivant d une monographie complete du genre que 
je destine aux Annales. Si mes collegnes possedaient quelques individus 
males d Alge"rie ou d Orient, dont la determination leur parai trait dou- 
teuse, je leur serais reconnaissant de vouloir bien me les communiquer. 

1. Tibias poste>ieurs portant chez le male deux 

paires d eperons un peu inegaux 5. 

Paire superieure reduite a un seul peron, 

droit, en alene ou en massue e"paisse. . . 2. 

2. fiperon supe"rieur aigu, en alene 3. 

fiperon superieur en massue b. 

3. peron superieur aigu, grele, long, mais n at- 

teignant pas le point d insertion de la 

deuxieme paire mbicaria L. 

Eperon superieur obtus, un peu renfl6; e"pe- 

rons inffirieurs petits, inegaux, 1 exterieur 

plus petit, gris fonce sicanaria Zell. 

/i. fiperon superieur en massue epaisse, renflde, 
blanche, inseree tout pres de la paire in- 
f6rieure, coucb6 dessus et la depassant 
d une demi-longueur ; un pinceau de longs 
poils a la face interne du tibia calabraria Dp. 

fiperon superieur en massue oblongue, d6- 

passant a peine les inferieurs; eperon ext6- 
rieur de la deuxieme paire spiniforme, 
aigu et long ; pas de pinceau de poils. . . tabidaria Zell. 

5. Paire superieure aussi de"veloppee que Tin- 

ferieure. fiperons superieurs alteignant les 

inferieurs. Antennes largement pecline"es. granataria P. Mab. 
- Paire superieure a ^perons tres-greles, 1116- 

gaux, aigus. Antennes etroitement pecli- 

ne"es vandalusiaria P. Mab. 

M. Ragonot pre"sente les remarques suivantes : 

Je viens de consulter le passage, dans le 3* volume des Memoires de 
Re"aumur, qui est cite par M. Slainton et dont j ai parie a la derniere 



- 287 .T- 

se"ance de la Soctete. J ai aussi pu voir les figures de la galle dans le mfime 
ouvrage, et je dois reconnaitre que la galle du Limonium n est pas repre"- 
senle"e de la meme maniere par Reaumur et par M. Guenee. Reaumur 
la figure sur une petite portion de planle a feuilles comparalivement 
larges; la galle est allachee au bout d un pe"dicule assez gros, ce qui fait 
qu elle ressemble assez a une pomme ou a un gland. L auleur ajoule que 
ces galles paraissent avoir une petite tete de couronnement, a 1 endroit 
oppose" au pe"dicule. La gravure indique, en effet, une espece d excrois- 
sance au sommet de la galle ; mais, comme elle est figuree, il semblerait, 
a mou avis, que ce n est que rexlre"mite inferieure de la tige qui aura 
probablement 616 casse"e par accident a cet endroit, presqne au ras de la 
galle. II est possible aussi que M. Granger, qui avail envoye" ces galles a 
Reaumur, aura trouve" les liges, lelles qu elles sont figurees par M. Guenee, 
trop volumineuses pour 6tre envoye"es de si loin, et se sera conlente" d ex- 
pedier les galles avec leur support seulement. 

Du reste, M. Guene"e dit : J ai vu aussi deux galles superposees, mais 
le cas est rare; le plus souvent il n r y en a qu une, couronm e comme 
I ananas d un bouquet de feuilles qui finissent par avorter et qui pourrait 
encore expliquer la presence de la tele ou couronne dont parle 
Reaumur. 

Quant a la forme, la nature et la couleur de la galle, les moeurs de la 
chenille, le cocon, etc., les descriptions de Reaumur et de M. Guenee, 
comme je Tai dil, concordent parfailement. R6aumur s elend m6me sur 
le fait que cette chenille est attaqu6e par de nombreux parasites. 

M. Berce presente les remarques qui suivent : 

Le 20 mai de cette anne"e, M. fim. Deyrolle m a remis 50 oeufs de m6tis 
du Bombyx Pernyi Gu6r.-M6n., de la Chine, et du Eombyx Yama-mdi 
Gu6r.-M6n., du Japon, sans indication du sexe du couple gene"raleur. 

Ces O3ufs sont 6clos le 29 mai (47 sur 50). Les peliles chenilles sont 
noires, a tele rouge, absolument comme celles du Bombyx Pernyi type. 
Posees immedialement sur de frais rameaux du chene commun, ces jeunes 
chenilles ont mange de suite. A la premiere mue, qui a eu lieu le 3 juin, 
elles sont vertes, a tubercules oranges. Le k juillet, elles ont accompli 
leur quatrieme mue, et, le 10 suivant, elles ont commence" a filer. Le 20, 
toutes 6taient en cocons. 

Ces cocons sont semblables a ceux du B. Pernyi pour la forme et la 
taille ; mais ils en different par la couleur qui est d une teinte plus blanche, 



288 

et leur tissu paralt plus fin et plus soyeux ; ils se rapprochent davantage 
de ceux du Yama-mai. 

Quant aux chenilles adultes, elles ne me paraissent pas diflerer de celles 
du B. Pcrnyi. 

Les eclosions des papillons ont eu lieu depuis le 7 aout jusqu au 20 du 
meme mois ; ils se sont generalement bien de"veloppes, bien accouple"s, et 
les femelles n ont pas tarde a pondre (180 a 200 ceufs par femelle). 

Ces papillons n offrent pas de differences bien sensibles avec ceux du 
B. Pernyi type, et n ont pas la variete de couleur que Ton observe chez le 
JB. Yama-maL 

Une dizaine de cocons ne sont pas e"clos, quoique leurs chrysalides 
soient encore bien vivantes aujourd hui. II est probable que c est ma 
reserve pour Tann^e prochaine. 

Les premiers reufs pondus par les femelles de cette premiere generation 
sonl e"clos le 2/i aout. Les jeunes chenilles sont semblables aux pre"ce"- 
denles, c esl-a-dire noires, atete rouge; elles mangent bien, et, le 20 oc- 
tobre, elles commencent a filer; mais elles ne donneront leur papillon 
qu au printemps prochain. 

En resume", celte race parait tres-rustique, peu delicate sur la qualite" 
de la nourriture, car, dans celte education de plus de 500 chenilles, je 
n ai observe" aucun cas de raaladie, ni flacherie, ni tache meme, par con- 
se"quent aucun cas de mortalite. 

Le seul inconvenient pour celte deuxieme Education depend de la lem- 
p^ralure de Tanned et surtout de 1 epoque d e"closion des jeunes chenilles; 
il est done important de forcer celte e"poque en mainlenant les oeufs dans 
un lieu chaud. 

On est presque sur de re"ussir si l^closion des 03ufs ne depasse pas 
le 25 aout et si l anne"e est chaude, car les chenille smangent peu ou point 
pendant les journe"es froides. 



Le Bulletin bibliographique de la stance du 9 de"cembre paraltra dans 
le Bulletin des seances N /i2. 

Paris, 15 decembre 1874. 



, Typog. FEI.IX MAI.TESTR t C, rue des Denx-PortfS-St-Sauveur, 22. 



N 42. 

BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE 

Recueilli par M. K. E>I;*IIAKI:> B . Secretaire. 



Paraissant deux fois par mois. 



Seance du . 6 3 Deeeinbre 



PrSsidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 



38 membres presents. 



Rapport. La Societe adople les conclusions d un rapport de sa Commis 
sion de publication replant ainsi qu il suit la composition du 4 e num<5ro 
des Annales pour 187/i : 

1 CAPIOMONT, Travaux posthumes mis en ordre par M. C.-E. LEPRIEUR. 
Monographic du genre Lixus (commencement de ce memoire) ; 

2 CHEVROLAT, Ce"brionides exotiques (fin de la Revision des Cebrionides); 
3 REICHE. Note sur un ouvrage de Fabricius (Voyage en Norw^ge) ; 

Zi GIRARD (Maurice). Description d un genre nouveau de Coleopteres (Sco- 
tocryptus); et observations sur les mo3urs des Melipones, avec un 
bois dans le lexle ; 

5 REUTER. Sur divers H6mipteres-H6t^ropteres ; 

6 SIGNORET. 13 e partie de TEssai sur Cochenilles ou Gallinsectes, avec 
une planche noire; 

7 RAGONOT. Nouvelles especes de Tineides, avec une planche colorize ; 
(187^, 2 C ann&e.} % 



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8 Bulletin des stances et Bulletin bibliographique pour le & e trimestre 

de 1874 ; 

9 Lisle des Membres ; 
10 Tables des matieres et des auteurs. 

Lectures. M. 0-M. Reuter adresse, par I entremise de M. le docteur 
Puton, une notice ayant pour litre : Remarques sur le polymorphisme des 
He"mipteres. 

M. V. Signoret, en deposant sur le bureau la 15 e partie de son 
ouvrage sur les Cochenilles (Homopteres-Goccides), travail accompagne" de 
deux planches, lit la note qui suit : 

J ai Fhonnenr de vous presenter aujourd hui une nouvelle suite a mon 
Essai sur les Cochenilles, comprenant le groupe des Dactylopites, dans 
lequel je forme plusieurs genres, fonde"s principalement sur le nombre 
des articles des antennes. 

Je fais entrer dans les Dactylopites toutes les especes non encore 
dScrites pre"sentant un anneau ge"nito-anal visible et accompagne" de 
longs poils autour desquels s agglomere generalement une maliere coton- 
neuse. L absence de ce caractere me permet d e"liminer de ce groupe 
les genres Coccus et Guerinia, auquel on pourrait etre tente" de les 
reunir. 

Ce groupe renferme : 

1 Le genre Dactylopius, le plus connu de tons, pour les especes a 
six articles aux antennes dans la larve embryonnaire, a huit articles dans 
la femelle adulte. Exemple : D. adonidum; ptcridis, n. sp.; cyperi, 
n. sp.; citri, etc. 

2 Le genre Pseudococcus, pour les especes dont la femelle presente 
neuf articles aux antennes. Ex. : P. aceris; aesculi, n. sp., etc. 

3 Le genre Boisduvalia, pour les especes pre"sentant quatre filets a 
rextremite" de 1 abdomen. Ex. : B. Lauri Boisd.; quadricaudaia, n. sp. 

U Le genre Perrisia, pour les especes drseentantla larve embryon 
naire et la femelle adulte avec six articles. 

5 Le genre Westwoodta, pour les especes ayant huit articles dans la 
larve et la femelle adulte. Ex. : W. Perrisii, espece nouvelle qui vit 
sur les Catamagrostis et les Sphagnum. 



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5 Le genre leery a, pour les especes pre senlant dix articles dans la 
femelle. Ex. : Icerya sacchari, Cochenille de la canne a sucre. 

La partie de mon ouvrage qui suivra celle-ci comprendra le genre 
Coccus proprement dit. 

M. de Peyerimhofl, de Moulins, envoie un me"moire, acconipagne" de 
nombreuses figures, sur la classification des Tordeuses d Europe d apres 
le systeme de la nervulation alaire. 

Ce me"moire, e"crit notre collegue, est le re"sultat de trois anne"es 
deludes. Neanmoins, 1 absence de bibliotheque ne m a pas permis de 
controler autant que j aurais voulu le faire certaines parties de mon 
03uvre, notamment ce qui concerne les premiers e"tats, et m a condamn^ a 
reduire a sa plus eHroite limite ce point fort int6ressant. Je serais tout 
pret, dans 1 interet des Annales et de mon ouvrage, a le reprendre en 
sous-ceuvre, si nos collegues voulaient bien m indiquer les sources et 
m aider a y puiser, a supposer qu il en existe. 

Proposition de presentation. M. E. Simon pre"sente, pour faire partie 
de la Societe, M. le docteur L. Koch, bien connu par ses travaux arach- 
nologiques. MM. L. Bedel et H. Lucas sont charges de faire un rapport 
sur ce candidat. 

Communications. M. le President annonce la mort de notre collegue 
M.,Traherne Moggridge, decede a Menton le 24 novembre dernier. 
M. E. Simon est d^signe par la Societe pour faire une notice necrologique 
sur M. Moggridge. 

M. Goossens, au sujet du proces-verbal de la pre"c6dente stance et 
relativement a la derniere communication de M. Berce, emet avec doute 
cette supposition que notre collegue a peut-etre e"lev6 une race parlicu- 
liere du Ver a soie du ch^ne de la Chine (Pcrnyi) et non des sujets me"tis 
de celui-ci avec Tespece du Japon (yama-mai); il fait observer en eflet 
1 analogie complete des chenilles obtenues avec celles de Tespece chi- 
noise. 

M. Maurice Girard prend egalement la parole a Toccasion de I gduca- 
lion de m^tis CCAttacus yama-mdi et Pernyi, faite en 187Zi avec grand 
succes par M. Berce, et des objections de M. Goossens a cet egarJ. II fait 



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remarquer que les metis observes par M. Goossens, et provenant de 
M. Bigot, e"ducateur de Vers a soie du chene a Pontoise, etaienl de pre 
miere generation, et des lors il 6tait naturel de trouver des differences 
avec le type Pernyi dans les petites chenilles. Si cette distinction n avait 
plus lieu sur les chenilles de divers ages de l^ducation de M. Berce, 
c est que celui-ci a 61eve" une troisieme ge"ne"ration d hybrides, les deux 
premieres ayant eu lieu en 1873, a Prague (Bolieme), chez M. Haury. Il 
n y avail plus que les cocons qui fussent bien distincts de ceux du Pernyi. 
En effet, le me"tis relourne peu a peu a cette derniere espece, suivant la 
loi connue, en zoologie et surtout en botanique, des hybrides feconds 
entre especes tres-voisines, mais toutefois bien distinctes, comme le sont 
les Attacus yama-mdi et Pernyi. On n est done nullement autorise a 
conclure, comme incline a le croire M. Goossens, que M. Berce n a leve" 
qu une race de Pernyi, et non des metis. 

Les fails modernes de rhybridile" fe"conde, avec retour a une des 
especes, peuvent parfois conlrarier les classifications; mais nous devons, 
avant tout, accepter la nature telle qu elle est, et non comme il nous 
plairait mieux de la voir agir. 

M. L. Reiche communique la description d une egpece nouvelle de 
Cole~opteres du genre Eadister : 

BADISTER BREVIGOLLIS Reiche. Long. 6 mill., lat. 2 mill. 

Bad. bipusluluti magnitudine et colore affinis at thoracis forma praB- 
cipue distinctus. Depressus, subnitidus, rums ; capite, antennis basi rufis, 
abdomine apice rufo-nigris, maculaque in elytris postica violacea. 

Gaput magnum, rolundatum; epistomo, labro, palpis apice fuscis, rufis. 
Thorax subcordatus, basi recte truncatus ; angulis obtusis ; medio canali- 
culatus, utrinque subfoveolatus, lateribus rectis paululum reflexis. Scu- 
tellum triangulare acutum. Elytra thoracis basi latiora, quater et dimidio 
longiora, levistriala ; in striam terliam ante apicem puncto imprcsso ; 
lateribus parallelis ; apice rotundata, in dimidiam partem inferiorum viola 
cea, nitida et ante apicem, in medio, macula rotundata rufa. Subtus 
abdomine nigro-violaceo nitente. 

Cetle remarquable espece differe, comme on le voil par la descriplion, 
du D. bipustulatus par sa forme aplalie el sa couleur mate et par son 
corselet subcordit orme, c est-a-dire relreci poslerieurement, nullement 



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arrondi, par le parallelisme dc ses e"lylres ct la couleur violacee de leur 
moitie poste"rieure. 

Elle a e"te" recueillie en Caramanie par M. Peyron, qui a bien voulu me 
la donner. 

M. le docteur Kraatz adresse la note suivante : 

L Aphodius obliteratus Panzer n est pas fonde", comme le suppose 
M. Maurice des Gozis (Bulletin n 40, p. 266 et 267), sur des individus 
mal conserves de 1 A. contaminatus Fabricius. 

Ces deux especes se distinguent facilement Tune de Taulre par la dis 
position de Teperon des jambes des males decrit avec soin dans les 
diagnoses donnees par Erichson (Naturgesch. d. Ins. Deutschl., Ill, p. 881 
ct 887) : contaminatus : tibiarum anticarum calcare crassiusculo, apice 
truncato ; obliteratus : crassiusculo, sensim acuminato. En outre, la 
ponctuation des deux especes est tres-diffe rente ; V obliteratus est plus 
brill ant que le contaminatus, etc. 

M. le docteur Puton communique la note suivante : 

Dans leur re"cente Monographic des Timarcha, MM. L. Fairmaire et 
E. Allard n ont connu la T. Lomnickii Mill, que par la description qu ils 
transcrivent a la fin de leur travail; mais ces deux auteurs (Annales 
1873, p. 527) ont fait remarquer, depuis, que cette espece, d apres 
Tinspection d un individu de la T. Lomnickii, devait se rapporler a la 
ruguiosa. 

J ai recu recemment un exemplaire de cette m&me pretendue espece, 
venant de Tauteur lui-meme, et je n ai pu y voir egalement aucune difT6- 
rence avec la T. ruguiosa H.-S., dont j e possede un exemplaire de Vol- 
hynie. Je crois done qu il y a lieu de les re"unir et qu il y a quelque inte"r6t 
h confirmer, d apres un type de M. Miller, Topinion de MM. Fairmaire et 
Allard. 

M. Maurice Girard fait passer sous les yeux de la Sociele line se>ie 
de nombreux sujets d une espece tres-repandue de Lepidopt6res Rhopa- 
loceres, le Satyrus (sous-genre Pararga) Egcria Linne". 

Deux series de ces papillons appartiennent completement a la variete 
meridionale Meone Hubner, a fond d un fauve ardent, qui s etend non- 



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seulement sur les taches claires, mais m&me sur les bandes noires; Tune 
cst de Montpellier (He>ault), 1 autre forme"e par des sujets d automne de 
Cognac (Charente), sans aucune difference appreciable, bien que les cli- 
mals des deux locality s soient forts diffe rents. 

Une troisieme se"rie est forme"e par le type de Paris, a taches d un jaune 
plus ou moins testace". 

Enfm, la s6rie la plus inte ressante, parce qu elle constitue un passage 
manifesto entre Egeria type et Meone, est formee par les sujets recoltes, 
en automne, a Granville (Manche), sur les limites de la Bretagne et de la 
Normandie. 

Un certain nombre sont pareils aux individus de nos bois parisiens ; 

mais les autres, a peu pres en meme proportion, ont les taches d un 

f auve plus on moins vif, parfois aussi intense que chez les Meone vrais. 

Toulefois, les bandes noires restent aussi netles et aussi larges que 

I ansle type, ce qni fait que les sujels de passage des cotes du nord- 

ouest sont reellement plus rapproche"s ^Egeria type, que de la variete 

Meone. 

1 faul remarquer que ces divers aspects se reconnaissent encore 
bien neltement sur les sujets uses et de colore s par la lumiere; tes 
t eintes des taches claires palissent , mais leurs nuances restent dis- 
t inctes. 

M. H. Lucas communique la note suivante relative a YAttacus 
Cynthia : 

J ai rencontre assez souvent, a Sezanne et dans ses environs, le Ver a 
soie de I ailante, que je prenais ordinairement clans les jardins ou le ver- 
nis du Japon n est pas cultive". Pensant que ce Ver a soie, sur lequel on 
avail fonde tant d esperances, pouvait etre cultive par des personnes de 
la ville, je pris des renseignements, mais ils furent tous negatifs. 

De"sirant ^claircir cette question, je consultai le general Levaillant, et il 
m apprit que la presence de ce Bombyx etait probablement due a des 
Ailantus glandulosus planles depuis plusieurs anne"es sur les bas cotes 
de la route qui conduit de Sezanne a fipernay. Ges vernis du Japon, qui 
ont une taille assez grande, mais qui sont maigres, et dont 1 ombrage 
est nul ou presque nul, a cause de la rarete des feuilles, malgre les e"la- 
gages qu on leur fait annuellement subir. 

Apres un court examen, je ne tardai pas a m apercevoir que le sol 



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crayeux de la Champagne ne convenait pas a YAilantus glandulosus, et 
qu il ne pourra que difficilement se developper dans celte partie de la 
France, a cause de la nature du terrain, qui est Irop absorbant, malgre 
une assez grande quantity de terre vegetale accumulee au pied de cet 
arbre pour en activer la vegetation. 

Je recherchais la cause de 1 etat souffreteux de ces vernis du Japon, 
lorsque je remarquai & leur base une tres-grande quantity de feces, et, en 
examinant leur sommet, je decouvris que la plupart des feuilles etaient 
rongees. Ges degats et ces feces etaient dus, sans aucun doute, a la pre 
sence de chenilles; mais, comme ces arbres ont une assez grande alti 
tude, il ne m 6tait pas possible d en apercevoir les auteurs. En secouant 
violemment les sujels les plus jeunes, je parvins a faire tomber un certain 
nombre de chenilles de divers ages, et je les reconnus pour etre celles da 
Eombyx Cynthia. 

Gette espece est done actuellement acclimatee dans cette partie de la 
Champagne, et elle s y reproduit et s y developpe sans le secours et les 
soins de 1 homme. 



M. E.-L. Ragonot presente la description comparative de deux nou- 
velles especes de Microlepidopteres : 

1 GOLEOPHORA GIRAUDI. Envergure : 20 mill., <? et ?. 

Espece voisine de la cxlebipenndla et de la spumosetla. Se distingue de 
la premiere par la strie cuneiforme foncee, qui est plus large, et par la 
strie argentee a la base de Taile, qui ne s etend pas le long du bord 
interne. Elle differe de la spumosetla par sa taille bien plus grande et par 
la strie cuneiforme, qui est moins foncee et commence bien plus pres de 
la base. Elle se distingue en outre de ces deux especes et de toutes les 
autres Coleophora par son fourreau qui ressemble un peu, comme con 
struction, a ceux de la spumosclla, de la lugduniella ou de la paUiatella ; 
mais il est entierement d un beau blanc de lait. 

Je dedie cette espece a M. le docteur Giraud, qui, le premier, 1 a decou- 
verte. La plante nourriciere de la chenille est inconnue ; raais je pense 
qu elle vit sur une Papilionacee, comme la spumosetla, la lugduniella et la 
vibicella. M. Giraud a Irouv6 en juillet les fourreaux attaches a plusieurs 



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planles, mais surtout ail Teucrium chamaedrys, a YEuphrasia bflicinalis, 
a line espece d Astragallus (?) ou de Vicia (?), etc. 

2 TISCHERIA AURIFRONTELLA. Envergure, 8 mill., c?. 

Le nom seul de cette espece suffirait pour la distinguer facilement des 
autres especes du meme groupe a ailes bronzees, si deja les ailes ante- 
rieures allonge"es, e"troites, uniformes de largeur et non arrondies et e"lar- 
gies au bout, saface et ses palpes d unjaune d orpale, n etaient suffisants 
pour la se*parer imme diatement de ses congeneres. Sa position naturelle 
serait apres V angusticollella. 

M. le docteur Al. Laboulbene rappelle , a propos du Tctranychus 
linlearius L. Dufour, dont M. H. Lucas a parle dans .nos Annales (Note 
sur 1 habitat de deux Araneides, 1874, p. 352), qu il a trouve cet Acaride 
en Anjou, aux bords de la Sarthe, et qu il en a fait part a la Sociel^ 
(Annales de 1872, Bull., p. LXXVI). Cetle espece n etait done pas seule- 
ment signal^e comme propre aux bords de la mer et aux environs de 
Saint-Sever, dans les Landes. 

Le meme membre fait observer que, dans le 2 e nnmero des Annales 
de 187A et dans un bon travail monographique sur le genre Colaspidema, 
M. L